<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] zimut : <![CDATA[-Where The Streets Have No Name-]]></title>		<link>http://zimut.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[-Where The Streets Have No Name-]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 13:42:03 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[-The U.S vs John Lennon-]]></title>			<description><![CDATA[]]></description>			<link>http://zimut.blog.toutlecine.com/2393/The-U-S-vs-John-Lennon/</link>			<comments>http://zimut.blog.toutlecine.com/-The-U-S-vs-John-Lennon--06042008-133943-lp-2393.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://zimut.blog.toutlecine.com/2393/The-U-S-vs-John-Lennon/</guid>			<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 13:39:43 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[-The U.S vs John Lennon-]]></title>			<description><![CDATA[<p></p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://zimut.blog.toutlecine.com/2391/The-U-S-vs-John-Lennon/</link>			<comments>http://zimut.blog.toutlecine.com/-The-U-S-vs-John-Lennon--06042008-132336-lp-2391.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://zimut.blog.toutlecine.com/2391/The-U-S-vs-John-Lennon/</guid>			<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 13:23:36 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[-Mystic River-]]></title>			<description><![CDATA[<p><strong><em>Mystic
River</em></strong> est un film réalisé par
Clint Eastwood, sorti en 2003.</p>
<h2><span class="mw-headline"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Synopsis</span></em></span></h2>


<div class="spoiler"><em><strong>Ce qui suit dévoile des moments
clés de l'intrigue</strong></em>.</div>


<p><em><strong>Jimmy, Sean et
Dave sont trois amis d'enfance, mais un jour Dave est enlevé
par deux pédophiles sous les yeux de ses deux amis
impuissants. Les ravisseurs abusent de Dave pendant quatre jours
jusqu'à que ce dernier réussisse à leur
échapper. Une vingtaine d'années plus tard, alors que
les trois amis ont suivi des voies différentes, leurs
chemins vont à nouveau se croiser lors d'un autre
événement tragique : le meurtre de Katie, la
fille de Jimmy.</strong></em></p>
<p><a id="Fiche_technique" name="Fiche_technique"></a></p>
<h2><span class="mw-headline"><span style="text-decoration: underline;"><em>Fiche
technique</em></span></span></h2>
<ul>
<li><em><strong>Titre : Mystic
River</strong></em></li>
<li><em><strong>Réalisation : Clint Eastwood</strong></em></li>
<li><em><strong>Scénario : Brian Helgeland, d'après le roman de
Dennis
Lehane</strong></em></li>
<li><em><strong>Production : Clint Eastwood, Judie
Hoyt, Robert Lorenz et
Bruce
Berman</strong></em></li>
<li><em><strong>Société de
production : Warner Bros.
Pictures</strong></em></li>
<li><em><strong>Budget : 30
millions de dollars</strong></em></li>
<li><em><strong>Musique :
Clint Eastwood et Kyle Eastwood (chansons Cozmo et Black Emerald
Blues)</strong></em></li>
<li><em><strong>Photographie : Tom Stern</strong></em></li>
<li><em><strong>Montage : Joel Cox</strong></em></li>
<li><em><strong>Décors : Henry
Bumstead</strong></em></li>
<li><em><strong>Costumes :
Deborah Hopper</strong></em></li>
<li><em><strong>Pays
d'origine : États-Unis</strong></em></li>
<li><em><strong>Format : Couleurs - 2,35:1 - DTS /
Dolby Digital / SDDS - 35
mm</strong></em></li>
<li><em><strong>Genre :
Drame, thriller</strong></em></li>
<li><em><strong>Durée : 137
minutes</strong></em></li>
<li><em><strong>Dates de
sortie : 23 mai 2003 (festival de Cannes), 15 octobre 2003
(Belgique, États-Unis, France,
Suisse)</strong></em></li>
<li><em><strong>Film interdit
aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France, et aux moins de 14
ans en Suisse (canton de Genève) et au
Canada</strong></em></li>
</ul>
<p><a id="Distribution" name="Distribution"></a></p>
<h2><em><span style=
"text-decoration: underline;"><span class=
"mw-headline">Distribution</span></span></em></h2>
<ul>
<li><em><strong>Sean Penn (VF : Emmanuel Karsen) : Jimmy
Markum</strong></em></li>
<li><em><strong>Tim Robbins (VF :
Bruno Choel) : Dave
Boyle</strong></em></li>
<li><em><strong>Kevin Bacon (VF :
Philippe Vincent): Sean
Devine</strong></em></li>
<li><em><strong>Laurence Fishburne (VF :
Paul Borne) : Sergent Whitey
Powers</strong></em></li>
<li><em><strong>Marcia Gay Harden (VF :
Maïté Monceau) : Celeste
Boyle</strong></em></li>
<li><em><strong>Laura Linney (VF :
Ivana Coppola): Annabeth
Markum</strong></em></li>
<li><em><strong>Eli Wallach : Mr.
Loonie</strong></em></li>
<li><em><strong>Kevin Chapman (VF :
Philippe Peythieu) : Val
Savage</strong></em></li>
<li><em><strong>Tom Guiry : Brendan
Harris</strong></em></li>
<li><em><strong>Emmy Rossum (VF :
Agathe Schumacher) : Katie
Markum</strong></em></li>
<li><em><strong>Spencer Treat Clark : Silent
Ray Harris</strong></em></li>
<li><em><strong>Andrew Mackin : John
O'Shea</strong></em></li>
<li><em><strong>Adam Nelson : Nick
Savage</strong></em></li>
<li><em><strong>Robert Wahlberg : Kevin
Savage</strong></em></li>
<li><em><strong>Jenny O'Hara : Esther
Harris</strong></em></li>
<li><em><strong>John Doman :
Driver</strong></em></li>
<li><em><strong>Jonathan Togo :
Pete</strong></em></li>
</ul>
<p><a id="Autour_du_film" name="Autour_du_film"></a></p>
<h2><span class="mw-headline"><em><span style="text-decoration: underline;">Autour du
film</span></em></span></h2>
<ul>
<li><em><strong>Sean Penn a
reçu l'Oscar du meilleur acteur
pour son interpétation de Jimmy
Markum.</strong></em></li>
<li><em><strong>Tim Robbins
a reçu l'Oscar du meilleur acteur dans
un second rôle pour son interprétation de Dave
Boyle.</strong></em></li>
<li><em><strong>Le film a obtenu
le César du Meilleur Film
étranger.</strong></em></li>
<li><em><strong>Eastwood
fait tourner deux de ses actrices fétiches :
Laura Linney, six ans après
Les Pleins pouvoirs et Marcia Gay Harden, trois ans après
Space Cowboys. Celles-ci se
retrouveront l'année suivante dans P.S.</strong></em></li>
</ul>
<h2><span class="mw-headline"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Tournage</span></em></span></h2>
<p><em><strong>Le tournage a eu
lieu entre le 26 septembre
2002 au 17
novembre 2002.</strong></em></p>
<p>
                                                        (Source
: wikipédia)</p>
<p> </p>
<p>
<strong><em><span style="text-decoration: underline;">ON
ENTERRE NOS PECHES,</span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">ON
NE LES EFFACE PAS</span></em></strong>

</p>



 



<p><strong><em>Nouvelle
merveille signée Clint Eastwood
et adaptée du roman éponyme de Dennis Lehane, Mystic
River est une tragédie profondément
américaine, s'interrogeant sur les marques que laisse
un acte de violence sur sa victime et son environnement. Au premier
plan, un meurtre; celui de Katie, la fille de Jimmy Markum &ndash;
interprété par Sean
Penn. Composant tout en finesse, Penn incarne parfaitement
ce personnage torturé par une douleur intense, dont il est
contraint d'accepter les conséquences. Alors
qu'il essaye de l'apprivoiser, il se laisse consumer
par un désir obsessionnel de vengeance qui ne sera assouvi
qu'une fois qu'il aura trouvé et tué le
coupable. Pour mener l'enquête: Sean Devine (Kevin
Bacon qui signe une prestation sobre, intériorisée,
remarquable et déconcertante), le seul des trois camarades
à avoir quitté leur quartier d'enfance.
Reconverti en inspecteur de police criminelle, sa vie se
résume à aller d'un corps ensanglanté
à un autre, tel un vampire monotone. En toile de fond, un
viol; celui de Dave Boyle. Secret, renfermé, toujours sur la
défensive, le trauma qu'il a subi dans son enfance
l'a transformé en zombie errant. Jouant de son
physique, Tim Robbins apporte une certaine humanité à
ce personnage totalement anéanti. Ces trois protagonistes
sont inévitablement liés par ces drames. Ils
subissent chacun de leur côté une lente torture, sorte
de maladie incurable révélée lors de
l'enlèvement de Dave, et qui s'est
étalée sur vingt-cinq longues années. Le
passé qui les hante rattrape soudain le présent dans
lequel ils se débattent pour se créer un avenir
incertain. Comme dans Impitoyable, la fatalité
dévastatrice guide les héros sur une voie sans
retour. Se transformant en personnages "eastwoodiens" par
excellence, ils doivent apprendre à composer avec les
aléas de la vie, l'âge et leur
entourage.</em></strong></p>







<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em><strong>Derrière
ces trois fantômes humains, trois femmes s'activent
dans l'ombre pour essayer de prendre part à leur
existence, voire dans certains cas la diriger. Lauren Devine (Tory
Davis) a quitté son mari et le harcèle jour et nuit
par téléphone. Rarement présente physiquement
- ni même oralement puisqu'elle reste inlassablement
muette derrière le combiné - elle représente
une agression morale pour Sean, le consumant peu à peu, le
laissant en proie à tous les doutes et idées noires
qui le rongent. Annabeth Markum et Celeste Boyle ont dans un
premier temps une fonction de liant entre leurs deux maris.
Cousines germaines issues d'une grande famille mafieuse,
elles établissent un double lien entre les deux hommes qui
ajoute une tension supplémentaire à leur relation.
Annabeth Markum (surprenante Laura Linney) est un personnage
à fort caractère. Fière, toujours sur ses
gardes, elle a une influence primordiale sur son mari, allant
jusqu'à prendre contrôle de la situation face
à l'épuisement et l'égarement de
Jimmy. Telle une Lady McBeth (à noter l'analogie des
noms) elle l'élève au statut de roi dans un
monologue final étourdissant. A l'opposé,
Celeste Boyle, interprétée tout en nuance par la
talentueuse Marcia Gay Harden, se voit submergée par les
évènements. Face à un mari absent et
énigmatique, avec lequel toute communication est impossible,
elle est obligée de faire marcher son imagination, causant
sans le vouloir la perte de celui qu'elle tente de
protéger. Alors qu'elle n'a pas vécu, ni
même eu connaissance, de l'épisode traumatique
qui a volé la jeunesse de Dave, Jimmy et Sean, elle en est
l'une des victimes au même titre
qu'eux.</strong></em>

<strong><span style=
"text-decoration: underline;"><em>THERE ARE STORIES A RIVER CAN
TELL</em></span></strong></p>



 



<p></p>
<p><em><strong>Gardienne de tous
ces secrets, à la fois menaçante et accueillante, la
Mystic River du titre coule en arrière plan de
l'&oelig;uvre. Symbole de Boston, elle cache en elle toute la
violence de cette ville, qui apparaît peu à peu comme
un élément déterminant de l'intrigue. Le
quartier d'enfance des trois hommes, dans lequel habitent
toujours Dave Boyle et Jimmy Markum, est marqué dès
le début du film par un esprit communautaire très
fort. C'est un lieu qui a sa propre conscience, sa propre
identité, ses propres lois, le tout conditionnant
l'existence de ses habitants. Il devient un protagoniste
à part entière, un microcosme oppressant qui joue un
rôle significatif dans les rapports entre les trois anciens
camarades. Dans cette optique, le personnage de Whitey Powers
(Laurence Fishburne) se pose comme un observateur de cette
communauté et des évènements qui la
bouleversent. Policier noir américain débarqué
en territoire irlandais dominé par la mafia, il
représente l'étranger venu de nulle part pour
dénouer une situation conflictuelle que l'on retrouve
dans la plupart des films du réalisateur. C'est
grâce à sa complicité subtile avec son
partenaire Sean Devine qu'il parvient à accéder
à ce monde fermé. Tout en restant objectif, il essaye
de comprendre et de découvrir les secrets que cache cette
Mystic River.

</strong></em></p>



<em><strong></strong></em>



<p><em><strong>Pour
compléter cette ambiance bostonienne véhiculée
aussi bien par les rapports entre les personnages que par leur
accent, Clint Eastwood a créé une certaine
atmosphère de décadence, soulignant l'aspect
dramatique et mystique de la situation. L'automne
précoce de la Nouvelle-Angleterre avec ses chutes de
feuilles, son froid glacial et ses pluies incessantes apportent
à l'action ce climat particulier de
décrépitude. Les robes légères de
première communion laissent place aux lourds manteaux
sombres d'hiver. Le climat suit l'intrigue,
imprègne ses personnages. Les jours raccourcissent, ne
laissant bientôt place qu'au crépuscule et
à ses fantômes. Ce dernier point est accompagné
par un travail très précis de Tom Stern (le chef
opérateur) sur les éclairages. Alors que Sean Devine
et Whitey Powers avancent dans leur enquête mettant à
jour tous les secrets du quartier, la lumière
s'assombrie. La nuit tombe sur un nouvel acte de violence,
remettant en route le cercle inexorable du destin. Cette importance
de la luminosité est un point récurrent dans la
carrière de Clint Eastwood. Tous ses films sont
chargés d'un jeu incessant avec les éclairages
comme éléments constitutifs d'une ambiance
particulière.


<span style=
"text-decoration: underline;">LE CLASSICISME DE LA
NOUVEAUTE</span>

</strong></em></p>
<p><em><strong>Cette
intrigue puissante à la texture complexe est
merveilleusement accompagnée par une réalisation
classique et épurée. Signant une mise en scène
limpide, permettant de suivre le moindre rebondissement, Clint
Eastwood pousse son art jusqu'à ses limites, sans
jamais tomber dans le trop-plein de sentiments ou le surplus
d'effets. En témoigne le dénouement de la
sublime scène d'affrontement entre Dave Boyle et Jimmy
Markum. Un éclat de lumière blanche pour
résumer en un électrochoc tous les tenants et
aboutissants du drame que viennent de vivre ces personnages. Il
propose un travail d'une grande virtuosité sur la
valeur des cadres et l'enchaînement des plans. Alors
qu'il filme une histoire intime, il garde une certaine
distance par rapport à ses sujets, jouant sur
l'alternance entre proximité et éloignement. A
de nombreuses reprises, il filme certaines scènes en prises
de vues aériennes comme pour signifier un &oelig;il
extérieur omniscient, un être suprême qui
dirigerait le destin de tous ces individus. Une marque de
réalisation caractéristique du cinéaste.
S'étant contenté de rester derrière la
caméra, le maître fait également preuve
d'une direction d'acteurs irréprochable. Chaque
réplique sonne juste, chaque mouvement est à sa
place. Le tout est accompagné d'une sublime musique en
totale adéquation avec le sujet, écrite et
interprétée par Clint Eastwood lui-même et son
fils Kyle. Une unité qui fait de Mystic River un réel
chef d'&oelig;uvre, et sûrement l'un des
meilleurs films du réalisateur.</strong></em>
                                   
<span style="text-decoration: underline;">Julie
Anterrieu</span></p>
<p> </p>
<div><a href=
"mailto:julie@filmdeculte.com?subject=Mystic%20River"></a></div>
<p></p>



 



]]></description>			<link>http://zimut.blog.toutlecine.com/2388/Mystic-River/</link>			<comments>http://zimut.blog.toutlecine.com/-Mystic-River--05042008-131224-lp-2388.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://zimut.blog.toutlecine.com/2388/Mystic-River/</guid>			<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 13:12:24 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[-Tom Sawyer-]]></title>			<description><![CDATA[<h1 style="text-align: center;"><em><span style="text-decoration: underline;">Les origines
de Tom Sawyer</span></em></h1>
<h1 style="text-align: left;"><em>Les aventures du dessin animé Tom Sawyer se
déroulent sur une période assez courte.L' histoire
commence quelques mois avant les vacances d'été et se
termine à la rentrée suivante,environ 6 mois plus
tard. Mark Twain s'est sûrement inspiré de ses amis
d'enfance pour créer les personnages de son
roman.</em></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em>Mark
Twain</em></span></h1>
<h1 style="text-align: center;"></h1>
<h1><em>Samuel
Langhorne Clemens dit Mark Twain,typographe, pilote de steam-boat
sur le Mississipi, chercheur d'or, journaliste et romancier,
est né le 30 novembre 1835, à Florida
(Missouri,USA).Il est promu Docteur Honoris Causa de
l'Université d'Oxford en 1907.Il meurt le 21 avril 1910
à Redding [Connectictut-USA]. Bien qu'il ait
écrit des textes plus graves, Mark Twain est souvent retenu
comme l'auteur de Tom Sawyer et comme humoriste. "Je crois
que Notre Père Céleste a inventé l'homme
parce qu'il a été déçu du singe"
Mark Twain.</em></h1>
<div style="text-align: left;"><strong><em>Mark Twain a eu une scolarité assez
courte, orphelin de père à l'âge de 12 ans, il
devient apprenti typographe à Hannibal
(Missouri).C'est là aussi qu'il fait son
apprentissage de l'écriture en rédigeant ses
premiers articles pour le journal local dirigé par son
frère. De 1857 à 1861, il est pilote de steamboat,
rêve de beaucoup de garçons de cette époque.
"Quand j'étais petit garçon, dans notre village sur
la rive ouest de la Rivière Mississippi, mes camarades et
moi avions une ambition permanente, celle d'être un
steamboatman." ('Old Times on the Mississippi').C'est de
cette période de sa vie qu'il tire son nom
d'auteur. "Mark twain (ancien pour two) !" (Deux à la
marque !) étant le cri des sondeurs des steamers qui, par
hauts fonds, jaugeaient qu'il y avait bien les deux brasses
de profondeur nécessaires à la navigation du bateau.
C'est la guerre de Sécession, cause de
l'arrêt du trafic sur le Mississipi, qui met fin
à sa carrière de pilote. Pendant quelques
années, il est chercheur d'or en Californie et au
Névada. Expérience qu'il relatera dans
'Roughing It' (Vivre à la dure). C'est en 1863, pour
la première fois, qu'il signe un texte humoristique du
nom de Mark Twain. En 1864 il devient reporter à San
Fransisco. Il commence à voyager comme correspondant du
Sacramento Union: les îles Hawaï, l'Europe (France
et Italie principalement). C'est en 1869 qu'il
connaît son premier succès d'auteur avec 'The
Innocents Abroad' (Naïfs à l'étranger)
où il attaque avec humour les préjugés et
comportements des Américains comme des Européens . En
1870, il épouse Olivia Langdon. Entre 1876 et 1884,il publie
plusieurs textes remarqués dont le célèbre
'Tom Sawyer' qui fut cependant regardé comme une &oelig;uvre
pour adolescents alors que lui la destinait à un public
adulte. Ce n'est que 'Huckleberry Finn' (1884), où
l'on décèle des réminiscences de Tom
Sawyer, qui sera considéré comme fiction pour
adultes. Texte qui lui valut d'être mis sur le
même plan que Stevenson et Dickens. Ce récit met en
présence un jeune garçon fugueur et un esclave Noir
fugitif. Prémices d'une prise de position qu'il
affirmera plus tard dans 'The Man That Corrupted Hadleyburg'
(1900): "Je n'ai pas de préjugés de race_la
seule chose qui m'importe est de savoir qu'un homme est
un être humain_ c'est suffisant pour moi, de ce fait,
il ne peut pas être pire qu'un autre." La fin de sa vie
sera moins heureuse, en 1990 il est quasiment ruiné par de
mauvais investissements et la chute de sa propre maison
d'édition.Pour essayer de se sauver de cette
banqueroute, il entreprend un cycle de conférences et de
cours en Nouvelle-Zélande, Australie, Inde et Afrique du
Sud. Durant ce périple, il apprend la mort de l'une de
ses filles. Le décès de sa femme quelques
années plus tard finira d'obscurcir sa vie. Son
écriture s'en ressent et ses dernières
&oelig;uvres sont plus critiques (dénonciation de la
malhonnêteté, du pouvoir de l'argent, de
l'impérialisme américain). Il passe la
dernière année de sa vie à dicter son
autobiographie à sa secrétaire A.B. Paine. Elle sera
publiée à titre posthume dans plusieurs versions
différentes. Quelques décennies plus tard Ernest
Hemingway dira de lui : "Toute la littérature moderne
américaine est née d'un livre de Mark Twain :
Huckleberry Finn."</em></strong></div>
<div> </div>
<div>
<div class="reference_titre">
<div class="tflash">
<h1 style="text-align: center;"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Personnages</span></em></h1>
<p style="text-align: center;"> </p>
</div>
</div>
</div>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="text-decoration: underline;">Tom
Sawyer</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<div><em><strong>Ce
jeune garçon est un cancre charismatique. Toujours nul
à l'école, c'est pourtant lui qui est au
centre d'un groupe d'amis, et le plus populaire de
l'école. Souvent inconscient, toujours en train de
s'amuser dans les bois notamment avec son meilleur ami
Hucklebery Finn, il est une allégorie de la jeunesse
très différente de celle plutôt BCBG que donne
Louisa May Alcott dans "Little Women" (Les 4 filles du Dr March).
Il a pour habitude de se faire aider pour les devoirs
d'école par ses camarades de classe. Ceci en échange
de menus services qu'il exécute en dehors de
l'école. Il n'en fait qu'à sa
tête en permanence, quels que soient les ordres et directives
qu'il reçoit. C'est lui le narrateur de
l'histoire et on sent l'influence de son regard dans la
manière dont les événements sont
racontés...</strong></em></div>
<div class="reference_titre">
<div class="tflash">
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><span style=
"text-decoration: underline;">Huckleberry
Finn</span></em></strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
</div>
<div class="tflash">
<div class="reference_cont_fond">
<div id="texte">
<p style="text-align: left;"><em><strong>Le vagabond, comme tout le monde
l'appelle, est en réalité un petit
garçon qui a appris à se débrouiller seul dans
la vie suite aux déficiences de ses parents: la mort de sa
mère et l'état alcoolique de son père
qui a fini anéanti après la mort de sa femme.
C'est l'un des deux personnages qui symbolisent le
mieux l'enfance et c'est pour cette raison que ses
propres aventures sont spécialement narrées par Mark
Twain dans un livre séparé portant son nom.
Habillé toujours dans les mêmes habits en loque,
notamment un charmant petit chapeau troué en haut, il vit
dans une petite cabane en haut d'un arbre et vit de
manière très naturelle en attrapant tout ce qu'il
peut dans la nature. Cependant, il ne supporte pas que sa
liberté soit menacée et s'enfuit dès
qu'elle l'est. C'est de très loin le meilleur ami de
Tom qui fut le premier à jouer avec lui et grâce
à qui Tom obtient la considération des autres
enfants. Bien que ce soit essentiellement Tom qui narre
l'histoire, Huck pourrait tout aussi bien en être le
héros.</strong></em></p>
</div>
<div>
<div id="conteneur">
<p> </p>
<div id="reference">
<div class="reference_titre">
<div class="tflash">
<h1 style="text-align: center;"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Rebecca Thatcher
(Becky)</span></em></h1>
<h1 style="text-align: center;"></h1>
</div>
</div>
<div class="reference_cont_fond">
<div id="texte">
<p style="text-align: left;"><em><strong>Cette jeune fille arrive à
St Petersburg au début de la série quand son
père Edouard emménage pour faire office de juge dans
la communauté. Très soignée et coiffée
avec deux petites nattes rousses, elle représente elle aussi
une certaine insouciance de l'enfance telle qu'on peut
la vivre dans une famille aisée, sans jamais avoir le
moindre souci matériel. Elle est très rapidement
séduite par Tom comme il l'est par elle, et
malgré son caractère très féminin, elle
n'hésitera pas à se jeter tête
baissée derrière lui dans plusieurs de ses
aventures.</strong></em></p>
</div>
</div>
<div class="reference_cont_fond">
<div id="texte">
<p> </p>
<p style="text-align: center;"> <em><strong><span style="text-decoration: underline;">Tante
Polly</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p><em><strong>Une dame
d'une cinquantaine d'années au grand c&oelig;ur
qui a décidé de prendre à sa charge les deux
enfants de sa s&oelig;ur décédée. Elle sera
donc une mère pour Tom et Syd. Elle est très stricte
dans son attitude et dans l'éducation qu'elle
donne aux enfants. Malgré les énormes
difficultés que pose Tom, celui-ci dissimule un c&oelig;ur
en or et elle exprime un grand amour pour ces enfants qu'elle
considère comme les siens.</strong></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="text-decoration: underline;">Sid
Sawyer</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Le jeune frère de Tom a une
personnalité qui lui est totalement opposée. Son
caractère studieux est matérialisé par sa
paire de lunettes qu'il porte en permanence (sans lesquelles
il est totalement myope), ses cheveux courts, ses habits propres et
sobres et le fait qu'il passe son temps à lire. Bien
qu'il soit un peu cafteur et pleurnichard comme beaucoup
d'enfants de son âge, il fait preuve d'une grande
bonne volonté et rappelle souvent à son frère
ce qu'il doit faire quand celui-ci oublie. Il est
également fasciné par son aîné et toutes
les histoires inventées que celui-ci raconte notamment sur
son trésor, un ramassis d'objets insolites à
chacun desquels est associée une histoire
délirante.</strong></em></p>
<p>
                                                                    </p>
<p style="text-align: center;">   <em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Mary</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p><em><strong>La fille
de Tante Polly, elle est peut-être le personnage le plus
parfait de toute la série. Elle est d'une gentillesse
à toute épreuve, toujours souriante et
compréhensive, toujours en train d'aider sa Tante.
Elle apparaît seulement au troisième épisode de
retour d'un voyage d'un mois à St Louis. La
vocation d'infirmière qu'elle se découvre
pendant la série est bien la preuve de son
dévouement.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;">    <em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Jim</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p><em><strong>L'esclave noir de la famille, une grande
attention est portée à la manière dont il est
traité pour des raisons de correction vis à vis des
enfants dans la série télévisée. Il
apparaît donc en permanence comme un grand frère
serviable, toujours à disposition et souriant, proposant son
aide à la famille. Il faut savoir lire entre les lignes de
l'attitude stricte de tante Polly envers lui pour avoir un
semblant d'idée de son statut d'esclave. Sinon,
il s'occupe de toutes les tâches du foyer qui
nécessitent l'intervention d'un homme. A noter
que Tom semble le traiter comme un homme et il
n'hésitera pas à braver des interdits pour lui
rendre service quand celui-ci en aura vraiment
besoin.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Arthur
O'Connor</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p><em><strong>C'est un
pilote de ballon dirigeable qui fait des recherches pour la
défense Américaine. Il est invité chez Tante
Polly par Mary qui tombe petit à petit amoureuse de lui, et
réciproquement.</strong></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;">  <em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Ben
Rogers</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Dans
toute classe d'école romancée, il y a le jeune
garçon un peu enveloppé, bien pataud et
généralement assez gâté par ses parents.
Dans l'univers de Tom Sawyer, il s'agit de Ben Rogers,
le bon ami de Tom du fait qu'il s'est de lui même
placé dans son sillage protecteur. Bien sûr, il manque
de courage pour faire ce qui est interdit, et c'est souvent
Tom qui lui en procure pour arriver à ses fins. Il est un
peu vantard et aimerait plus que tout susciter la même
admiration que Tom auprès des autres élèves de
la classe.</em></strong></p>
<p>  </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><span style=
"text-decoration: underline;"><em><strong> Jeff
Thatcher</strong></em></span></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p><em><strong>Un
cousin de Becky qui joue le rôle du grand cafteur de
l'école, toujours à dénoncer Tom
dès que celui-ci fait une bêtise et qui de plus,
n'hésite pas à avoir recours à des
moyens déloyaux pour discréditer
Tom.</strong></em></p>
<p>   </p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="text-decoration: underline;">Joe
Harper</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Joe
Harper est un des meilleurs amis de Tom. Sa coupe de cheveux va
changer au cours de la série.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><span style=
"text-decoration: underline;"><em><strong>Emily</strong></em></span></p>
<p><em><strong>La jeune
fille auprès de laquelle Tom Sawyer fait le joli c&oelig;ur
avant l'arrivée de Becky, elle le considère
comme un très bon ami et partage régulièrement
son déjeuner avec lui. Il la considère comme sa
fiancée pendant un temps, mais le personnage est très
effacé dans la version
animée.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Lisette</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Une
très jeune fille qui a été vendue par son
père à une troupe de comédiens. Ceux-ci
exploite sa jeunesse mais ils la traitent tout à fait
correctement. Lorsque la troupe vient faire une
représentation dans la ville, elle se lie
d'amitié avec tous les enfants et notamment Huck qui
éprouve une certaine admiration. Syd également, tombe
amoureux d'elle.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Mr
Dobbins</strong></em></span></p>
<p><em><strong>L'Instituteur de la classe de Tom dans la
petite ville de St Petersburg, il a un air studieux et
sévère, bien que lui non plus ne soit pas
présenté de manière fondamentalement mesquine
malgré les coups de bâton répétés
qu'il assène à Tom à chaque fois que celui-ci
fait une bêtise... ce qui n'a pas l'air de
l'affecter beaucoup outre le fait qu'il ne les
apprécie évidemment pas. Il espère obtenir son
diplôme de médecine en le préparant seul et
c'est pourquoi il laisse souvent quartier libre aux enfants
pour travailler pendant qu'il prépare son examen. Il
porte une perruque et quand Tom l'apprend, il utilise ce fait
pour se venger du châtiment trop cruel qu'il a
infligé à toute la classe.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Joe
l'indien</strong></em></span></p>
<p><em><strong>Un
géant impressionnant qui passe pour le voyou du village, il
fait une peur bleue aux enfants. Il est d'ailleurs mis en
scène de manière impressionnante à chaque fois
qu'il apparaît. En plus de cela, Joe est toujours
à l'affût de richesses et n'hésite
pas à se lancer dans plusieurs mauvais coup. Il
emblématise la figure du mauvais de l'histoire et il
apparaît dans de très nombreux épisodes de la
série.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Le
docteur</strong></em></span></p>
<p><em><strong>Il est
le médecin de famille.Véritable ivrogne,il perdra
presque tous ses clients après l'arrivée d'un jeune
médecin,le docteur Robinson.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="text-decoration: underline;">Muff
Potter</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Un vieil
ivrogne de la ville qui n'a pas vraiment un fond
méchant mais n'hésite pas à
traîner avec quiconque lui offrira un peu d'argent
où à boire, et notamment Joe l'Indien. Il
incarne l'image du brave gars, dépassé par la
société dans laquelle il
vit.</strong></em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Cezar</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Le chien
de Becky a une fonction assez prévisible
d'élément comique, au sens où il
n'arrête pas de poursuivre Tom en aboyant chaque fois
qu'il le voit, ce qui introduit un obstacle
supplémentaire aux rencontres de Tom et de la jeune fille
qu'il aime tant.</strong></em></p>
<p> </p>
<p>
                                         
(Source : planetetomsawyer.free.fr)</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></description>			<link>http://zimut.blog.toutlecine.com/2341/Tom-Sawyer/</link>			<comments>http://zimut.blog.toutlecine.com/-Tom-Sawyer--04042008-095352-lp-2341.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://zimut.blog.toutlecine.com/2341/Tom-Sawyer/</guid>			<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 09:53:52 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[-Old Boy-]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong><em>Old Boy est un film
réalisé par</em></strong> <em><strong>Park
Chan-wook</strong></em><em><strong>, sorti en 2003.</strong></em></p>
<h2 class="B28 txtRg10 txtArialBlack txtCond150"><em><em><span class=
"mw-headline"><span style=
"text-decoration: underline;">Synopsis</span></span></em></em></h2>
<h3><em>« Ris, tout le monde rira avec toi. Pleure, tu
seras le seul à pleurer »</em></h3>
<h3><em>Alors qu'il
s'apprêtait à fêter l'anniversaire de sa fille,
Oh Dae-su est arrêté par la police pour ivresse sur la
voie publique. Arrivé plus tard, son ami d'enfance Joo-hwan
persuade les policiers de le laisser repartir. Mais sur le chemin
du retour Oh Dae-su est enlevé. Il est ensuite
séquestré, sans savoir par qui ou pourquoi, avec pour
seul lien avec l'extérieur une télévision.
Relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication,
Oh Dae-su est contacté par le commanditaire de son
enlèvement. Celui-ci lui propose alors de découvrir
les raisons de son incarcération, lui laissant pour seul
indice ce proverbe : « le caillou et le rocher
coulent dans l'eau de la même façon. »
Abandonné à lui-même, il a 5 jours pour
découvrir la vérité.</em></h3>
<h2 class="B28 txtRg10 txtArialBlack txtCond150"><em><span class="mw-headline"><span style=
"text-decoration: underline;">Commentaires</span></span></em></h2>
<h3><em>Il faut le
savoir, c'est un film dur, qui n'hésite pas devant certaines
scènes relevant du sadisme et où la perversion se
montre présente autant au niveau du scénario que sur
un plan visuel. En dépit de ce climat très lourd, la
violence est omniprésente, certes mais jamais gratuite,
racoleuse ou hyper esthétisante.</em></h3>
<h3><em>Habilement,
Park Chan-wook coupe juste avant les visions les plus
traumatisantes ("Les gens tremblent car ils imaginent. N'imaginez
pas et vous serez plein de courage" dit un "vilain" à Dae-su
alors que celui-ci se retrouve dans une situation
critique).</em></h3>
<h3><em>Mais ramener
Old Boy à ces quelques scènes serait très
limitatif. Le film repose en effet avant tout sur un
scénario réellement intéressant, touchant
à quelques tabous et qu'une mise en scène largement
inventive et spectaculaire sans être démonstrative
illustre fort bien, multipliant les différents angles de
prises de vue, alternant gros plans et profondeur de champ quand ce
n'est pas en les associant ou par quelques judicieuses
incrustes.</em></h3>
<h3><em>L'extrême
sentiment d'absurde qui hante l'entame du film, symbolisé
entre autres par cette vision trompe l'&oelig;il d'une
fenêtre donnant sur un paysage campagnard orné d'un
moulin permettra par la suite, même en mode mineur, de
maintenir un suspense véritable débouchant sur
quelques rebondissements assez surprenants. Le film est
entièrement vu du point de vue de Dae-su, le spectateur
progresse avec lui, ce qui signifie aussi qu'il reste dans le
brouillard à la recherche d'explications pendant la plus
grande partie du film. Comme lui, il s'interroge par exemple sur la
véritable personnalité de la jeune Mido, sortie de
nulle part et décidée à devenir son
alliée.</em></h3>
<h3><em>Old Boy
est le deuxième volet d'une trilogie consacrée au
thème de la vengeance. Mais ici la vengeance se double d'une
enquête, le "Pourquoi ?" restant indissolublement
lié à la démarche vengeresse de Dae-su. Double
quête donc. Le volet "recherche de compréhension"
semble toujours prêt à tantôt freiner,
tantôt accélérer celui de la pure
vengeance.</em></h3>
<h3><em>À ces
deux thèmes s'ajoutent ceux de la solitude et de la
monstruosité engendrée par le désir de
vengeance et la violence que celle-ci génère
forcément, enfermant celui qui en est l'esclave dans un
étau dont il ne peut s'extraire ("Chercher à me
venger est devenu une partie de moi-même" confie Dae-su
à Mido). Sans oublier d'autres points importants tels que
l'égoïsme, la rumeur et ses conséquences, les
pulsions sexuelles. Le scénario s'avère donc riche et
subtil, préservant sans problème les
révélations finales.</em></h3>
<h3><em>Si les trois
principaux personnages paraissent manquer un peu de profondeur
psychologique, la découverte de leurs actions passées
et l'exposition de leurs comportements présents permettent
au spectateur de construire lui-même le portrait mental des
protagonistes. Les nombreuses zones d'ombre qui demeurent ont plus
pour effet de renforcer l'impact du film par les questions qu'elles
soulèvent, que le contraire. Park n'a pas choisi de tenir la
main du spectateur tout au long de son film et on lui en sera
redevable.</em></h3>
<h3><em>La mise en
scène pour spectaculaire qu'elle soit parfois, n'existe pas
juste pour elle-même mais reste au service de l'histoire. Si
toutes les scènes dans la chambre/cellule sont très
réussies, la qualité de la réalisation ne
faiblit pas par la suite et le film contient au moins un
plan-séquence que certains n'ont déjà pas
hésité à présenter comme
d'anthologie : un combat certes hautement improbable à
1 contre 20 dans un étroit et long couloir verdâtre,
filmé en travelling latéral très efficace et
où, une fois encore, l'humour existe, notamment dans sa
conclusion. Cet humour, il arrive souvent là où on ne
l'attend pas et le spectateur se souviendra de cette question
posée deux fois par Dae-su à lui-même, dans
deux contextes très différents : "Est-ce qu'un
entraînement imaginaire de 15 ans est efficace ?" Les
réponses ne sont pas forcément les mêmes
à chaque fois et le rire du public débouche de
scènes que l'on aurait vues ailleurs
esthétisées à fond et durant trois fois plus
longtemps.</em></h3>
<h3><em>Le film
bénéficie de très belles partitions musicales
de</em> <em>Jo Yeong-wook</em><em>, souvent d'inspiration
classique mais qui savent alterner avec des rythmes plus modernes,
toujours en parfaite harmonie avec les lents et
élégants mouvements de caméra, notamment de
grue (beaucoup de plans filmés en plongée) ou, au
contraire, accompagnant une action dont le rythme s'emballe. La
musique ne fait pas que suivre le propos, elle vient parfois se
placer en parfait contre-point, soulignant par exemple
l'absurdité d'une situation.</em></h3>
<h2 class="B28 txtRg10 txtArialBlack txtCond150"><em><span class="mw-headline"><span style=
"text-decoration: underline;">Distribution</span></span> </em></h2>
<h2 class="B28 txtRg10 txtArialBlack txtCond150">
          <em>Choi Min-sik</em><em> : Oh
Dae-soo</em></h2>
<h2 class="B28 txtRg10 txtArialBlack txtCond150">
<em>     </em>    
<em>Yoo
Ji-tae</em><em> : Lee Woo-jin</em></h2>
<p>
<em>      <strong>        </strong></em>
<em><strong>Kang
Hye-jeong</strong></em><em><strong> : Mi-do</strong></em></p>
<p>
<em><strong>        </strong></em>      
<em><strong>Kim Byeong-ok</strong></em><em><strong> : Mr
Han</strong></em></p>
<p>
<em><strong>        </strong></em>      
<em><strong>Ji Dae-han</strong></em><em><strong> : No
Joo-hwan</strong></em></p>
<p>
<em><strong>        </strong></em>      
<em><strong>Oh Dal-su</strong></em><em><strong> : Park
Cheol-woong</strong></em></p>
<p>
<em><strong>        </strong></em>      
<em><strong>Lee
Seung-shin</strong></em><em><strong> : Yoo Hyung-ja</strong></em></p>
<p>
<em><strong>        </strong></em>      
<em><strong>Yun Jin-seo</strong></em><em><strong> : Lee
Soo-ah</strong></em></p>
<p>
<em><strong>        </strong></em>      
<em><strong>Oh Kwang-rok</strong></em><em><strong> : l'homme qui se
suicide</strong></em></p>
<p> </p>
<h2><em><span class="mw-headline"><span style=
"text-decoration: underline;">Autour du
film</span></span></em></h2>
<h2><em>Oldboy
est au départ un</em> <em>manga</em><em>de</em> <em>Minegishi
Nobuaki</em><em>et</em> <em>Tsuchiya Garon</em><em>en huit volumes, sorti en
1997. Le producteur Kim Dong-joo en a racheté les droits
d'adaptation pour moins de 11 000 euros.</em></h2>
<ul>
<li><em><strong>Oldboy est le deuxième opus
d'un</strong></em> <em><strong>triptyque</strong></em><em><strong>sur le thème de
la</strong></em> <em><strong>vengeance</strong></em><em><strong>, initié en
2002 avec</strong></em> <em><strong>Sympathy
for Mr. Vengeance</strong></em><em><strong>et
clôturé en 2005 avec</strong></em> <em><strong>Lady
Vengeance</strong></em><em><strong>.</strong></em></li>
<li><em><strong>Quatre</strong></em> <em><strong>poulpes</strong></em><em><strong>vivants ont
été mangés par Choi Min-sik pour la
scène du bar à</strong></em> <em><strong>sushi</strong></em><em><strong>, une scène qui
a provoqué une certaine polémique à
l'étranger. Manger du poulpe vivant est banal en
Corée, mais il est quand même habituellement d'abord
découpé en tranches. Quand le film a remporté
le Grand Prix à Cannes, le cinéaste a tenu à
remercier les poulpes en plus de
l'équipe.</strong></em></li>
<li><em><strong>La
dernière scène, qui se déroule dans un lieu
enneigé, a été tournée
en</strong></em> <em><strong>Nouvelle-Zélande</strong></em><em><strong>.</strong></em></li>
<li><em><strong>L'homme
au chien qui se suicide au tout début du film est
interprété par Oh Kwang-rok, qui jouait
déjà un personnage d'</strong></em><em><strong>anarchiste</strong></em><em><strong>tout à la fin
de</strong></em> <em><strong>Sympathy for Mr.
Vengeance</strong></em><em><strong>. Il fait aussi partie
d'une des familles des victimes dans</strong></em> <em><strong>Lady
Vengeance</strong></em><em><strong>.</strong></em></li>
<li><em><strong>Un</strong></em> <em><strong>remake</strong></em><em><strong>américain
devait être réalisé par</strong></em>
<em><strong>Justin Lin</strong></em><em><strong>en 2006, mais le
projet a en fin de compte été
annulé.</strong></em></li>
<li><em><strong>Un
remake</strong></em> <em><strong>indien</strong></em><em><strong>appelé</strong></em> <em><strong>Zinda</strong></em><em><strong>sortit
en 2005, réalisé par</strong></em> <em><strong>Sanjay
Gupta</strong></em><em><strong>, mais il ne s'agit pas d'un remake officiel et ni
Park Chan-wook ou Tsuchiya Garon ne sont
crédités.</strong></em></li>
<li><em><strong>Avant
la</strong></em> <em><strong>fusillade de l'Université
Virginia Tech</strong></em><em><strong>,</strong></em>
<em><strong>Cho Seung-Hui</strong></em><em><strong>a envoyé
à la</strong></em> <em><strong>NBC</strong></em><em><strong>une photo de lui
tenant en ses mains un marteau, comme Oh-Daesu sur l'affiche du
film; un rapprochement fait par la
presse.</strong></em></li>
</ul>
<p> </p>
<h2><em><span class="mw-headline"><span style=
"text-decoration: underline;">Distinctions</span></span></em></h2>
<h2><em>       </em></h2>
<ul>
<li><em><strong>Prix du meilleur film
étranger lors des</strong> <strong>British
Independent Film Awards</strong><strong>en
2004.</strong></em></li>
<li><strong><em>Sélection officielle et</em></strong> <strong><em>Grand
prix</em></strong><strong><em>lors du</em></strong>
<strong><em>festival de Cannes
2004</em></strong><strong><em>.</em></strong></li>
<li><strong><em>Audience Award lors du</em></strong> <strong><em>Festival du film de
Stockholm</em></strong><strong><em>en 2004.</em></strong></li>
<li><strong><em>Prix du
meilleur film, lors du</em></strong> <strong><em>Festival international du film de
Catalogne</em></strong><strong><em>en 2004.</em></strong></li>
<li><strong><em>Prix du
meilleur acteur (Choi Min-sik), meilleur réalisateur,
meilleur montage (Kim Sang-beom), meilleur éclairage et
meilleure musique, lors des</em></strong> <strong><em>Grand
Bell Awards</em></strong><strong><em>en 2004.</em></strong></li>
<li><strong><em>Prix du
meilleur film asiatique lors des</em></strong> <strong><em>Hong
Kong Film Awards</em></strong><strong><em>en 2005.</em></strong></li>
</ul>
<p>
<em>                                                                 
(Source : Wikipédia)</em></p>
<h3 class="B28 txtRg10 txtArialBlack txtCond150"><em><span style=
"text-decoration: underline;">L'ange
exterminateur</span></em></h3>
<h2 class="B18 txtC20 txtCond100"><em><span style=
"text-decoration: underline;">PORTRAIT DE PARK
CHAN-WOOK</span></em></h2>
<p class="B14 txtC30 txtJustify">
<em><strong>Révélé au grand public par
&lsquo;Old Boy', Grand Prix du Jury l'année
où Tarantino présidait Cannes, Park Chan-wook est un
réalisateur polymorphe dont le style déroute.
Toujours là où on l'attend le moins,
après s'être fait un nom dans le cinéma
noir, il s'essaie maintenant à la comédie
décalée avec &lsquo;Je suis un cyborg'.
L'occasion de revenir sur l'un des cinéastes
majeurs de la nouvelle vague
sud-coréenne.</strong></em></p>
<p><em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">La rage des
désespérés</span></strong></em></p>
<p><em><strong>
</strong></em>
<em><strong>Affectionnant les personnalités multiples et
habité d'un goût certain pour le
bizarre,</strong></em><em><strong>Park
Chan-wook</strong></em><em><strong>dote tous ses films de
configurations extrêmes où il montre la
réversibilité des êtres et du monde. Il filme
les inadaptés, qu'ils soient fous, détenus,
handicapés ou chômeurs.
Seul</strong></em><em><strong>&lsquo;Joint Security
Area'</strong></em><em><strong>semble déroger
à la règle. Réalisé sur commande en
2001, c'est ce film qui lui a permis d'avoir les fonds
nécessaires pour sa trilogie de la vengeance, projet
qu'il mijotait depuis un moment sans trouver de financement.
Mais à y regarder de plus près, &lsquo;JSA'
soulève la même question de la perception : pourquoi
devrais-je haïr cet homme ? Parce qu'on me dit de le
faire, parce qu'il est mon bourreau ? Mais qui est alors la
victime ? Ici, le biais est politique, puisqu'il s'agit
d'un Nord-Coréen qui se lie d'amitié avec
l'ennemi, qu'il voit chaque soir en secret dans la zone
de sécurité qui divise le pays en
deux.</strong></em></p>




<p style="text-align: center;"> </p>




<p></p>
<p><em><strong>Cette
question trouve un écho, social cette fois,
dans</strong></em> <em><strong>&lsquo;Sympathy for Mister
Vengeance'</strong></em><em><strong>, où le
magnifique</strong></em> <em><strong>Song
Kang-ho</strong></em><em><strong>, qui campe un père déchiré
par le meurtre de sa fille, demande à l'assassin la
permission de le tuer. Le jeune homme, sourd et pauvre, a
kidnappé la fille de ce riche homme d'affaires pour
payer la greffe de reins de sa soeur, mourante. Bien sûr,
tout le monde sera perdant. Dans ce contexte d'une noirceur
extrême, chaque intention, même si elle n'est pas
louable, est du moins intelligible. Il pose donc la question
universelle de la justification de la violence, socialement
inacceptable, individuellement plus compréhensible. Et
c'est là que Park Chan-wook dérange le plus.
Non, il ne fait pas une apologie de la violence, ni ne tente de la
justifier. Il met juste les hommes en face d'une
réalité surréaliste, qui prend corps jusque
dans le formalisme de ses plans. Car dans des situations
extrêmes, la loi du talion semble inéluctable.


<span style=
"text-decoration: underline;">Poétique de la
sauvagerie</span></strong></em></p>
<p> </p>
<p></p>



 



<p><em><strong>Si le
réalisateur coréen met en scène une
crudité et des mutilations souvent difficiles, la violence
n'est jamais gratuite. Elle est tempérée par un
humour noir né du mélange des genres auquel se livre
Park Chan-wook, dont les films sont toujours hybrides.
&lsquo;Sympathy for Mister Vengeance' débute comme un
drame social et glisse doucement vers le film
noir.</strong></em> <em><strong>&lsquo;Old
Boy'</strong></em><em><strong>assume son
côté trash et crée une surenchère dans
l'horreur psychologique quand on croyait avoir
dépassé le seuil de tolérance. Quand Oh
Dae-soo croit se libérer par la vengeance, il
s'aliène d'autant plus car il finit par
ressembler à ce bourreau
détesté.</strong></em> <em><strong>&lsquo;Lady
Vengeance'</strong></em><em><strong>, qui clôt le
triptyque avec un protagoniste féminin, nous montre une
rédemption impossible, car personne ne sort indemne de la
cruauté. Park Chan-wook affectionne les paroxysmes lyriques
et l'exagération. Mais même dans les
scènes les plus dures, des incursions comiques surgissent un
peu partout, comme des fleurs dans un champ de mines. Bien
sûr, ces drôleries ne le sont jamais tout à
fait, et l'on rit jaune. Complexes au niveau
scénaristique aussi bien qu'esthétique, ses
films ne sont jamais manichéens ; les genres
s'interpénètrent, la forme mimant le fond,
montrant que rien n'est unilatéral. Si cela est
particulièrement visible dans sa trilogie de la vengeance,
c'est que le parti pris scénaristique est plus
explicite et radical. Car, bien que divers dans leur
tonalité, chaque film du cinéaste réinvente le
film de genre, souvent porté par une sorte de fantaisie
atroce qui suggère le second degré, et lui permet de
tout montrer. Cet humour omniprésent permet de montrer le
désespoir et la folie humaine sous ses angles les plus
bouffons et les plus pathétiques. A l'image de ce
personnage grotesque dans &lsquo;Sympathy for Mister
Vengeance', employé viré qui se fait un
pseudo-seppuku (1) devant son patron. Ce que nous dit Park,
c'est que le désespoir est risible, et que de toute
façon, mieux vaut en rire ; la pilule passe mieux.


<span style="text-decoration: underline;">Fantaisies
sanglantes</span></strong></em></p>




<p><em><strong> </strong></em></p>




<p> </p>
<p> </p>
<p><em><strong>Sa
manière originale de mélanger des genres qui
s'excluent a priori - comme les insertions
d'éléments comiques dans des scènes
d'une violence extrême - lui permet de créer une
distanciation esthétique froide qui dénonce
l'artifice et temporise la brutalité. Son
esthétique se charge de poésie pour auréoler
de beauté la monstruosité même,
dévoilant l'ambivalence des êtres. A
l'image de la belle Geum-ja, ange ensanglanté de
&lsquo;Lady Vengeance' qui veut rester pure comme la neige
mais finira entachée. A mesure que les âmes
s'assombrissent, la couleur disparaît de la pellicule,
pour ne laisser qu'un amer rictus teinté de noir et de
blanc. Car l'homme croit se libérer de sa souffrance
en martyrisant le coupable, mais ne fait que précipiter sa
chute. En magnifiant ces destructions par des plans sublimes, Park
Chan-wook nous fait éprouver de l'empathie envers les
bourreaux aussi bien qu'envers les victimes. Son credo
pourrait être ce poème de Baudelaire : &ldquo;Je suis
la plaie et le couteau, Je suis le soufflet et la joue, (...) et la
victime, et le bourreau !&rdquo; (2) Ces personnages sont
d'ailleurs interchangeables, chacun traumatisant
l'autre en son heure dans des plans stylisés où
les images expriment le ressenti des personnages. Il reprend
d'ailleurs les mêmes acteurs d'un film à
l'autre, ce qui accroît cette impression de vases
communicants. C'est sans doute pour cela que ses images sont
souvent muettes, tant elles se suffisent à
elles-mêmes. Car les silences sont d'autant plus
éloquents que la contemplation mime les
déterminations sourdes.


<span style=
"text-decoration: underline;">Entracte</span></strong></em></p>
<p> </p>
<p></p>



 



<p><em><strong>C'est pourquoi l'étonnant - le
détonant -</strong></em> <em><strong>&lsquo;Je suis un
cyborg'</strong></em><em><strong>semble arriver comme un
cheveu sur la soupe dans une oeuvre assez noire. Le
réalisateur sort ainsi de ses propres sentiers, en traitant
ses thématiques récurrentes par un biais nouveau : la
comédie. Histoire d'amour fou traitée sur le
mode de la fable poético-délirante, &lsquo;Je suis un
cyborg' est aussi décalé que ses autres films,
et l'on retrouve des êtres obsessionnels aux
accès de violence incontrôlable. Mais la dimension
onirique, si légère, détourne la
gravité du cadre de l'hôpital psychiatrique,
pris à revers. Comme l'esthétique parkienne
n'est jamais monolithique, il dote sa comédie de
scènes fulgurantes qui rappellent le combat final au bazooka
et boule de feu du premier &lsquo;Dead or Alive'
de</strong></em> <em><strong>Takashi
Miike</strong></em><em><strong>. Ainsi, &lsquo;Je suis un
cyborg', offre une folie douce au réalisateur, une
parenthèse de légèreté avant son
prochain film noir &lsquo;Evil Live'. Car
l'unité de la filmographie de Park Chan-wook est dans
cette démonstration magistrale de la fragilité
humaine, qu'il expose par un déchaînement de
violence (&lsquo;Lady Vengeance', &lsquo;Old Boy') ou
par une folie fantaisiste (&lsquo;Je suis un cyborg').
Révélant que dans des situations insoutenables,
chaque homme est un assassin en puissance, et que les plus fous ne
sont jamais ceux que l'on croit.

Par l'originalité
de son esthétique qui mêle violence, poésie
onirique et humanité, Park Chan-wook choque autant
qu'il fascine. Le glauque, l'immoral et le beau qui
imprègnent son oeuvre en font un cinéaste virtuose et
l'un des chefs de file du cinéma coréen actuel,
avec son confrère</strong></em>
<em><strong>Bong
Joon-ho</strong></em><em><strong>(</strong></em><em><strong>&lsquo;Memories of
Murder'</strong></em><em><strong>,</strong></em>
<em><strong>&lsquo;The
Host'</strong></em><em><strong>) ou
encore</strong></em> <em><strong>Kim
Jee-woon</strong></em><em><strong>(</strong></em><em><strong>&lsquo;2
soeurs'</strong></em><em><strong>,</strong></em>
<em><strong>&lsquo;A Bittersweet
Life'</strong></em><em><strong>). Gageons que le renouveau du
cinéma de genre viendra du Pays du matin calme.
</strong></em><em><span class="N10 txtC40">(1)
Suicide rituel japonais, connu en Occident sous le terme impropre
de Hara Kiri.
(2) Baudelaire, L'Héautontimorouménos,
&lsquo;Les Fleurs du
Mal'.</span></em></p>
<p><em></em></p>
<p class="N11 txtC40 txtRight"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Sophie de La Serre pour Evene.fr -
Décembre 2007</span></em></p>
]]></description>			<link>http://zimut.blog.toutlecine.com/2338/Old-Boy/</link>			<comments>http://zimut.blog.toutlecine.com/-Old-Boy--03042008-171302-lp-2338.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://zimut.blog.toutlecine.com/2338/Old-Boy/</guid>			<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 17:13:02 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>