<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] ygrael : <![CDATA[Dans l'Enfer du Genre]]></title>		<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Dans l'Enfer du Genre]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 14:44:20 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Le Cuirassé Potemkine]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p><em>Honnêtement je n'avais pas prévu de parler du
Cuirassé Potemkine. L'idée de parler d'un film aussi
célèbre, reconnu comme un sommet et dont le nom est
profondément gravé dans le conscient
cinéphilique (qu'il est été vu ou non) ne me
serait même pas venu a l'esprit si, au hasard d'une
journée de boulot et de zapping radio, je n'était pas
tombé sur la "chronique" de l'édition Mk2 sortie il y
a peu dans l'émission animée par cette tête de
bite hystérique de Laurent R...... . Après ces
quelques minutes d'incompétence crasse et d'inculture
patenté "a ouais tout de même" me suis-je dis dans un
monologue intérieur dont la profondeur ne vous aura pas
échappé, hallucinant de constater une telle ignorance
et un tel mépris de la part de gens "censés"
être cultivés. C'est par réaction envers ces
quelques minutes de pure connerie que je me suis finalement
décidé d'écrire ce modeste article sur un film
que j'adore (vous m'excuserez de passer sur certaines choses mais
je n'ai hélas pas les connaissance pour écrire un
article "complet")</em>  <strong>Bronenosets Potyomkin</strong></p>
<p><em>De Serguei Eisenstein.
URSS/1925.</em></p>
<p> </p>
<p>                             
  <em>1905. Le mécontentement gronde sur le cuirassé
Potemkine. En plus de supporter une discipline de fer et un
inconfort de chaque instant, les marins découvrent que leurs
nourriture est avariée, infectée par des vers. Le
médecin du bord décide, sous l'&oelig;il
dédaigneux du commandant et devant les marins, que cette
viande est bonne a être consommé. Les marins refusant
de la manger, le commandant et ces officier décide de
fusiller quelques marins pour l'exemple. La mutinerie
éclate. L'équipage tue les officiers mais
Vakoulintchouk, le matelot ayant déclenché la
révolte est tué. Le Potemkine se dirige vers Odessa
pour y faire le plein de nourriture, de carburant et surtout pour y
célébrer les funérailles de Vakoulintchouk.
Son corps sans vie est déposé sous une modeste tente
devant laquelle va défiler, au fur et a mesure de la
journée, une bonne partie de la ville. Odessa et les
insurgés vont faire cause commune contre les tyrans qui
oppressent le peuple mais c'est a ce moment que les forces de
répréhensions arrivent et font un massacre dans la
population. En représailles les marins pilonnent le quartier
général et apprennent par la suite qu'une flotte de
bâtiments se dirigent vers eux et le Potemkine. Faisant face,
les mutins se précipite au devant du danger et appelle leurs
camarades a faire cause commune. Le Potemkine traversera la flotte
sans encombre et partira, libre.</em></p>
<p>Tout d'abord, débarrassez
vous des a priori liés aux films muets en
général et a l'&oelig;uvre d'Eisenstein en
particulier. Si la pléthore d'analyses mettant en avant le
rôle essentiel d'Eisenstein dans l'évolution du
langage cinématographique ont eu pour effet de mettre, a
raison, le cinéaste russe au panthéon des grands
génie du septième art, elles ont aussi permit
l'apparition d'un phénomène quelque peu pervers.
Celui d'ensevelir le tout sous une énorme chape de plomb
poussiéreuse généralement
désigné par le terme ronflant de "classique" et par
le statut d'&oelig;uvre intouchable, reléguant le Potemkine
au rang d'&oelig;uvre historique avec pour effet, aujourd'hui,
d'induire que "ben ça doit être vachement chiant a
voir ce truc" et faisant du film d'Eisenstein rien de plus qu'un
incontournable pour étudiant en ciné ou autre
universitaire, l'artefact d'une époque révolu, en
bref pas grand-chose. Et ben non, <strong>Le Cuirassé
Potemkine</strong> ce n'est pas chiant, ni vieillot ou ringard et
ça met juste a l'amende les 8/10eme de la production actuel.
C'est en février 1924 que sort <strong>La
Grève</strong>, le premier long métrage d'Eisenstein,
qui est aussitôt salué comme une avancé
signifiante du cinéma soviétique. Eisenstein est
contacté par le comité délégué
par le parti charger d'organisé les
célébrations du vingtième anniversaire de la
révolution de 1905 pour tourner une série de film sur
le sujet. Mais par faute de temps et d'argent le choix est
porté sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mutinerie_du_cuirass%C3%A9_Potemkine"> l'Odyssée des marins du Potemkine</a>, jugée comme
étant le fait le plus emblématique des
évènements. Le film sort en Janvier 1926 en URSS dans
une quasi indifférence alors que son avant première
au théâtre du Bolchoï en Décembre 1925 fut
un beau succès. Un débat a lieu afin de
déterminer si oui ou non le Potemkine doit être
montré a l'étranger (les autorités de
l'époque ne croyaient pas qu'un film de propagande puisse
rencontrer un quelconque intérêt a l'étranger
et l'origine juive d'Eisenstein n'arrangeât pas vraiment les
choses avec le directeur de la société charger de le
distribuer), mais avec l'aide de quelques personnes bien
placé le film est distribué hors d'URSS. En Allemagne
ou il connaît un énorme succès publique et
critique, mais également en France et en Angleterre ou son
interdiction de diffusion ne l'empêche d'être
montré pendant des projections privées ou il
rencontre l'enthousiasme. Ces retours dithyrambique vont semble
t'il provoquer un intérêt tardif de la critique russe
qui va enfin se pencher sur ce film. Le reste fait partit de
l'histoire.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p>Le film ayant 83 ans au compteur
il serait idiot de dire que <strong>Le Cuirassé
Potemkine</strong> n'as pas vieillit. Certains passages pourront
faire sourire pour leurs contenu lourdement signifiant : les
officiers sont des caricatures d'ordures suintantes de
mépris, le pope, affublé d'une tronche hirsute de
vieux félon tout droit sortie d'un Shaw Brother, qui tente
de convaincre les mutins de rentrer dans l'ordre apparaît
dans un plan qui semble tout droit sortie du
<strong>Nosferatu</strong> de Murnau ou tout simplement les
intertitres inutiles qui pollues la fluidité du
métrage en explicitant un propos évident. Mais
ça passe parce que l'intérêt du Potemkine, et
de toute l'&oelig;uvre d'Eisenstein, n'a jamais été
dans le talent d'illustrateur de propos révolutionnaires et
édifiants mais dans la puissance et le lyrisme que fait
passer sa vision enthousiaste de la technique et dans idéal
humaniste du jeune homme, dépassant le dogmatisme qui a
pourtant présidé a l'élaboration de quasiment
toute son &oelig;uvre. Ce n'est pas par hasard ou sympathie
politique que le Potemkine a cartonné a l'étranger
mais parce que l'histoire raconté est celle, éternel,
de la lutte des opprimés contre leurs oppresseurs, du bien
contre le mal, de l'homme contre le monstre. Et qu'elle soit
truffé de symboles politique n'a stictement aucune
importance sur la puissance de la resonnance que peut provoquer ce
type de récit dans n'importe quelle partie du monde.
<strong>Le Cuirassé Potemkine</strong> est, aujourd'hui,
toujours aussi scotchant grâce a la parfaite alchimie de ces
composants: la formidable rythmique du montage, la superbe photo
contrasté presque réaliste et pourtant
cinématographique (1), dans l'élaboration
obsessionnel de cadrages hallucinants, résultat d'un
découpage de l'espace vraiment renversant d'intelligence.
C'est au travers de la caméra et du montage que les enjeux
nous sont racontés et non par les intertitres ou le jeu des
acteurs, d'autant qu'aucun individu ne sort ici de la masse, pas de
héros classique mais deux regroupements de personnes (les
insurgés et les tsaristes) vu comme deux entités
idéologiquement distincts. On est dans le film de masse, une
des nombreuses théorie d'Eisenstein, dans lequel la masse
est le centre de l'histoire, son "héros". L'incarnation la
plus célèbre de cette théorie est bien sur la
célèbre scène de l'escalier
d'Odessa.</p>
<p>Cette fameuse scène est
tout d'abord précédé d'une autre qui lui
servira d'introduction. Une barge du Potemkine arrive a Odessa et
dépose sur les quais le cadavre de Vakoulintchouk. La
scène, une description quasi poétique de
l'activité d'un début de matinée dans le port,
dégage un parfum de quiétude, de tranquillité
qui persistera jusqu'au soulèvement de la populace. Le calme
avant la tempête. Conscient que la masse n'engendre pas
vraiment d'elle-même l'empathie, Eisenstein prend tout
d'abord soin, grâce a quelques visage immédiatement
sympathique et identifiable, de lui donner une personnalité.
Ces visages réapparaîtront ensuite aux moments
clés pendant lesquels les cosaques feront un massacre. Le
paroxysme de la tension dramatique provoqué par ce
procédé sera la descente du landau sur les marches de
l'escalier sous les tires des cosaques et les yeux terrifiés
des gens d'Odessa qui ont pris le parti des insurgés.
Même si aujourd'hui la violence de cette scène
paraîtra toute relative face aux nombreuses couches
superposées de cadavres et des douilles de <strong>La Horde
Sauvage</strong> ou des <strong>Portes du Paradis</strong> je
trouve qu'elle garde intact sa force brut, sa violence, sa tension
dramatique et son aspect pathétique (2). La suite montre la
réponse des marins qui vont anéantir le Q.G. des
forces tsaristes puis aller au devant de la flotte envoyé a
leur poursuite. <strong>Le Cuirassé Potemkine</strong> reste
aujourd'hui le film le plus célèbre de son auteur
mais, a mon humble avis, pas son meilleur. Ces films
ultérieur démontreront que son deuxième film
n'était pas un aboutissement mais un commencement, un
prélude a une série de grands films
(<strong>Octobre</strong>, <strong>Que Viva Mexico</strong>,
<strong>Alexandre Nevski</strong> et surtout le titanesque
<strong>Ivan le Terrible</strong>) souvent enfanté dans la
douleur et une révolution, celle d'un media: le
cinéma.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p><em>(1) photo d'Edward Tisse,
chef opérateur de génie et collaborateur d'Eisenstein
sur tout ces films. Il est presque autant responsable de la
splendeur visuel des films d'Eisenstein que le metteur en
scène russe.</em>  <em>(2) ce n'est pas pour rien que De Palma et Terry Gillian ont
rendu un hommage appuyé a cette scène dans Les
Incorruptibles et Brazil.</em> <span style="text-decoration: underline;">Liens
utiles:</span></p>
<p>Biographies d'Eisenstein
<a href="http://analysefilmique.free.fr/filmo/e/eisenstein">ici</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serguei_Eisenstein">ici</a></p>
<p>Et quelques analyses
intéressantes <a href="http://analysefilmique.free.fr/analyse/c/cuirasse.php">la</a>,
<a href="http://www.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2001-2-page-310.htm"> la</a> et <a href="http://cinema.chez-alice.fr/eisenstein.html">la</a>.</p>
<p>Et enfin le plus important vous
pouvez voir le film (en toute légalité) <a href="http://www.radio-rouge.org/index.php/2006/11/07/fullscreen.html">ici</a>.
La copie et la version sont un peu chanmé mais ça
donne une idée assez précise du film !</p>]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4735/Le-Cuirasse-Potemkine/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Le-Cuirasse-Potemkine-01092008-003618-lp-4735.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4735/Le-Cuirasse-Potemkine/</guid>			<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 00:36:18 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[The Dark Knight]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>De Christopher Nolan.
USA/2008.</em></p>
<p>
                    
</p>
<p>Ok je vais la faire court, je
n'attendais rien de spécial du nouveau Batman. Le reload de
la franchise m'ayant assez motivé a l'époque avant
qu'un re-visionnage tardif ne vienne modifier mon opinion et revoir
l'opus de Nolan fortement a la baisse, j'était donc plus que
patient devant la perspective d'une suite faite par les mêmes
auteurs d'autant que le monstrueux succès de <strong>The
Dark Night</strong> me rappelait celui du premier
<strong>Batman</strong> de Burton et de l'amère
déception qui avait suivit. J'y suis donc allé en
traînant des pieds et j'ai halluciné. J'attendais un
peu tout de même un minimum d'un film de 2h20 affichants de
tels ambitions, un nombre conséquent de personnages,
d'enjeux dramatiques donc de quelques chose de vraiment dense et
j'ai halluciné (oui je sais je me répète).
C'est assez incroyable de constater que Nolan, au lieu de corriger
les erreurs du premier opus les a reproduites voir
amplifiés. En s'imaginant sans doute que la construction
d'un personnage et l'identification du spectateur a celui-ci ne
peut se passer de conversations, Nolan nous gratifie d'un nombre
incalculable de tunnels de dialogues tous plus lourdingues les uns
que les autres, essentiellement composés de discours pompeux
parfois assez déments autant dans les prétentions
qu'ils affichent que dans leurs total inutilité, le tout
embelli d'une philosophie de comptoir désarmante de
naïveté dans le ridicule qu'elle affiche ("après
les ténèbres de la nuit vient la lumière du
jour" nan mais pitié quoi !) et de sous intrigues dont on se
fout totalement.

Le tout passerais sans doute si Nolan n'était pas un
réals aussi surestimé. Que les dialogue soit pour la
plupart totalement golmons ne poseraient pas de problèmes en
soit s'il étaient relevés d'une réal a la
hauteur du truc, d'un gars qui sache poser des enjeux dramatiques
en trois plans et un montage idoine, le problèmes c'est que
non. Tout y est désespérément inutile. La
direction d'acteur est a l'aune de cette partie verbeuse (qui dure
près d'une heure quarante ) puisque tous y sont plats,
inexistants. Et là je vais me faire pleins de copains
puisque cela engage également Heath Ledger qui livre, dans
cette partie, ce qui est certainement la pire interprétation
de sa carrière. Tout aussi grave Bale semble inexistant
Caine, Oldman et Freeman sont enfermés dans des rôles
de troisièmes couteaux (ou comment j'suis une grosse loose
de scénariste qui n'arrive pas a donner un rôle
potable ayant un semblant de consistance a des acteurs au talents
hors norme) et on se fout complètement de Maggie Gyllenhaal
et d'Aaron Eckhart. L'aspect réaliste, voir naturaliste
entamé sur <strong>Batman Begins</strong> et
développé sur <strong>The Dark Knight</strong> a une
sale tendance a révéler ce que les personnages sont
en réalité, des bonhommes en costumes (le Joker est
une sorte de mélange entre un travelo en fin de partie et un
toxico). Nolan, sans doute très intelligent et
cultivé et tout ça, se croit obliger
d'éloigner Batman de ces éléments principaux:
l'obscurité, les ténèbres. Ces
éléments qui font intégralement partie du
perso, le définisse et font du justicier de Gotham un
être quasi mythologiques, un sombre demi dieux vengeur se
nourrissant de la peur qu'il inspire (Batman de jour, Batman
diurne, Batman en boite de nuit, ouais génial !). Dans le
même style un sort identique est reservé a la ville de
Gotham qui est elle superbement ignorée, on a
superposé au design foutraque du premier une ville
ressemblant trait pour trait a New York. Bravo ! Nolan se croit
également obligé de répéter ad nauseam
les mêmes motifs visuels. En gros on a droit une dizaines de
fois a des plans aériens de la silhouette de Batounet
trônant au dessus des grattes ciels ou au Joker qui joue au
gros méchants sur des mouvements de caméra centrifuge
que n'aurait pas renier Lelouch (mais ou est Nicolle Croizille bon
sang !). Et sans parler du coté "puissamment"
réflexif sur l'Amérique post 11 Septembre qui ne
semble être là que pour donner un fond a un vide qui
n'en a pas et du statut de super héros qui n'est qu'a peine
ébauché. Bref c'est une vrai cata, une incroyable
déroute a laquelle j'ai assisté.

Maintenant ceci posé, <strong>The Dark Knight</strong> a
évidemment des qualités. Au bout d'1h40 il se passe
quelque chose, ENFIN le film de Nolan prend un peu d'ampleur. Le
Joker devient enfin ce monstre psychotique, imprévisible et
malsain promit (Ledger est juste monstrueux), un parasite, un virus
dont le seul but semble être le plaisir de la destruction et
de savourer la peur qu'elle engendre. Heckhart, d'habitude si fade,
serait presque aussi effrayant que le Joker si une dimension
pathétique ne venait pas se superposer au statut de super
vilain de Double Face. Batman révèle sa vrai part
d'ombre en torturant (mais pas trop quand même) un Joker sans
défense et les multiples épreuves
préparé par le cinglé au sourire si
caractéristique réserve quelques sueurs froides qui
m'ont quelques peu venger du lamentable spectacle décrit
ci-dessus, pour faire court les personnages se définissent
dans et par l'action et pas dans une ignoble Logorrhée. Le montage se resserre et coté Mannien
revendiqué par Nolan ressort enfin positivement mais sans
plus, disons que ça donne un petit plus qui ne fait cheveux
dans la soupe. Mais c'est trop tard, le mal est fait. Même si
ces dernières quarante dernières minutes valent
effectivement le coup, elles laissent également un gout
amère, celui du putain de film que <strong>The Dark
Knight</strong> aurait du être si Nolan avait était
moins prétencieux. Bref la prochaine fois si on pouvait
remplacer Nolan par quelqu'un d'autre (David Twohy par exemple mais
là faut pas rêver non plus) ou si Nolan pouvait juste
arrêter de pêter plus haut que son cul, faire preuve
d'humilité et se mettre a son niveau. Celui d'un
honnête réalisateur quand même capable de faire
des bons films, tout simplement.</p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4587/The-Dark-Knight/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/The-Dark-Knight-21082008-151846-lp-4587.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4587/The-Dark-Knight/</guid>			<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 15:18:46 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Le Batman d'Orson Welles]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p>Heurm... Bon c'est vrai que
l'intituler est plutôt mensonger, voir assez racoleur puisque
jusqu'au jour d'aujourd'hui rien ni personne n'as pu étayer
cette vieille rumeur lancé en 2003 par Mark Millar sur le
net. Ça n'a par contre pas empêché certains de
faire un peu de bidouille en s'amusant a concrétiser une
partie de ce rêve hautement fantasmatique avec ces faux
trailers assemblés avec des bouts de <strong>La Dame de
Shanghai</strong>, <strong>La Splendeur des Amberson</strong>,
<strong>The Stranger</strong>, <strong>Little Cesar</strong>,
<strong>Asphalt Jungle</strong>, <strong>l'Homme qui rit</strong>
(entre autres) et les sérials de l'époque. Le cast
est donc assez monstrueux puisqu'en dehors de Welles dans le
rôle de Bruce Wayne ont retrouve en vrac Marlène
Dietrich (Cat Woman), Edward G. Robinson (le Pingouin), Joseph
Cotten (Gordon) ou Conrad Veidt (le Joker). La suite du trailer se
trouve <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=iU0Ivs55-Hw&feature=related">ici</a>
et un autre <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=Gpe5lJCabbI">là</a>. Enjoy
!</p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4586/Le-Batman-d-Orson-Welles/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Le-Batman-det-039-Orson-Welles-21082008-112537-lp-4586.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4586/Le-Batman-d-Orson-Welles/</guid>			<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:25:37 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Régénération]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>De Raoul
Walsh. USA/1915.</em></p>
<p><em>                         
</em></p>
<p> </p>
<p><em>Owen est
enfant quand sa mère décède. Adopté par
une famille de voisins, le jeune homme se sauve et apprend les
dures lois de l'existence des quartiers pauvres. Devenu chef de
gang, Owen verra sa vie changé avec la rencontre d'une jeune
institutrice.</em></p>
<p><strong>Régénération</strong>
est un film important a plus d'un
titre. Débauché de la Biograph* par William Fox,
Walsh se retrouve a la tête d'un projet ou, pour la
première fois, il jouit d'une total liberté. Walsh
remanie un scénario bâtit autour d'une situation
convenu afin de lui donner plus de dureté et tourne sur les
lieux même de l'action, le quartier du Bowery a New
York, que le réalisateur connaît bien puisque cet
endroit fut le terrain des jeux de son enfance. Très
loin des tournages encadré et professionnel actuel, celui de
<strong>Régénération</strong> est une aventure
quasi épique. Pour les besoins de la scène du bateau
en flamme Walsh engage deux truands du Hell's Kitchen, un quartier
mal famé, dont le rôles est de fournir le plateau en
figurantes et figurants. Les femmes, pour la plupart des
prostituées, n'étant pas assez nombreuses Walsh
décide de travestir une partie des figurants masculin. Il
donne également comme instruction aux deux truands de
veiller a ce que tout le monde saute du bateau au moment voulu. Les
deux lascars prirent leurs rôles très a c&oelig;ur
puisqu'il allèrent jusqu'à balancer le comptable
(portant sur lui une sacoche contenant la paie des figurants) a la
baille. C'est a cet instant que Walsh remarque le manque de sous
vêtements de certaines de ces dames tandis que les
fumigènes simulant les flammes de l'incendie alertes les
pompiers et les policiers du coin qui coffrent Walsh pour troubles
a l'ordre publique et outrages au moeurs. Walsh ne dut son salut
qu'a l'intervention de Winfield Sheehan, un ancien journaliste
devenu producteur et ami de Walsh. William Fox est excessivement
satisfait de la publicité gratuite amené par
l'équipé (près de 20 000 personnes ont
assistés au "spectacle" qui fit également la une des
journaux) mais le seul hic c'est que l'intimité
dévoilé de certaines des figurantes a
été fixé sur pellicule au moment ou leurs
robes bouffantes se soulevèrent pendant la chute dans les
eaux de l'Hudson. Walsh dut embaucher en catastrophe un monteur
spécialisé dans le sauvetage de films afin de
s'éviter les quelques désagréments que lui
aurait occasionné une plainte du comité de censure
d'un pays passablement conservateur. Le monteur gratte la pellicule
afin d'attribuer un sous vêtement fort disgracieux aux
figurantes si peu avares de leurs charmes.</p>
<p><em></em></p>
<p>Au-delà de l'anecdote
truculentes et de son statut de premier "vrai" long métrage
de Walsh, <strong>Régénération</strong> doit
son importance d'être également le premier long
parlant du milieu de la pègre et des gangsters, faisant
suite au <strong>Mousquetaires de Pig's Alley</strong> de D. W.
Griffith premier court métrage d'une dizaine de minutes sur
le milieu criminel tourné en 1912. Basé sur
l'autobiographie d'Owen Kildare, un ancien criminel illettré
détourné des sentiers du crime par une institutrice
et devenu journaliste,
<strong>Régénération</strong> n'emploie pas
exactement les même chemins que son illustre mentor qui
situait son film entre romantisme et réalisme. Walsh
empreinte la voie du vérisme, la grande majorité des
"acteurs" joue en fait leur propres rôles, et donne a
<strong>Régénération</strong> un cachet quasi
documentaire assez troublant de naturalisme. La misère
semble transpirer des photogrammes qui décrivent des rues,
des bars ou des appartements d'où suinte une
pauvreté et une misère qui y sont décrit comme
le berceau de la criminalité. Il y a dans ce film une
définition de certains traits définissant
l'illustration cinéma du gangster. Son caractère
presque enfantin, son attitude gouailleuse et sa propension a la
mélancolie. Walsh, contrairement a certains de ces
successeurs, ne joue pas sur l'aspect romantique ou
mystérieux du personnage et de son milieu, ne cherche pas a
l'iconiser ou a en faire un héros. Owen est un gentil
méchants (ou l'inverse), un personnage entier qui
préfigure quand même pas mal les grandes figures
picaresques qui vont traverser la carrière du grand
cinéaste américain, justement fascinantes pour leurs
réalisme, leurs vraisemblance. L'institutrice est
elle-même une matrice des personnages féminins qui
chez Walsh ont toujours une place importante dans le récit,
ici celle de déclencheur de la prise de conscience d'Owen
qui va se détourner du crime et emprunter les chemins de la
rédemption, avant que son passé ne ressurgisse et
provoque le drame. Malgré la courte durée de
<strong>Régénération</strong> il est
étonnant d'en constater la complexité narrative car
en plus d'être une peinture réaliste des quartiers
pauvres de l'époque le récit est également une
mini fresque qui décrit le parcourt du jeune gangster. De
l'enfance, la première scène découvre Owen
regardant le cadavre de sa mère emporté par une
ambulance. De l'adolescence pendant laquelle Owen va apprendre la
loi des quartiers, la force donne raison a celui qui l'emploie
victorieusement, ou il va se faire remarquer pour ces talents de
puncheur jusqu'a l'age adulte, a la tête d'un gang.
<strong>Régénération</strong> emploie un
nombre conséquent de personnages secondaires ayant tous une
consistance et un rôle faisant sens avec le récit et
ces enjeux dramatiques ou symboliques.
<strong>Régénération</strong> est
également un film vraiment bien gauler, le médium
cinéma n'ayant que vingt ans il est assez impressionnant de
constater que Walsh, digne élève de Griffith, utilise
déjà un langage parfaitement maîtrisé,
sobre, énergique et par instant presque lyrique. Le plus
souvent en plans fixes la caméra effectue quelques
très beaux mouvements d'appareils dénués de
toute gratuité, le tout conduit par le sens du rythme
typique du cinéma de Walsh.</p>
<p></p>
<p>Après cet
première &oelig;uvre marquantes, qui fut d'ailleurs
longtemps considéré comme perdu et finalement
retrouvé à la fin des 70's, Walsh allait changer de
genre en s'essayant avec succès a l'aventure ou au western
(<strong>Le Voleur de Bagdad</strong>, <strong>La Piste des
Géants</strong>) avant de revenir au film de gangsters a la
fin des 40's avec le sublime <strong>Les Fantastiques Années
Vingt</strong> qui fut en même temps un ultime soubresaut
d'un genre qui connu un énorme succès au tout
début des 30's (<strong>Scarface</strong> de Hawks,
<strong>L'Enemi Publique</strong> de William Wellman, <strong>Le
Petit César</strong> de Mervyn LeRoy) et une
réflexion mélancolique et réaliste sur un
personnage central de l'histoire du cinéma US. Walsh
retrouvera le gangster dans l'excellent <strong>La Grande
Évasion</strong>, a la base prévue pour John Houston
qui en écrivit le scénario, qui définissait
son héros (Humphrey Bogart) comme être
dépassé par son époque et donc condamné
a un destin tragique un et dans cet énorme coup de boulle
qu'est <strong>L'Enfer est a lui</strong>.</p>
<p><em>*la compagnie
de D. W. Griffith dont Raoul Walsh fut un des assistants, il joue
également John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln
dans Naissance d'une Nation.</em></p>
<p>- Livres consultés:
<em>Un demi siècle a Hollywood</em> de Raoul Walsh,
<em>Raoul Walsh ou la saga du continent perdu</em> de Michael Henry
Wilson et <em>Le Crime a l'écran: une histoire de
l'Amérique</em> de Michel Ciment.</p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4488/Regeneration/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Regeneration-09082008-014413-lp-4488.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4488/Regeneration/</guid>			<pubDate>Sat, 09 Aug 2008 01:44:13 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Tr2n, reload du trailer mega-Tichoux !]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p>Derrière cet
étrange intitulé se cache en fait <strong>Tron
2</strong>. Diffusé a la surprise général
pendant le dernier Comic-Con, le trailer de <strong>Tr2n</strong> a
immédiatement provoqué une surchauffe
général et un buzz immédiat, quand ou voit le
résultat on comprend pourquoi. Selon les rumeurs
<strong>Tr2n</strong> devrait sortir au alentour de 2010/2011.
Désolé pour la qualité mais c'est ce que j'ai
trouvé de mieux. Ce trailer a, selon l'excellent
<a href=
"http://forgottensilver.blogspot.com/2008/08/tron-2-les-coulisses-du-trailer.html">
Forgotten
Silver</a>,
été en partie drivé par Lasseter lui
même. Enjoy !</p>
<p>Et profitez en car le trailer
disparaît a vu d'oeil des sites hébergeurs de
vidéo.</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4427/Tr2n-reload-du-trailer-mega-Tichoux/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Tr2n--reload-du-trailer-mega-Tichoux---04082008-231024-lp-4427.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4427/Tr2n-reload-du-trailer-mega-Tichoux/</guid>			<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 23:10:24 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>