<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://zug.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://zug.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Tous genres confondus]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://zug.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-07-28T17:05:03+02:00</updated>		<entry>			<title>SPEED RACER : Aveuglement critique + incompréhension = plantage commercial</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Le voisin
d'a cote is back et meme en super forme !
Etonnamment, maitre Rafik nous revient mais sans s' exprimer
sur Speed Racer. Sans doute prepare t'il un article de 15
pages.</p>
<p>En l'attendant
avec impatience, voici le mien (beaucoup plus court, je le
confesse).a la fois pour saluer le genie des
Wachowski, feter le retour de Rafik (depuis quelques jours
deja, je sais mais je rentre juste de vacances !) et
lui apporter mon soutien inconditionnel ainsi qu'a Totoro et
tous ceux qui se sont fait "kickbannise" du forum de Mad
Movies. La fin d'une epoque....</p>
<p></p>
<p><span>Alors que dans son ensemble les studios
hollywoodiens misent sur une rentabilite immediate
soit en debitant des remakes au metre ou des films
reposant entierement sur leur concept et/ou leurs stars, la
Warner prend tous les risques en osant proposer des oeuvres
spectaculaires en terme de mise en scene comme visuellement
et thematiquement. Et qui ne rencontrent pas leur public,
comme l'atteste le nombre d'entree des
remarquables La legende de Beowulf et Invasion. A croire que
les spectateurs se mefient des lors qu'un
blockbuster barbare ou une fable science-fictionnelle leur
demandent de garder leurs neurones connectes. Un
degre d'exigence qui est la marque de fabrique de Andy
et Larry Wachowski et qui, pour les connaisseurs, est la promesse
d'un cinema total.</span></p>
<p>
<strong><span>Reception
critique</span></strong></p>
<p><span>Apparemment, la plupart des spectateurs comme les
critiques ne sont pas prets a apprecier
a leur juste valeur la generosite de
ses deux realisateurs d'exceptions. C'est peu
dire que leur dernier ne, <strong>SPEED RACER</strong>,
divise. Les detracteurs se montrant virulents et agressifs
dans leurs reactions, quand ils ne sont pas carrement
a cote de la plaque.
Que l'on aime ou pas <strong>SPEED RACER</strong>, il ne
laisse pas indifferent. Il est pourtant etonnant de
voir un certain mepris affiche par la presse dite
specialisee (peu ou pas d'infos avant le mois
de juin), encore plus lorsqu'il emane du magazine
reference pour une grande partie des
cinephiles, Mad Movies. Je n'invente rien, ils
s'enorgueillissent d'ailleurs sur leur site de
n'avoir absolument rien a faire du film!? Ils
justifient ce dedain (il n'y a pas d'autre
terme) par le recentrage de la revue sur l'horreur pure.
C'est sur que preferer une preview sur
<strong>X-Files 2</strong> cela correspond parfaitement a
cette ligne editoriale! Preview ou, soi dit en
passant, ils font 3 pages sur de simples speculations
puisqu'aucune info n'a filtree, soit litteralement du
vent
Il faut plutot y voir un reglement de compte avec
l'equipe ayant sevi entre 2000-2003 et
emmene par les Rafik Djoumi, Yannick Dahan, Arnaud Bordas et
compagnie pour qui se posaient simplement la question de savoir si
le film etait suffisamment interessant
esthetiquement et thematiquement (qu'il soit
apprecie ou non) pour en parler. Du gros blockbuster
qui tache a la bonne petite serie B en passant par
les perles occultees par les autres a cause de leur
non potentiel commercial. Une autre epoque
donc...
Mais arretons la le proces du
 Mad.</span></p>
<p></p>
<p>
<strong><span>DYNAMIC DUO</span></strong></p>
<p><span>Un maelstrom de couleurs, de sensations et
d'images, aussi beau que pueril et futile. Une
definition aussi reductrice que fausse que nombres de
critiques et d'internautes ont tot fait d'accoler
a Speed Racer, nouveau film des freres Wachowski.
Sous couvert de proposer un spectacle en technicolor pour gamins
attardes, les deux esthetes aussi geniaux
qu'incompris livrent sans doute ici leur film le plus
personnel. Une approche humble et sincere ou les
images demeurent plus que jamais le vecteur essentiel des
emotions.
5 ans apres avoir conclu leur incroyable fresque
philosophico-kung-fuesque, les Wachowski reviennent donc a
la realisation en adaptant un dessin-anime japonais
dont ils sont fans et ayant berce l'enfance de
generations entieres
d'americains, "Mahha Go Go Go" de
Tatsuo Yoshida et traduit par <em>Speed Racer</em>. Apres
s'etre laches avec la monumentale saga
<strong>Matrix</strong>, dont le dernier episode consacra un
peu plus l'hermetisme (apparent seulement) de leur
cinema a ceux qui ne veulent pas voir, les frangins
veulent se recentrer vers une oeuvre plus accessible et grand
public. Un mixage de comedie familiale et de critique du
sport spectacle qui s'avere beaucoup plus ambitieux
formellement et thematiquement.</span></p>
<p><span>Malgre le scepticisme a
l'egard de leurs oeuvres anterieures et plutot
que d'opter pour la facilite, les Wachowski osent un film
particulierement barre et pour certains
carrement psychotronique. Fideles a leur
conception du medium, ils reproduisent a
l'ecran un decorum fortement connote sixties
en concordance avec le dessin-anime d'origine. Une
cohesion artistique renforcee par des
references d'epoque, mobiliers, <em>James
Bond</em>, <em>Conan le barbare</em>, la serie
<em>Batman</em> (la sequence de baston dans les montagnes
ou ne manquait que la visualisation des onomatopees
!) mais aussi <em>Dick Tracy</em> avec cette collection de trognes
pas possibles des bad-guy. Quand a la dynamique d'ensemble,
ils ont ete fortement influences par Miyasaki
et notamment par son Chateau de Cagliostro et les jeux
videos. Enfin, au petit jeu des citations, on pourra
reconnaitre des emprunts a <strong>Akira</strong> et
le realisateur de japanime Kawaijiri ou a l'art
contemporain et abstrait. Mais comme Tarantino ou les coen, leur
cinema ne peut se resumer et se reduire
a un assemblage heteroclite, puisque chez tous
ses auteurs l'important est de se reapproprier ces
influences afin de nourrir leur propre travail, les
redefinissant pour construire un univers coherent et
en adequation avec leur propos. Et dont <strong>Speed
racer</strong> est une parfaite illustration.</span></p>
<p></p>
<p><span>
</span></p>
<p></p>
<p>
<strong><span>L'art de
l'enfance</span></strong></p>
<p><span>Tandis que l'on pouvait legitimement
craindre une trop forte distanciation (Pouah, on dirait <strong>Spy
kids</strong> sous LSD !), ils reussissent une fois encore
le pari incroyable d'une immersion complete grace
a leur seule mise en scene. Le premier quart d'heure
est a ce titre un pur regal et un modele du
genre. Une introduction que bon nombre de realisateurs
souhaiteraient reproduire en guise de climax final ! Un
veritable sommet de concision et de precision dans
l'univers depeint comme la presentation des
personnages et des enjeux a venir. Alternant les flash-backs
et le present sans coupes, les transitions etant
effectuees par le biais des personnages ou d'une
camera en mouvement, donnant a ses allers-retours
temporels une linearite exemplaire. Une
homogeneite que l'on ne retrouve que dans les
anime et permise par l'emploi du numerique.
Les Wachos accelerent meme le rythme des
la course de bolides, la sarabande folle du present sur les
talons d'images du passe. Speed lui-meme chassant le
record de vitesse du tour de son frere disparu
jusqu'a poursuivre son fantome. Tout simplement
grandiose.
Et quand Hollywood multiplie les dialogues explicatifs, les deux
realisateurs preferent laisser parler les
images, nous rappelant que le cinema est un art du muet,
utilisant toutes les possibilites offertes par le
numerique (ralentis extremes, inserts, travellings
avant/arrieres, etc) pour une lisibilite absolue des
enjeux dans l'action.
Ils poursuivent meme la reflexion, entamee avec
<strong>Matrix</strong>, sur l'imbrication des
differents degres de realite, leur
permeabilite et leur capacite a
englober personnages comme spectateurs, a un degre
superieur.
Ainsi, tout porte a croire au debut que nous sommes
dans une fiction aux decors contemporains bien que
marques par des couleurs eclatantes (la salle de
cours et le bureau de la conseillere). Mais des la
sortie en trombe de Speed, c'est le choc. Les couleurs
chamarrees ne sont pas exclusives des decors
interieurs, la fiction dans son entier y est assujettie. Les
Wachowski font plus qu'adapter un dessin-anime culte, ils
composent un univers totalement soumis aux fantasmes du
gamin.</span></p>
<p><span>Lorsque le jeune Speed s'imagine au volant d'un
bolide dessine par la main d'un enfant, c'est la fiction
entiere qui sera soumise a son reve
eveille, comme remarquablement traduit a
l'ecran par les effets parallaxes du decor (des
lignes paralleles donnant l'impression de converger), la
figuration des lignes de vitesse (marque de fabrique des mangas et
autres O.A.V), des circuits automobiles au trace et au
design delirants ou les aplats de couleurs
primaires.
A noter qu'en psychologie, la parallaxe est une modification de la
subjectivite, la difference de perception d'une
meme realite, ce qui appuie un peu plus
la demonstration selon laquelle les intentions des frangins
sont sans cesse tributaires et illustrees par les effets de
mise en scene.
D'emblee, les Wachos annoncent la couleur, le film sera
entierement marque par le sceau d'une vision
naive (et non pas niaise) du cinema et
completement voue a la recherche d'un
emerveillement et d'un plaisir enfantin. Pas de
regression mais bien un retour a des sensations
primordiales, denuees de tout cynisme. Une belle
reponse aux detracteurs leur opposant le manque
d'affect de leurs realisations. Soulignons que la
scene ou le frere cadet de Speed, Sprittle, et
son chimpanze Chimp-Chimp foutent le boxon dans l'usine
Royalton apres avoir ingurgite trop de friandises
peut, doit, se lire comme l'expression fantasmatique du
desir de Speed de tout envoyer bouler apres que
Royalton lui ai revele les dessous pervers du
sport-business. Une impression encore une fois renforcee par
la seule mise en scene puisque les deambulations
hysteriques du duo sont a chaque fois amorcee
par un gros plan du visage de Speed.
Sans oublier que la maitrise des cadres ne serait rien
sans une direction d'acteur remarquable (ils sont tous parfaits),
le soin apporte a des dialogues sonnant juste et la
musique de Michael Giacchino retrouvant la perfection de son score
pour Les indestructibles.
Sinon, les Wachowski ne font que filmer des bagnoles hot-wheels
dans un environnement infographique digne du jeu F-zero,
a creve les yeux !</span></p>
<p></p>
<p>
<strong><span>Un film super
plat.</span></strong></p>
<p><span>Du spectacle pour gosses, Speed racer n'en
possede que l'apparente simplicite, n'hesitant
pas a aborder les arcanes de la finance (on parle d'OPA, de
rachat de titres, de speculation...) et ou Racer X le
justicier des circuits travaille en etroite collaboration
avec la commission de surveillance, proposant de lutter non
plus physiquement mais en trainant les responsables devant la
justice (!). Le defilement des valeurs boursieres
tenant lieu de nouveau code matriciel pour Royalton, assumant
completement son attachement a la marchandisation
generalisee. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard
si les tenants du neo-liberalisme se contentent de
regarder l'action devant un ecran plutot que d'y
participer. Les Wachowski opposant visuellement et
philosophiquement deux conceptions antagonistes. La mere de
Speed "<em>Ce que tu fais avec ta voiture, c'est de
l'art</em>" et Racer X : <em>It doesn't matter if racing
never changes.</em></span> <em><span>What
matters is if we let racing change us. Every one of us has to find
a reason to do this. You don't climb into a T-180 to be a
driver.</span></em> <em><span>You do it
because you're driven</span></em><span> exprimant la profession de foi des
realisateurs envers le cinema et que Speed
materialisera dans la derniere sequence.
Pas mal pour un spectacle pour attarde mental ou gamins de 3
ans. Et les prouesses techniques, le car-fu et les quelques
concessions (qui n'en sont pas vraiment d'ailleurs, voir paragraphe
precedent !) faites pour elargir leur audience
(les scenes de comedies burlesques, les persos du
chimpanze et de Sprittle) ne peuvent supplanter leur
ambition esthetique premiere de donner l'impression
de se mouvoir dans un dessin, un celluloid ou une
peinture.
Une volonte qui se traduit a l'ecran au
travers des multiples references a la
pop-culture et au procede de 2D  selon
le concepteur des effets speciaux John Gaeta mais qui a en
fait tout a voir avec le
.
Un mouvement d'art contemporain influence par l'anime
et le manga qui vise a analyser la culture japonaise
a travers la sous-culture dite . Cette
derniere emergeant au sortir de la seconde guerre
mondiale en absorbant la culture occidentale et plus
particulierement americaine.

super plat  et se refere a diverses
formes aplaties de l'art graphique japonais ainsi qu'a la
superficialite de la culture consumeriste japonaise.
Ce que le film experimente en abolissant toute profondeur de
champ.
Takashi Murakami est considere comme le chef de file
de ce mouvement. Il cristallise dans ses oeuvres et ses
projets, la nouvelle subculture de Tokyo. Il est le
representant d'une generation
impregnee de l'imaginaire des mangas et des
otakus.
Il reflechit particulierement aux
scenographies pour que  le public ait l'impression
d'etre entoure par une multitude de cameras,
meme s'il se trouve en face d'une seule et meme image
. Soit exactement le procede technique
utilise par Gaeta et son equipe.
Une de ses adeptes est Chiho Aoshima, dont les peintures qu'elle
peignit dans le metro japonais ont ete
reprises pour figurer la ville ou siege la firme
Royalton.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>Sature de references
artistiques et cinephiliques, Speed racer n'en demeure pas
moins l'expression ultime d'un cinema total,
entierement voue a propulser ses spectateurs
dans un monde fantasmagorique ou ne compte plus que la
resonance interieure. Une quete spirituelle que
les Wachos poursuivent en convoquant le precurseur de l'art
abstrait, le peintre Vassili Kandinski.</span></p>
<p><span></span></p>
<p>
<strong><span>Du spirituel dans l'art et dans
le cinema des Wachowski en particulier</span></strong></p>
<p><span>Peintre mais aussi theoricien de son art,
lorsque l'on etudie ses oeuvres et plus encore ses
ecrits, il apparait que les Wachowski se sont
appliques a retranscrire ses theories et son
engagement.
Ainsi, pour Kandinski, l'art peut etre aussi l'expression
directe du monde interieur de l'individu, et il vient
a considerer que la peinture peut s'affranchir des
formes et s'exprimer dans la seule dimension du trait, de la tache
et de la couleur et qu'il peut a partir de la tout
autant toucher l'ame de l'homme que la representation
figurative.</span></p>
<p><span>Lorsque l'on regarde les couleurs sur la
palette d'un peintre, un double effet se produit: un
effet purement physique de l'oeil charme par la
beaute des couleurs tout d'abord, qui provoque une
impression de joie comme lorsque l'on mange une friandise. Et
oui, le choix de couleurs  n'est
pas du mauvais gout. De meme que la sequence
ou Sprittle et son singe devalisent le coffre
a bonbons de Royalton n'offre pas seulement une respiration
humoristique.</span></p>
<p><span>Mais cet effet peut etre beaucoup plus
profond et entrainer une emotion et une vibration de
l'ame, ou une resonance interieure qui
est un effet purement spirituel par lequel la couleur atteint
l'ame. Ce que Kandinsky appelle le
 devient de plus
en plus eclatant, il se charge d'un pouvoir
emotif et d'une signification cosmique
intense.</span></p>
<p><span>Son premier grand ouvrage theorique sur
l'art, intitule Du spirituel dans l'art et dans
la peinture en particulier, parait fin 1911. Il y expose sa
vision personnelle de l'art dont la veritable mission
est d'ordre spirituel, ainsi que sa theorie de
l'effet psychologique des couleurs sur l'ame
humaine et leur sonorite interieure.</span></p>
<p><span>Ainsi le vert produit le calme (la mere de
Speed est vetue de vert lorsqu'elle le reconforte
apres la mort de son frere), Le rouge est une couleur
chaude tres vivante, vive et agitee, il
possede une force immense, il est un mouvement en soi (le
rouge caracterise le famille Racer, mobilier, uniformes,
atelier), le violet est un rouge refroidi qui confine a
l'immobilite (Couleur caracterisant Royalton, il en
est vetu et l'enjeu pour lui est de faire revetir un
costume violet a Speed, signe de son controle sur lui)
et ainsi de suite.</span></p>
<p><span>Enfin, le grand final paroxystique et orgiaque, le
Grand Prix definitif qui consacre Speed moins comme le
vainqueur que comme l'artiste transcendant son art, est l'exacte
illustration de peintures ou de <em>grandes
masses colorees tres expressives evoluent
independamment des formes et des lignes qui ne servent plus
a les delimiter ou a les mettre en valeur mais
qui se combinent avec elles, se superposent et se chevauchent de
faon tres libre pour former des toiles d'une
force extraordinaire</em>. Le deferlement de
couleurs fusionnant avec la structure du circuit dans un crescendo
accentue par la musique, provoque une sensation ultime
d'apaisement et de plaisir. Une experience rare
a vivre en salles.</span></p>
<p></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Reprenant a leur compte diverses influences
tant artistiques que cinematographiques,
cinephiliques ou geek, les Wachowski livrent encore une fois
un film irreverencieux puisque allant a
l'encontre du formatage formel habituel. Toujours animes par
la meme demarche de proposer un divertissement en
appelant a la fois a l'intelligence et la
sensibilite des spectateurs, les deux natifs de Chicago
demeurent inexplicablement boudes par la critique et le
public (voir les resultats catastrophiques du box-office
mondial). S'exposant comme jamais, les Wachowski auront pris
en pleine gueule le refus de leur jusqu'au boutisme et leur
avant-gardisme. OEuvre magnifique et exigeante pour les
neurones et les sens, <strong>SPEED RACER</strong> est un
veritable antidote au cynisme et aux films
decerebres que l'on nous vend
a longueur d'annee. En plus d'etre un
putain de chef-d'oeuvre incompris !</span></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://zug.blog.toutlecine.com/4221/SPEED-RACER-Aveuglement-critique-incomprehension-plantage-commercial/</id>			<link href="http://zug.blog.toutlecine.com/4221/SPEED-RACER-Aveuglement-critique-incomprehension-plantage-commercial/" />			<author>				<name>zug</name>				<uri>http://zug.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-23T23:11:10+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal : La guerre des mythes</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>En attendant de lire une critique plus concise dans le
numero 13 de la revue VERSUS (http://www.versusmag.fr) avec
tout un dossier (tres) complet sur Spielberg, voici une
version longue de ce que je pense du dernier opus de la saga
Indiana Jones. Le dernier paragraphe ayant ete
inspire par le "voisin" d'a cote,
maitre Rafik.</p>
<p></p>
<p><span>A entendre et
lire les reactions plus que mitigees de la plupart
des spectateurs, journalistes ou non, apres la projection du
<strong>Royaume du crane de cristal</strong>, le retour
d'Indiana Jones est au mieux decevant, au pire
rate. Apres une si longue absence (19 ans quand
meme !), difficile de retrouver la maestria des
<strong>Aventuriers de l'Arche perdue</strong>. Pourtant, les
imperfections scenaristiques et esthetiques de ce
film deconcertant a plus d'un titre en font
sans doute l'opus le plus fascinant et passionnant de la
saga.</span></p>
<p>
<span></span></p>
<p><span>George Lucas
est co-createur du personnage, mais c'est bien
Spielberg qui en a fait une icone par la grace de sa
realisation. Une paternite partagee qui
s'accommoda plutot bien de leurs visions respectives de
l'archeologue, la trilogie ayant marque
durablement l'imaginaire collectif.</span> Les choses
changent. Les deux comperes jouissant dorenavant
d'une position dominante dans l'industrie
hollywoodienne, technologique pour l'un, artistique pour
l'autre, le compromis n'est plus de mise. Ce
quatrieme episode etant le
theatre d'une veritable lutte
d'influence entre les deux moguls. Et a ce petit jeu,
c'est Spielberg qui en sort grand vainqueur.</p>
<p>
<span></span></p>
<p><span>Apres
la catastrophique reprise en main de John Mc Clane par Fox News
l'ete dernier, faisant du heros a
la bad-ass attitude un reac-conservateur, l'annonce de
la reprise en main par Lucas d'une autre idole des
annees 80 laissait presager du pire. Refusant et
reecrivant le scenario de Frank Darabont
pourtant approuve par Spielberg et Ford, le pire
etait a craindre. Autrement dit, le syndrome de la
prelogie Star Wars menaait de frapper
d'inanite le retour du heros au chapeau et au
fouet.</span></p>
<p>Un Darabont non
credite, lui qui est pourtant associee
a la mythologie Indiana Jones puisqu'il ecrivit
6 episodes de la serie racontant <strong>les
aventures du jeune Indiana Jones</strong>. A noter qu'un
episode, jamais produit, de la 3eme saison
devait etre base sur une idee de Lucas et ayant
pour theme des cranes de cristal. Encore une fois,
rien ne se perd avec tonton George.</p>
<p>
<span></span></p>
<p><strong>Les
aventuriers de l'Arche perdue dans le
retro...</strong></p>
<p>Et cela
debute par une premiere sequence
annonant un changement fondamental, la
celebre montagne de la Paramount ouvrant
habituellement chaque film se muant en monticule de terre
d'ou surgit un chien de prairie numerique.
Aussi laid qu'inquietant pour la suite, ce plan sera
constamment invalide formellement par un Spielberg en pleine
forme bien que figurant le remaniement profond opere
a la mythologie de la saga.</p>
<p>Autrement dit,
Indiana Jones est le meme que dans nos souvenirs mais aussi
different.</p>
<p>A ce titre, le
retour du heros est magistral. Apres avoir
evacue les ados parasites de <strong>American
graffiti</strong> (film de Lucas) des la sequence
inaugurale, Spielberg signifie que les choses ont change en
montrant une intrusion violente dans une base secrete
americaine par un convoi de soldats russe. La menace est
presente sur le sol yankee et viendra extirper Indiana Jones
de sa retraite. Notre heros etant extrait
manu-militari du coffre d'une voiture. Pour l'instant
cadre de dos et en plongee, Spielberg convoquera
majestueusement le celebre aventurier en quelques
plans - un chapeau au sol, une main qui s'en saisit, une
ombre qui l'ajuste sur la tete  celui-ci
daignant se retourner enfin a l'aboiement de son nom.
Indiana Jones desormais incarne dans toute sa
splendeur.</p>
<p></p>
<p>Par la suite et
des l'arrivee des bad-guys du film, des russes
menes par la capitaine Spalkow (imperiale Cate
Blanchett), Spielberg s'ingeniera a retrouver
le souffle des <strong>aventuriers de l'Arche
perdue</strong>. Le hangar entraperu a la fin du
1er episode etant le point de
depart d'une action toujours aussi epique et
grandiloquente, ou les capacites physiques (bien
qu'amoindries par l'age) autant
qu'intellectuelles preserveront notre
heros.</p>
<p>Mais le personnage
a change. Vieilli meme comme se plait a
le rappeler Mutt Williams (Shia LaBeouf, etonnant), le
traitant de  a
maintes reprises. Indy malgre ses etats de services
sera mis a l'epreuve autant physiquement (les
nombreuse manadales qu'il reoit, chute a
moto,etc...) que verbalement. Par Mutt donc mais
egalement par deux agents du F.BI le souponnant
d'activites anti-americaine.<span>Celui-ci
personnifiant idealement l'audience actuelle,
dubitative face a ce prof ne faisant plus fantasmer ses
eleves depuis longtemps.</span> Spielberg teste donc
la capacite d'adaptation de son personnage a un
contexte aussi particulier que les annees 50. Finies les
immuables annees 30 et a la
legerete des serials. Indy fait
maintenant face a un monde travaille par la peur de
l'Autre (communiste) et de l'atome. Dans un monde
ou regnent la paranoia et le maccarthysme,
Indiana Jones apparait partiellement inadapte.</p>
<p>Tout le film
soulignera d'ailleurs son changement de statut, passant du
role d'acteur a celui d'observateur des
evenements historiques. Ce que deux plans figurent
magistralement. Indy face a la bombe et face a
l'envol d'un engin spatial. Cette derniere image
du climax, a la fois choquante et fascinante fait figure
a elle seule de lien entre deux versants de la
cinematographie de Spielberg, une quete de
spiritualite incarnee par l'aventurier et la
possibilite d'un enseignement superieur
prodigue par l'Autre.</p>
<p>Deux images aussi
incongrues que belles ou la composition des cadres voyant un
Indy miniaturise au premier plan renvoie a ces
couvertures de comics ou de pulps pullulant dans les fifties.</p>
<p>Ces deux
sequences sont egalement l'occasion pour
Spielberg d'opposer l'evolution de deux
conceptions bien differentes de la famille. Celle
ideale representee par les mannequins de ce
village-test malsain et detruite par l'explosion
atomique, repondant a celle recomposee de la
famille Jones apres le decollage du vaisseau.</p>
<p>Une prise de risque
permanente traduit le desir de retrouver un ton
delicieusement retro et adapte a son
heros. A ce titre, certains effets-speciaux
paraissant approximatifs sont parfaitement raccord avec
l'impression visuelle des episodes
precedents.</p>
<p>Mais
l'evolution du heros sera marquee par la
realisation de Spielberg, retrouvant un classicisme devenu
desuet a l'heure actuelle et pourtant
indispensable des qu'il s'agit d'installer
durablement intrigues et caracteres. Cadres elargis,
retour du hors-champ et plan durant plus d'un dixieme
de seconde, soit le retour a une realisation dite
classique que l'on a deja pu apprecier
en mars dernier avec <strong>The mist</strong> de Frank Darabont
(tiens, tiens).</p>
<p></p>
<p>Si les morceaux de
bravoure abondent (la poursuite anthologique dans la jungle
amazonienne), comme l'humour (savoureuses retrouvailles avec
Marion Ravenwood), ce qui sous-tend tout le film est moins la
course a l'armement ultime que la quete du
Savoir.</p>
<p>Une quete du
Savoir, qu'il soit scientifique, cinematographique ou
archeologique qui a toujours ete le moteur de
la saga et plus encore de ce film. Au contraire d'un Benjamin
Gates pour qui seule importe la reconnaissance (cf <strong>le livre
des secrets</strong>).Une difference fondamentale, comme
l'est celle entre un Savoir relatif, acquis par la recherche,
l'enseignement et un Savoir absolu, convoite pour sa
puissance intrinseque. L'un est emancipateur,
l'autre destructeur. Une philosophie presente depuis
<strong>L'Arche perdue</strong> et qui ici prend une
dimension extreme avec une race extra-terrestres pourvoyeuse
des connaissances responsables de l'evolution humaine.
Une thematique et un look des E.T semblables a ceux
mis en scene par De Palma dans son <strong>Mission to
Mars</strong>.</p>
<p>Et pour bien
souligner que ce qui interesse veritablement
Spielberg chez son aventurier est sa soif constante de
connaissances, il livre le film sans doute le plus ludique de la
saga voire de la carriere de Spielberg, celui-ci jouant avec
le savoir des spectateurs.</p>
<p>Des
references d'abord historiques (guerre froide)
puis mythologiques (incident de Roswell). A celles se rapportant
aux episodes precedents, aux romans
derives et a la serie <strong>Young
Indiana</strong> et ancrant le film dans une continuite
chere a Lucas, Spielberg prefere se
referer a des classiques de la S.F
estampilles fifties. <strong>Them!</strong> (attaque
de fourmis geantes<strong>)</strong>, <strong>Quand les
soucoupes attaquent la ville</strong>, <strong>L'invasion des
profanateurs de sepulture</strong> (au detour du
monologue de Spalkow sur le controle de la psyche
americaine par le biais de la pensee unique), autant
de rappels reactivant les connaissances des spectateurs,
enrichissant aussi bien la realite
diegetique que les emotions
vehiculees. Soit une demarche similaire
a celle de Tarantino.</p>
<p>Donc, malgre
le parasitage de Lucas, les nombreuses bestioles numeriques
en etant la demonstration la plus eloquente,
Spielberg parvient a rester maitre du personnage
qu'il a contribue a faonner. Mieux, il
retourne en sa faveur les elements imposes par
le scenario reecrit par son ami pour nourrir
sa propre vision et reflexion sur l'homme au
fouet.</p>
<p></p>
<p><strong>...les
aventures de Tintin dans le viseur.</strong></p>
<p>Tandis que
l'annonce de l'adaptation de Tintin par Peter Jackson
et Spielberg a deja fait 3 fois le tour
d'internet, en revanche peu savent que
l'interet du golden-boy pour notre reporter
a la houpe n'est pas seulement consecutif aux
possibilites offertes par la performance
capture, mais date deja de 1983. Et si
le projet d'une adaptation live officielle fut avortee
(question de droits), Spielberg en tourne une version officieuse
avec le tant decrie par les fans <strong>Indiana
Jones et le temple maudit</strong>. Et oui, Spielberg s'est
amuse a detourner des cases entieres de
plusieurs albums. Demi-lune etant une
reference plus qu'explicite du personnage de
Tchang dans <strong>Le lotus bleu</strong>, certaines scenes
dans la jungle et le palais du maradjah rappelant l'album
<strong>Les cigares du pharaon</strong>.</p>
<p>Outre les
references a l'album <strong>Vol 714
pour Sydney</strong>, <strong>le royaume du crane de
cristal</strong> est une forme de preparation au futur.</p>
<p>Alors que Lucas
tente d'imposer sa vision mercantile du cinema
a la saga, le personnage de Mutt Jones etant
appele a prendre la releve. Il est d'ailleurs
desormais celui qui provoque les evenements et
en<span></span> l'occurrence la fuite des heros du
camp des russes lorsqu'il balance d'un grand coup de pied la table
sur laquelle Indy ET Spalkow etudiait une
carte.<span></span> A partir de cet instant notre
celebre aventurier restera plus ou moins en retrait
laissant le soin a Mutt de montrer ce dont il est capable.
Ainsi, Spielberg en profite pour prendre un coup d'avance
(comme souvent) et tester aupres d'une large audience
les possibilites d'action et le charisme d'un
personnage dans la meme tranche d'age que Tintin.
Soit peu ou proue ce que Peter Jackson justement avait fait avec
<strong>Fantomes contre fantomes</strong>,
experimentant certains motifs qu'il reprendrait dans
sa trilogie de l'anneau.</p>
<p></p>
<p>Donnant
l'impression de conceder du terrain a son
envahissant ami, Spielberg s'affirme bien plus subversif
qu'attendu. La derniere sequence est a
ce titre eloquente. Alors que Mutt recupere le
chapeau emblematique a terre, pret a le
mettre, Indy lui ote des mains in
extremis.<span></span> Une scene savoureuse a
la double signification. Le jeune Jones devra se construire sa
propre personnalite, tandis que le protege de
Lucas n'est pas encore pret a prendre la suite.
Le tout affirme avec de grands sourires.</p>
<p>Parvenu a
s'approprier ce gamin impetueux, Spielberg affirme
ainsi que le passage de relais ne se fera pas sans son
consentement.</p>
<p></p>
<p>Nicolas Zugasti</p>
				</div>			</content>			<id>http://zug.blog.toutlecine.com/4119/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal-La-guerre-des-mythes/</id>			<link href="http://zug.blog.toutlecine.com/4119/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal-La-guerre-des-mythes/" />			<author>				<name>zug</name>				<uri>http://zug.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-12T14:52:33+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>IL REVIENT !....</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Bientot sorti des rotatives qui turbinent a plein
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LA revue cinematographique, pas en vente partout. Pas encore
du moins.

Alors pour frimer sur la plage, dans le metro ou le bus,
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Spielberg et la tendance subjective (retour sur REC, Alexandra's
project, Blair witch, Diary.... et consorts)

'gardez comme il est beau le VERSUS N13 !</p>
				</div>			</content>			<id>http://zug.blog.toutlecine.com/4035/IL-REVIENT/</id>			<link href="http://zug.blog.toutlecine.com/4035/IL-REVIENT/" />			<author>				<name>zug</name>				<uri>http://zug.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-08T13:15:58+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le mexicain fou : Planet terror</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Depuis le
debut cela aurait du nous sauter aux yeux tant toute
sa filmographie est revelatrice : Roberto Rodriguez
est un vrai realisateur estampille
. Ses films
parfois montes a la hache foisonnent d'idees
rarement exploitees entierement, pretextes aux
sujets les plus casse-gueule ou des concepts aussi improbables
qu'un mariachi plus flingueur que melomane, des
extra-terrestres boutes hors de la fac grace aux
proprietes d'une etrange poudre blanche, des
espions en culottes-courtes (etc...).</p>
<p>Il aura fallu
attendre le diptyque avec son pote Tarantino pour s'en apercevoir.
Mais il serait plus juste de dire que c'est l'exploitation
distincte des dits films qui aura fait eclater la
verite.
Tarantino est brillant, un geek aussi genial qu'ambitieux
mais il n'est pas a proprement parler un
 (desole pour le
neologisme). Il en a l'esprit mais pas la lettre.</p>
<p>On peut regretter
et reprocher a Rodriguez sa propension a vouloir
s'occuper de tout (realisation, montage, musique voire peut
etre un jour la vente de pop corn) occultant souvent les
enjeux narratifs <strong>(Sin City</strong> ou plutot
Statique City !) comme esthetiques (<strong>Spy
Kids 3D</strong><strong>Shark boy et
Lavagirl</strong> : veritables boursouflures
visuelles) mais pas sa generosite, son
excitation et son energie passees a satisfaire
nos plus coupables plaisirs de geeks hardcore : gunfights
homeriques, explosions dantesques filmees sous tous
les angles, projection de sang et tripaille en tous genres le tout
releve de femmes letales, belles et excitantes.</p>
<p>Rodriguez
respire, transpire le film d'exploitation. Et son
 enfonce le
clou une bonne fois pour toutes.</p>
<p></p>
<p>a
commence tres fort avec la bande-annonce de
 entierement
dediee a cette tronche impayable de Danny
Trejo. En 2mn30 d'images aussi evocatrices que
devastatrices d'un Machete en action, il parvient a
attiser notre desir d'en voir encore plus. Au-dela
d'une bande-annonce, la note d'intention de ce qui va suivre.</p>
<p>Chassant sur les
terres du schizophrenique <strong>Une nuit en
enfer</strong><strong>Planet
terror</strong> s'apparente plus a une
relecture qu'a un remake. Il joue sur la meme
dynamique d'une montee en crescendo trouvant sa
resolution paroxystique dans un final debride
(ou les decors comme les corps finissent par exploser
!).</p>
<p>Exploitant le
schema meme de <strong>La nuit des
morts-vivants</strong> de George Romero, d'abord comme
a reprendre puis comme modele a pervertir. Et
de belle maniere.</p>
<p>Le film regorge
de personnages haut en couleur beneficiant d'une
iconisation outranciere et jouissive (l'entree en
scene de Bruce Willis est un regal !), de situations
absurdes et scenes memorables (voir ce que Naveen
Andrews preleve et collectionne sur ses adversaires
!).
Car finalement, a l'instar des films d'exploitations dont il
se reclame, l'histoire de <strong>Planet
terror</strong> importe peu. D'autant qu'elle est
archi-rebattue : une poignee de survivants doit combattre et
survivre a l'attaque de zombies infectes par un virus
chimique. C'est definitivement une intrigue pretexte
a tous les delires. Et le personnage de Rose McGowan
en est une parfaite illustration. Amputee de la jambe
droite, elle arbore fierement in fine un bon gros shotgun.
Ou comment transformer une sexy girl en icone virile !</p>
<p>
Le film est barde de references et
d'hommage plus ou moins appuyes - films de zombies
(l'enfer des zombies, l'avion de l'apocalypse),
les films de siege (Carpenter style!), les bandes
italiennes post-apocalyptique  non plus destinees
a contenter les fans hardcore mais rendues significatives et
signifiantes par le scenario meme.</p>
<p>L' hommage est
rendu jusque dans l'habillage du film. Image tremblotante, rayures
et grain a l'appui. Jusqu'a la faineantise
legendaire de Rodriguez ici exploitee par le biais
d'une bobine entiere portee disparue ! Une ellipse
aussi folle que geniale et qui n'entrave en rien la
comprehension et la coherence des
evenements.
Outre la patine visuelle, l'utilisation d'acteurs
communs (Rose Mc Gowan, Earl Mc Graw, Q.T himself) participe de
l'hommage rendu.
Il va vraiment au bout du concept alors que Tarantino ne marquait
son metrage que par intermittence. Des differences de
traitement qui en font des films complementaires,
indissociables dans leur demarche de ressusciter ce genre de
double-programme.</p>
<p></p>
<p>Cependant,
l'experience
 avait
deja ete tentee par les deux
comperes en 1996. Et oui, <strong>Une nuit en
enfer</strong> en etait une tentative non
avouee. Sauf que sa particularite etait de
l'experimenter au sein du meme film, sans coupures. La
1ere partie dialoguee est du Tarantino pur jus
preparant a l'hysterique 2nde partie de l'ami
Roberto.
Etrangement, le public americain bouda son plaisir ne
rendant pas justice a la vision des deux compadre. Et si
 est sorti
rallonge dans nos contrees, c'est bien sur l'aura
d'auteur a part de Tarantino que le film fut vendu. Festival
de Cannes oblige. Injustement oublie de la campagne promo de
son pote, le film de Rodriguez apparait comme le canard
boiteux de la bande.
Certes, il ne gagnera pas de prix mais il saura a coup
sur faire fremir les amateurs de pelloches
azimutees et gagnera leur coeur.</p>
<p>Les personnages
sont attachants, bien campes, les seconds couteaux au
diapason (Mickael  Biehn, Tom
Savini) et les sequences d'anthologies se
succedent: la maniere de se frayer un chemin
a coups de couteaux tout en evitant les projections
de matieres contaminantes, reference
egalement auJour des
morts-vivants lorsque les infectes se
delectent des tripes des patients et du personnel soignant
de cet hopital basculant en enfer, l'assaut sur le snack
ou sont refugies les survivants, le
demastiquage en regle pour s'en
echapper....
Roberto Rodriguez fidele a lui-meme.
Contre toute attente, il etonne par son scenario
travaille, une mise en scene maitrisee
et surtout inventive, enfin au service de l'histoire et plus
seulement ostentatoire et en roue libre.
Pas de digressions ou de reflexions sur la
societe ou le genre. Pas le temps. Comme si le film
lui-meme pris de convulsions devait lacher tout ce
qu'il a dans le ventre avant de succomber au virus (du conformisme
?).</p>
<p></p>
<p>En outre, le film
de Rodriguez permet de souligner la tendance actuellement a
l'oeuvre.
Face a une esthetisation de plus en plus
conventionnelle, des images numeriques de plus en plus
lisses et transparentes, <strong>Planet
Terror</strong> se presente comme une
alternative on ne peut plus radicale. Ce n'est sans doute pas par
simple pudeur et respect de son aine
(<strong>la nuit des
morts-vivants</strong>) que les agents contaminant
sont nommes infectes. Niant par la meme
leur nature zombifiee, ils stigmatisent toute une production
grand public puisant aux sources du genre tout en refusant d'en
assumer l'heritage.</p>
<p>Sans doutes les
pretentions de <strong>Planet
Terror</strong> s'averent etre plus
basiques. Il n'empeche qu'il detonne clairement dans
le paysage.
Et s'il est autant marque d'imperfections a la fois
narratives et esthetiques, c'est bien pour rendre compte du
lissage formel qui s'opere.</p>
<p></p>
<p><strong>Complement de programme : l'experience
Grindhouse</strong></p>
<p>N'oublions
pas que  et
 sont au
depart une seule et meme oeuvre baptisee
, qui telle
que realisee par les 2 amigos est
revelatrice de la logique actuellement a
l'oeuvre.</p>
<p></p>
<p>Confronte
a des films de genres malmenant les codes et la narration,
le spectateur lambda se trouve demuni car incapable
d'interpreter ce qu'il voit autrement que par des grilles de
lecture obsoletes et hors sujet.
Dans le diptyque <strong>Grindhouse</strong>, la question demeure
de savoir comment apprehender ce trop plein de bavardages,
ces suites ininterrompues d'outrances visuelles et stylistiques. Le
fait que le public americain ait boude son plaisir
est la pour l'attester.</p>
<p>Les deux
realisateurs entreprennent de nous reveiller et
d'echapper au cauchemar de Stepford (reference
au livre de Ira
Levin ou la societe ideale s'apparente
a la vie paisible et sans asperites d'une
bourgade idyllique)
Bien sur, c'est l'hommage aux films ayant berces leur
adolescence qui a preside a
l'elaboration de . Ce
fut pourtant un echec commercial cuisant. Putain, mais avec
des motifs aussi putassiers que des zombies, des voitures et des
meufs bien roulees, ils auraient du exploser le
sacro-saint box-office !</p>
<p>Face a une
realite sculptee a meme les codes
dans lesquels se complait son audience, Grindhouse propose
une matiere brute a (re)definir.
Ce film atypique, dans sa longueur comme dans sa forme et son
unite est revelateur d'une industrie toujours
plus uniformisee.
A noter que le virtuose <strong>Smokin'
aces</strong> (Mise a prix en V.F) participe de
la meme demarche de questionner le positionnement
d'hollywood face a des OFNIS dont la vacuite
apparente ne doit pas masquer une reelle
sincerite et un respect des spectateurs.</p>
<p>Le recours
a des effets speciaux gorissimes a meme
le plateau (la KNB's touch), a des cascades sans artifices
(se sont bien Russel et Zoe Bell au volant ou sur le capot)
le singularise soulignant de fait une emprise du numerique
toujours plus croissante (et inquietante ?). C'est
egalement le propos de
 que de
s'interroger sur l'hybridation de la realite avec le
numerique. Sous une forme plus classieuse mais a
chacun ses armes, Roberto Tarantino ayant choisi une explosion
festive et jubilatoire.</p>
<p></p>
<p>Plus qu'une experience
americaine convoquant la nostalgie d'un age d'or
ou les series B se permettaient tous les exces
esthetiques autant que narratifs, Grindhouse se
defini comme une exception culturelle
americaine.
Lorsque l'on voit les limites de l'exception culturelle bien de
chez nous, a quand une immigration choisie du couple
Tarantio/Rodriguez ?</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://zug.blog.toutlecine.com/2126/Le-mexicain-fou-Planet-terror/</id>			<link href="http://zug.blog.toutlecine.com/2126/Le-mexicain-fou-Planet-terror/" />			<author>				<name>zug</name>				<uri>http://zug.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-03-13T22:59:45+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>XIII : les téléfilms</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>La serie XIII est donc
terminee. Du moins sur papier puisque est mis en chantier
une mini-serie (2x90 minutes) adaptant la BD culte. Elle
sera d'abord diffusee a Paques sur canal
+ puis d'ici a la fin de l'annee sur
M6.</p>
<p>Une bande-dessinee qui est une
adaptation du roman de Robert Ludlum The Bourne
Identity paru en 1980, s'inspirant de l'histoire de
Jason Bourne pour porter un regard retrospectif sur
l'Histoire americaine contemporaine. La
bande-dessinee a un tel succes critique comme public
que l'on oublie peu a peu sa veritable origine.
Sacree mise en abyme pour une intrigue axee sur un
amnesique en quete de ses souvenirs.</p>
<p>Puis en 1988, Richard Chamberlain
(<strong>les oiseaux se cachent pour
mourir</strong><strong>Allan
Quaterman</strong>...) incarne le heros
d'un telefilm intitule
<strong>la memoire dans la
peau</strong> soit le titre du roman eponyme,
mais adaptant l'intrigue de la bande-dessinee!!?
Et cette meme annee 1988, sortait sur les
ecrans un film assez sympa qui etrangement, fera date
dans l'histoire des films d'action, un certain
 et son
heros dur a cuire John Mc Clane. Heureux hasard, on
apprend en 1990, dans l'album <em>la nuit du 3
aout</em>, le suppose (a
l'epoque) vrai nom de XIII, Jason Mac Lane. Et comment
etre etonne de lire dans ce nom un hommage au
heros ayant inspire la serie, Jason Bourne, et
celui dont les traits de caracteres sont similaires, John Mc
Clane? Outre la perte de souvenirs, XIII entretient
d'autres similitudes avec Bourne et notamment la
maniere dont il se decouvre des capacites
presque surnaturelles de se defendre. Quant au heros
de , comme lui,
il subit plus qu'il ne provoque les evenements.</p>
<p>Et tandis que les annees 90 se
terminent, la saga XIII decline peu a peu (voir
article precedent pour analyse). Laissant le champ
libre au retour du Jason Bourne originel dans le film de Doug Liman
<strong>la memoire dans la
peau</strong> (2002). Suivront deux sequelles
realisees par Paul Greengrass et dont la
derniere en date s'avere decevante. Mais
peu importe, la trilogie a remis au gout du jour des
aventures d'espionnages plus realistes, lumiere
naturelle, tendance monochromatique, action brutale et apre,
soit une esthetique issue des annees 70.</p>
<p>Le 13 novembre 2007 a donc vu la
parution du dernier tome des aventures du numero XIII. Une
fin assez quelconque pour une BD qui aura connu un succes
sans precedent. C'est donc en toute logique que
l'adaptation live est lancee, capitalisant a la
fois sur l'album n19 comme sur le dernier film de la
trilogie <strong>la vengeance dans la
peau</strong>. Et ironique retour des choses, on se
dirige tout droit vers un traitement et une esthetique
directement heritee des Jason Bourne. Il n'y a
qu'a voir le casting rajeuni pour
l'occasion: Stephen Dorff
(,
) sera
amnesique et Val Kilmer (<strong>Top
gun</strong>,
) une
! Ceux qui attendaient une
fresque historique digne de la BD en seront pour leur frais. De
toute faon, depeindre en 180 minutes une intrigue
aussi foisonnante et traversant des decennies
d'Histoire relevait de la gageure. Esperons au moins
que le realisateur Duane Clarck (des episodes des
) ne nous filera pas la gerbe avec
une camera frenetique. Deja que
ce casting est assez indigeste.</p>
<p>So long et bonne chance dans ta
nouvelle vie Jason Mac Lane.....</p>
				</div>			</content>			<id>http://zug.blog.toutlecine.com/1853/XIII-les-telefilms/</id>			<link href="http://zug.blog.toutlecine.com/1853/XIII-les-telefilms/" />			<author>				<name>zug</name>				<uri>http://zug.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-02-14T20:03:09+02:00</updated>		</entry></feed>