<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] janto : <![CDATA[Aimons le cinéma]]></title>		<link>http://janto.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Aimons le cinéma]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 16:28:16 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[wall.E ou le robot à la recherche de son âme]]></title>			<description><![CDATA[<p>      Wall.E est sans doute le
meilleur blockbuster de cet été pourtant
chargé. Depuis 1995 et la sortie de Toy Story, Pixar a
constamment su se réinventer et évoluer en
évitant tous les pièges que tout le monde leur
prédestinait ; en restant fidèles à
eux-mêmes, à leurs idéaux, leurs rêves et
leur passion, ils ont su créer des films parmi les plus
marquantes de ces 13 dernières années, et ils ont
appliqués cette philosophie à l'intérieur
même de leurs films. Depuis, ils semblent avoir
été traversé par une crise de conscience : la
civilisation moderne court à la catastrophe, et il faut le
faire savoir.

      Un tel sujet n'est pas sans risques. D'abord
parce qu'il risque de tomber dans le didactisme le plus crasseux,
ensuite parce qu'à la fois tellement proche et tellement
loin de nous, une quelconque réflexion dessus risquerait de
faire sortir le spectateur du film pour ne plus l'impliquer
qu'à un niveau intellectuel. La solution : proposer un
entertainment de qualité, laisser le discours politique en
arrière-plan ou en sous-texte, et multiplier les niveaux de
lecture. C'est maintenant qu'entre en scène Wall.E.

      Wall.E est un robot qui ne fait
qu'exécuter une action vide de sens et d'efficacité
(premier niveau, apparence sociale), en réalité il
est un être mélancolique qui passe ses soirées
à rêver tout seul (deuxième niveau, état
réel des choses). Il est un robot qui range les ordures pour
nettoyer la Terre (premier niveau, projection dans le futur), mais
aussi un être prisonnier de sa fonction sociale, conçu
pour faire encore et encore la même action inutile
(deuxième niveau, transposition dans le présent).
Cette multiplication des niveaux de lecture ne s'arrête pas
là, puisque outre les personnages, les actions prennent
souvent un sens nouveau à la lumière d'une autre
action, et, film de science-fiction oblige, la direction artistique
joue un rôle majeur dans la compréhension de l'univers
et la mise en place des enjeux « de
fond ».

      Mais tout cela ne serait absolument rien s'il
n'y avait pas derrière un vrai scénario pour tenir le
tout, et heureusement : c'est le cas. Car ce qui frappe à la
vision de Wall.E, c'est à quel point tout semble simple et
facile. Le film ne compte absolument aucun moment inutile, pas une
seule scène ne dure trop ou pas assez longtemps, aucun
dialogue ou regard n'est en trop ; rien de ce qui sert à
guider la pensée du spectateur n'est trop lourd (ni lourd du
tout d'ailleurs). Quiconque s'est déjà posé un
jour trois questions sur les mécanismes narratifs ne pourra
qu'être ahuri devant la qualité exceptionnelle du
scénario dont la simplicité apparente n'a
d'égal que sa perfection (le meilleur scénario Pixar
à n'en pas douter). Et là où on pouvait
reprocher à Ratatouille quelques problèmes de rythme
ou une fin à rallonge un brin lourdingue (en tout cas au
regard de la qualité de ce qui précédait),
Wall.E est absolument exempt de défauts de scénarios,
à tel point que l'on pourrait utiliser sans trop se tromper
le mot « parfait ».

      Malheureusement, cette perfection
scénaristique n'est pas égalée par la
qualité de la réalisation. Car aussi efficace, claire
et dynamique qu'elle soit, Stanton ne transcende jamais son sujet
par elle et semble se reposer sur une caméra purement
narrative, jamais émotionnelle. Cela ne veut pas dire que le
film ne compte aucun moment de grâce (il y en a un paquet),
mais juste qu'il se contente d'obéir efficacement aux
besoins de son histoire, de ses personnages et de l'ampleur
graphique de son univers. Bref, à ce niveau-là
Stanton n'égale pas Bird, mais heureusement pour lui (et
pour nous) le film franchit un nouveau pas dans la qualité
graphique et d'animation. Non seulement les textures et les
animations sont plus crédibles que jamais, mais en plus le
travail fait sur la « caméra » du film
pour donner la sensation d'images filmés donne
réellement le sentiment de voir une histoire capturée
par des objectifs et de la pellicule. Ce qui pourrait sembler
n'être qu'un gadget prétentieux de la part de gens qui
s'amusent avec leurs jouets de luxes, aboutit en
réalité à un changement majeur dans la
perception du film : plus question d'admirer la technique du film,
lorsque Wall.E joue avec ses chenilles, on ne regarde pas un
fantastique travail d'animation, on regarde un robot triste qui
passe le temps comme il peut, et qui joue avec ses chenilles ! A
partir de là, le film offre une suspension
d'incrédulité totale et se vit en immersion
complète sans aucun moment pour reprendre son souffle, et
sans aucun moment pour se détacher du personnage
principal.

      Car au delà de toute signification,
propos ou thème, ce qui rend Wall.E si attachant, c'est
qu'il est à la fois fort, débrouilleur, volontaire et
courageux, mais aussi naïf, timide, innocent et
dépourvu de la moindre dose de cynisme. Incarnation de
l'innocence (ou volonté d'innocence) qui sommeille en chacun
de nous, Wall.E est la force tranquille qui réclame son
droit le plus élémentaire : vivre. Mais cette
réclamation ne vient pas (et ne peut pas venir) tout de
suite, car il commence prisonnier de son statut social,
condamné à ranger encore et encore des
détritus sans que cela ait l'air d'avoir le moindre impact
sur son environnement, et rêve doucement chaque soir en
regardant un film qui lui laisse espérer une vie
meilleure.

      L'arrivée d'Eve viendra reconfigurer
les règles de son petit monde en mettant à sa
portée un rêve qu'il croyait inaccessible. En
accédant au bonheur (ou à l'espoir du bonheur),
Wall.E s'est transformé et a trouvé sa raison de
vivre, une raison de vivre pour lequel il est prêt à
se battre quitte à y laisser ses boulons, et c'est en
trouvant cette raison de vivre que Wall.E réussit finalement
à accéder à son âme (celle dont il
rêve chaque soir devant son écran) et à
résoudre les conflits. A travers cette histoire simple,
Pixar semble nous mettre en garde contre la vie moderne qui finit
par faire de nous des zombies sans âmes plongés dans
un demi-sommeil, et c'est cette absence d'âme qui nous rend
capable de faire ce que nous faisons à notre Planète.
Le cinéma sauve l'âme qui sauve la planète, qui
a dit que les histoires étaient une perte de temps
?</p>
]]></description>			<link>http://janto.blog.toutlecine.com/4229/wall-E-ou-le-robot-a-la-recherche-de-son-ame/</link>			<comments>http://janto.blog.toutlecine.com/wall-E-ou-le-robot-a-la-recherche-de-son-ame-24072008-103102-lp-4229.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://janto.blog.toutlecine.com/4229/wall-E-ou-le-robot-a-la-recherche-de-son-ame/</guid>			<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 10:31:02 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Une Affaire de famille rondement menée]]></title>			<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">Un bien étrange film que
cette Affaire de famille. Un film « simple »,
modeste avec une certaine apparence de téléfilm, mais
qui pourtant contient des qualités qui manquent à
plus de 90% de la production ciné française.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Car ce qui frappe avec cette Affaire
de famille (et qui l'éloigne de tous les autres films
français, qu'ils soient de genre ou non) c'est à quel
point il parvient à toucher son but sans aucun
problème, et cela étant fait il n'a aucun mal
à finir, aucun mal à ne pas trop en faire, aucun mal
à ne jamais faire étalage de son intrigue pourtant
compliqué qu'il nous fait progressivement comprendre avec
une efficacité déconcertante. Certains auraient
essayés la frime, d'autre la sobriété
faussement modeste, les auteurs de cette Affaire de famille ont
tout simplement essayé de faire un bon film, et heureusement
pour nous, ça se sent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">En apparence, un simple thriller
franchouillard prêt à remplir un prime-time de France
3, un faux film de genre qui s'intéresserait plus à
ses moments de comédie qu'aux passages obligés du
thriller, passages que de toute façon il ridiculiserait dans
le but de s'accorder la sympathie du public (et des critiques) pour
qui le cinéma de genre est une affaire d'ado et
pré-ado.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">En réalité, un vrai
film malin et prenant, honnête et modeste qui parvient
l'exploit de ne jamais perdre son spectateur grâce à
une narration précise et travaillée. Mais on le sait
bien, la seule clarté d'une intrigue n'a jamais fait d'un
film une réussite, et la vrai réussite ici revient
dans l'habile manipulation du spectateur que les auteurs s'amusent
à faire partir dans toutes les directions, tout en ne lui
mentant jamais (ils sont beaucoup plus malin que ça
puisqu'ils se contentent de jouer sur ce que l'on voit et ce que
l'on ne voit pas, ce qui évite au passage d'être trop
embrouillé), et ce qui réellement incroyable c'est la
simplicité désarmante avec laquelle chaque
élément, rebondissement ou révélation
nous est donné, tout en ayant un véritable impact
à la vision du film.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Malgré cela, le film souffre
de quelques défauts, à commencer par l'aspect
téléfilm qui ressort de sa photo assez plate, de sa
direction artistique plutôt pauvre, de ses mouvements de
caméra qui se contentent la plupart du temps de suivre les
acteurs, ou encore de tout un tas de tics français assez
énervant comme le fait de faire tourner la plupart des
réunions de famille autour de la cuisine et de l'heure d'un
repas. Certes, dans la réalité le repas est le moment
de « réunion » et
d' « échanges » par excellence,
mais au cinéma ça commence à devenir lassant.
Autre défaut, le personnage de la fille, une ado que les
auteurs ne maîtrisent visiblement pas, puisqu'ils ont
décidés de rester dans le cliché de la jeune
fille un peu rebelle qui répond à ses parents, et
s'il n'y avait pas une partie du film qui lui était
consacré (permettant ainsi d'alléger le
cliché), nul doute que cela n'aurait pas passé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mais n'ayez crainte, car tous ces
défauts n'enlèvent rien ou pas grand chose au plaisir
ressenti devant le film qui reste d'une maîtrise narrative
assez exemplaire. Enfin, le film réussit à surprendre
par rapport à ce qu'il promettait (dans le ton, les
personnages, l'intrigue, etc.) tout en donnant exactement ce qu'il
promettait (dans le ton, les personnages, l'intrigue, etc.), preuve
de plus que la réussite n'est pas une question de genre ou
de moyen, mais est avant tout une question de travail, de rigueur
et d'intégrité artistique. Réjouissons-nous
donc, car il existe encore en France des gens qui savent raconter
des histoires, autant en profiter.</p>
]]></description>			<link>http://janto.blog.toutlecine.com/3527/Une-Affaire-de-famille-rondement-menee/</link>			<comments>http://janto.blog.toutlecine.com/Une-Affaire-de-famille-rondement-menee-06062008-105834-lp-3527.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://janto.blog.toutlecine.com/3527/Une-Affaire-de-famille-rondement-menee/</guid>			<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 10:58:34 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Analyse 1001 pattes - la présentation de Flik]]></title>			<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour beaucoup, la
compréhension immédiate de chaque
élément d'un film est une preuve de simplisme digne
d'un enfant qui aime bien dessiner des bonshommes ronds ou
carrés selon qu'ils sont gentils ou méchants.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour d'autres, c'est simplement du
cinéma.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La <a href=
"http://janto.blog.toutlecine.com/2258/Analyse-1001-pattes-la-presentation-de-la-colonie/">
dernière fois</a>, nous avons vu comment la
hiérarchie de la colonie était
présentée : la colonie est vers la droite, et plus on
est à <span>droite</span> plus on est
hiérarchiquement haut placé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Aujourd'hui, passons à la
présentation de notre ami Flik, héros de cette
histoire.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pendant la conversation entre la
Reine, Atta et Dot, un épis de je ne sais quoi tombe sur la
princesse Atta, ce qui donne lieu au plan 38...</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">P38</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">...plan dans lequel Atta,
écrasée au sol à droite, est rejointe par
quatre autre fourmis qui forcément se dirigent toutes vers
la droite du cadre, pendant que la Reine et Dot, encore plus
à droite, regardent vers la gauche.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Outre son intérêt dans
le montage que nous allons voir rapidement, ce plan montre une
princesse Atta « assistée » (tout le
monde se précipite vers elle au moindre pépin),
assistée par tout le monde sauf...par la Reine, qui dans sa
sagesse éternelle (et ses rhumatismes probables) sait que ce
n'est pas en dorlotant Atta qu'elle deviendra une vraie (et bonne)
reine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dans le montage, ce plan est
immédiatement suivi par le plan d'introduction de Flik.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">P39A</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">P39D</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">P39F</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">P39G</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La première chose que l'on
voit de Flik est son invention qui entre dans le champ par la
droite. La caméra descend ensuite pour filmer la scie de son
système, puis travelling vers la droite pour commencer de
voir Flik, et on remonte pour montrer Flik, mais portant un masque
donc pas encore totalement dévoilé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Deux idées sont ici à
retenir.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La première, c'est que Flik
tourne <span>littéralement</span> le dos à la colonie
puisqu'il est dirigé vers la gauche (la colonie est, nous
l'avons vu, vers la droite). A la fin du plan 39, Flik est
d'ailleurs complètement cadré bord cadre gauche,
cadre peu équilibré et recommandé, et par
conséquent forcément soigneusement choisi (la
règle générale de composition étant de
laisser un minimum d'espace libre devant le regard des gens). De
plus, en le cadrant à gauche, cela permet d'avoir son
invention en plein cadre...à droite, autrement dit : les
inventions de Flik sont ce qui l'empêche &ndash; pour le
moment &ndash; d'être parfaitement intégré
à la colonie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La deuxième idée,
c'est que Flik est fort <em>avec</em> <span style=
"font-style: normal;">ses inventions (entrée de champ de sa
tête par le haut, musique jazzy un peu cool, beaucoup de
mouvement à l'écran, c'est la caméra qui vient
chercher Flik et pas l'inverse), autrement dit : Flik est quelqu'un
qui tire sa force (ou</span> <em>peut</em> <span style=
"font-style: normal;">tirer sa force) de ses inventions. Le fait
qu'il porte un masque cachant son visage (et donc sa
personnalité) renforce cette idée de quelqu'un qui
tire sa puissance de son intelligence (plutôt que de sa
personnalité donc).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Les quelques
plans suivants continuent d'appuyer l'idée de puissance de
Flik.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P40</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Plan large
montrant Flik en position de force face à son environnement
(l'épis sur sa machine créé une ligne
horizontale en opposition aux lignes verticales des autres
brindilles), le fait qu'il suis un plan plus serré met en
avant l'énergie que dégage Flik. (notons aussi qu'une
brindille d'herbe ferme le cadre à gauche pour renforcer
l'idée que la colonie est un espace fermé sur
lui-même)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P41A</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P42A</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P42B</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P43A</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">
L'enchaînement des plans 41, 42 et 43 montre Flik comme
extrêmement efficace et parfaitement en phase avec sa
machine. Ainsi la séparation des plans 41 et 43 (action de
Flik) avec le plan 42 (action de la machine) montre Flik comme
parfaitement à l'aise avec ce qu'il fait (il travaille
quasiment en aveugle puisqu'il ne peut pas voir ce qui se passe
directement derrière lui). Ensuite, son masque n'est pas
cadré (à l'exception d'un bout pour le plan 41,
probablement pour des raisons de compréhensions), ce qui lui
donne un air sûr de lui et efficace. Enfin, le plan 42 est un
plan lui-même &ldquo;clair et efficace&rdquo; (les grains
sont enlevés de l'épis, les grains tombent => pano
vers le bas, les grains tombent dans un récipient
prévu à cet effet) qui montre toute
l'efficacité de la machine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Un détail
à noter qui isole encore plus Flik de la colonie est son
environnement, à savoir l'herbe. En effet, l'herbe est
présentée au début comme le lieu de
récolte, sans parole, « sauvage »,
reculé, et par une mise en scène souple et efficace
(voir la <a href=
"http://janto.blog.toutlecine.com/2258/Analyse-1001-pattes-la-presentation-de-la-colonie/">
première partie de l'analyse</a>) on arrive de
manière assez fluide à la colonie où les
fourmis commencent enfin à parler (civilisation). Lorsque la
Reine et Atta parlent, des enfants sortent du sol, ce qui nous
donne la sensation qu'un monde existe sous la terre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P31A</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">La suite logique
serait donc d'aller présenter la colonie <em>sous</em> la
terre, non ? Non ! Puisque cette empêcheur de tourner en rond
qu'est Flik vient faire son intéressant en nous faisant
revenir à l'herbe, comme s'il disait «<em> ah non
non, votre méthode de récolte n'est pas la bonne,
revenez !</em> » alors que les autres fourmis semblent
ne même pas connaître la notion de remise en
question.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">L'un des
éléments qui sert à construire le personnage
de Flik est le masque de protection qu'il porte, et dont nous
pouvons résumer son utilisation très simplement :
masque porté = Flik efficace, ingénieux ; masque pas
porté = Flik le faiseur de trouble qui a du mal à
s'intégrer dans la colonie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Ainsi au
début, Flik l'efficace et ingénieux porte un masque,
il est fort, cool et dégage une certaine puissance.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P39G</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Mais dès
qu'il entend les autres de la colonie crier parce-que les
épis qu'il jette tombent sur la princesse Atta,
c'est-à-dire dès qu'il est rappelé à
l'ordre par la colonie, que fait-il ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P46F</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Bingo, il
enlève son masque qui nous révèle un Flik plus
faible, moins sûr de lui, le Flik gaffeur emprisonné
par la pression sociale exercée par la colonie qui, ne
sachant pas reconnaître le génie (ou au moins
l'ingéniosité) de ses inventions continue de ne le
considérer que comme une espèce d'adolescent
attardé qui gaspille son temps pour des bêtises
(je vous laisse penser par vous-même quelle
métaphore sur le rapport à la fiction se cache
derrière ça).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P47B</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">D'ailleurs dans
le plan qui suit (47 donc), les réalisateurs ont prit bien
soin de soigneusement cadrer des brindilles d'herbe à gauche
et à droite du cadre, donnant ainsi l'impression de regarder
à travers les yeux d'un enfant un peu honteux caché
dans un buisson. Ces deux brindilles servent aussi à
signifier l'autorité de la colonie sur Flik pour accentuer
le côté « rappel à
l'ordre » de la situation (notez aussi que ce plan
montre les gérants mais aussi les ouvriers, donnant
l'idée que c'est bien toute la colonie qui reprend Flik et
pas seulement les gérants).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">P48A</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Retour à
Flik avec un plan large : cette fois Flik n'est plus en force avec
la nature, il n'y a plus de brindille pour créer une ligne
horizontale et le cadrage de profil (fort) laisse place à un
cadrage de ¾ (plus faible).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">A partir de
là, Flik va entrer directement en contact avec les
gérants de la colonie, mais ça, ça sera pour
la prochaine fois.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>A suivre...</em></p>
]]></description>			<link>http://janto.blog.toutlecine.com/3260/Analyse-1001-pattes-la-presentation-de-Flik/</link>			<comments>http://janto.blog.toutlecine.com/Analyse-1001-pattes---la-presentation-de-Flik-19052008-094922-lp-3260.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://janto.blog.toutlecine.com/3260/Analyse-1001-pattes-la-presentation-de-Flik/</guid>			<pubDate>Mon, 19 May 2008 09:49:22 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Teeth - ah ben non c'est pas bien...]]></title>			<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">Même si les réactions
engendrées par Teeth étaient pour la plupart
déçues, une force irrésistible [la connerie ?]
me poussait quand même à aller le voir avec la
promesse d'un film sympathique, agréable à regarder
et pas prise du tête (<em>si j'étais fourbe je
rajouterais « bref du cinéma indépendant
américain » mais je ne le dirais pas</em>).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Hélas j'aurais mieux fait
d'écouter les avis négatifs, car Teeth n'est pas
seulement une déception, pas seulement un film très
moyen, pas seulement un ennui de plus au cinéma, c'est aussi
et surtout un film qui prend le genre de haut et qui ne sait jamais
quoi faire avec son sujet pourtant des plus aguicheurs. Tellement
aguicheur et « fort » que le
réalisateur ne sait visiblement pas quoi en faire,
hésitant entre le ton premier degrés du film
d'horreur et le second degrés post-scream pour rappeler au
spectateur que « <em>hé c'est pas pour de vrai,
j'suis pas con quand même</em> ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">De là découlent tous
les problèmes du film : incapable de rendre son sujet
crédible (le « truc » tient
réellement de la farce), le film se suit comme une
comédie légère teintée de touches gores
burlesques, du coup quand il essaye de nous faire ressentir des
choses un peu plus fortes à grands coups de relations
familiales chocs, ça tombe lamentablement à plat.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Qui dit absence de sujet
crédible dit absence d'identification quelconque aux
personnages, à commencer par l'héroïne
complètement transparente et qui semble nous rappeler
à chaque image « <em>regardez comment j'suis trop
perturbée comme ado</em> », ce qui ducoup pose un
sérieux problème au film qui ne peut se regarder
qu'avec une distantiation déscrutrice, chose d'autant plus
dommage que le cinéma de genre offrait la possibilité
d'une « plongée en enfer » dans le
monde de ses protagonistes et des doutes qui les assaillent. Et si
l'on voit à quelques reprises des débuts de pistes
qui vont dans ce genre, c'est à chaque fois pour tomber dans
la pantalonnade la plus conne. Et comble du comble, à force
de rendre ridicule et simpliste les exécutions,
l'épilogue perd de toute sa puissance comique pour ne
devenir que platement prévisible, preuve de plus que le
réalisateur ne savait pas pour quoi il s'embarquait quand il
a fait son film.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Au delà de ça, le film
est relativement pénible à regarder tant le mot
d'odre semble être d'insuffler un non-rythme au film,
non-rythme déjà présent dans le
scénario d'une faiblesse narrative assez édifiante.
Je renvoie à ce que j'ai dis plus haut sur le cinéma
de genre : ici l'utilisation des codes du thriller ou du film
policier aurait permi d'insuffler plus de rythme et de puissance
(je reste toujours ahuri par la non-utilisation du
gynécologue, personnage par excellence qui aurait pu
constituer un « vrai » ennemi et donner un
finale un peu plus prenant).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bref, Teeth c'est pas seulement pas
bien, c'est un gâchage en règle d'un sujet en or avec
un ton méprisant, et ça c'est difficilement
digéreable.</p>
]]></description>			<link>http://janto.blog.toutlecine.com/3259/Teeth-ah-ben-non-c-est-pas-bien/</link>			<comments>http://janto.blog.toutlecine.com/Teeth---ah-ben-non-cet-039-est-pas-bien----19052008-094435-lp-3259.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://janto.blog.toutlecine.com/3259/Teeth-ah-ben-non-c-est-pas-bien/</guid>			<pubDate>Mon, 19 May 2008 09:44:35 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Analyse 1001 pattes - la présentation de la colonie]]></title>			<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">J'avais commencé par
envisager de faire une analyse de 1001 pattes
« simple » et en un seul bloc, analyse qui se
serait centrée sur quelque points précis du film et
qui m'aurait permis de remettre ma machine neuronale en marche en
vue &ndash; éventuellement - de continuer sur Die Hard (dont
la suite de l'analyse devrait arriver lorsque Mars sera
aligné avec Jupiter, mais c'est pas sûr). Mais comme
les choses sont bien faites (enfin sauf si ce que vous attendez
c'est Die Hard), il s'est trouvé que 1001 pattes est un film
tellement bien que j'ai trop de choses à dire dessus.
Incapable que je suis d'organiser tout ça pour un seul texte
lisible &ndash; pardonnez mon incompétence &ndash; je me
suis dis qu'une nouvelle série d'analyses venaient juste de
commencer sur ce modeste blog. En avant donc pour du 1001 pattes,
et aujourd'hui : la présentation de la colonie et de ses
habitants.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Note</span> <span style=
"text-decoration: none;">: il est bien entendu indispensable
d'avoir vu le film pour lire l'analyse (et indispensable tout court
d'ailleurs).</span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Note 2 : le retour</span>
<span style="text-decoration: none;">: ces incapables de Pixar
ayant décidé de faire un film sur des fourmis, et en
conséquence de souvent ne leur accorder qu'une place minime
dans le cadre, j'ai parfois dû entourer à l'image la
partie qui nous intéresse pour des raisons de
lisibilité. D'avance je m'excuse pour cette gêne
esthétique et espère que vous ne me brûlerez
pas vif, du moins pas avant que j'ai fini.</span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-decoration: none;"></p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
<strong>Présentation de la
colonie</strong></p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Toute la première partie du film est
consacrée à la présentation de la colonie et
de ses habitants, son mode de fonctionnement et sa
hiérarchie. Voyons comment cela nous est exposé
:</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P1O</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Un ouvrier fourmi entre dans le champ par le bas en
grimpant sur la plante...</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P1Q</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
...puis il enlève la graine pour la lancer
à des fourmis qui l'attendent au sol (hors-champ pour
l'instant)...</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P1S</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
...avant de continuer de grimper et de sortir du
champ par le haut, exactement au même moment que la mise au
point change pour se faire sur le deuxième niveau de
profondeur de champ où l'on peut apercevoir de nombreuses
fourmis grimper à leur tours sur les plantes et faire la
même action que le premier ouvrier.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Cette première introduction au monde des
fourmis nous a déjà appris une chose : seule, une
fourmi ouvrière n'est rien (elle entre dans le champ par le
bas, signe d'infériorité), et elle ne peut
s'élever qu'à condition de compter sur les autres (le
changement de mise au point montre ici un travail de groupe, ce qui
permet à la première fourmis de sortir du champ par
le haut, d'être plus forte).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P2C</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Les ouvriers au sol attrapent les récoltes
que leurs lancent les ouvriers cueilleurs. Ils se dirigent vers la
droite.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P4G</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P5A</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
La direction des fourmis aux plans 4 et 5 est
incontestablement la droite, que ce soit pour aller déposer
leur récolte ou pour repartir.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P6A</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Ici encore, les fourmis se dirigent vers la droite
du cadre. Notons la direction en diagonale qui, couplée
à la direction vers la droite, forme la direction la plus
facile dans un plan (nous sommes habitués à lire de
gauche et à droite, et notre vision de la pesanteur nous
fait penser que les choses tombent plutôt que
s'élèvent).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P11C</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P12B</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Enfin, tous les plans mettant en scène les
ouvriers les montrent dirigés et/ou se dirigeant vers la
droite du cadre.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
La direction vers la droite permet de clarifier les
choses d'un point de vue géographique : à chaque fois
que des personnages du film se dirigent vers la droite (du moins
lorsqu'ils se trouvent dans une aire de voyage), c'est qu'ils vont
vers la colonie, et inversement.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
La droite est également la « bonne
direction » de la colonie pour les ouvriers.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P14B</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P14C</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Alors que toute les fourmis ouvrières sont
bloqués par une horrible feuille tombée pile poile
sur leur chemin et que tout espoir semblait perdu, viennent
à leur secours deux gaillards chevaliers. Bon en
réalité il s'agit des deux premiers membres des
gérants de la colonie que l'on voit. Ils entrent dans le
champ par le haut, symbole de puissance et
d'autorité.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Leur autorité étant établie,
cela laisse libre cours aux réal' pour s'en servir afin de
continuer d'installer les bases de la mise en scène du
film.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P16C</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P17A</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P18C</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Car où se place logiquement
l' « autorité » pour parler aux
ouvriers ? A droite, dirigée vers la gauche. Ainsi dans ces
quelque plans, les réalisateurs ont donnés à
cette place particulière la fonction « tête
de la colonie », fonction que l'on retrouvera tout au
long du film.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Mais que va-t-il donc bien se passer si cette
autorité-là était confrontée à
l' « autorité suprême » ?
Si les réalisateurs se contentaient de passer directement
à la Reine, en laissant cette « autorité
mineure » à sa place dans le cadre, cela ne
diminuerait-il pas l'autorité de la Reine ?</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Donc, astuce scénaristique et mise en
scénique :</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P21A</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
L' « autorité
mineure » laisse passer les ouvriers, se retrouvant
donc...à gauche regardant à droite.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P21B</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P22B</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
De cette façon, le côté mineur
de cette « autorité » est parfaitement
intégré par le spectateur qui verra désormais
en eux des sortes de contremaîtres de la colonie, des
gérants à la tâche administrative et logistique
(le personnage de gauche est professeur et le personnage de droite
docteur).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Maintenant que les autorités mineures sont
présentées, passons aux autorités
majeures...</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P25A</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P25D</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P25F</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P26</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Le dialogue entre le professeur et le docteur qui
clôt le plan 22 nous informe déjà de la nature
des personnages dont la présentation suit
(« <em>oh yeah, Princess Atta, the poor
dear...</em> »), ce qui évite d'être trop
lourd lors de leur présentation directe.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
D'abord, la nature royale de ces deux personnages
est donnée par le cadre lui-même, fermé en haut
par la pierre et en bas par le sol. Cette fermeture du cadre
symbolise la nature ferme de ces deux personnages (ou plutôt
de la <em>fonction</em> de ces deux personnages). Ce cadre est
renforcé par la présence de deux fourmis
« ombrageuses » postées de part et
d'autre du cadre (en outre, leur simple présence suffit
à faire comprendre qu'il s'agit de personnages
importants).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Ensuite, leur nature transparaît dans leur
position géographique. Lorsqu'au plan 25F la princesse Atta
désigne le « <em>gap in the
line »</em> (« trou dans la
queue »), la direction vers laquelle elle regarde et le
fait que le contre-champ soit en plongée (P26), nous indique
qu'elles se trouvent sur un endroit légèrement en
hauteur par rapport au reste, leur donnant ainsi une place
leader.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Enfin, le rapport entre ces deux personnages et leur
nature plus personnelle est donné par leur position. Ainsi
la princesse Atta, au premier plan, extrêmement nerveuse, est
celle qui s'occupe de la situation en premier lieu, tandis que
derrière (dans l'ombre...) la Reine veille à ce que
tout se passe bien.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
S'il n'y avait qu'une
« règle » à retenir pour les
directions concernant l'autorité de la colonie, c'est que ce
sont toujours les plus puissants qui sont cadrés à
droite regardant vers la gauche, disons...comme s'ils n'avaient pas
le droit de regarder vers la gauche quelqu'un de plus puissant
qu'eux ou vers la droite quelqu'un de moins puissant.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Ce principe de base est très utile pour
comprendre le fonctionnement de certaines conversation, prenons un
exemple avec celle comprenant la Reine, la princesse Atta et Dot
(la petite soeur d'Atta qui n'est pas encore princesse).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P32F</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P33B</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Lorsque Dot tente péniblement de voler, elle
se fait reprendre par sa mère (la Reine) qui lui fait la
leçon (« <em>What did I tell you about trying to
fly ? </em>»).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Si l'on prend le principe des directions comme
grille de lecture, la hiérarchie est parfaitement
respectée : la Reine toute à droite, à sa
gauche la Princesse Atta, et les deux regardent vers la gauche la
petite Dot.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Néanmoins cette hiérarchie semble
changer lorsque Dot reprend du poil de la bête et remet en
cause sa soeur (« <em>It's not my fault if she's so
stressed out ! </em>»).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P35B</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P35D</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P36E</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
P37A</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Ainsi Dot se déplace vers la droite (vers la
Reine), ce qui permet d'avoir l'enchaînement des plans 36 et
37, où une nouvelle hiérarchie semble prendre
forme.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Mais il ne s'agit pas tellement d'un jeu de pouvoir
en tant que telle, mais plutôt d'une manière de
renforcer le fait qu'Atta soit assez mal à l'aise avec ses
nouvelles responsabilités. Ainsi lorsqu'elle se met à
gronder Dot, on sent que c'est pour essayer de se donner
l'autorité qu'elle a du mal à trouver en elle. Cette
« intervention » lui vaudra une remarque
désagréable de Dot (« <em>You're not the
queen yet, A-T-T-A ! </em>») qui, dans une certaine
mesure, remet en cause son autorité.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Le champ/contre-champ que permet le
déplacement de Dot illustre parfaitement l'idée qui
sera plus tard exprimé clairement par Atta
(« <em>Nobody believes I can do this job &ndash;
Personne ne croit que je peux être reine »</em>
lors d'une entrevue avec Flik vers 44min24sec), c'est-à-dire
qu'elle a le sentiment que personne ne croit en elle. Le plan 37 la
montre isolée au milieu du cadre au premier plan tandis
qu'à l'arrière-plan passent les ouvriers avec la
nourriture, c'est donc une certaine idée du pouvoir qui est
représentée ici, une Atta qui <em>devrait</em>
être puissante, qui <em>devrait</em> regarder vers la
gauche...mais qui regarde vers la droite, tandis que les
« autres » (symbolisés par Dot et la
Reine) la regardent vers la gauche (si elles lui faisaient
confiance, elles devraient la regarder vers la droite).</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
Maintenant que la présentation de la colonie
est faite, c'est au tour de Flik d'arriver. Mais ça, c'est
pour la prochaine fois.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none;">
</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-decoration: none;"><em>A suivre...</em></p>
]]></description>			<link>http://janto.blog.toutlecine.com/2258/Analyse-1001-pattes-la-presentation-de-la-colonie/</link>			<comments>http://janto.blog.toutlecine.com/Analyse-1001-pattes---la-presentation-de-la-colonie-25032008-090756-lp-2258.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://janto.blog.toutlecine.com/2258/Analyse-1001-pattes-la-presentation-de-la-colonie/</guid>			<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 09:07:56 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>