<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://rafik.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://rafik.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Compagnon Geek]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-04-19T13:31:10+02:00</updated>		<entry>			<title>Un réalisateur surestimé  Die Hard</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><span>Resume de
l'episode precedent</span>:</p>
<p>Si l'on en
croit les commentaires recurrents sur les forums de
Cinema, John McTiernan est un
. Afin
d'eclaircir cette affirmation, j'ai
decide de me replonger dans les articles
consacres au personnage et a sa carriere.</p>
<p>Nous avons
deja vu que <strong><em>Predator</em></strong> avait
ete un film atrocement surestime a sa
sortie.</p>
<p></p>
<p>Aujourd'hui, ce sera au tour de
<strong><em>Die Hard</em></strong>.</p>
<p></p>
<p>Toutefois, avant
de sortir le martinet et distribuer les fessees, je souhaite
etaler complaisamment mon mea culpa. En cette annee
1988, j'etais au pic de ma periode tu vois
j'veux dire, me farcissant a peu pres tout ce qui sortait en salle pour le
passer dans une moulinette intello-boutonneuse typique de
l'ado qui croit avoir tout compris au monde. Toujours amateur
de cinema populaire neanmoins (surtout Spielberg qui
etait deja mon Dieu, et George Miller son
prophete) je suivais son actualite et me
forait a faire rentrer les films populaires qui me
plaisaient dans un moule universitaire normatif auxquelles ils
n'appartenaient pas forcement. Toujours est-il
qu'en cette fin septembre, je n'attendais pas
particulierement la sortie de <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong>! La sortie qui occupait toute mon
attention etait celle du film de Martin Scorsese
<strong><em>La Derniere tentation du Christ</em></strong>
(<em>non passke tu vois, j'veux dire
quoi) que j'vais prevu de voir
vendredi soir.</p>
<p>Or, ce vendredi
justement, une tres gentille fille, qui s'appelait
Flavia, se proposa de m'offrir un ticket de cinema
(anecdote marrante: Flavia avait une grande
admiration pour son frere musicien, qui etait un
 tel qu'on les
conoit aujourd'hui. Ce frere avait
quitte Paris pour rejoindre a Marseille un groupe de
jeunes rappeurs. Et Flavia devait a l'occasion
repondre aux moqueries de ses camarades, qui demandaient
pourquoi son frere, puisqu'il etait
cense etre si bon musicien, se retrouvait a
zoner avec des rappeurs, ha ha ha!
<span></span>Evidemment, vous l'avez compris, le groupe
marseillais en question s'appelait <em>I Am</em>).</p>
<p>Bref, Flavia vint
me voir car j'avais la reputation d'etre
le cinephile du lycee, et la validite de son
ticket de cinema expirant en fin de journee, elle ne
pourrait pas en profiter pour cause de cours tardifs.
J'acceptais avec joie son present car mon
apres-midi etait libre. Le ticket de Flavia
n'etait valide que dans un petit nombre de salles UGC.
L'une d'entre elles etait l'UGC Normandie,
deja la meilleure salle a Paris. Je m'y
rendais donc, sans meme savoir quel film y etait
projete. C'etait <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong>. <em>OK. Pourquoi pas. Un film
d'action qui fait boum en Dolby sur grand ecran.
J'achete</em>.. Et me voici dans la
gigantesque salle de l'UGC Normandie, dans laquelle
s'entassent ... cinq personnes. Le film debute.
Au bout de cinq minutes, je suis etrangement
hypnotise par la mise en images et la photo de Jan De Bont.
A la sequence d'arrivee de la bande de Hans
Gruber, je flotte a 50 cm au-dessus de mon siege,
dans un etat nirvanesque qui ne flechira pas avant la
fin du film. Le soir meme, je vais comme prevu voir
<strong><em>La Derniere tentation du Christ</em></strong> et
passe deux heures... a me refaire
<strong><em>Piege de Cristal</em></strong> dans ma
tete.</p>
<p>Cette projection
de <strong><em>Piege de Cristal</em></strong> a
enormement contribue a me faire
redescendre sur Terre, a me debarrasser de ma
defroque de poseur qui seduit en soiree
a coups de tirades hegeliennes qui font le
lien entre Tarkovski et Indiana Jones, et a retisser le lien
authentique qui m'avait dans un premier temps amene au
Cinema populaire (sans ce besoin d'acceptation sociale
qui consiste a cacher son ressenti profond derriere
les artifices rhetoriques qui font bon genre). Rien que pour
a, merci McTiernan, merci l'UGC Normandie, et merci
Flavia!</p>
<p></p>
<p>Allez hop. On enchaine.</p>
<p></p>
<p>Donc, comme vous
l'avez peut-etre compris, le fait qu'un amateur
de Cinema populaire comme mezigue ne soit pas
presse d'aller voir <strong><em>Die
Hard</em></strong>, et le fait qu'une seance dans la
plus grande salle parisienne reunisse cinq personne, tout
cela donne un vague aperu du fait que la sortie
franaise de <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> fut un NON EVENEMENT total.</p>
<p></p>
<p>Pour donner une idee, et si j'en crois mes
souvenirs, l'impact de cette sortie etait a
mi-chemin entre celle qu'a eu <strong><em>The
Mist</em></strong> recemment, et celle des <strong><em>Fils
de l'Homme</em></strong> en 2006. Ce
non-evenement est encore un mystere a
mes yeux, etant donne que <strong><em>Die
Hard</em></strong> avait ete, durant
l'ete, un des gros succes commerciaux
aux Etats-Unis.</p>
<p>Je n'ai pas
retrouve les chiffres precis, mais j'ai le
souvenir que <strong><em>Piege de Cristal</em></strong>
avait fait environ 160000 entrees sur la region
parisienne. Et si j'en crois les quelques tableaux de
box-office que j'ai ressorti de mes archives, le film de John
McTiernan a fait chez nous moins d'entrees que
<strong><em>Police Academy 5</em></strong> et <strong><em>Benji la
malice</em></strong>.</p>
<p>En somme,
quelqu'un, quelque part, a tres mal fait son travail
dans la promotion de ce film en France. Meme un magazine
comme <em>Starfix</em>, qui fut parmi les tres rares
a reconnaitre la virtuosite du film, se
retrouve alors avec pour couverture <strong><em>Crocodile
Dundee</em></strong>. Perdu dans le magazine, <strong><em>Die
Hard</em></strong> doit, lui, se contenter d'une critique de
quatre colonnes (la plus longue en France). L'hebdomadaire
<em>7 a Paris</em>, qui defendait deja
ardemment <strong><em>Predator</em></strong>, reconnait en
<strong><em>Die Hard</em></strong> un <em>tour de
force</em> mais doit se contenter d'une colonne
et quart pour l'expliquer. Le geek Philippe Ross, dans <em>La
Revue du Cinema</em>, se contente d'un texte
d'une colonne sans photo. Quant a <em>Impact</em>,
magazine entierement dedie au cinema
d'action (et qui sur ce numero traite
<strong><em>Rambo 3</em></strong> sur 16 pages), il consacre en
tout et pour tout une page a <strong><em>Die
Hard</em></strong>. Une page...</p>
<p></p>
<p>Comment
l'un des plus grands films d'action de ces cinquante
dernieres annees a-t-il pu a ce point manquer
sa cible en France ? Pourquoi ceux qui l'ont decouvert
en projection de presse (y compris les amateurs du genre) ont-ils
ete a ce point aveugles a ses
qualites et peu presses d'en faire la promotion
a sa mesure ? Le phenomene est d'autant
plus mysterieux que, l'annee suivante,
<strong><em>Die Hard</em></strong> sortira en location video
et sera un enorme succes, beneficiant
d'un bouche a oreilles dithyrambique. Sa
premiere projection tele regroupera un public
gigantesque. Et la sortie de 58 minutes pour vivre en France sera
un carton estival, avec des multiplexes qui affichent complet.</p>
<p></p>
<p>Je n'ai pas
vraiment de reponse a ce mystere. Et pendant
que le lecteur se plonge dans les chapitres suivants, je me
permettrais de lui rappeler l'affirmation suivante:
<em>Die Hard est l'un des plus grands films
d'action de ces cinquante dernieres
annees</em>.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>STUDIO</p>
<p>(critique complete)</p>
<p>Bruce Willis, recemment promu
dans la categorie poids welter des nouvelles stars
americaines, se voit sacre dans ce film de McTiernan
ou tous les attributs du male americain
cogneur-mais-brave lui sont decernes. Enferme
dans une tour de verre a Los Angeles en compagnie d'un
commando de tueurs et d'une poignee d'otages,il
va jouer, non sans peine, le grain de sable dans la
mecanique criminelle. Unite de temps, de lieu,
d'action, et unite de cliches sont doctement
respectes dans ce thriller a gros budget. Willis,
tout en pectoraux, joue les chasseurs solitaires et le rapport
pellicule/bris de verre frise le record du monde. Les enfants vont
adorer a et Rambo l'a
mauvaise.</p>
<p>(D.P.  Studio Magazine)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>PREMIERE</p>
<p>(critique complete)</p>
<p><strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> n'est pas un film de tout repos.
C'est meme carrement secouant. Le heros,
c'est John McClane, flic integre new-yorkais (race en
voie de disparition) seul a pouvoir sauver les otages
d'une bande de terroristes internationaux (donc sadiques)
dans une tour de verre et d'acier un soir de
reveillon. Pieds nus et en maillot de corps, McClane (Bruce
Willis, corps spectaculairement travaille pour
l'occasion, en emule citadin de Rambo) a plus
d'un tour dans son sac, et la lutte sera sans merci,
d'un cote comme de l'autre.</p>
<p>Il etait temps que John McTiernan,
apres deux navets boursoufles
(<strong><em>Nomads</em></strong> et
<strong><em>Predator</em></strong>), passe au rythme
superieur. Si <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> n'est pas un film a
l'originalite debordante (merci <strong><em>La
Tour infernale</em></strong> et autres prises d'otages
spectaculaires deja vues), il n'en reste pas
moins d'une redoutable efficacite. Cascades
impressionantes, violence des situations, ingeniosite
des effets speciaux, tout est fait pour laisser le
spectateur pantelant. Avec succes. Dans un role
nouveau pour lui, Bruce Willis reussit l'exploit
d'etre de bout en bout credible, portant sur ses
epaules (largement exhibees) le poids de cette
superproduction qui temoigne de la bonne sante
d'un certain cinema de genre hollywoodien. Du grand
spectacle a ne pas prendre pour autant au
serieux.</p>
<p>(J-P C  Premiere)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>LE FIGARO MAGAZINE</p>
<p>Passe son
resume (qui spoile le film et ecorche le nom
du heros), la critique du <em>Figaro Magazine</em> tient en
<span></span><span><strong>23
mots</strong></span>!</p>
<p>!
Deja qu'il met les pieds pour la
premiere fois en Californie pour passer Noel avec sa
famille, John Mc Lane, le simple flic de New York, tombe sur une
embuscade salee. Au cours de la fete de fin
d'annee, une poignee de malfrats investissent
le building de la societe ou travaille son
epouse pour faire main basse sur le coffre. Seul contre tous
et avec humour, Bruce Willis fait flores, a
l'aise dans cet excellent suspense comme Red Adair devant une
tour infernale.</p>
<p>(Pierre Grenard  Le Figaro
Magazine)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>LES CAHIERS DU CINEMA</p>
<p>Ce film n'existe pas</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>POSITIF</p>
<p>Ce film n'existe pas</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Die Hard est l'un
des plus grands films d'action de ces cinquante
dernieres annees</em>.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>L'EVENEMENT DU JEUDI</p>
<p>Passe son
resume, la critique de <em>L'Evenement
du Jeudi</em>:</p>
<p>Un commando de douze terroristes
superieurement armes retient en otage le personnel
d'une multinationale, la nuit de Noel, dans une tour en
construction (le piege de cristal!) a Los
Angeles. La tour est coupee du reste du monde. Un homme
seul, un policier, viendra a bout de la bande. Disposant de
moyens et d'un stock considerable d'explosifs
apparemment inepuisable, le realisateur John
McTiernan commence par nous en mettre plein la vue. Les
decors sont aussi beaux que dans un film de Ridley Scott,
l'image et le son sont tres sophistiques. Tout
se gate tres vite, l'entreprise est
gagnee par la demesure au point d'y perdre
toute credibilite et de devenir carrement
grotesque. Beaucoup de bruit pour rien.</p>
<p>(D.R. - L'Evenement du
Jeudi)</p>
<p></p>
<p></p>
<p>
<em></em></p>
<p>TELERAMA</p>
<p>(petit bonhomme
qui fait le gueule)  Evidemment, refiler un tel film
a Pierre Murat, qui deteste tout le cinema
d'action, et l'americain en particulier, ne risquait
pas de mener aux sommets de l'exercice critique. Mais
apres tout qu'importe, cet avis ne va etre lu
que par quelques millions de personnes (qui
chercheront en vain Bruce Willis dans le film de Norman Jewison
<em>Eclair de lune</em>).</p>
<p>Vous croyez avoir tout vu comme film
d'aventure! <strong><em>Piege
de Cristal</em></strong>, c'est <strong><em>La Tour
infernale</em></strong> au carre, question Hou,
fais-moi peur. Et <strong><em>Les Aventuriers de
l'arche perdue</em></strong>, question bruit. On en sort
lamine.</p>
<p>Ca fait . Ca ne fait
meme que a d'ailleurs, durant deux heures.
Comme John McTiernan (l'immortel realisateur de
<strong><em>Predator</em></strong>) n'est pas un
imbecile, il tente de jouer sur l'humour. Vous savez,
celui qui, au 2eme, 3eme,
54eme, 727eme degre,
amuse les intellectuels fatigues. Donc c'est
rythme (tres) mais c'est bete (vraiment).
Les bandits, deguises en terroristes, sont
evidemment des Europeens (des Allemands, en
l'occurrence) et les autorites legales, des
incapables. Seul, <em>l'Homo americanus</em>, solide et
invincible, restaure l'ordre... pour mieux passer
Noel en famille! On en veut beaucoup a Bruce
Willis. Des Schwarzenegger, Stallone, Norris et autres Steven
Seagal, on en a a la pelle. Mais on n'a qu'un
seul successeur possible a Cary Grant et c'est
lui.</p>
<p>Par pitie, que Bruce Willis retrouve au plus
vite Cybill Sheperd dans la seule serie americaine
valable (<strong><em>Eclair de lune</em></strong>), ou, mieux
encore, Kim Basinger dans <strong><em>Boires et
deboires</em></strong> de Blake Edwards. Please, Bruce,
please.</p>
<p>(Pierre Murat 
Telerama)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>LE POINT</p>
<p>Un exercice
tres couru (et totalement stupide) consiste pour certains
paresseux a laisser trainer l'oreille a
la sortie des projections de presse <strong>(*)</strong> afin de
recaser, sans la moindre coherence, des idees
qu'ils n'ont compris qu'en surface. La fin de cet
article du <em>Point</em> s'approprie sans la moindre
gene un argument qui appartient manifestement a
Franois Cognard et a Christophe Gans (des gars qui
parlent fort), et dont on a vraiment du mal a croire que
l'auteur proclame en soit effectivement
l'auteur.</p>
<p>:
selon la mecanique en vigueur a Hollywood, qui a
remplace le film de genre par le cocktail (des recettes plus
efficaces), voila l'occasion d'un joyeux jeu de
massacre dans
l'univers-glace-et-vertical-de-nos-megalopoles-modernes.
McTiernan ne lesine pas sur l'explosif et le verre
brise, et il a suffisamment de savoir-faire pour que le
combat de son lonesome flic avec une bande terroriste dans un
gratte-ciel crepite comme une mitraillette. Le meilleur du
film restant l'affrontement a distance des
adversaires, grace aux elements constitutifs du
building (ascenseurs, gaine d'aeration, cablage
electrique...) qui transforme la tour en un immense
echiquier a trois dimensions. Dommage que
d'inutiles relents sentimentalo-populistes viennent empuantir
et freiner ce thriller de chez le bon
faiseur.</p>
<p>(Jean-Michel Frodon  Le Point)</p>
<p></p>
<p></p>
<p>
<em>Die Hard est l'un des plus grands films
d'action de ces cinquante dernieres
annees</em>.</p>
<p>
<em>a ne pas prendre au
serieux -
 -
</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>FRANCE SOIR</p>
<p>Coince dans un quart de page, le vieux
briscard Robert Chazal essaie, dans <em>France Soir</em>, de
souligner que le film est tout de meme bien mis en
scene (sans citer pour autant le nom de son metteur en
scene). Passe le resume, sa critique
tient en 52 mots.</p>
<p>C'est du suspens et du
spectacle, cent pour cent, et ce <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> est fort efficace. Une seule relative
faiblesse: Bruce Willis parait parfois un peu mou pour
son role de merveilleux risque tout. Mais le punch de la mise
en scene fait oublier le manque de punch de
l'interprete.</p>
<p>(Robert Chazal  France Soir)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Dans un magazine
que je n'ai helas pas pu identifier, un certain M.Ca
(non, ce n'est pas McClane)
debute son papier par une affirmation qui ne supporte pas la
contradiction:</p>
<p>Le seul interet de ce
troisieme long metrage de John McTiernan dont
nous ne connaissons en France que
<strong><em>Predator</em></strong>, son premier film
<strong><em>Nomads</em></strong> avec Pierce Brosnan et Lesley Ann
Down etant encore inedit- reside dans
l'interpretation de Bruce Willis
(...)</p>
<p>(D'accord,
m'ssieu. Alors quand mes copains et moi on a vu
<strong><em>Nomads</em></strong> en salle, a veut dire
qu'on n'etait pas en France?) Bref, M.Ca
enchaine avec une demonstration rigoureuse, qui
consiste en un comparatif de mise en scene (enfin
quelqu'un parle de la mise en scene de ce film!
chouette:</p>
<p>(...) Cela mis a part, on
ne peut que constater le manque d'originalite du
scenario de Jeb Stuart et Steven De Souza, et la faiblesse
de la mise en scene de John McTiernan qui se limite
en mineur- au style<span>high
tech d'un John Badham ou d'un Peter
Hyams.</p>
<p>John Badham, je
resitue pour les plus jeunes, venait de sortir a cette
epoque deux films, <strong><em>Short Circuit</em></strong>,
l'histoire d'un gentil petit robot, et
<strong><em>Etroite surveillance</em></strong>, une comedie
en appartement avec Richard Dreyfus et Emilio Estevez. Peter Hyams,
lui, venait de realiser coup sur coup la comedie
<strong><em>Deux flics a Chicago</em></strong> et le
thriller <strong><em>Presidio</em></strong>. Donc il ne vous reste
plus qu'a mater ces quatre films, qui apparemment
dechirent sa gueule a ce tres surestime
<strong><em>Piege de Cristal</em></strong>.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Jeu : la
critique du film d'un realisateur tres
surestime s'est glissee sur cette page du magazine
Studio. Sauras-tu la retrouver ?</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pour soutenir la
sortie internationale de leur film, Bruce Willis et John McTiernan
feront le deplacement a Paris. Comme on s'en
doute, a ne pressera pas au portillon. Les quelques
journalistes a faire le deplacement et a
s'entretenir avec eux en tireront (comme souvent dans le cas
de films populaires) des articles qui parlent de fringues, de
musique, d'amourettes, de pognon et tres rarement du
film.</p>
<p>
<span></span></p>
<p>L'EXPRESS</p>
<p>
<em>L'Express</em> consacre ainsi une pleine page au
comedien Bruce Willis, dans un article de Sophie Grassin qui
debute par la phrase suivante:
Osons le dire tout
net
Cette plongee dans les meandres analytiques est
la pour nous rappeler l'un des angles fondamentaux par
lequel un critique franais est susceptible
d'apprehender le cinema populaire. Et Sophie
Grassin n'est certainement pas la seule, hier comme
aujourd'hui, a focaliser toute son attention sur sa
libido pour ensuite balayer d'un revers de main
dedaigneux ce Cinema des masses et sa flagrante
vulgarite. Ainsi son article va longuement s'attarder
sur les pectoraux du comedien et ses qualites de
seducteur. Et un simple paragraphe servira a traiter
du film, sans mepris aucun...:</p>
<p>Noel. John McClane, flic
new-yorkais, debarque dans un Los Angeles rose et
dore: <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> est un polar esthetique. Il vient se
reconcilier avec sa femme Holly, cadre dans une
multinationale installee en haut d'une tour de 40
etages: <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> est un polar romantique. D'affreux
cambrioleurs prennent le building en otage. C'est le carnage.
Les agents du FBI se comportent comme des cretins. Les
journalistes, comme des pourris. Les monte-en-l'air, comme
des nazis. Mais tout ce joli monde sera bien puni:
<strong><em>Piege de Cristal</em></strong> est un polar
ethique.</p>
<p>(Sophie Grassin  L'Express)</p>
<p></p>
<p>L'ironie
mordante de Sophie Grassin est-elle en mesure
d'apprehender la phrase suivante:
<em>Die Hard est l'un des plus grands films
d'action de ces cinquante dernieres
annees</em>.?</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>LIBERATION</p>
<p>
<em>Liberation</em> decide a son tour
d'offrir un encadre au comedien Bruce Willis,
et en confie la redaction a Marie Colmant, beaucoup
plus calme et discrete que sa collegue de
<em>L'Express</em>. Tellement discrete,
d'ailleurs, qu'on n'est pas tout a fait
sur qu'elle ait ose assister a la
projection du film <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong>. Son resume fait tres
nettement penser a un thriller de Jonathan Kaplan et pas
vraiment a celui de McT:</p>
<p>Sous pretexte de changer, il
(Willis) se lance alors dans ce <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong>. Bruce se gonfle les muscles
jusqu'a en eclater et adopte le rictus du
vengeur solitaire. Comme Belmondo, il tient a
executer lui-meme toutes les cascades, et se compose
le personnage du bon pere de famille agresse dans son
intimite domestique. Pas commode le gars, surtout quand on
touche a sa femelle, meme s'ils sont
divorces. Une metamorphose tres
relative.</p>
<p>(Marie Colmant - Liberation)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>LE FIGARO</p>
<p>
Evenement!!! <em>Le Figaro</em>, lui, consacre un petit
encadre au realisateur (vous savez, le mec
surestime), sous le titre Le Clin d'oeil de
McTiernan.</p>
<p>De tout son entretien avec le cineaste, l'article
retient UNE declaration, celle ou il parle de
l'humour du film (parce que <em>humour</em> = <em>a ne
pas prendre au serieux</em>. voir plus haut).</p>
<p>Au passage, le
redacteur, dont la signature gainsbouresque est seulement
constituee des initiales B.B., nous devoile les
influences de <strong><em>Die Hard</em></strong>, puis nous
rappelle la carriere passee de John McTiernan. Il
prend notamment soin de re-situer pour nous le genre precis
auquel appartenait le film <strong><em>Predator</em></strong>, un
film sorti tres tres longtemps auparavant,
c'est-a-dire l'annee
precedente:</p>
<p></p>
<p>Le <strong><em>Piege de
Cristal</em></strong> de John McTiernan releve a la
fois de <strong><em>La Tour infernale</em></strong> et de
<strong><em>Rambo</em></strong>. Apres
<strong><em>Nomads</em></strong>, un thriller fantastique, et
<strong><em>Predator</em></strong>, un polar muscle
ou il demontre son sens aigu du rythme et de la mise
en scene inventive et precise, John McTiernan
desirait nous offrir un film clin
d'oeil.</p>
<p>(B.B.  Le Figaro)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Effectivement,
tout porte a croire que rarement, dans l'Histoire du
Cinema, un cineaste a ete a ce
point surestime.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>On poursuivra
notre periple avec <strong><em>A la poursuite
d'Octobre rouge</em></strong></p>
<p></p>
<p><em>Rafik
Djoumi</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>(*)</strong> Un peu comme quand Dupuy et Djoumi
evoquent en rigolant le film <em>Robocop 2</em> a la
sortie de la projection de presse de <em>Iron Man</em>, par
exemple</p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/2746/Un-realisateur-surestime-Die-Hard/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/2746/Un-realisateur-surestime-Die-Hard/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-19T13:31:03+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le Cercle et la "fidélité au comic-book d'origine"</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>"Le Cercle des Cinephiles"
est une emission de radio hebdomadaire de 60 minutes,
diffusee dans la region toulousaine, et
presentee par Alexandre Tylski.</p>
<p></p>
<p><em><span>Note technique</span> : lorsque je
parle dans mon combine telephonique, je n'ai
plus le retour de mon interlocuteur. Ceci explique que ma voix et
celle d'Alexandre se chevauchent a l'occasion, et que
parfois je ne comprenne pas les questions posees.</em></p>
<p></p>
<p>Octobre 2006. Un petit coup de
gueule a l'encontre de certains realisateurs geeks,
qui ne veulent pas comprendre que la bede c'est de la
bede, et le cinema du cinema. Et que
passer de l'un a l'autre (dans les deux sens)
necessite parfois de reflechir un peu plus de
dix minutes a ce qu'on fait.</p>
<p>A voir certaines images de projets
a venir, je pense helas que cette digression reste
d'actualite</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Mains propres et Dents blanches</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Rafik Djoumi</em></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/2668/Le-Cercle-et-la-fidelite-au-comic-book-d-origine/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/2668/Le-Cercle-et-la-fidelite-au-comic-book-d-origine/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-15T20:28:29+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Tintin et Spielberg, 1983</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p>La presse,
specialisee et moins specialisee, a
commence a remplir ses colonnes sur l'annonce
du projet  realise
par Steven Spielberg et Peter Jackson. Comme d'habitude, la
precision et la rigueur de l'information sont reines.
Ainsi, on a deja pu lire ici et la que
l'acteur Thomas Sangster etait
 ou que le tournage se ferait
. Et croyez-moi,
etant donne le non interet abyssal que
genere la performance capture, d'autres perles
similaires sont a prevoir. Bref, comme le disait
l'intendant de la Bastille au matin du 14 juillet 1789 :
<em>Je sais pas pourquoi, mais je le sens moyen,
la</em></p>
<p></p>
<p>Dans ce contexte,
on peut toujours se gratter pour que surviennent des articles
retrospectifs sur l'epoque ou Spielberg,
au lendemain du succes de <strong><em>E.T</em></strong>.,
avait serieusement envisage de concentrer ses efforts
sur le reporter belge. Le film ne put se faire pour de multiples
raisons (entre autres des questions de droits) mais les plus
attentifs remarquerent que le film suivant de Steven,
<strong><em>Indiana Jones et le Temple maudit</em></strong>,
etait manifestement empreint de l'heritage
d'Herge (du jeune Tchang au maharadjah de
Rawhajpoutalah en passant par la secte de Kih-Oskh et son
malefique fakir).</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Heureusement,
Internet a ete invente pour que ceux qui ont
veritablement quelque chose a raconter n'aient
pas a attendre la presence d'esprit des
medias traditionnels. C'est le cas d'Alain
Baran, secretaire particulier d'Herge et directeur
commercial de ses studios qui, sur son site, nous fait
l'honneur de raconter en detail un rendez-vous
manque de 1983; rendez-vous qui devait reunir deux
grands artistes du XXeme siecle. Baran etait
en effet au coeur des negociations entre Herge
et les americains, et il fut le premier a prendre
contact avec l'equipe de Spielberg.</p>
<p>				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/2477/Tintin-et-Spielberg-1983/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/2477/Tintin-et-Spielberg-1983/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-12T00:18:12+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le Cercle et les Femmes</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>"Le Cercle des
Cinephiles" est une emission de radio hebdomadaire de
60 minutes, diffusee dans la region toulousaine, et
presentee par Alexandre Tylski.</p>
<p></p>
<p>En fevrier
2007, sans doute agace par la programmation du Festival du
film de Femmes, je me lanais dans un exercice
d'equilibriste adepte du paradoxe (qui me vaut parfois
d'etre taxe de misogyne) et consistant a
souligner en quoi un certain feminisme reclamait le
pouvoir d'expression pour les femmes, tout en
meprisant les femmes de pouvoir qui ont su s'exprimer
au-dela du cadre restreint de ce militantisme.</p>
<p></p>
<p>Quelques portraits pour illustrer la bande-son
(de mauvaise qualite mais vous avez
l'habitude maintenant)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>
<strong><em>Alice Guy
Blache</em></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Ida
Lupino</em></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Leni
Riefensthal</em></strong> (et un de ses
bons copains qu'elle aurait prefere qu'on
oublie)</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Kathryn
Bigelow</em></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Debra
Hill</strong> et John Carpenter
- <strong>Gale Anne Hurd</strong> et
James Cameron</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Gale Anne
Hurd</strong> <strong>Bonnie
Curtis</strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Kathleen
Kennedy</em></strong> et un de ses
proteges</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Sherry
Lansing</em></strong> et son mec William
Friedkin</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Rafik "mettre
a jour, mettre a jour !" Djoumi</em></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/2187/Le-Cercle-et-les-Femmes/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/2187/Le-Cercle-et-les-Femmes/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-03-20T17:57:02+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>En attendant Geekot</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>Vous avez sans
doute remarque une legere absence en ces pages
ces derniers jours.</p>
<p>Exile loin
de mon unite centrale, il m'a en effet
ete difficile de tenir le rythme.</p>
<p>Je vous
rassure: on reviendra a la normale d'ici
deux-trois jours, et meme que, promis, y'aura des
textes longs et incomprehensibles.</p>
<p>En attendant, si
certains d'entre vous veulent a tout prix leur ration
de djouminades (ben quoi! on peut toujours
rever que les fanboys et fangirls se languissent de moi dans
leurs nuits sans fin, non ?...) je vous propose
de patienter avec ces quelques missives
peripheriques:</p>
<p></p>
<p>Guillermo Del Toro, a 7 heures du
mat', litteralement au saut du lit, me cause de
<strong><em>L'Orphelinat</em></strong></p>
<p></p>
<p>Comment, y'a dix mois, je tentais de convaincre que
<strong><em>L'Orphelinat</em></strong> c'etait
trop un chouette film (message au dix potes que
j'avais invite a l'epoque a
une projo du machin et dont pas un seul n'est venu:
vous etes des buses!)</p>
<p></p>
<p>Une interview a distance du tit
jeunot qui a fait le film</p>
<p></p>
<p>Trois pages pour essayer de comprendre en quoi les
espagnols nous mettent la honte</p>
<p></p>
<p>Un courageux s'est mis en tete de
recopier un de mes textes sur l'Heroic Fantasy</p>
<p></p>
<p>A-t-on le droit de dire du bien d'un
realisateur dont on n'aime pas les
films?</p>
<p></p>
<p>Rha la la, comment j'y ai trop mouche
sa mere a Gus Van Sant (chuis
sur qu'il pleure maintenant)</p>
<p></p>
<p>Et enfin pour ceux qui ont du temps de lecture
devant eux :</p>
<p></p>
<p>Je l'avoue, oui, a m'a vraiment
fait plaisir que la Cinematheque franaise
linke sur la (longue) biographie que j'avais consacre
au grand King Vidor</p>
<p>2eme partie</p>
<p>3eme partie
4eme partie</p>
<p></p>
<p><em>A tres vite</em></p>
<p><em>Rafik Djoumi</em></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/2086/En-attendant-Geekot/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/2086/En-attendant-Geekot/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-03-09T16:06:55+02:00</updated>		</entry></feed>