<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] winslowleach : <![CDATA[In the mouth of geekness]]></title>		<link>http://winslowleach.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[In the mouth of geekness]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 21:06:42 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Speed Racer d'Andy et Larry Wachowski]]></title>			<description><![CDATA[<p>Speed Racer</p>
<p>Sortie en salles: 18 juin</p>
<p>Durée: 2h07</p>
<p> </p>
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<p> </p>
<p>Après cinq ans d'absence, les
frangins les plus geek d'Hollywood reviennent avec un projet
à la hauteur de la démesure attendue par leurs
fans.</p>
<p>Toujours aidés de leur fidèle
ami, le producteur Joel Silver, ils décident d'adapter la
série animée de Tatsuo Yoshida, <em>Mach Go Go
Go</em>, première franchise animée à
connaître un réel succès aux Etats-Unis en 1967
sous le titre <em>Speed Racer</em>.</p>
<p>Une oeuvre qui a bercé leur enfance
et a hautement influencé leur passion pour la culture
nippone, et qu'ils désirent aujourd'hui faire partager
à un large public familial sous les traîts d'un
cartoon live.</p>
<p>C'est donc après le méconnu
thriller érotique <em>Bound</em> (1996), et la populaire
trilogie <em>Matrix</em> (1999-2003), que l'on retrouve les Wacho
Bros là où on ne les attendait pas, dans un monde
ultra-coloré qui fait déjà fuir les plus
aigris, et pourtant, le film a énormément à
offrir pour peu que l'on passe outre son esthétique
particulière.</p>
<p>Tour de piste d'un délire qui divise
déjà. 3, 2, 1, Go!</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>A Cosmopolis, les courses automobiles sont
plus qu'un sport, c'est un style de vie. Emblême
suprême de ces compétitions, la WRL, qui confronte les
meilleurs pilotes du monde entier sur des circuits tous plus
dangereux les uns que les autres. C'est dans ce monde impitoyable
que vit Speed Racer, jeune espoir de la course, dont le plus grand
adversaire est l'ombre de son défunt frère Rex, qui
fut à la fois l'un des meilleurs pilotes de l'Histoire mais
aussi le plus conspué.</p>
<p>Ayant refusé l'offre juteuse du
président de l'imposante écurie Royalton, Speed se
voit menacé de mort à tous les tournants, mais lui
aussi est prêt à tout pour sauver sa
carrière.</p>
<p> </p>
<p>Le Cinéma tente depuis quelques
années, et de plus en plus fréquemment, d'effacer les
limites entre les médias, que ce soit l'animation, la
bande-dessiné ou les jeux vidéo.</p>
<p>Des tentatives influencées par les
nouvelles technologies et qui se révélent être
souvent infructueuses, comme dans le cas du <em>Sin City</em> de
Robert Rodriguez et Frank Miller ou le récent <em>300</em>
de Zack Snider.</p>
<p>Des films qui oublient la définition
du terme "adaptation" en ne tenant pas compte des
spécificités du média cinéma et en ne
proposant que des reproductions de cases qui deviennent bien moches
dès qu'un mouvement devient
nécéssaire.</p>
<p>A côté, nous avons les
licences vidéoludiques qui viennent alimenter les amateurs
de série Z, à cause de producteurs qui ne comprennent
pas que le succès des jeux ne vient pas de leurs
scénarios (rarement mémorables) mais du plaisir de
l'interaction qu'ont les joueurs avec la manette en
main.</p>
<p>L'animation quant à elle, se trouve
mieux lotie de par sa propriété d'être le
mélange du dessin et du vivant, et les possibilités
actuelles d'y rajouter la profondeur de la troisième
dimension via les images de synthèse, et plus
récemment d'intégrer de vrais acteurs dans un univers
photo-réaliste, avec la technique en pleine évolution
de la performance capture (voir le <em>Beowulf</em> de Zemeckis
pour s'en convaincre).</p>
<p>Science sans conscience n'est que ruine de
l'âme, et l'on constate effectivement que seuls les
réalisateurs possédant pleinement les outils
cinématographiques arrivent à briser les limites de
manière convaincante.</p>
<p>Que l'on aime ou non, on ne peut pas dire
que les frêres Wachowski n'avaient pas réussi à
créer un univers original et cohérent en brassant
culture cyberpunk, action HK, philosophie et comic book, avec la
trilogie <em>Matrix</em>. C'est également le cas de Speed
Racer qui mélange comédie, courses automobiles,
fights corporelles ou de voitures, et sous-intrigues James
Bondiennes avec une maîtrise et un sens du rythme
déconcertant.</p>
<p>C'est simple, ça ne s'arrête
jamais. Tels les bolides, le film passe à la vitesse du son,
et l'on se surprend à avoir tout de même passer plus
de deux heures dans la salle.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>Le gros point fort du film sont
évidemment les fameuses courses qui, comme tout le reste du
métrage, bénéficient d'un découpage
extrémement dynamique, faisant peu à peu oublier leur
côté factice. Le souffle coupé, on se
régale devant les acrobaties "bigger than life" et la
sensation de grande vitesse ressentie, ainsi que par le danger
constant auxquels les pilotes sont confrontés sur ces
circuits imaginés par un esprit dément. Chacune de
ces séquences enterre bien comme il faut la course de pod de
<em>La menace fantôme</em>, et occupent une partie non
négligeable du film.</p>
<p>Si l'action est au menu de bien des
manières (combats à mains nues, catch contre un
ninja, poursuite armée sur la route,etc...), les phases
dîtes "de repos" sont elles aussi très agitées.
Prenant au pied de la lettre l'univers décalé de
l'animé, les Wacho nous offrent un délire de tous les
instants, où l'on ne sera guère étonné
de voir un chimpanzé domestique et un gamin dévaler
un long couloir au volant d'une sorte de voiture de golf, sous
l'air entraînant de "Free Bird" des Lynyrd
Skynyrd.</p>
<p>Une fidélité qui n'est pas
sans défauts, puisqu'outre un scénario un brin neuneu
et parfois fonctionnelle, c'est la présence du personnage de
Spritle, petit frère de Speed, qui vient plomber nombre de
scènes. Agaçant au possible, l'acteur Paulie Litt du
haut de ses dix ans peut prétendre au titre de pire sidekick
de l'année, contrairement à son compère
simiesque qui lui nous fait le plaisir de ne pas
parler.</p>
<p>Des défauts qui n'en restent pas
moins mineurs tant le film se veut avant tout comme un rollercoster
visuel. A ce titre, rien que le premier quart d'heure arrive
à alterner flashbacks, présentation de la quasi
totalité du cast, et course dantesque, avec une
limpidité folle et des transitions effectuées
à l'aide des personnages.</p>
<p>Sans aucune baisse de régime, le
film continue de nous abreuver de ses idées folles,
distillant une incroyable quantité de détails dans
chacun de ses plans, et nous prouve que découpage peut rimer
avec nouvelle technologie (n'est-ce pas Mr Lucas?).</p>
<p>Ajoutons au tableau des remerciements, le
score inspiré de Michael Giacchino qui retrouve sa
grâce de The Incredibles, avec un son très jazzy
60's.</p>
<p>Maintenant, il reste à savoir si le
spectateur aura non pas gardé son âme d'enfant
(expression éculée et qui n'a pas de sens au final),
mais bien s'il sera capable d'ouverture d'esprit, car les Wacho
nous ont livré ici une oeuvre en avance sur son temps et
qui, en conséquence, en paie le prix fort.</p>
<p> </p>
<p>Speed Racer surprend par son
jusqu'au-boutisme et ne plaira qu'à ceux qui feront l'effort
d'aborder la bête pour ce qu'elle est, à savoir un
gros marshmallow explosif sous LSD. Sans aucun doute le film le
plus barré de la décénnie et la confirmation
que les frères Wachowski sont loin d'avoir dit leur dernier
mot.</p>
<p>Cyniques s'abstenir.</p>
<p style="text-align: right;"><em>
</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Ronan Le
Treste</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/3552/Speed-Racer-d-Andy-et-Larry-Wachowski/</link>			<comments>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/Speed-Racer-det-039-Andy-et-Larry-Wachowski-10062008-154540-lp-3552.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/3552/Speed-Racer-d-Andy-et-Larry-Wachowski/</guid>			<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:45:40 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg]]></title>			<description><![CDATA[<p>Indiana Jones and the kingdom of the
crystal skull</p>
<p>Sortie en salles le 21 mai 2008</p>
<p>Durée: 2h04</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L'aventure avec un grand A nous revient
après 19 ans d'attente. Annoncé depuis le
début des années 90, les nouvelles aventures du Dr
Jones faisaient figure de grosse arlésienne, les rumeurs sur
le projet étant détérrées entre chaque
nouveau film de Steven Spielberg. Cette fois, les adeptes de St
Thomas ne pourront le nier, Indy est enfin de retour.</p>
<p>Nul besoin de présenter cette saga
qui a marqué au fer rouge plusieurs
générations de spectateurs et qui fait
indéniablement parti intégrante de la culture
populaire, au même titre que <em>Star Wars</em>.</p>
<p>Un grand retour à la fois pour
Spielberg derrière la caméra d'un film
d'entertainment, ainsi que pour Harrison Ford dont la filmographie
devenait de plus en plus moribonde.</p>
<p>Le projet commence à prendre forme
grâce à Frank Darabont qui écrit en 2002 un
scénario qui relance l'intérêt de Spielberg,
mais qui sera finalement rejeté par Lucas. Ce dernier, avec
l'aide de Jeff Nathanson (<em>Catch me if you can, The Terminal,
Rush Hour 2&3</em>), retouchent l'histoire tout en conservant
de nombreuses idées de Darabont. Ce sera finalement le
prolifique David Koepp (<em>Jurassic Park, Carlito's Way, Mission
Impossible, Snake Eyes, Spider-Man, War of the worlds</em>, entre
autre) qui se voit chargé de la mouture définitive du
script.</p>
<p>Si la nostalgie pourrait nous forcer
à ne point douter de la qualité intrinsèque du
film, il serait bon de ne pas oublier qu'après deux chefs
d'&oelig;uvre , la saga s'était éteinte sur un
épisode nettement plus discutable, qui non content d'offrir
de sacrées scènes d'action, ouvrait la voie aux plus
gros défauts des blockbusters des décennies futures,
à savoir un humour lourdingue et omniprésent
annihilant toute tension et la nécessité de tout
expliquer quant au background de personnages sensés
être pulp.</p>
<p>Alors, Indy 4, chant du cygne ou comeback
foireux d'une ancienne star de la pop?</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>Changement d'époque oblige, que ce
soit pour la production du film ou pour Indiana qui se retrouve au
beau milieu des années 50, le film se doit d'être
détacher du reste de la saga, tant il est
déstabilisant. A commencer par la séquence
d'introduction, qui nous place littéralement d'entrée
de jeu dans un concours de vitesse entre une Amérique jeune
et insouciante et des forces armées austères et sur
le qui-vive. Surprenant par rapport au dépaysement attendu,
mais le contexte est posé de manière diablement
efficace.</p>
<p>Puis vient le moment de franchir les
barrières, de jouer franc-jeu et de ressortir notre
héros du placard. Nouvelle menace, nouvelles croyances, de
l'eau à couler sous les ponts, et bien que l'homme au fouet
tienne toujours la forme, lui-même a changé. Ayant
prêté ses talents d'aventurier à la cause des
services secrets américains, le voilà pris entre deux
feux. Pourchassé par les soviets, rejeté par sa
propre patrie en proie à la paranoïa, Indy se retrouve
encore une fois seul contre le reste du monde.</p>
<p>Alors qu'il tente de fuir ce danger trop
imposant, il se trouve un allié inattendu en la personne de
Mutt Williams, une petite frappe n'ayant pas froid aux yeux, qui
lui demande de retrouver un ami commun, parti sur les traces de la
cité d'Eldorado.</p>
<p>Commence alors une aventure qui, à
l'image de la guerre froide qui sert de contexte au film, se
révèle être bi-polaire, proposant aussi bien le
meilleur que le pire.</p>
<p>Ainsi, la première partie du
métrage se trouve être la plus proche de l'esprit de
la saga Indiana Jones. Harrison Ford nous prouve qu'il n'a rien
perdu de sa superbe quand il est question d'endosser la tenue de
son personnage fétiche, et ce même dans les
scènes d'action pourtant si redoutées. Celles-ci sont
d'ailleurs très réussies, hormis quelques
détails douteux peu gênants, et renoue avec un certain
côté old school.</p>
<p>Les seconds couteaux sont sans grande
surprise, mais attisent tout de même la curiosité.
Shia LaBeouf est convaincant et interprète son rôle
avec une retenue bien appréciable, Cate Blanchett est
charismatique et Ray Winstone est une sympathique
enflure.</p>
<p>S'ajoute une lichée de
clins d'&oelig;il rarement justifiées mais qui feront
plaisir aux fans, pour achever l'adhésion du spectateur
à ce nouveau spectacle. On est dans le bain...</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>...Et quelqu'un vient y jeter le
sèche-cheveux. La deuxième moitié du film
crée la rupture et quitte les rails. Tandis que l'intrigue
tombe dans la science-fiction avec la découverte du fameux
crâne de cristal, McGuffin abstrait et crétin par
excellence, là où ceux des précédents
épisodes possédaient une attirance et un pouvoir
compréhensible, l'ombre des blockbusters du XXIème
siècle avale tout cru Indy et sa clique.</p>
<p>Les personnages esquissés dans la
première heure ne le seront pas plus, ce qui a pour effet de
faire de Mac (Ray Winstone) un personnage finalement très
creux, et d'Irina Spalko (Cate Blanchett), une méchante
qui n'existe que par son look, et dont les capacités
physiques (et mentales, il semblerait) ne seront jamais
exploitées.  A ce titre, les russes en
général peinent à tenir la comparaison avec
les nazis et les thugs, et ne paraissent être qu'une menace
impersonnelle qui ne marquera pas les esprits.</p>
<p>Ce n'est pas les nouveaux arrivants qui
changent la donne, entre une Marion (Karen Allen) qui arrive
tardivement pour n'apporter rien, si ce n'est une information et
son nouveau lifting, et un professeur Oxley (John Hurt) en boulet
supplémentaire, on se met à regretter
amèrement l'ancienne Marion, Demi-Lune et même Henry
Jones Sr. Reste que la relation père-fils entre Indy et Mutt
s'avère moins pesante que dans <em>La dernière
croisade</em>, mais flirte avec l'anecdotique.</p>
<p>Cependant, le pire revient aux
séquences d'action, où le ridicule et le mauvais
goût comblent les longueurs, en plus d'être
noyées sous les effets numériques. Pour le coup, ILM
est capable de faire cotoyer de superbes effets (le champignon
atomique, les fourmis) avec les pires dégueulasseries qu'il
nous ait offert depuis bien longtemps (la jungle, les chiens de
prairie, les singes, le climax). C'était bien la peine de
nous servir du old school pour nous vomir cela ensuite.</p>
<p>La cerise sur un gâteau
déjà trop chargée viendront du climax petit
joueur et décalé, expédié à la
va-vite et dénué d'implication que ce soit pour les
héros ou le spectateur, et d'une conclusion digne d'une
fan-fiction où l'émotion est aux abonnés
absents.</p>
<p>Spielberg accouche donc ici
d'une &oelig;uvre bancale, tenant à la fois du cadeau
aux fans que de l'&oelig;uvre de commande faîte sans
réel envie. Tout ça pour ça, clamerons nous
via la voix de la déception, mais le fait de voir le verre
à moitié vide ou à moitié plein ne
tient qu'au seuil d'exigence de chacun.</p>
<p></p>
<p>En 1981, <em>Les aventuriers de l'Arche
perdue</em> avait donné un coup de fouet à
l'entertainment de l'époque, en 2008, l'entertainment donne
un coup de pied dans les couilles d'Indiana Jones. Sans aucun doute
le plus mauvais film de la saga, mais les quelques instants de
bravoure qu'il contient font de lui un divertissement plus
qu'honorable par les temps qui courent. N'empêche que la
déception règne...</p>
]]></description>			<link>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/3269/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal-de-Steven-Spielberg/</link>			<comments>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal-de-Steven-Spielberg-21052008-232049-lp-3269.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/3269/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal-de-Steven-Spielberg/</guid>			<pubDate>Wed, 21 May 2008 23:20:49 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Semi-Pro de Kent Alterman]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>Semi-Pro</em></p>
<p>Sortie le 14 mai 2008</p>
<p>Dur&#233;e: 1h30</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Les voies de la distribution sont
imp&#233;n&#233;trables, comme le montre une nouvelle fois la
sortie de la derni&#232;re com&#233;die avec Will
Ferrell.</p>
<p>Ce dernier, extr&#234;mement populaire aux
Etats-Unis, n'a jamais connu le succ&#232;s m&#233;rit&#233; de ce
c&#244;t&#233; de l'Atlantique, au m&#234;me titre qu'un Adam
Sandler.</p>
<p>Pire, la grande majorit&#233; de sa
filmographie n'a m&#234;me pas eu la chance de faire une visite de
courtoisie &#224; nos salles obscures, except&#233; ses
participations "s&#233;rieuses" dans <em>Melinda & Melinda</em>
(2004) de Woody Allen ou <em>L'incroyable destin d'Harold
Crick</em> (2006) de Marc Forster.</p>
<p>Des films g&#233;niaux tels que
<em>Anchorman</em> (2004) et <em>Talladega Nights</em> (2006)
d'Adam McKay, pourtant faisant parti des plus gros succ&#232;s lors
de leur ann&#233;e de sortie dans le pays de l'oncle Sam, se
retrouvent discr&#232;tement dans nos bacs dvd.</p>
<p>Il y a donc de quoi &#234;tre
&#233;tonn&#233; et de se r&#233;jouir de voir d&#233;bouler
<em>Semi-Pro</em> dans un parc assez cons&#233;quent de salles,
mais comment expliquer le fait improbable que ce soit un film
&#224; l'identit&#233; aussi am&#233;ricaine qui en ai l'insigne
honneur?</p>
<p>Car, outre d'&#234;tre une com&#233;die sur
le basket, sport am&#233;ricain par excellence, <em>Semi-Pro</em>
se base sur des faits historiques, &#224; savoir la fusion de l'ABA
et de la NBA dans les 70's, ce qui par chez nous ne parlera qu'aux
afficionados du dunk.</p>
<p>Fermons la parenth&#232;se et revenons au
film en lui-m&#234;me, qui paradoxalement &#224; son sujet, ne fait
pas parti du haut du panier. (rires)</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>En 1976, Jackie Moon (Will Ferrell) est une
ancienne star de la pop gr&#226;ce &#224; son tube "Love me sexy"
mais &#233;galement le propri&#233;taire, coach et joueur de
l'&#233;quipe semi-professionnelle de basketball, les Flint
Tropics. A l'heure o&#249; la ligue de l'ABA (American Basketball
Association) doit dispara&#238;tre pour laisser la place aux pros
de la NBA (National Basketball Association), la derni&#232;re
chance pour l'&#233;quipe de Jackie Moon est de faire parti des
quatre premiers de la saison pour pouvoir fusionner avec la
NBA.</p>
<p>Mission ardue quand on est derniers et que
l'&#233;quipe ne comporte qu'un seul bon joueur. Pour changer la
donne, Moon &#233;change une machine &#224; laver contre Monix
(Woody Harrelson), ancien joueur de la NBA, dont le principal
exploit est de n'avoir jamais boug&#233; du banc.</p>
<p></p>
<p>Le film sportif est sans nul doute le genre
le plus codifi&#233; qui soit, et ce n'est donc pas &#233;tonnant
que les parodies aillent bon train avec un tel mat&#233;riau
d&#233;tournable.</p>
<p>Devant un march&#233; commen&#231;ant
&#224; saturer, la diff&#233;rence qualitative ne tient plus qu'au
choix des interpr&#234;tes et aux gags les plus d&#233;lirants
possibles.</p>
<p>Sur ce point, la premi&#232;re
r&#233;alisation de Kent Alterman, qui s'&#233;tait jusqu'alors
cantonn&#233; au r&#244;le de producteur &#233;x&#233;cutif sur,
entre autre, <em>A history of violence</em> (2005), <em>Elf</em>
(2003) et <em>After the sunset</em> (2004), ces deux derniers films
expliquant plus ou moins la pr&#233;sence de Will Ferrell et Woody
Harrelson au casting, a du mal &#224; convaincre
enti&#232;rement.</p>
<p>D'un c&#244;t&#233;, nous avons Will
Ferrell qui fait du Will Ferrell, donc forc&#233;ment jouissivement
cr&#233;tin. De l'autre, le n&#233;ant...</p>
<p>Le comique se retrouve &#224; porter le
film sur ses &#233;paules, sans qu'aucun second r&#244;le ne vienne
l'aider &#224; renouveller les gags. Il semblerait m&#234;me que le
reste de l'&#233;quipe, Woody Harrelson en t&#234;te, sort tout
droit de la version s&#233;rieuse du script.</p>
<p>Ainsi, le film a le cul entre deux chaises
et les s&#233;quences sur les prises de t&#234;te des joueurs ou la
romance avari&#233;e entre Monix et son ex-femme gachent
consid&#233;rablement le rythme.</p>
<p>Notons tout de m&#234;me un Will Arnett,
qui en tant qu'habitu&#233; de ce genre de production, assure au
niveau de la com&#233;die, et la pr&#233;sence de Jackie Earle
Haley, futur Rorschach dans l'adaptation de <em>Watchmen</em> par
Zack Snyder, en hippie drogu&#233; au dernier
degr&#233;.</p>
<p>Sc&#233;nario paresseux, r&#233;alisation
correcte mais banale, reste donc les frasques de notre ami Will
Ferrell, qui reste le meilleur dans sa cat&#233;gorie. D&#232;s
l'introduction, on retrouve son amour pour les r&#233;pliques
non-sensiques et les personnages kitsh. A elle seule la chanson
funky "Love me sexy" vaut l'achat de la place de
cin&#233;.</p>
<p>On retiendra &#233;galement les shows
absurdes que Jackie Moon organise &#224; chaque mi-temps, allant de
la simple interpr&#234;tation de sa chanson culte, au combat &#224;
mains nues contre un ours, en passant par une chor&#233;graphie en
costumes d'hypocampes et de soleil, ou encore la s&#233;quence de
poker o&#249; les personnages se mettent &#224; jouer
inconsciemment avec une arme &#224; feu.</p>
<p>Bref, un Will Ferrell mineur, mais le
minimum syndical en terme de rires est pr&#233;sent.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>Semi-Pro, une semi d&#233;ception, qui ne
risque de plaire qu'aux plus grands fans de l'acteur principal et
aux drogu&#233;s du basket. Prions tout de m&#234;me pour que le
film trouve son public afin d'avoir la chance de d&#233;couvrir le
prometteur <em>Step Brothers</em> au cin&#233;ma, o&#249; Will
Ferrell retrouvera son r&#233;alisateur f&#233;tiche Adam McKay et
son coll&#232;gue de <em>Talladega Nights</em>, l'&#233;toile
montante de la com&#233;die, John C. Reilly.</p>
<p></p>
<p>Bonus Track: Le clip de "Love me
sexy"</p>
<p></p>
<p>


</p>
]]></description>			<link>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/3095/Semi-Pro-de-Kent-Alterman/</link>			<comments>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/Semi-Pro-de-Kent-Alterman-15052008-201859-lp-3095.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/3095/Semi-Pro-de-Kent-Alterman/</guid>			<pubDate>Thu, 15 May 2008 20:18:59 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Iron Man de Jon Favreau]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>Iron Man</em></p>
<p>Sortie en salles le 30 avril
2008</p>
<p>Durée: 2h05</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Et hop! Encore un! Depuis 1999 et le
succès inattendu de <em>Blade</em>, la firme Marvel a bien
rattrapé son retard sur son concurrent direct DC au niveau
des adaptations cinématographiques de leur catalogue papier,
à raison de deux films par an minimum.</p>
<p>Cette année, ce sera donc au tour
d'<em>Iron Man</em> et du retour/remake de l'<em>Incroyable
Hulk</em> par notre Louis Leterrier national, de sortir de leurs
cases pour faire chauffer les projecteurs du monde
entier.</p>
<p>En attendant le géant vert,
intéressons nous à l'homme de fer qui se trouve
être en avance sur la période estivale.</p>
<p>Si le personnage s'avère moins
populaire qu'un Spider-Man, Iron Man reste néanmoins un des
héros majeurs crée par la Maison des Idées,
qui annonçait à juste titre le projet depuis
maintenant dix ans.</p>
<p>Après nombre d'annonces et de
rumeurs concernant le réalisateur et l'acteur principal,
dont la forte insistance de Tom Cruise, le bébé est
finalement confié à l'acteur/réalisateur Jon
Favreau.</p>
<p>A son actif, la sympathique comédie
<em>Made</em> (2001) avec Vince Vaughn à ses débuts
dans le genre comique, le trop gentillet <em>Elfe</em> (2003), et
le mesestimé <em>Zathura</em> (2005), qui sous ses airs de
sous-<em>Jumanji</em> renfermait un film pour enfants de
qualité et surtout la preuve que le jeune réalisateur
savait utiliser les effets spéciaux à bon
escient.</p>
<p>Mais la vraie surprise vient du casting
cinq étoiles que dégote Favreau. Robert Downey Jr.,
Terrence Howard, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges... Des acteurs
compétents qui collent à l'image des personnages, et
un bon goût qui ferait pleurer de honte Mark Steven Johnson
et son Nicolas Cage moumoutorisé, ou Tim Story et sa wasp
latino de Jessica Alba.</p>
<p>Reste maintenant à voir si cet a
priori positif se confirme ou si l'on tient une nouvelle
déception.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Tony Stark, milliardaire, génie, et
principal fournisseur d'armements du gouvernement américain,
est à la tête d'un empire industriel.</p>
<p>Alors qu'il présente sa nouvelle
création pour l'armée US en Afghanistan, une attaque
ennemie le blesse grièvement au c&oelig;ur et il est
fait prisonnier. Ses bourreaux lui ordonnent de leur créer
une arme de destruction massive, et feignant d'accepter, Stark
construit sans éveiller leurs soupçons une armure
hi-tech dont il se sert pour s'enfuir.</p>
<p>De retour au pays, il prend conscience des
horreurs dont il est responsable et décide de fermer la
filière armement de son entreprise, tout en
améliorant son armure afin d'aller détruire les
missiles tombés entre de mauvaises mains.</p>
<p>Mais son bras droit, Obadiah Stane, ne
compte pas tirer aussi vite un trait sur les profits de la
guerre.</p>
<p></p>
<p>Les héros sans capes et costumes
moulants, et qui n'ont cure du grand amour, ça
existe.</p>
<p>Tony Stark a tout de l'anti-héros,
il est cynique, riche, alcoolique mondain, égoïste,
coureurs de jupons, et se fait encore plus d'argent entre deux
galas bien arrosés en inventant et en vendant des armes qui
feraient baver les membres de la NRA.</p>
<p>Premier choc, Robert Downey Jr. est Tony
Stark aussi bien que Tony Stark est Robert Downey Jr. A croire que
le rôle a été crée pour lui, tant il
habite le personnage.</p>
<p>Impossible de ne pas être
séduit par sa cool attitude et son charisme, qui permettent
aussi bien aux fans du comic-book qu'aux néophytes de
rentrer aisément dans le bain.</p>
<p>Deuxième choc, bien que le
scénario soit sans surprise et prenne son temps pour conter
les origines du héros, on ne s'ennuie pas une seconde devant
les frasques et déboires de l'ami Tony en attendant les
passages d'action.</p>
<p>On a l'impression de se tenir devant un
<em>Lord of War</em> fun et fantastique, avec complots
économiques, expériences foirées et
hilarantes, et guerre de pouvoir.</p>
<p>Favreau choisit donc de ne pas faire de son
film un simple actionner reposant uniquement sur ses effets
spéciaux, et laisse ses protagonistes s'encrer dans une
certaine réalité.</p>
<p>Ainsi, on échappe la plupart du
temps aux clichés habituels, malgré le message
manichéen mais pourtant vrai "la guerre c'est de la merde".
Tony Stark a beau découvrir qu'il a un c&oelig;ur
après avoir failli le perdre, il ne se considère pas
pour autant comme un héros.</p>
<p>Il continue à agir pour son propre
profit, échangeant le patriotisme contre un rachat de
conduite, et ne se soucie guère du pétrin dans lequel
il met ses amis et collaborateurs, voire même son
pays.</p>
<p>D'ailleurs tout le monde semble le prendre
également comme une folie passagère, que ce soit les
médias qui le jugent comme dépressif, ou les
actionnaires qui tentent de le virer de son poste.</p>
<p>Même Pepper (Gwyneth Paltrow), sa
femme à tout faire, ne se laisse pas attendrir par les
avances du nouveau Tony, craignant trop d'être une
conquête d'un soir et risquer son job. La romance gnan-gnan
en prend dans les dents.</p>
<p>De l'autre, nous avons Jeff Bridges qui
délaisse sa panoplie d'hippie un instant pour devenir le
nemesis de Stark, sous les traîts d'Obadiah Stane. Cet
associé de longue date a travailler dur pour arriver au
sommet et ne compte pas voir le fils à papa l'en faire
descendre. Il a déjà tout du super vilain avant d'en
devenir officiellement un, et pourtant on ne peut le décrire
ainsi, il s'agit simplement d'un homme qui poursuit son
métier en se lançant dans une course à
l'armement.</p>
<p>Et si l'on ajoute Jim Rhodes (Terrence
Howard), tiraillé entre sa fidélité à
Stark et son engagement dans l'armée, on peut se dire qu'au
final <em>Iron Man</em> est un film sur des hommes
dévoués à leur métier, qu'il soit bon
ou mauvais, et que la prise de conscience d'un des chaînons
vient en briser l'harmonie.</p>
<p>En gros, on est loin d'un attardé
qui saute par-dessus des hélicoptères avec sa moto,
qui aime les singes qui font du kung-fu, et qui se bat contre des
émos venus de l'Enfer.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Loin de céder aux tentations du tout
numérique, Jon Favreau mélange les types d'effets
spéciaux. Fort de son expérience sur
<em>Zathura</em>, il décide de retravailler avec le
multi-oscarisé Stan Winston et son équipe pour
concevoir les différentes armures du film, qui ont
été dessinés par l'illustrateur Adi
Granov.</p>
<p>Ces effets réels sont
associés aux superbes effets visuels d'ILM, voire même
fusionnés, permettant ainsi la vraisemblance de l'ensemble.
Quasi-invisible et au service de l'intrigue, voilà une
utilisation intelligente de la technologie.</p>
<p><em>Iron Man</em> n'est cependant pas
exempt de défauts. Bien que les séquences d'action
soient bien fichus, on regrette leur faible nombre.</p>
<p>Le climax du film a tout pour être
monstrueux avec ce combat d'armures en pleine ville, faisant penser
au final dantesque de <em>Robocop 2</em> (1990), mais
malheureusement déçoit par sa durée. La
frustration est là, car on aime ce qu'on voit, et on en veut
toujours plus. Dommage.</p>
<p>Autre souci, le manque de folie dans la
réalisation de Jon Favreau. Il n'avait certes jamais
brillé auparavant de ce côté là, mais on
pouvait espérer un peu plus de personnalité de sa
part pour un projet comme celui-ci.</p>
<p>Cela dit, ça reste correctement
filmé, et le traiter de tâcheron serait abusé.
De plus, on y trouve un point positif, à savoir que l'on
comprend pour une fois ce qui se passe à l'écran dans
un actionner.</p>
<p>Rien que pour le fait de livrer une
adaptation réussie d'un comic-book, en sachant les
difficultés que ça implique, on peut lui dire un
grand merci.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><em>Iron Man</em> ne déçoit
pas et risque d'emporter l'adhésion des fans et du grand
public de par son capital fun et la qualité de son
interprétation.</p>
<p>Porté par un Robert Downey Jr. en
forme olympique, le film transpire de l'amour que porte son
réalisateur à l'univers de ce chevalier des temps
modernes, et même s'il ne tient pas tous les atouts pour
atteindre le statut de chef d'&oelig;uvre, il se classe facilement
dans les meilleures adaptations Marvel.</p>
<p>Vivement une suite, tiens!</p>
<p style="text-align: right;"> </p>
<p> </p>
<p>


</p>
]]></description>			<link>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/2670/Iron-Man-de-Jon-Favreau/</link>			<comments>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/Iron-Man-de-Jon-Favreau-16042008-131117-lp-2670.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/2670/Iron-Man-de-Jon-Favreau/</guid>			<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 13:11:17 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Doomsday de Neil Marshall]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>Doomsday</em></p>
<p>Sortie en salles le 2 avril</p>
<p>Durée: 1h45</p>
<p> </p>
<p> </p>
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<p>Ah,l'Écosse... Pays de la cornemuse,
du haggis et du kilt, mais également terrain de jeu
préféré du jeune réalisateur
britannique Neil Marshall. Après y avoir fait descendre une
troupe de soldats pour les confronter à une bande de
loups-garous typés <em>Hurlements</em>, dans le très
décrié mais pourtant fort sympathique <em>Dog
Soldiers</em>, voilà qu'il transforme le pays de William
Wallace en No Man's Land post apo dans
<em>Doomsday</em>.</p>
<p>Un peu d'air frais après le
terrifiant et claustrophobique <em>The Descent</em>, qui l'avait
propulsé dans les rangs de la nouvelle vague de
réalisateurs de genre à suivre de très
près.</p>
<p>Cet élargissement du cadre d'action
vient évidemment avec l'apport d'un plus gros budget et les
têtes d'affiche qui vont avec. Marshall ne cède
toutefois pas à la tentation des stars hollywoodiennes
bankables, et s'offre des seconds couteaux que l'on pourrait
même dire un peu has-been depuis quelques temps, mais qui au
moins sont tous britanniques. Ainsi, la belle Rhona Mitra, qui
porta fut un temps l'image de Lara Croft sur ses épaules et
dont la carrière reste encore bien moribonde, obtient le
premier rôle du film. Un Bob Hoskins fatigué et un
Malcolm McDowell en pleine remontée de pente, viennent lui
prêter main forte dans ce qui s'annonce comme un lourd
défi: un hommage à des genres disparus du grand
écran ou affiliés au monde du nanar.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p>Suite à une épidémie
meurtrière, l'Écosse se voit coupé du monde
par un mur infranchissable. La population est décimé,
et les quelques survivants deviennent des barbares vivant du
pillage et du viol.</p>
<p>Trente ans plus tard, le virus refait son
apparition dans les rues de Londres. Découvrant qu'il existe
encore des survivants dans le soit disant No Man's Land qu'est
devenu l'Écosse, les autorités anglaises y envoie une
troupe de soldats menée par le major Eden Sinclair (Rhona
Mitra) afin de trouver un remède.</p>
<p> </p>
<p>Neil Marshall décide de se la jouer
Tarantino, en pillant les grands classiques du genre, sans
toutefois passer par la case étalage de connaissances et
autres dialogues à la cool. Non, ce qu'il nous propose est
tout simplement du bon gros divertissement qui ne se prend pas la
tête et qui affiche sans rougir ses influences.</p>
<p>Construit comme un jeu vidéo, le
film enchaîne les parties/niveaux faisant chacune écho
à un film et genre différent. Ainsi, tout commence
par le confinement de l'Écosse en plein chaos. Une ouverture
des plus chocs tant le désespoir de la population et le sort
qu'on leur promet font mal à voir. On remarque tout de suite
que Marshall n'a pas abandonné son amour pour les effets
gores et qu'il s'en sort admirablement bien pour rendre le
côté fin du monde tangible.</p>
<p>Après ce début très
zombiesque, nous voilà parti pour la séquence <em>New
York 97</em>. Rhona Mitra avec un bandeau sur l'&oelig;il,
envoyé dans une zone confiné remplie de criminels,
ça fait forcément penser à un certain Snake
Plissken. S'ajoute à cela un petit tour du côté
d'<em>Aliens</em> avec des pseudos tanks et des marines
testostéronés pour une visite d'un labo, avant la
découverte du bad guy comme on les aime, en la
présence de Sol (Craig Conway). Mélange de Rod
Stewart et de méchant de dessins animés, Sol est un
perso haut en couleurs, à la fois sadique et ridicule, qui
ferait passer le Joker de Nicholson pour un exemple de finesse. On
lui doit l'une des meilleures séquences du film, avec son
show hallucinant de n'importe quoi et de beaufitude, où il
se prend pour une rock star tendance new wave, devant sa tribu de
cannibales iroquois en adoration.</p>
<p>Même pas le temps de reprendre notre
souffle, que voilà les héros dans un monde qui a
régressé au moyen-âge et dirigé par Kane
(Malcolm McDowell). Malgré un bon fight dans l'arène
entre Rhona et un chevalier noir, cette partie est sans doute la
plus faible de par son manque de rythme. Ce qui suit est nettement
plus intéressant, à savoir une course poursuite
à la <em>Mad Max 2</em>, qui compense quelques plans un peu
mou du genou, par des gags désopilants.</p>
<p>Finalement, le mot de la fin renvoie
directement au Conan de Milius, sans vouloir trop en
dévoiler.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Doomsday a beau faire un best of du film
post apo, il n'en reste pas moins sujet aux défauts
liés à son identité propre. On peut donc citer
un scénario plutôt basique et sans grande surprise,
des personnages pas toujours exploités au maximum tel le
personnage joué par Malcolm McDowell qui ne sert au final
à pas grand chose, et surtout une héroïne
qui manque cruellement de charisme.</p>
<p>Filmer le joli postérieur de la miss
est un bon point, mais on aurait apprécié que son
look et son caractère soient plus développés.
A part son &oelig;il bionique, pas grand chose à se
mettre sous la dent, et quitte à en faire une Madame Snake
Plissken, autant y aller jusqu'au bout.</p>
<p>Néanmoins, ces détails sont
facilement excusables face au plaisir ressenti à la vision
de ce revival 80's. Neil Marshall fait passer tout son amour pour
le genre via une réalisation efficace et énergique,
et qui joue à la fois la carte du premier degré et de
la bouffonnerie assumée.</p>
<p>De plus, on peut dire qu'il se fait plaisir
sur les nombreux effets gores qui parsèment le
film. Ça gicle, ça décapite, ça
fait mal, et c'est traditionnel. Comme quoi, le réal n'a pas
vendu son âme au diable, et reste fidèle à
lui-même.</p>
<p>A l'instar de Planet Terror, Doomsday se
savoure comme une grosse friandise pour fanboys, un nanar de luxe
volontaire. Du fun en barre qui, malheureusement, ne pourra
être apprécié que si le spectateur est amateur
de films de série B.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p>En conclusion, <em>Doomsday</em>
s'avère moins réussi que <em>The Descent</em>, mais
conserve assez de génie pour nous clouer sur nos
sièges, en échangeant les frissons par un
enthousiasme communicatif.</p>
<p>Si vous êtes friands de
divertissements honnêtes et généreux, ce film
est fait pour vous. Si vous ne pouvez pas laisser votre cerveau
à l'entrée ou que vous êtes réfractaires
à tout ce pan du cinéma des années 80, passez
votre chemin.</p>
<p>C'est un beau cadeau que fait Neil Marshall
à tout ceux qui regrettent la disparition de John Carpenter
et ses potes, et si n'est pas tout rose, on salue la prise de
risque.</p>
<p>D'ailleurs, le réalisateur ne
désire toujours pas se cantonner à un genre,
puisqu'il dirigera prochainement Hugh Jackman dans <em>Drive</em>,
où il jouera un cascadeur automobile poursuivi par des
tueurs à gages.</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/2394/Doomsday-de-Neil-Marshall/</link>			<comments>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/Doomsday-de-Neil-Marshall-06042008-132119-lp-2394.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://winslowleach.blog.toutlecine.com/2394/Doomsday-de-Neil-Marshall/</guid>			<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 13:21:19 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>