<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[La sériephilie, c'est grave, Docteur ?]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-09-03T16:03:00</updated>		<entry>			<title>La forme des séries policières (et des autres)</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Carlo Izzo, journaliste a Telestar,
m'interroge par e-mail sur les series
policieres d'aujourd'hui (a propos de Les
Experts, NCIS et Esprits Criminels). Je lui ai repondu un
long courrier dont une courte partie seulement sera publiee
dans son article. En voici l'integralite.
MW


<em>Pensez-vous que le fait qu'il n'y ait plus un flic solitaire
mais une equipe soudee et unie pour mener des
enquetes soit l'une des raisons du succes?
Pourquoi?</em>

L' "ensemble show", la serie a nombreux personnages,
a remonte aux annees 80 aux USA avec "Hill Street
Blues" (Capitaine Furillo) et "La Loi de Los Angeles" et a
a ete surtout visible en France a partir du
milieu des annees 90 avec l'arrivee
d'"Urgences". Ca diversifie les histoires (celles des
personnages reguliers et de leurs interactions entre eux et
avec leur milieu) et a permet d'avoir des touches
differentes : melodrame, reflexion, humour,
action etc. en fonction du personnage, qui donne sa tonalite
a certaines sequeces ou certains episodes. Une
serie ou il y a bp de personnages est plus riche
qu'avec un seul.

<em>Les personnages
tresstereotypes : le beau gosse,
leSerait-ce la recette du
casting ideal? Qu'est-ce que cela apporte?</em></p>
<p>Ils vous paraissent stereotypes parce que
c'est comme a qu'on les voit en France (et qu'on les
reproduit dans les series fran Le
stereotype de la "blonde" a deja
ete aborde et regle en 1912 par
GB Shaw dans <em>Pygmalion</em> et de nouveau il y a cinquante ans
par Georges Cukor et Judy Holliday dans <em>Born Yesterday</em>
(1950). La "bimbo", c'est une invention franaise, un terme
plein de mepris.Jamais on ne traitera une actrice de
serie de "bimbo", aux USA, meme si elle joue le
role d'une blonde pas tres intelligente, ce qui n'est
jamais le cas quand on veut developper un personnage.</p>
<p>Dans une serie de qualite, les personnages ne sont
jamais simples ou superficiels, ils ont tous un bagage, une
histoire et ne sont pas d'une seule piece. Bien sur,
a depend de la serie Les personnages des
Experts Las Vegas sont plus profonds et subtils que ceux des
Experts Miami, qui sont traites de maniere
tres rudimentaire. Ceux de NCIS sont aussi tres
riches et interagissent beaucoup plus que les autres. Ceux de
"Esprits Ciminels" sont tres en decalage par rapport
a leur aspect physique. Le beau gosse n'est pas
seulement un beau gosse... Et il y a des
 dans toutes les series
americaines. Plus du tout dans les series
franaises.


<em>Le fait que la production choisisse des acteurs dont les
visages sont connus mais dont la notoriete n'est pas
trop importante pour ne pas ecraser les autres est-il un
facteur du succes ?</em>

Les producteurs savent que meme avec une vedette en
tete de distribution (en general, il s'agit
d'un acteur dont la carriere au cinema devient moins
interessante, et qui aimerait avoir un boulot fixe, comme
Charlie Sheen ou d'un acteur qui a eu son petit succes mais
n'en a plus du tout comme David Caruso) la reussite
d'une serie repose sur un casting homogene ou
tout le monde a son role a jouer et personne n'est
sacrifie. Donc, plus les acteurs sont solides, (tous),
meilleure est la serie. Avoir une vedette, a aide
a lancer la serie, mais a ne tient pas si les
autres acteurs ne sont pas du meme niveau. Et contrairement
a ce qu'on fait en France, les bonnes series sont
d'abord validees par la chaine qui les achete
au vu d'un un bon scenario, ensuite seulement d'un casting.
Si le scenario ne vaut rien, le casting n'est meme pas
envisage.

<em>Et que dire ducote pedagogique des
enquetes ?</em>

On apprend toujours beaucoup de choses parce que les
scenaristes bossent, ils se documentent, ils apprennent des
choses qui leur permettent de construire leurs histoires, ou ils y
introduisent ce qu'ils aiment et connaissent, et le partagent avec
les spectateurs. On sent le plaisir de partager des infos, dans
l'attitude de personnages comme Abbie et Ducky (NCIS) ou Grissom
(Les Experts) ou Gideon et Rossi (Esprits Criminels). Et on apprend
des choses. Dans ces series la comme dans Urgences ou
Dr House ou Grey's Anatomy ou New York Unite
Speciale. Ce sont des series qui racontentdes
histoires fondees sur la realite, et qui sont
souvent tres precises et tres critiques avec
cette realite.</p>
<p>
<em>Pourquoi la violence ne rebute-t-elle pas les
telespectateurs, surtout les plus jeunes?</em>

Parce qu'elle est le plus souvent stylisee, et ils en voient
bien d'autres dans les jeux video et les films. De plus, la
violence est toujours commentee, expliquee, les
series lui donnent un sens. Dans les series,
contrairment aux films d'horreur ou aux jeux video, les
scenaristes ont quelque chose a dire sur la violence.
Les personnages sont la pour en parler, parfois plusieurs
episodes ou annees apres un
evenement anterieurement
raconte. La violence des series a des
consequences sur les personnages, et donc elle n'est jamais
gratuite pour le spectateur.

<em>Plusieurs intrigues sont traitees dans un seul
episode, un moyen de tenir le spectateur en haleine et un
ingredient obligatoire ?</em>

Ca depend des episodes. Il y a des episodes
avec une seule histoire, mais les histoires annexes sont la
aussi pour etoffer un episode qui serait trop
"leger", pour developper les personnages, pour donner
une respiration, apporter de l'humour au milieu du drame, etc.
C'est un procede narratif de feuilleton, d'histoire
a suivre. On l'utilise aussi dans les films.</p>
<p>
<em>La vie privee des personnages est abordee mais
peu approfondie...</em>

Mais si, bien sur, seulement parfois (dans <em>Les
Experts,</em> en particulier) c'est fait a toutes petites
touches, il faut etre un spectateur assidu pour le voir, ce
qui est souvent impossible en France puisque les chaines
hertziennes diffusent tout dans le desordre et souvent
censurent des episodes (TF1 fait  tout le
temps ). Gardez a l'esprit que les series sont
rarement diffusees dans de bonnes conditions en France. Il
n'y a que sur des chaines du cable, comme Jimmy,
Serie CLub ou Teva qu'on peut les regarder dans
l'ordre et integralement. Alors les subtilites de
l'evolution des personnages sont impossibles a
percevoir par les spectateurs les plus nombreux qui regardent
essentiellement TF1, F2, F3 et M6, qui diffusent et rediffusent
n'importe comment, sans aucune coherence narrative. Il n'y a
qu'Urgences qui soit diffusee correctement sur une
chaine hertzienne, en France.

<em>A la fin de chaque episode, de chacune deces trois
series,le coupable passe aux aveux. Cela serait-il un
petit truc en plus ?</em>

C'est pas un "truc", c'est ce qui permet d'avoir une histoire
satisfaisante, qui ait du sens. Mais les scenaristes savent
jouer avec la frustration : il y a des assassins qui ne sont pas
pris, il y a des crimes non resolus ou non punis (pour des
raisons diverses), parce que la vie n'est ni simple ni juste, parce
que les "bons" ne gagnent pas toujours. Et meme quand on
trouve l'assassin, il est rare que les episodes aient un
"happy end". on n'oublie jamais de dire que des gens sont morts ou
qu'ils souffrent encore. La encore, il faut regarder les
series regulierement pour le savoir. Les
scenaristes savent que s'ils se repetent trop,
les spectateurs (americains) vont se lasser. Alors ils
inventent et trouvent des variantes sans arret.</p>
<p>
<em>Que pensez-vous des generiques et des ambiances
sonores de ces 3 series ?</em>

Celui des Experts Las Vegas est le plus beau, le plus abstrait.
Celui de NCIS est tres reussi pour montrer qu'on s'y
amuse beaucoup. Celui d'Esprits Criminels est plus austere,
mais il est a l'image de la serie. Les ambiances
musicales sont tres travaillees, dans toutes les
trois et aussi dans FBI : Porte Disparu et Cold Case,
ou le travail sonore (choix des chansons) est
particulierement soigne. La encore, nous avons
beaucoup de choses a apprendre.

<em>Esprits Criminels est plus psychologique , NCIS plus
militaire... Pensez-vous que les telespectateurs
ressentent vraiment ces nuances?</em>

Oui, bien sur parce que la tonalite de chaque
serie repose sur le milieu ou elle se deroule.
Je suis ur que les spectateurs adoptent chaque serie
en raison de ses caracteristiques... Mais c'est encore une
caracteristique franaise que de penser que les
spectateurs ne comprennent pas les nuances... Ceux qui aiment ces
series les aiment pour de bonnes raisons. Ceux qui en
parlent negativement ne les connaissent pas bien, en
general, ils ne les voient que par fragments, dans le
desordre, et ne peuvent pas les apprecier. C"est
comme si on vous donnait un roman a lire en feuilleton en
publiant les chapitres au hasard. Les lecteurs les plus assidus
(qui lisent tout) sont aussi ceux qui comprennent le mieux les
livres. POur les series, c'est pareil.

<em>Pour finir pensez-vous que Les Experts aitvraiment
inspire ces</em>

Je ne crois pas que Les Experts aient
 toutes ces series.
Ils ont lance une mode. A la television
americaine, depuis toujours, il y a des modes, des
tendances. Les westerns etaient plethores dans les
annees 50. Dans les annees 60, a a
ete le tour des series d'espionnage. Les
Experts, FBI et Cold Case sont apparues quasiment en meme
temps, produites par la meme societe de
production : Bruckheimer et ont ouvert de nouvelles pistes.
D'autres producteurs ont propose des series avec des
formats similaires, dans des milieux differents. Mais il y
en avait deja qui etaient tres
installees en plus de celles deja
citees "The
Shield"... Il y a aussi "Bones" et "Numb3rs", que je trouve
aussi tres reussies, et plusieurs nouvelles
deja ou bientot a l'antenne aux USA mais
pas encore en France : "Life", "THe Mentalist", "Eleventh Hour" et
"Life on Mars", qui tournent toutes autour d'un personnage
principal dote d'une particularite bizarre.
C'est la nouvelle generation des series, ce
n'est pas un retour aux series d'autrefois construites
autour d'un heros charismatique (Le Fugitif, Mannix,
L'homme de fer) mais un melange des deux : un personnage
hors du commun, une equipe interessante, des
methodes d'investigation (et de narration) passionnantes.
Les series n'en finissent pas d'evoluer. "Les
Experts" ont ouvert une breche en montrant que le public
pouvait s'interesser a un melange des genres :
le crime et la science. Mais il y aura d'autres evolutions.
C'est un genre artistique qui change sans arret. Parce qu'il
y a toujours des histoires neuves a raconter, parce que des
scenaristes nouveaux ont toujours des manieres
personnelles et nouvelles de les raconter.


Martin Winckler</p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/4746/La-forme-des-series-policieres-et-des-autres/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/4746/La-forme-des-series-policieres-et-des-autres/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-03T16:02:46</updated>		</entry>		<entry>			<title>"Cop Rock", série oubliée</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Il y a des series injustement oubliees, et
introuvables. Un melange des genres aussi radical que le
drame et la musique, peu de series l'ont pratique et
encore moins l'ont reussi. En Grande-Bretagne, seul Dennis
Potter avec des oeuvres peu diffusees en France comme <em>Du
rouge a levres sur ton col</em></p>
<p>ou completement meconnues (<em>The Singing
Detective</em>) et, plus recemment Peter Bowker avec
<em>Blackpool</em> (<em>Viva Blackpool,</em> en DVD chez Koba
Films) y sont parvenus. Aux USA, seule<em>Ally McBeal</em> peut
veritablement se vanter d'avoir mele avec
succes dramedie et musique. Mais Steven Bochco,
createur de <em>Hill Street Blues, L.A. Law (La Loi de Los
Angeles)</em> et <em>NYPD Blue</em> (<em>New York Police
Blues</em>) avait tente en 1990 une experience hors
du commun : une serie policiere et musicale, une
<em>Los Angeles Police Blues</em> matinee de <em>West
Side Story.</em> A moins d'avoir regarde Canal Jimmy pendant
les annees 90 (c'est grace a Alain
Carraze qu'elle y fut diffusee) vous ne l'avez pas
vue. Et c'est bien dommage.</p>
<p>Voici ce que j'en ecrivais dans <em>Les Miroirs
Obscurs</em> (Le Diable Vauvert, 2005).</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>"West Coast Police Story" :</strong> <em><strong>Cop
Rock</strong></em></p>
<p></p>
<p>Cette serie inclassable et proprement mythique est
unique dans les annales de la television
americaine. Produite par Steven Bochco apres les deux
grands succes des annees 80 que furent
<em>Hill Street Blues</em> et <em>L. A.
Law</em><em></em>, elle fit
sur la chaine ABC un passage aussi fulgurant que bref:
onze episodes seulement.</p>
<p>Situee dans un commissariat des quartiers difficiles de
Los Angeles, la serie debute lorsqu'un policier
arrete un trafiquant de drogue. Le prisonnier est
libere en raison d'un vice de procedure
et, lors d'une altercation, tue un policier en tenue. Lorsque
le policier qui l'a arrete
l'apprehende de nouveau, il decouvre
qu'un nouveau vice de procedure risque de remettre le
malfaiteur en liberte. Incapable de supporter cette
eventualite, il abat son prisonnier de sang-froid.
L'enquete interne et les tensions entre les membres du
commissariat autour de ce geste fatal constituent la trame
principale de la serie.</p>
<p>A cette trame coup de poing, Steven Bochco et William M.
Finkelstein, createurs de <em>Cop Rock</em>, appliquent un
traitement tres simple mais formidablement ambitieux.
Reprenant la structure narrative d'une comedie
musicale, ils construisent la serie en alternant action
dramatique et numeros chantes et danses.
Des le premier episode, on se trouve devant un
<em>West Coast Police Story</em>, extremement rythme,
dans lequel tous les comediens sont enregistres en
son direct, les chansons et les ballets intervenant comme autant de
contrepoints ironiques ou emouvants a la situation
des personnages.</p>
<p>Ecrite avec beaucoup de soin - une equipe pour le
scenario, une autre pour les chansons et les ballets -
<em>Cop Rock</em> est une oeuvre extraordinaire, tant par ses
audaces formelles que par la variete des
numeros musicaux, alternant tragedie (une jeune femme
assise sur un banc chante et berce son enfant avant de le vendre)
et comedie (une equipe de policieres se
deguise en etudiantes pour traquer un violeur ou en
prostituees pour coincer des proxenetes),
voire la parodie et la satire (le chef de la police se fantasme en
gangster la Maire de Los Angeles, extremement laide,
reve qu'on lui refait le visage), et cela au moyen de
tous les genres musicaux populaires - folk, rock, blues, jazz,
gospel...</p>
<p>A aucun moment les audaces formelles de <em>Cop Rock</em>
n'apparaissent gratuites car les numeros musicaux,
comme dans un opera classique, viennent ponctuer la
narration et permettre aux personnages d'exprimer leurs
sentiments.</p>
<p>Et cependant, lors de la diffusion annoncee a
grand bruit par ABC, le public ne suit pas la critique,
quant a elle, trouve le procede ridicule - ce
qui personnellement me semble inexplicable venant d'une
culture dans laquelle la comedie musicale est reine et
ou l'on a alors deja acclame des
cineastes pratiquant ce melange des genres - tels Bob
Fosse avec <em>Cabaret</em> et <em>All that Jazz</em> ou Coppola
avec <em>Cotton Club.</em></p>
<p>Ce mode narratif d'une grande efficacite
dramatique et artistique sera repris douze ans plus tard par Joss
Whedon dans un memorable episode chante et
danse de <em>Buffy the Vampire
Slayer</em> qui, pour sa part, recueillit non seulement les faveurs du
public mais aussi celles de la critique. D'autres
series dramatiques, comme <em>Oz</em><em></em> compteront
elles aussi, bien apres <em>Cop
Rock,</em> des episodes musicaux.
Mais, en 1990, le public americain n'est pas
pret, et la serie de Steven Bochco
s'acheve au bout de onze episodes - en ayant
tout de meme eu le temps de boucler son histoire centrale -
par un ultime morceau de bravoure au cours duquel toute
l'equipe saluait les spectateurs.</p>
<p>Il faudra attendre 1993 pour que Steven Bochco donne a
ABC une nouvelle serie a grand succes:
<em>NYPD Blue</em>, dont la carriere (douze saisons!)
s'achevera au printemps 2005 - au moment ou ce
livre sort de presse.</p>
<p>Decouverte par Jimmy au cours des annees 90,
<em>Cop Rock</em> est un joyau, une serie exceptionnelle
encore mal connue par les jeunes generations de
spectateurs. Elle meriterait amplement d'etre
rediffusee. Et, a l'heure ou le DVD
devient peu a peu la meilleure methode
alternativede decouverte des series, il semble
evident que celle-ci devrait faire l'objet d'une
edition collector. Mais a l'heure ou
j'ecris, sa bande originale n'a jamais
meme fait l'objet d'un CD.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Fiche Technique</strong></p>
<p><em>Cop Rock</em></p>
<p>Titre fran: <em>Cop Rock</em></p>
<p>11 episodes (42')</p>
<p>Creee par Steven Bochco et William M.
Finkelstein</p>
<p>Producteurs executifs: Steven Bochco et Gregory
Hoblit</p>
<p>Musiquesupervisee et produite par : Mike Post et
Gred Edmondson</p>
<p>Chanson du generique: Randy
Newman</p>
<p>Compositeurs: Ron Boustead, Greg Edmondson, Harvey
Estrada, Stephen Geyer, Donald Markowitz, Amanda McBroom, Mike
Post, Brock Walsh, Jim Whilhoite, Kathleen Wilhoite.</p>
<p>Choregraphies: Russel Clark.</p>
<p>Decors: Jeffrey L. Goldstein.</p>
<p>Diffusion aux Etats-Unis: ABC, 1990</p>
<p>Premiere diffusion en France: Canal Jimmy, 1991
(VOST)</p>
<p>Avec : Anne Bobby (Off. Vicky Quinn), Barbara Bosson (le Maire
Louise Plank), Ronny Cox (Roger Kendrick), Vondie Curtis-Hall
(Warren Osborn), David Gianopoulos (Off. Andy Campo), Larry Joshua
(John Hollander), Paul McCrane (Robert McIntyre), James McDaniel
(Off. Franklin Rose), Ron McLarty (Ralph Ruskin), Mick Murray
(Joseph Gaines), Peter Onorati (Vincent La Russo).</p>
<p></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>
<em>,</em> par
Martin Winckler, in <em>Les Grandes Series
americaines de 1970 a nos jours,</em> de Alain
Carraze et Jean-Jacques Schleret, Huitieme Art,
1996.</p>
<p>-------------------</p>
<p>Il n'est pas impossible de trouver des DVD "bootlegs"
(repiques a la television) de <em>Cop
Rock</em>. Certains sites de vente d'occasion en ligne les
proposent... Cela dit, une edition DVD franaise ne
serait surement pas de trop. Apres tout, c'est en
France qu'on a pour la premiere fois edite
<em>Profit</em> et <em>Boomtown</em>, autres series
meconnues...</p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/4074/Cop-Rock-serie-oubliee/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/4074/Cop-Rock-serie-oubliee/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-11T19:26:55</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le Robot des Origines</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p> margin: 2cm } P {
margin-bottom: 0.21cm } --</p>
<p>Le Robot des Origines</p>
<p></p>
<p>Il y a quelques jours, avec mes
garons, j'ai regarde <em>Planete
Interdite</em> (<em>Forbidden Planet,</em> Fred M. Wilcox, 1956).
Belle copie restauree, dans un chouette etui DVD
collector, avec tout plein de bonus dont je reparlerai plus
loin.</p>
<p>Un mot sur l'argument :
l'equipage du vaisseau d'exploration militaire
terrien C-57 D aborde la planete Altair 4 a la
recherche des colons qui s'y sont installes vingt ans
plus tot. Il n'y decouvre que deux survivants,
un savant et sa fille, car tous les nouveaux arrivants ont
ete decimes par une force monstrueuse
et invisible qui menace de les detruire a leur
tour.</p>
<p><em>Forbidden Planet</em> est un classique
du cinema de SF, mais pas seulement: il contient en
germe un grand nombre d'elements visuels et
scenaristiques qui ont par la suite inspire la SF au
cinema et a la television.</p>
<p>L'esthetique,
d'abord: servis par un scope couleur superbe et
tres inspires par les peintures des artistes
illustrateurs des pulps de l'epoque, les paysages de
planete desertique, les decors de centrale
d'energie souterraine, les vetements des
personnages et bien sur la forme du vaisseau terrien
anticipent des oeuvres aussi differentes que la
serie <em>Star Trek</em> (1966-1969)<em>,</em>
l'univers de <em>Star Wars</em> ou <em>Mars
Attacks!</em></p>
<p></p>
<p>La figure de Robby le Robot, principale
vedette du film, portant le corps sans vie d'un astronaute
sur l'affiche de <em>Forbidden Planet</em> est devenue si
fameuse qu'elle fut souvent reprise. Robbie sera
l'annee suivante le heros d'un autre film
de SF  cette fois-ci destine aux enfants 
intitule <em>The Invisible Boy</em> (en VF <em>Le Cerveau
Invisible</em>, allez savoir pourquoi!) et apparaitra
dans un episode de la serie <em>The Thin Man</em>
(NBC, 1957-1959, 30', 72 episodes) plusieurs
episodes de <em>The Twilight Zone</em> et dans de nombreuses
autres series parmi lesquelles <em>The Man from
U.N.C.L.E</em> (<em>Agents tres
speciaux</em>)<em>,Columbo, Wonder Woman</em> et bien
sur <em>The Simpsons...</em>.</p>
<p></p>
<p>Il fera d'autres apparitions
(parfois sous la forme d'une image ou d'une maquette
dans <em>Gremlins</em> (1984) et meme <em>The Phantom
Menace</em> (1999). Un autre robot, assez ressemblant mais sans
jambes, et conu lui aussi par le directeur artistique
Robert Kinoshita, sera l'une des vedettes de la serie
<em>Lost in Space</em> (1965-1967). Robbie lui-meme
n'est d'ailleurs pas issu du neant puisque son
comportement (obeir aux ordres des humains, sauf pour faire
du mal a un humain) est directement inspire par les
lois de la Robotique inventees par Isaac Asimov dans les
nouvelles du recueil <em>I, Robot</em> (<em>Les Robots</em>). Il
s'agit donc d'une figure extremement importante
de la culture populaire americaine des annees 50, au
point qu'elle a ete reprise dans une
publicite televisee pour ATT
(compagnie de telephone) en 2006.</p>
<p></p>
<p>Le vaisseau spatial est interessant
a plusieurs titres: il a la forme d'une soucoupe
volante, celle qu'on attribue rituellement aux vaisseaux
extra-terrestres et qu'on retrouve en particulier dans
<em>Mars Attacks!</em>. Il est singulier que dans ce film, ce
sont les terriens qui se deplacent en soucoupe. Au tout
debut du film, le vaisseau utilise, pour voyager a
grande vitesse, ce qu'on appelle le saut dans
l'hyperespace ou, dans <em>Star Trek</em>, le
<em>warp drive</em> (vitesse de
distortion). Pour ce faire, l'equipage (y
compris le cuistot, qu'on reconnait a son
tablier blanc!!!) se placent sur des plots et sont
temporairement desintegres pendant le
voyage.</p>
<p></p>
<p>En 1966 et pendant les quarante
annees suivantes, les personnages des series <em>Star
Trek</em> auront recours au meme type de dispositif en guise
d'unite de teletransport<em>.</em> Un
autre element, dans le fonctionnement de Robbie cette
fois-ci, prefigure <em>Star Trek</em>. Morbius, le savant
survivant d'Altair 4, explique a ses hotes
que le robot est capable d'analyser toutes les substances
qu'on introduit dans une sorte de fente de boite
a lettre situee sur son abdomen et de les
resynthetiser. Les replicateurs des vaisseaux
<em>Enterprise</em> et <em>Voyager</em> ou de la station <em>Deep
Space 9</em> ne procedent pas autrement.</p>
<p></p>
<p>Il y a encore beaucoup de choses assez
etonnantes dans <em>Forbidden Planet,</em> et il faudrait
sans doute un article beaucoup plus long pour les detailler,
mais je voudrais en citer deux. La premiere est que la trame
s'inspire... de <em>La Tempete</em>, de William
Shakespeare. Nouvelle preuve, s'il en est, que le
cinema americain a toujours su puiser dans les
oeuvres anterieures pour les renouveler de la
maniere la plus surprenante. La seconde, c'est que le
monstre qui detruit toute vie sur la planete
Altair 4 est directement issu des trefonds de
l'esprit humain (je vous laisse decouvrir comment si
vous avez la curiosite de voir le film).</p>
<p></p>
<p>Ce <em>plot twist</em>, qui n'est
pas nouveau a l'epoque (Fritz Lang et Hitchcock
entre autres ont donne un role important a
l'inconscient dans des films comme <em>Le secret
derriere la porte</em> ou <em>La Maison du Dr Edwardes,</em>
au cours de la decennie precedente) est
toutefois tres surprenant dans un film de <em>Space
Opera.</em></p>
<p></p>
<p>J'ai passe un tres bon
moment en (re)voyant <em>Planete Interdite</em>
(je ne l'avais jamais vu
en scope et dans les couleurs superbes de son premier passage
a l'ecran). Meme si les acteurs y sont
aussi statiques que dans la version annees 60 des
<em>Rois Maudits,</em>
larichesse de ses inventions visuelles, la
dimension poetique et tragique de son propos et les visibles
influences sur des oeuvres cinematographiques et
televisuelles ulterieures sont tout a
fait rafraichissantes.</p>
<p></p>
<p>Je vous recommande l'edition
americaine Warner de 2006 (<em>50th anniversary two-disc special
edition</em>)<em>,</em> qui contient de nombreux bonus, en
particulier <em>The
Invisible Boy</em> et
l'episode de <em>The Thin Man</em> dans lequel Robbie
apparait.</p>
<p></p>
<p>Martin Winckler</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/3898/Le-Robot-des-Origines/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/3898/Le-Robot-des-Origines/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-06-30T00:20:32</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les séries que je regarde, que je garde et que j'attends</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Vendredi 23 mai</p>
<p></p>
<p><strong>Bon, en ce moment je
n'ai pas vraiment le temps de les regarder toutes, mais voici
la liste des series que je regarde et que je garde (ou dont
j'achete les DVD quand ils
sortent)</strong></p>
<p></p>
<p><em>Big Bang Theory</em>
(tres tres drole et attachant)</p>
<p><em>Bones</em>
(epatante)</p>
<p><em>Brothers  Sisters</em>
(tres drole et tres
emouvante)</p>
<p><em>Cold Case</em>
(magnifique)</p>
<p><em>CSI/Les Experts</em>
(toujours renouvelee, c'est impressionnant)</p>
<p><em>Grey's
Anatomy</em></p>
<p><em>Heroes</em>
(decevante, mais quand meme)</p>
<p><em><span>House</span></em>
<span>(toujours grande)</span></p>
<p><em><span>How I met your
Mother</span></em> <span>(Legen---- (wait for it...) DARY !
)</span></p>
<p><em>Life</em>
(epatante)</p>
<p><em>LO</em> (<em>New York
District</em>, qui a pris un coup de jeune depuis cette saison
grace au retour de Rene Balcer en tant que producteur
executif  c'est-a-dire redacteur en
chef...), et <em>LO SVU</em> (New York Unite
Speciale)</p>
<p><em>Medium</em>
(meconnue, je trouve)</p>
<p><em>NCIS</em> (me lave la
tete)</p>
<p><em>Scrubs</em> (moins bien
cette annee, mais je m'accroche)</p>
<p><em>The Office</em> (je regarde
la 3e saison en ce moment, et c'est toujours aussi
bien)</p>
<p><em>Without a Trace</em>
(<em>FBI portes disparus</em>) qui est une serie de
plus en plus noire...</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>J'ai aussi
regarde et bien aime cette
annee(2007-2008) :</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><em>New Amsterdam</em>
(excellente, et malheureusement annulee)</p>
<p><em><span>The Women's
Murder</span></em> <span>Club (marrante, et
annulee</span></p>
<p><span></span></p>
<p><strong>Les series que
je regarde, mais que je ne garde pas:</strong></p>
<p></p>
<p><em>30 Rock</em> (tres
drole pour qui connait bien l'Amerique et
sa television)</p>
<p><em>CSI: NY</em> (moins
bien que CSI mais infiniment meilleure que CSI : Miami)</p>
<p><em><span>Numbers</span></em>
<span>(j'aime beaucoup)</span></p>
<p><em>Two and a Half Men</em>
(des vannes sexuelles souvent insensees d'audace et de
drolerie)</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Les series que
je garde en sachant que je vais les regarder un de ces
jours</strong></p>
<p></p>
<p><em>Moonlight</em></p>
<p><em>The Tudors</em></p>
<p><em>Ugly Betty</em></p>
<p></p>
<p>Ainsi que <em>In
Treatment,</em> une serie sur un psy et ses patients qui est
impressionnante (je n'en ai vu encore que la moitie
mais j'ai hate de voir la fin)</p>
<p></p>
<p><strong>Les series
d'ete dont j'attends le
retour</strong></p>
<p></p>
<p><em><span>Army
Wives</span></em></p>
<p><em><span>Burn
Notice</span></em></p>
<p><em><span>Damages</span></em></p>
<p><em><span>Dexter</span></em></p>
<p><em><span>Mad
Men</span></em></p>
<p><em><span>Monk</span></em></p>
<p><em><span>The
Closer</span></em></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>Je dois en oublier
quelques-unes. Heureusement, l'ete
arrive...</p>
<p></p>
<p>Martin Winckler</p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/3427/Les-series-que-je-regarde-que-je-garde-et-que-j-attends/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/3427/Les-series-que-je-regarde-que-je-garde-et-que-j-attends/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-05-23T09:07:53</updated>		</entry>		<entry>			<title>Maurice Frydland, téléaste</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>L'an dernier, a l'occasion des 20 ans des
Rencontres INternationales de television de Reims, on
m'a demande de faire un portrait de son directeur, Maurice
Frydland. Le voici.</p>
<p></p>
<p>Maurice Frydland, artiste
engage</p>
<p></p>
<p>Quelle est la difference
entre un film de cinema et un telefilm ? Ceux
qui n'ont pas vraiment reflechi a la
question repondront probablement : le mode de
diffusion (grand ecran en un reseau de
salles petit ecran, dans un bouquet de chaines)
... tout en laissant entendre que la difference essentielle
est ailleurs. Tourner un film serait admirable, tourner un
telefilm ne le serait pas. Cette distinction entre un
medium  (le cinema) et un
autre qui serait  (la
television) n'existe pas en Angleterre ou aux
Etats-Unis, ou le monde du spectacle est depuis toujours
voue au public. Quelle difference y aurait-il alors
entre un cineaste et un teleaste? Le
premier serait-il un artiste tandis que l'autre ne le serait
pas? L'itineraire de l'un et de
l'autre seraient-ils si differents? Je me suis
toujours demande si cette
 etablie entre le
cineaste et le teleaste n'etait
pas aussi arbitraire que celle qui distingue
l'<em>ecrivain</em> - mot qui en France designe
essentiellement le romancier - du <em>writer</em>, terme
generique qui, dans le monde anglo-saxon,
designe un auteur, sans prejuge de la nature
des textes qu'il redige et de leur lieu de
publication. Quand on se sent plus <em>writer</em>
qu'ecrivain, on ne voit pas son metier
differemment selon que l'on ecrive de la
fiction ou des articles scientifiques, des analyses critiques ou
des textes autobiographiques selon qu'on publie un
livre a compte d'editeur ou un feuilleton dans
une revue.</p>
<p></p>
<p>Quand on a l'occasion de
l'envisager dans son ensemble, on constate que la
carriere de Maurice Frydland ressemble plus a celle
d'un ecrivain polygraphe et ouvert sur le monde comme
l'etaient Boris Vian ou Georges Perec
qu'a celle d'un romancier replie sur
lui-meme comme l'etaient Proust ou
Flaubert.</p>
<p></p>
<p>Interrompant ses etudes
de medecine pour faire du cinema, Maurice Frydland
devient au cours des annees soixante l'assistant de
Robert Dhery, Joris Ivens et Michel Boisrond et
co-ecrit avec Gilles Perrault un court-metrage,
<em>Le Coeur Renverse</em> (1971), qui sera
selectionne a Cannes. Sa carriere prend
un tournant lorsqu'il rencontre Jean-Marie Drot, Marcel
Bluwal et Claude Santelli. Fascine par la culture de ces
hommes qui, au debut des annees soixante-dix,
tentaient encore d'en faire un grand medium a
la fois educatif et populaire, Maurice Frydland comprend que
la television est un lieu d'invention et de
creation bien plus souple que le cinema. Il
s'attelle aussi bien a des grands reportages (pour
<em>Panorama, Point contrepoint</em>), qu'a des
magazines de societe (<em>Dim Dam Dom</em>) ou
culturels (<em>Les Cent livres</em>) et, bien entendu, a des
fictions. Des 1974, il realise <em>Le Mystere
Frontenac,ois Mauriac
co-ecrite avec Franoise Verny. La collaboration du
realisateur avec sa co-scenariste donnera naissance
a plusieurs autres telefilms au cours des
annees 70.</p>
<p></p>
<p>S'il n'est pas
possible de passer en revue toutes les realisations de
Maurice Frydland, la retrospective presentee
aux 20e Rencontres Internationales de
Television de Reims permet de retracer sa
carriere en quatre mots: ouverture, engagement,
fidelite, humour.</p>
<p></p>
<p>L'ouverture est
evidente par la variete des formats et des
propos. Les documentaires vont d'un portrait du plus
shakespearien des cineaste (<em>Citizen Welles,</em> 1974)
a l'exploration, sur les traces de Paul Morand,
d'une des villes les plus litteraires d'Europe
(<em>Venises</em>, 1980)en passant par le documentaire
geopolitique (<em>Objectifs: Le Chili, un nouveau
Cuba</em>, 1970) et la balade litteraire dans les
Cevennes (<em>Sur les traces de Stevenson</em>, 1979). Les
fictions ne sont pas moins variees: recit
sensible d'un monde en guerre vu par un enfant (<em>Un
ete alsacien</em>, 1991) fable ironique
situee dans la communaute juive parisienne du Sentier
(<em>Le miel amer</em>, 1991) fiction politique apre
sur la guerre d'Algerie (<em>L'arme au
bleu, satire cinglante de la vie d'un
cadre superieur apres son licenciement
(<em>Assedicquement votre</em>, 1994) et, pour finir,
oublier ce bijou de feuilleton dans la tradition de
<em>Rocambole</em> et des <em>Habits Noirs</em> qu'est
l'epatant <em>Le Mysterieux Docteur
Cornelius</em> (1984).</p>
<p></p>
<p>L'engagement n'est
pas moins evident quand on voit de quelle maniere
Maurice Frydland aborde ses sujets. Car l'histoire
, comme disait
Georges Perec est aussi omnipresente dans ses fictions
qu'elle l'est dans ses films documentaires. Dans
<em>L'arme au bleu</em> et <em>Un ete
alsacien</em>, deja cites, mais aussi dans le
magnifique <em>L'epingle noire</em> (1982), fresque
situee au cours d'une periode meconnue
de l'histoire de France (les debuts de la IIe
republique) et dans les telefilms noirs
ou apparait Nestor Burma, le heros de
Leo Malet. Ainsi, les fantomes de l'Occupation
hantent <em>Les Rats de Montsouris</em> (1985), la toute
premiere adaptation des Nouveaux
Mysteres de Paris dans laquelle Frydland avait
eu l'idee lumineuse de confier
l'impermeable de Burma au merveilleux Gerard
Desarthe. Sept ans plus tard, de nouveau sous la direction de
Frydland, Guy Marchand arborait la pipe a tete de
taureau du detective pour poursuivre un ancien criminel de
guerre dans <em>Du Rebecca Rue des Rosiers</em>
(1992).</p>
<p></p>
<p>La fidelite de
Frydland est discrete et pudique, mais clairement
lisibledans ses films : c'est la fidelite
a la memoire culturelle juive, qui teinte
<em>Venises</em> (ou l'on apprend l'origine du
mot ghetto), <em>Le Miel Amer</em> et ses personnages plus vrais
que naturemais aussi l'emouvante
evocation biographique <em>Les enfants du Vel
d'Hiv</em> (1992). C'est aussi la
fidelite aux acteurs - Gerard Desarthe, bien
sur, irresistible Docteur Corneliux mais aussi
l'ambigu Pierre Arditi de <em>L'Arme au bleu</em> et de
<em>L'epingle noire</em>, le malicieux Jean Bouise et
le mesestime Maurice Vaudaux.</p>
<p></p>
<p>Quant a son humour et
a sa malice, ils font bien sur le regal des
spectateurs quand Frydland met en scene l'histoire de
Seidel, qui attend le Messie sur le quai de la Gare de Lyon dans
<em>Le Miel Amer</em>, ou lorsque, au detour d'une
enquete de Burma, Claude Klotz, co-scenariste de ses
telefilms <em>Le moustique</em> (1980) et
<em>Jupiter</em> (1981) tient le role d'un ami du
detective, tandis que Frydland lui-meme campe celui
d'un anonyme fonctionnaire face Guy Marchand.</p>
<p></p>
<p>Arme d'un stylo et
d'une camera, aide de comediens
qu'il aime et qui le lui rendent bien, Maurice Frydland nous
raconte avec son intelligence et ses yeux des histoires qui lui
tiennent au coeur et aux tripes. Ce qui fait de lui un
specimen rare d'artiste engage : un
teleaste de notre temps.</p>
<p></p>
<p>Martin Winckler</p>
<p>-------------------------------</p>
<p>Post Scriptum : Alors que la BBC et les
chaines privees britanniques ne se privent pas
d'editer leurs telefilms classiques, pourquoi
est-il si difficile - pour ne pas dire presque impossible - de voir
et de revoir (en rediffusion, ou en DVD) les
telefilms des auteurs les plus importants et les plus
solides de la television franaise
?</p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/2390/Maurice-Frydland-teleaste/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/2390/Maurice-Frydland-teleaste/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-06T13:12:20</updated>		</entry></feed>