<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] jonathanplacide : <![CDATA[Freek Films]]></title>		<link>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Freek Films]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 22:20:03 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Mais qu'arrive-t-il au cinéma français ? Partie 4]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center">
<span style="text-decoration: underline;">La Censure</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Nous sommes en
Juin 2008, le slasher américain « All the boys
love Mandy Lane » vient de voir sa sortie en salles
déprogrammée, le film « Midnight Meat
Train » ne sortira probablement jamais et le film
français « Martyrs » de Pascal Laugier
vient d'écoper d'une interdiction aux moins de
18 ans et son producteur, Richard Grandpierre a
décidé de ne plus produire de films de genre.
« La Loi Création et Internet » sur
laquelle la Cnil, l'Arcep, le conseil d'Etat et le
parlement européen <span> </span>ont émis des
avis critiques sur plusieurs points vient d'être
accepté par le conseil d'Etat et risque bien
d'être mise en &oelig;uvre (trouvez à la fin de
cet article, les dix raison de ne pas mettre cette loi en place,
telles que publiées par Numerama). Le président de la
République semble, selon certains médias, lié
de très près à l'éviction et au
remplacement d'un présentateur
télévisé. De plus, pour en revenir à
Martyrs, une manifestation contre la censure a été
organisée Vendredi 13 Juin et ne semble pas avoir eu
l'effet escompté. Bref, tout va très mal pour
la liberté d'expression et le cinéma
n'est pas le seul visé. Je ne vais pas argumenter plus
que cela et vous renvoie à l'excellent article de
Romain Le Vern sur Dvdrama qui donne la parole à plusieurs
réalisateurs français sur le sujet :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><a href=
"http://www.dvdrama.com/news-27331-martyrs-la-censure-du-cinema-de-genre-en-france.php">
http://www.dvdrama.com/news-27331-martyrs-la-censure-du-cinema-de-genre-en-france.php</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Et, comme promis,
les 10 raisons de dire non à la loi Hadopi, telles que
publiées par Numerama :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 10.5pt;">La loi Hadopi, rebaptisée "Loi
Création et Internet", prévoit de mettre en place une
Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de
sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les
droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage
réalisé récemment par l'industrie, 74 % des
Français seraient favorables à ce système de
riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle.
Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est
impératif de rejeter la loi Hadopi. <a href=
"http://www.numerama.com/magazine/copier/9854-10-bonnes-raisons-de-dire-NON-a-la-loi-Hadopi.html">
Piratez-les sur votre blog</a>, sur les forums et dans vos mails
!</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;"><span>1. Elle ne vise pas les pirates
!</span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">La
loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de
mettre à disposition sans autorisation des oeuvres
protégées par le droit d'auteur. Elle crée en
fait un nouveau délit, le "<em>fait, pour la personne
titulaire d'un accès à des services de communication
au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne
pas veiller, de manière répétée,
à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une
utilisation à des fins de reproduction, de
représentation, de mise à disposition ou de
communication au public d'oeuvres ou d'objets
protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin
sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est
requise</em>". Or pour vérifier que l'<a href=
"http://www.numerama.com/magazine/9854-10-bonnes-raisons-de-dire-NON-a-la-loi-Hadopi.html"
target="_blank">abonné</a> n'a pas "veillé" à
ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la
Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule
présomption : le fait que l'accès a été
en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit
par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son
ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une
responsabilité du fait d'autrui qui serait une
première dans le système juridique français.
L'article 1384 du code civil prévoit bien la
responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des
cas où le tiers coupable est jugé incapable (les
mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de
subordination par rapport à son responsable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">2. Elle crée une présomption
irréfragable de culpabilité</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">La
loi impose aux abonnés à <a href=
"http://www.numerama.com/magazine/9854-10-bonnes-raisons-de-dire-NON-a-la-loi-Hadopi.html"
target="_blank">Internet</a> de protéger leur accès
à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage
proposés par leurs FAI, et dont la liste sera
communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un
abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il
prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment
prouver qu'à une heure donnée, un jour donné,
le mécanisme de filtrage était bien activé sur
l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la
présomption d'innocence qui préside, mais une
présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas
être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la
défense en feignant d'ignorer que ces droits, dans les
faits, ne pourront jamais être exercés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">3. Elle est déjà
obsolète.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"font-size: 9pt;">Puisqu'il n'est techniquement possible que de
trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de
ceux qui les téléchargent depuis des serveurs
distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans
son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins
autant sur les serveurs de <a href=
"http://www.newsgroups-info.com/">newsgroups</a> et les sites de
téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont
les utilisateurs sont mis à l'abri de toute
procédure. De plus, les <a href=
"http://www.numerama.com/telecharger/Anonyme-et-securise">nouvelles
générations de réseaux P2P</a> sont
conçues de façon à masquer l'adresse IP des
utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir
associer de façon certaine une adresse IP à un
contenu partagé. Sachant qu'il est toujours politiquement
beaucoup plus facile de créer une Autorité
administrative que d'en démanteler une, est-il utile
d'aggraver la charge publique par une énième Haute
Autorité qui sera très rapidement incapable de
travailler, ou de façon tellement anecdotique que son
efficacité sera nulle ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">4. Elle interdit même le P2P
légal.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">Il
n'existe et ne peut exister aucune base de données des
oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le
père de famille qui veut sécuriser son accès
à Internet conformément aux obligations
disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P
sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les
téléchargements et uploads d'oeuvres
protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P
légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort
à parier qu'en plus, les FAI qui devront communiquer une
liste d'outils de filtrages "efficaces" proposeront des outils qui
bloquent automatiquement tous les logiciels d'échange comme
eMule, BitTorrent et consorts.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">5. Elle nécessite un fichage contraire
à la jurisprudence de la CNIL</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">Pour
mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute
Autorité devra connaître l'historique des
éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant
aux abonnés. Elle doit donc conserver les données
d'infraction pendant une période longue. Si l'abonné
est sanctionné par la suspension de son abonnement à
Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un
registre communiqué aux fournisseurs d'accès à
Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute
ouverture d'accès. Si le nom du client y figure,
l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé, la
CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la
condition expresse que le nom de la personne soit retiré
dès lors que le dommage qu'il a causé est
réparé (un remboursement d'impayé pour
être retiré du fichage de la Banque de France, par
exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que
l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au
dommage qu'il a causé par sa négligence.
On notera aussi que la conservation des données qu'implique
la mise en oeuvre de la riposte graduée est
équivalente à celle imposée aux FAI pour les
besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des
questions sur la proportionnalité du mécanisme au but
poursuivi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">6. Elle crée une justice à deux
vitesses, selon que vous serez puissant ou
misérable.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">La
Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte
graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont
partagé illégalement des oeuvres
protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres
? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués
par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux
qui ont la puissance financière pour effectuer un
contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet
pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque
et du cinéma. Les petits labels ou les artistes
indépendants seront de fait exclu du mécanisme de
défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi,
quand bien même leurs oeuvres seraient piratées
massivement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">7. Elle encourage la politique de
l'autruche.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">Il
suffit de regarder le <a href=
"http://www.numerama.com/magazine/5698-Accord-Olivennes-Ratiatum-decrypte-point-par-point-les-mesures.html">
contenu des accords de l'Elysée</a> pour voir que les
industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à
améliorer l'attractivité de leurs offres
légales tant que la riposte graduée prévue par
la loi Hadopi n'est pas effective. C'est-à-dire, au mieux,
pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien
après, puisque l'accord prévoit un délai d'un
an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte
graduée. Au moins si la loi Hadopi était
rejetée, les industries culturelles se décideraient
peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans
le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils
attendent. C'est la base de tout commerce.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">8. Elle a été jugée
contraire aux droits de l'Homme par le Parlement
Européen</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"font-size: 9pt;">Comment, alors qu'elle sera présidente de
l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction
aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les
eurodéputés ont <a href=
"http://www.numerama.com/magazine/9264-L-Europe-fait-exploser-la-riposte-graduee-de-Denis-Olivennes.html">
voté une résolution</a> qui "<em>invite la Commission
et les États membres à éviter de prendre des
mesures qui entrent en contradiction avec les libertés
civiques et les droits de l'homme et avec les principes de
proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion,
telles que l'interruption de l'accès à
l'Internet.</em>"</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi
DADVSI votée il y a trois ans.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">Nulle
part au monde les tentatives de dissuasion et de répression
n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout
n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans
après l'arrivée de Napster, il est peut-être
temps de changer enfin de stratégie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style=
"font-size: 9pt;">10. Elle coûtera extrêmement cher
à mettre en oeuvre pour l'Etat</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9pt;">Lors
des Assises du numérique, le président de
l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et
probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt
à mettre en place "<em>un processus de traitement
automatisé permettant l'envoi de 10 000 messages
d'avertissements par jour</em>". 10.000 messages par jours,
ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut
connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander
l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22
août 2006 pris en application de l'article R. 213-1 du
code de procédure pénale prévoit que
l'identification d'un abonné ADSL et de son
fournisseur d'accès internet donne lieu à une
indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un
<span style="text-decoration: underline;">coût global de 31
millions d'euros par an</span>, auquel doivent s'ajouter les frais
postaux d'envois de lettres en recommandé exigées au
minimum lors du deuxième avertissement, les frais de
relevés des infractions, les frais de conservation des
données, et les frais de fonctionnement administratifs de la
Haute Autorité.
Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire
de l'Etat, elle devra donc générer en retour au moins
31 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par
l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes
légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet
rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller
à l'équilibre, il faudrait que les Français
achètent environ 194 millions de titres par an en plus de
ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose au
passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA
bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les
ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008
ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions
d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une
augmentation des ventes consécutive à l'adoption de
la loi Hadopi, mais à ce point ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Je sais qu'on est un peu sorti du
cadre du cinéma de genre français alors en
conclusion, je ne dirais qu'une chose : Allez voir Martyrs au
cinéma en masse, de sorte à montrer le ridicule de
cette interdiction !</p>
<p style="text-align: right;">Jonathan Placide</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/3606/Mais-qu-arrive-t-il-au-cinema-francais-Partie-4/</link>			<comments>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/Mais-quet-039-arrive-t-il-au-cinema-francais---Partie-4-18062008-221405-lp-3606.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/3606/Mais-qu-arrive-t-il-au-cinema-francais-Partie-4/</guid>			<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 22:14:05 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[JCVD (2008) de Mabrouk El Mechri]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Si JCVD
n'est pas totalement ce que l'on pourrait appeler un
film de genre (quoique...), il est tellement rare
d'avoir des projets aussi geek et aussi couillu en France
qu'il était difficile de faire l'impasse sur un
tel film.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le film de
Mabrouk El Mechri s'inscrit donc avant tout comme un
véritable hommage à Van Damme, l'acteur qui a
réussi à devenir une star internationale en ne
tournant quasiment que dans des nanars, l'homme qui a fait
venir les plus grands cinéastes HK aux Etats-Unis avant
d'être ridiculisé à la
télévision par des animateurs à deux balles.
Et la note d'intention est claire dès le départ
par le biais s d'un très joli plan séquence
d'action qui termine dans un studio de tournage dont
l'acteur part blasé d'être pris pour un
con par son réalisateur. Et le film jouera constamment sur
ces deux tableaux, celui du film de genre (en l'occurrence,
le film de braquages) et la réalité dans laquelle
s'inscrit le personnage principal, à savoir Jean
Claude Van Damme jusqu'à ce que ces deux mondes
finissent par se rejoindre lors d'un très
émouvant discours de l'homme face caméra. Ce
retour sensible de l'acteur belge qui trouve ici certainement
son meilleur rôle n'est d'ailleurs pas sans
rappeler le retour de Sylvester Stallone avec Rocky Balboa, celui
d'un homme brisé qui joue plus qu'un rôle,
en dévoilant littéralement sa vie au public.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En terme de
narration, JCVD applique le principe de multiplication des points
de vues avec plus ou moins de bonheur, il faut le constater, car si
certains choix s'avèrent judicieux, d'autres ne
font que rendre le film légèrement
répétitifs, il en est de même avec certains
personnages tel que le jeune du début et le gangster dont le
caractère de fanboy aurait pu ne servir qu'à un
seul personnage. Reste qu'il faut avouer que ce choix est
audacieux. De même, on peut se questionner sur
l'intérêt d'une telle entreprise dans le
temps, les références et l'histoire
étant trop ancrés dans notre culture 1990-2000 pour
pouvoir survivre aux années qui passent.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Etonnant de voir
également à quel point la mise en scène est
maitrisé et élégante, El Mechri
n'hésitant pas à faire des séquences
très peu découpées mais admirablement mises en
valeurs par des mouvements de machineries complexes et une
photographie crépusculaire réellement magnifique. Le
seul défaut provenant alors de certains tics très
« arts et essais » de vouloir à tout
prix faire des plans originaux qui ne servent pas obligatoirement
l'histoire et rendre l'appréciation de certaines
scènes difficile pour pas grand choses (les plans en
question ne cherchant pas à appuyer de symbolique
particulière).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Tout ça
pour dire que JCVD est un très agréable
divertissement dans l'ensemble qu'il serait dommage de
bouder et qui, on l'espère donnera un sérieux
coup de pouce à la carrière d'un homme qui le
mérite.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right">
Jonathan Placide</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/3542/JCVD-2008-de-Mabrouk-El-Mechri/</link>			<comments>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/JCVD--2008--de-Mabrouk-El-Mechri-08062008-195827-lp-3542.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/3542/JCVD-2008-de-Mabrouk-El-Mechri/</guid>			<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 19:58:27 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[MR 73 (2008) d'Olivier Marchal]]></title>			<description><![CDATA[<p><span class="postbody">Marchal ,qui nous avait
agréablement surpris avec son très bon 36 Quai des Orfèvres, revient dans une
&oelig;uvre très noire, pas parfaite mais qui plonge le
spectateur, si il le veut bien, dans une spirale effrayante , voir
tétanisante.

On pourra reprocher au film d'en faire effectivement "trop"
(puisque c'est ce qui semble être le principal reproche qu'on
lui fait) avec le personnage de Auteuil, ou Marchal appuie en
permanence le coté détruit puis autodestructeur du
personnage, dans sa stylisation certes parfois deja vu et dans
certains dialogue qui sonnent un peu faux. Mais MR73 mérite
d'être applaudi pour plusieurs point et certainement pas
taxer de "film réac" ou autres conneries de ce genre, ou
alors cela revient a ne pas comprendre l'&oelig;uvre et les
intentions du réalisateur.

Le film s'inspire d'une histoire vrai, qui a contrario de son
précédant film, a été
entièrement vécu par le cinéaste et est une
seul et même histoire. Mais Marchal ne succombe pas a l'effet
de réalisme, ce qui en a fait grincer plus d'un, regrettant
de ne pas y voir un polar au realisme digne du
néoréalisme italien ou de la nouvelle vague
(malgré mon respect, voir mon admiration pour ces deux
mouvements) et s'impose comme une tragédie romancée,
stylisée et symbolique, ou Marchal tente en permanence de
traduire ses sentiments par l'image. [SPOILER] En témoigne
donc la magnifique scène de fin, ou un montage
parallèle montrant d'un cote Justine accouchant et d'un
autres Auteuil tuant un a un ses démons intérieur
responsables de son calvaire, a savoir le flic pourri, le tueur en
série et enfin sa femme immobilisé. Marchal parle ici
d'une renaissance (Justine appelle son fils Louis) , comme si le
film était l'ultime catharsis lui permettant de revivre
normalement. [FIN DU SPOILER]Cette scène témoigne
d'une sensibilité d'un réalisateur sincère,
mettant tout son c&oelig;ur et ses tripes dans cette &oelig;uvre
crépusculaire mais refusant le cynisme.

Et c'est certainement ce fait d'y mettre ses tripes, qui donne
toute sa force au film. Car malgré les reproches que l'on
peut lui faire, le film fait ressentir au spectateur, de
manière totalement viscérale, la noirceur de l'homme
et la terreur qu'elle engendre (incarné par le personnage
terrorisant du tueur), ainsi qu'une société perdu, ou
toutes les personnes que l'on rencontre sont des personnages
paumés, laissant leur vie couler comme si ils étaient
condamnés a vivre leur supplice jusqu'à leur mort. Et
c'est certainement ce qui donne de la force au personnage
d'Auteuil, qui semble au premier abord l'incarnation absolu de
cela, et qui va finalement être le seul (avec Justine) a
combattre cette situation et a se sortir de cette
malédiction, redonnant une pointe d'humanisme à un
monde malsain et perdu.

&OElig;uvre tétanisante dont on ressort troublé, voir
en ayant la chair de poule, qui intime au spectateur une remise en
question de sa condition. Film ténébreux, imparfait
mais fascinant qui nous prend au tripe pour ne plus nous
lâcher.</span></p>
<p style="text-align: right;">David Gendreau</p>
]]></description>			<link>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/2147/MR-73-2008-d-Olivier-Marchal/</link>			<comments>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/MR-73--2008--det-039-Olivier-Marchal-17032008-111124-lp-2147.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/2147/MR-73-2008-d-Olivier-Marchal/</guid>			<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 11:11:24 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Mais qu'arrive-t-il au cinéma français ? Partie 3]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Troisième partie : titre
au choix</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Choix numéro 1 : La
distribution</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Choix numéro 2 : Mais
pourquoi j'ai pas pu aller voir Frontière (s) au
cinéma ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Choix numéro 3 : Comment
les distributeurs de film encouragent-ils le
piratage ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<em>Important : Encore une fois, ces écrits sont
totalement subjectifs et basés uniquement sur mon
expérience personnelle.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Le
piratage, c'est pas bien. Piratez, c'est voler. Si
tu pirates des films, tu es un méchant pas
beau ». C'est sur ces arguments en béton
armé à peu de choses prêts que notre
gouvernement condamne les gens qui téléchargent des
films sur internet. Ce qui n'est pas bien du tout, surtout si
vous avez achetés des disques durs multimédias
à des prix exorbitants dans le commerce ou encore des
lecteurs mp4 hors de prix compatibles divx, sachez que le piratage
est illégal. Loin de moi, l'idée de tenir le
même discours. Après tout, tout comme vous, je le
suppose, je suis cinéphile, donc aussi belle puisse
être la qualité d'image d'un divx, je
préfère me rendre au cinéma. Seulement,
celui-ci ne cessant d'augmenter, j'ai fini par me
retrouver avec des factures en cinéma dépassant les
70 euros par mois, c'est pourquoi comme bon nombre
d'entre vous, j'ai fait l'achat d'une carte
illimité à 20 euros par mois (enfin, ça
c'est parce qu'elle a augmenté aussi) dans un
multiplexe passant également de la version original et du
cinéma d'auteur, pour être sur de ne pas me
ruiner. Car si cette carte ne nous permet pas toujours de voir le
dernier Rohmer (oh bah zut, alors !), elle nous permet,
normalement d'aller voir n'importe quel film de genre.
Et bien non, puisque comme tout le monde le sait, depuis
l'interdiction aux moins de 18 ans de Saw 3, ça
devient de plus en plus difficile d'aimer le cinéma
d'horreur ou de genre tout simplement dans notre beau pays si
ce n'est pas un blockbuster familiale. C'est ainsi que
dans ma belle ville de Lyon, j'ai du me payer une place dans
un autre cinéma pour aller voir le remake
d' « Halloween » de Rob Zombie,
car alors qu'il y avait des affiches sur tous les bus
prédisant sa sortie, un seul cinéma le passait sur
Lyon ! Quelques mois plus tard, je crée ce blog,
c'est pourquoi je me charge dès sa sortie, alors que
j'étais sur Paris, d'aller voir
« Frontière (s) » pour en parler
ici-même. Et bien non ! Le multiplexe auquel je suis
abonné a tout simplement décidé de ne pas le
passé sur Paris et en région parisienne. Pourtant, il
y a Samuel Le Bihan dedans, et c'est français, je
pensait qu'au moins, on chercherait à promouvoir le
film, surtout vu le nombre d'affiches placardées dans
les métros un peu partout dans la capitale. Enfin bon, faut
pas s'étonner après si certaines personnes
téléchargent ces films sur internet. Alors, la
question est : « Si en tant qu'abonné
illimité dans un multiplexe et grand collectionneur de DVD,
je télécharge un film qu'il m'est
totalement impossible de voir au cinéma puisque pas
distribué dans ma ville, suis-je un
voleur ? »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Mais alors, que
se passe-t-il, dites-le moi ? Et bien, il semblerait que
malgré le fait que de nombreux fans de cinéma de
genres pullulent à travers la France et se multiplient
à vitesse grand V (je ne sais pas s'ils se
reproduisent, seulement qu'ils se multiplient), les
distributeurs, eux, pensent que si on aime les films
d'horreurs, on est forcément des
« racailles » ou quelque chose dans ce genre,
à cause d'un incident survenu lors du fameux
« Saw 3 ». Cela n'a strictement rien
à voir avec le cinéma de genre français
puisque désormais, tous les films d'horreur,
américains ou français, subissent le même
traîtement. Quelqu'un a-t-il pu voir « The
Myst » de Frank Darabont, réalisateur inconnu
adapté de Stephen King, écrivain totalement
méconnu sur lequel je n'ai aucune information
malgré mes multiples recherches sur Google ? Parce
qu'apparemment, le film est distribué sur un circuit
phénoménale de 14 salles sur toute la France,
malgré une campagne marketting encore une fois assez
énorme, et bien sur, aucune salle sur Lyon, et là je
parle de tous les cinémas de Lyon, sans exception.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Bref, voici donc
une autre raison pour laquelle on ne fait pas de cinéma de
genre en France. Tout simplement parce que si on n'a pas des
acteurs archi-méga connus (et encore, c'est pas
forcément gagné), notre film ne sera pas
distribué correctement.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">PS : Je
m'étais renseigné pour faire une
pétition sur internet concernant cela, mais il parait que
cela ne fonctionne pas. Alors, si certains ont des idées
pour faire changer les choses, parce que ça me paraît
faisable, j'attends cela impatiemment dans vos commentaires.
J'écrirais certainement une lettre dans les prochains
jours au multiplexe auquel je suis abonné, s'ils me
répondent, je posterais cette réponse sur ce site
même. En espérant qu'ils me répondent
autre chose que « Allez plutôt voir le dernier
Astérix »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;">Jonathan
Placide</p>
]]></description>			<link>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/2074/Mais-qu-arrive-t-il-au-cinema-francais-Partie-3/</link>			<comments>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/Mais-quet-039-arrive-t-il-au-cinema-francais---Partie-3-06032008-184912-lp-2074.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/2074/Mais-qu-arrive-t-il-au-cinema-francais-Partie-3/</guid>			<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 18:49:12 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Mort un dimanche de pluie (1986) de Joël Santoni]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="postbody">Tout
d'abord, mes remerciements vont à Julien Maury et Alexandre
Bustillo puisque c'est à travers leurs interviews qu'ils
m'ont donné l'envie de découvrir ce film
oublié de tous qu'est "Mort un dimanche de pluie" de Joel
Santoni, et c'est donc au bout de presque dix mois de recherche que
j'arrive enfin à visionner le film en question,
quasi-introuvable s'il en est. Et croyez-moi, cela en valait la
peine.
Car si le film semble de prime abord par son scénario de
base chercher à lorgner vers les thrillers américain
sur les drames familiaux tels qu'il en existe des centaines et qui
fleurissaient sur les écrans de TV et de cinéma dans
les années 80, c'est par son ambiance qu'il diffère
largement de ceux-ci. Car le film de Santoni possède une
ambiance tout bonnement malsaine, faite de non-dits entre les
personnages que seuls des acteurs au sommet de leur art, comme
c'est le cas ici, pouvaient retranscrire. Et c'est dans cette
atmosphère lourde et oppressante que le mal arrive et semble
nous sauter à la gorge tant Santoni n'y va pas avec le dos
de la cuillère, osant des scènes tout bonnement
inimaginables aujourd'hui, à cause des lois de censures sur
les films, dont une que l'on n'ait pas prêts de revoir et que
je ne dévoilerait pas pour tous ceux n'ayant pas vus le
film. Mais ses scènes n'existeraient bien sûr pas sans
le scénario qui, s'il cherche à reproduire certains
codes à l'américaine, essaie également de
retransmettre un message purement féministe selon lequel ce
sont les hommes qui diabolisent les femmes. Ce qui est dit de
façon très subtil, mais néanmoins clairement
compréhensible, jusque dans une formidable image de
fin.
Il est cependant dommage que le film se perde vers la fin,
justement dans un slasher bas de gamme avec résurrection
à la clé tant l'on tenait là une
véritable perle du cinéma français, perle qui
aurait pu être un chef d'oeuvre sans cela. Il est donc fort
dommage que Joel Santoni n'ait pas continué dans cette voie
par la suite (parce que "Une famille formidable", c'est pas tout
à fait la même chose quand même).</span></p>
<p style="text-align: right;">Jonathan Placide</p>
]]></description>			<link>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/2073/Mort-un-dimanche-de-pluie-1986-de-Joel-Santoni/</link>			<comments>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/Mort-un-dimanche-de-pluie--1986--de-Joel-Santoni-06032008-180943-lp-2073.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://jonathanplacide.blog.toutlecine.com/2073/Mort-un-dimanche-de-pluie-1986-de-Joel-Santoni/</guid>			<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 18:09:43 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>