<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] hoke : <![CDATA[Plein la gueule (Anthologie du film bourrin)]]></title>		<link>http://hoke.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Plein la gueule (Anthologie du film bourrin)]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 17:52:53 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Tremors' saga]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Tremors (Ron Underwood, 1990)</p>
<p class="MsoNormal">Ron Underwood est un tout petit faiseur. Il a
tendance à faire des films d'horreur confortables, ce
que les gens ont tendance à trouver paradoxal. <strong>Lake
Placid</strong>, un film de crocodile géant bouffant les
gens ayant la mauvaise idée de passer par là,
était un film d'horreur sans horreur : un film
dont la peur était vraiment très confortable,
puisqu'on pouvait prévoir qui allait mourir ou pas.
Mais c'était un film chaleureux, et on
l'appréciait plus comme une comédie romantique
avec un monstre dedans que comme un véritable film
d'horreur. Tremors est en quelque sorte le chef
d'&oelig;uvre d'Underwood : dans une bourgade
perdue du Nevada, quelques personnes se font bouffer par ce que les
habitants découvrent vite être des vers de terre
gigantesques, tout droit sortis de la préhistoire. Les
bestioles sont attirées par les
vibrations<span> </span> et le bruit, il est donc fortement
déconseillé de marcher ou de parler quand elles sont
à proximité. Il en résulte un tas de
scènes cocasses où les personnages se perchent sur du
dur pour échapper aux bestioles. Tremors est le prototype du
film fabriqué à partir d'une idée
géniale : pas besoin d'une quantité
astronomique d'effets, la peur est surtout obtenue en
perchant des gens sur des toits de maison ou des personnages ayant
peur de marcher sur le sol ! Ce concept permettant de faire le
film à moindre coût n'a pas empêché
les scénaristes de nous concocter une histoire aux
personnages savoureux, pleins de chaleur et de menus défauts
qui les rendent humains. Le script a en plus le grand mérite
d'être rempli d'humour. Mais pas un humour
plaqué artificiellement sur des scènes horrifiques
pour respecter le cahier des charges « douche
écossaise » propre à tous les films
d'horreur. L'humour fait ici partie intégrante
de l'avancée de l'histoire et de
l'évolution des personnages. Les acteurs sont tous au
diapason, Kevin Bacon en tête, idéal en loser gentil
qui cherche à se payer une nouvelle virilité. Tremors
est une réussite sur tous les plans, et parvient même
à ne jamais accuser la moindre baisse de rythme.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Tremors 2 &ndash; les dents de la terre
(S.S. Wilson, 1996)</p>
<p class="MsoNormal">Il était permis de craindre le pire de
cette suite de l'une des comédies horrifiques les plus
réussies des années 90. Finalement, on s'en
sort plutôt bien : Kevin Bacon n'a pas
rempilé, et on n'a pas forcément gagné
au change avec le petit jeune de remplacement, mais le casting
reste solide et l'histoire enlevée, parsemée de
petits traits d'humour salvateurs. Pas aussi réussi
que l'original (de toute façon c'était
mission impossible).<span> </span> Mon seul vrai regret par
rapport à ce film, (ATTENTION SPOILERS !!!),
c'est que les monstres souterrains finissent par muter en
monstres beaucoup plus classiques, terrestres et bipèdes.
L'attaque de vers géants venant du sous-sol, ça
avait quand même plus de gueule ! Question de budget,
probablement.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Tremors 3 (Brent Maddock, 2001)</p>
<p class="MsoNormal">Les habitués de la franchise quittent
peu à peu le navire : après Kevin Bacon qui
n'était déjà plus dans le 2, Fred
Ward s'en est allé voir ailleurs si l'herbe
était plus verte. Ça n'empêche pas les
responsables de ce film de maintenir un niveau de qualité
plutôt élevé. Cette fois on se concentre sur le
personnage de Burt, le psychopathe adepte de la NRA et
collectionneur de flingues (Michael Gross) : il devient
attachant, revanchard vis-à-vis des graboïdes, dont on
découvre maintenant une version volante. L'humour, la
multiracialité, la chasse au graboïds et les
personnages réfugiés sur des toits, toutes les
figures imposées de la franchise sont là.
L'histoires reste relativement rythmée, et si les
effets spéciaux des monstres volants de la fin sont
plutôt...<span> </span> approximatifs, on
l'accepte malgré tout volontiers, parce que
c'est un Tremors : ça ne se prend pas au
sérieux.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Tremors 4, la légende commence (S.S.
Wilson, 2004)</p>
<p class="MsoNormal">Ils avaient épuisé tous les
personnages un tant soit peu issus du petit chef
d'&oelig;uvre Tremors, ils ont décidé de donner
un coup de sang à leur franchise en lui faisant faire un
bond temporel d'une bonne centaine d'années en
arrière : Tremors 4 est un bon vieux western, avec des
vers de terre géants comme grands méchants. Le film
se tient bien, avec sa galerie de personnages issue de toutes les
origines (encore, ses gros flingues et une tendance à
vouloir lorgner vers le premier film de la franchise). On
n'arrive pas aussi facilement à refaire un film aussi
réussi, mais T4 se défend bien. Par-dessus tout, cet
opus a le grand mérite de réintroduire l'aspect
« peur venant du sous-sol », insituable et
dangereuse, que les numéro 2 et 3 avaient plutôt
délaissé au profit de monstres bipèdes, puis
volants, dont les effets angoissants sont bien moindres car maintes
fois expérimentés dans d'autres films.</p>
]]></description>			<link>http://hoke.blog.toutlecine.com/4236/Tremors-saga/</link>			<comments>http://hoke.blog.toutlecine.com/Tremorset-039--saga-24072008-174754-lp-4236.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://hoke.blog.toutlecine.com/4236/Tremors-saga/</guid>			<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 17:47:54 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Chuck évite les balles dans Dent pour dent !]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal">J'ai l'air de me moquer, mais
<strong>Dent pour dent</strong> (<strong>An eye for an eye, Steve
Carver</strong>, 1981) fait partie du haut du panier des exploits
de <strong>Chuck Norris</strong>. L'histoire est assez
classique (un flic démissionne de la police après
avoir tué par vengeance les assassins de son
coéquipier, et il lui est donné plus tard
l'occasion de plonger plus avant dans les méandres de
cette affaire, à coups de tatane), mais n'est pas
traitée trop par-dessus la jambe, et on se sent un minimum
respecté en tant que spectateur. Le titre français
est digne des plus grandes punchlines de <em>Chuck-la-savate</em>,
mais ça reste le détail le plus comique de tout le
film, dont tout second degré est totalement exclu. Les
traducteurs et les distributeurs de l'époque
n'avaient visiblement pas bien compris la teneur du film
(d'ailleurs, ils ont mis 3 ans pour le sortir en France,
où quelques privilégiés ont pu le voir en
1984)</p>
<p class="MsoNormal">Nous en étions encore au tout
début de la carrière héroïque de
<strong>Chuck</strong>, puisqu'il n'avait pas encore
mis en avant sa pilosité faciale abondante. Il arbore un
visage parfaitement glabre, celui-là même que
<strong>Bruce Lee</strong> avait défoncé quelques
années auparavant dans la fureur du dragon.</p>
<p class="MsoNormal">Comme tout bon héros d'action
<em>eighties,</em> <strong>Chuck</strong> se fait d'abord un
peu rouler dans la farine, éclate quelques têtes pour
faire bonne mesure, emballe la fille, a un chien très malin
qui permet deux fois de relancer le scénario en panne de
<em>Deus Ex Machina</em>, découvre parce qu'il se fait
piéger que c'est le gars qu'il
soupçonnait le moins qui fait partie de la machination, et
éclate d'autres gueules pour
rééquilibrer la balance.</p>
<p class="MsoNormal">Rien de neuf, c'est sûr. Mais
c'est un film d'action, et pour le coup, la baston est
plutôt pas mal foutue. Je veux dire que contrairement
à un <strong>Delta Force 2</strong> ou un
<strong>Hitman</strong>, Chuck met réellement la main
à la pâte dans ce métrage. On a donc droit
à de vraies bastons pas doublées, où Chuck
balance plusieurs mandales dans plusieurs gueules sans coupe, sans
ralentis systématiques, et sans doublure cascade. De
l'authentique, quoi !</p>
<p class="MsoNormal">Ça fait du bien, parce que tous les
derniers films de Chuck que j'avais vus récemment
étaient quand même bien foireux niveau échange
de coup.</p>
<p class="MsoNormal">Le titre de cet article vient d'un
moment phare du film, celui où Chuck se retrouve face
à face avec le traître qui l'a roulé dans
la farine depuis le début. L'autre essaie de se
justifier, braque une arme vers Chuck, qui ne se dégonfle
pas et continue à dire qu'il va le coffrer,
coûte que coûte. L'autre pète un
câble et se met à tirer. Mais Chuck le sent venir et
se jette à terre. Grâce à une série de
roulades, il parvient à éviter toutes les balles de
son agresseur.</p>
<p class="MsoNormal">Il est fortiche, ce Chuck !</p>
]]></description>			<link>http://hoke.blog.toutlecine.com/4203/Chuck-evite-les-balles-dans-Dent-pour-dent/</link>			<comments>http://hoke.blog.toutlecine.com/Chuck-evite-les-balles-dans-Dent-pour-dent---22072008-014322-lp-4203.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://hoke.blog.toutlecine.com/4203/Chuck-evite-les-balles-dans-Dent-pour-dent/</guid>			<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 01:43:22 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[La critique c'est facile...]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>Etat de siège (Costa-Gavras,
1973)</strong></p>
<p class="MsoNormal">Ce film très politique détaille
de manière très minutieuse le basculement d'une
République -qui n'est déjà plus
démocratique que par le nom- en une dictature militaire. Par
son emploi d'acteurs aux physiques communs (dont beaucoup ont
fait carrière depuis, assez en tout cas pour que nous
reconnaissions quelques têtes), d'un style de mise en
scène documentaire (utilisation d'une voix off,
caméra très mobile suivant de très près
toutes les forces en présence),
<strong>Costa-Gavras</strong> nous immerge volontairement dans un
monde qui ressemble en tout point à notre quotidien.
L'effroi n'en est que plus grand de voir à quel
point les institutions peuvent être manipulées et
retournées pour en arriver à un système
fascisant. Costa-Gavras nous offre par ailleurs une leçon de
mise en scène magistrale, notamment dans la mise en
image : tout le long du film, il nous prouve par
l'exemple qu'une mise en scène peut
« faire » documentaire et être
extrêmement dynamique sans avoir à constamment porter
la caméra à l'épaule et à la
secouer dans tous les sens. Il suffit de savoir jouer des
mouvements de la caméra, des cadrages et des mouvements
à l'intérieur de l'image. On
n'échappe pas aux effets de zoom très à
la mode dans les années 70, mais beaucoup de
réalisateurs actuels auraient beaucoup à apprendre
à revoir les films de Costa-Gavras, ne serais-ce qu'au
niveau technique.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Coup d'éclat (After
the sunset, Brett Ratner, 2005)</strong></span></p>
<p class="MsoNormal">Ce film est extrêmement
représentatif des limites de Ratner en tant que metteur en
scène, mais aussi en tant qu'être humain. Je ne
déteste pas tous ces films, et je lui reconnais suffisamment
de capacités techniques pour pondre des films moyens. Car
tout est moyen dans ce film : la lumière est souvent
immonde, parfois pas mal, les acteurs sont en roue libre,
s'amusent à cabotiner dans des registres qu'ils
connaissent par c&oelig;ur, et le réal s'amuse
à nous concocter un véritable festival <strong>Salma
Hayek</strong> : Salma Hayek  en maillot de bain, Salma
Hayek  en T-shirt moulant, Salma Hayek  en robe de
soirée, Salma Hayek  qui bricole un moteur de voiture
et se penche bien bas pour nous montrer son
décolleté, Salma Hayek  qui porte un petit haut
à dos nus... L'humour est systématiquement
ras les pâquerettes, pas au sens où seul un gros con
peut vraiment s'amuser, mais au sens où les blagues
sont moyennement marrantes, et moyennement assumées. Un
malentendu sur l'homosexualité des deux personnages
masculins principaux n'est par exemple traité ni de
manière jusqu'au boutiste, ni de manière
politiquement correcte. Il traite le gag de manière à
ne choquer personne, tout en étant incapable de faire une
blague un peu fine. On se retrouve donc avec un gag qui ne fait que
vaguement sourire. A chaque fois pourtant, on comprend que les
acteurs aient pu accepter de se prêter à ces gags sans
rechigner... car tout est tellement innocent dans ce
film : tout ce qui aurait pu être politiquement
incorrect n'est pas soudain devenu politiquement incorrect,
c'est entre les deux. Ce qui devait être
légèrement provocateur ne l'est pas vraiment,
ou les gags bassement idiot ne le sont pas. C'est très
curieux de voir à quel point Ratner n'ose rien dans ce
film, tout en se persuadant probablement qu'il ose un tas de
trucs dingues. <strong>Coup d'éclat</strong> est un
film de braquage à l'esprit <strong>Disney</strong>
dont l'esprit serait un peu mal tourné. Du
<strong>MacDonald's</strong> filmique pur. Jamais
provocateur, mais jamais intelligent non plus. Le vide. Un film
moyen, donc, dans tous les sens du terme. Mais je suis
obligé de reconnaître qu'à ce
degré de légèreté, le film se laisse
encore voir d'un &oelig;il. Ratner doit rester dans ce genre
de projet, les <strong>Rush Hour</strong> et autres comédies
d'action innocentes (apparemment, il va faire un <strong>Flic
de Berverly Hills 4</strong>). C'est son créneau, et
tant qu'il fait ça, il ne fera pas le remake de
<strong>New York 1997</strong> !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><strong>Les égarés (André
Téchiné, 2003)</strong></p>
<p class="MsoNormal">Avec <strong>Alice et Martin</strong> (1999),
les égarés fait partie des films
réputés mineurs de Téchiné. Reste
qu'un film mineur de Téchiné est quand
même bien plus intéressant à voir qu'un
film majeur de <strong>Fabien Onteniente</strong> ! Dans cette
histoire simple se déroulant pendant la deuxième
guerre mondiale, <strong>Emmanuelle Béart</strong> incarne
une maman en fuite cachant ses traumatismes derrière son
agressivité, qui fait la rencontre d'un jeune homme
cachant les siennes en étant toujours en mouvement.
Incroyable de voir comme l'orfèvre
<strong>Téchiné</strong> est capable de tresser une
intrigue et des rapports entre des personnages à partir de
rien. Un très joli film.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><strong>...Et Dieu créa la femme
(Roger Vadim, 55)</strong></p>
<p class="MsoNormal">Un film de facture très classique
(chaque séquence se termine sagement par un fondu au noir,
et les ellipses sont gentiment marquées par des fondus
enchaînés), et je suis du coup très surpris de
voir que certains font de ce film un précurseur de la
nouvelle vague. Ceci dit, toute la luminosité sulfureuse de
<strong>Brigitte Bardot</strong> éclate au long des
séquences du métrage, et on comprend qu'elle
soit instantanément devenue un sex-symbol international
dès ce film. Il se veut un plaidoyer pour la liberté
des femmes, mais il rentre quand même bien sagement dans les
rangs à la fin. Ceci dit, un film de 1956 où dans la
moitié des séquences on voit la culotte de
l'héroïne, ça ne court pas les rues. Ce
choix de mise en scène (dans ce film, c'en est un)
montre tout l'aspect provocateur de l'entreprise
à l'époque. Un film effectivement en avance sur
son temps, à la fois sur la forme et le fond, mais dans les
deux cas finalement un peu timidement. Probable que le contexte
moral de l'époque ne permettait pas d'en faire
plus.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><strong>Le promeneur du champ de Mars (Robert
Guédiguian, 2005)</strong></p>
<p class="MsoNormal">Film intéressant sur les derniers jours
de Présidence de François Mitterrand, qui
échange des points de vue sur sa vie politique avec son
biographe. Le réalisateur retranscrit avec beaucoup de
finesse l'art politique propre à tous les hommes du
métier, à savoir éviter avec habileté
de parler des sujets qui fâchent. Et Mitterrand, même
à l'article de la mort, ne voulait pas évoquer
l'épisode Bousquet malgré l'insistance de
son Biographe. A travers ces
discussions, <strong>Guédiguian</strong> dresse un
portrait tout en nuance d'un monarque autorevendiqué,
d'un homme qui a passé plus de quarante ans de sa vie
à ne faire que conquérir le pouvoir,
jusqu'à sa mort. Pour autant, le réalisateur
fait preuve de nuance, et modère son propos dans un sens
comme dans l'autre, se gardant bien d'être
partisan ou opposant. Son film ressemble à un constat,
mené de main de maître. Michel Bouquet est magistral
comme d'habitude, et parfois fait peur, tant son
autorité et son aura ressemblent à celles de
Mitterrand. <strong>Jalil Lespert</strong> est très fade,
comme d'habitude, on a envie de lui mettre des baffes pour
qu'il se réveille. Mais le contraste entre les deux
personnalités en est d'autant plus saisissant.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><strong>Ponette (Jacques Doillon,
1996)</strong></p>
<p class="MsoNormal">Le film français
évènement de 96, entièrement centré
autour d'une petite fille de 4 ans, n'est pas la bombe
d'émotions espérée. Oui, la gamine est
souvent très spontanée. Oui, le film fait pleurer
dans les chaumières. Mais finalement, pas tant que
ça. Sa maman vient de mourir, et <strong>Ponette</strong> ne
l'admet pas. Elle continue à lui parler malgré
un entourage qui essaie de lui maintenir les pieds sur terre.
Voilà le pitch. <strong>Doillon</strong>,
obsédé par la sobriété de son film,
fait en sorte de ne pas fabriquer un tire-larme putassier.
C'est tout à son honneur. Cependant, il a tendance
à s'enfoncer lourdement dans des interrogations
religieuses qui n'en finissent pas, et qui, bien que
légitimes, finissent par être redondantes.
L'Athée que je suis n'a pas pu
s'empêcher de voir chez cette petite fille
l'allégorie de l'Homme qui ne peut pas faire
autrement que d'entrer en religion pour ne pas avoir à
affronter le vide de son existence devant sa mortalité.
Ainsi, la mort expliquée aux enfants / humains en
détresse devant la mort devient :
« Jésus est mort, on a fermé sa tombe,
mais malgré ça, et bien quand des gens son venus voir
sa tombe, elle était ouverte parce qu'il était
ressuscité. Il est revenu avec son corps, et tout. Un jour,
tous les gens reviendront comme Jésus. Mais ça, on ne
peut pas le décider nous même, c'est Dieu qui
décide quand. » Discours rassurant, mais pour
qui ? C'est un peu la question soulevée par le
film, qui gagne en réflexion ce qu'il n'a
finalement pas tant que ça en émotions.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
]]></description>			<link>http://hoke.blog.toutlecine.com/4160/La-critique-c-est-facile/</link>			<comments>http://hoke.blog.toutlecine.com/La-critique-cet-039-est-facile----18072008-002756-lp-4160.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://hoke.blog.toutlecine.com/4160/La-critique-c-est-facile/</guid>			<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 00:27:56 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Les insoumis vont chevrotiner des gueules! (MIS A JOUR)]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style=
"text-decoration: underline;"><em><strong>1-Un
nouvel espoir critique (mai
2008)</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal">L'affiche des insoumis est apparue pour
la toute première fois pendant Cannes ; une affiche
sombre, montrant des personnages aux gueules burinées, pas
commodes et armés. A leur expression, on dirait qu'ils
sentent la confrontation armée pointer le bout de son nez.
Ils n'ont pas envie de s'y mettre, mais ils n'ont pas le
choix : il va falloir en découdre.</p>
<p class="MsoNormal">Cette affiche suggère un programme
à priori intéressant, donc !</p>
<p class="MsoNormal">La<strong><a href=
"http://www.toutlecine.com/film/videos/0037/00379362/00012715-bande-annonce-1-les-insoumis.html">
bande
annonce</a></strong> du film de <strong>Claude Michel
Rome</strong>, qui vient juste de sortir, donne encore un peu plus
espoir, car elle confirme la direction prise par l'affiche :
ça va chier. Ça ne sera pas le film du siècle,
pour sûr, la lumière est un peu plate et le filmage ne
paraît pas, à priori, casser trois pattes à un
canard, mais ce n'est pas ce qu'on demande à un
bon gros polar hardboiled.</p>
<p class="MsoNormal">Car ça a bien l'air
d'être un bon gros polar hardboiled, ce film :
l'histoire d'un flic (<strong>Richard Berry</strong>),
apparemment revenu de tout, muté de force dans un
commissariat du bout du monde, en pleine « zone de non
droit », qui se découvre des collègues
corrompus jusqu'à la moelle, et qui petit à
petit remue la merde au nom de son éthique personnelle. La
bande annonce nous laisse plus ou moins comprendre l'ensemble
de la trame du film, y compris le grand finale, qui sera un bon
vieux siège (le commissariat sera visiblement pris
d'assaut par un gros tas de méchants). Ça peut
paraître bizarre de tout dévoiler comme ça,
mais à la réflexion c'est une bonne
idée : c'est bien parce qu'il a l'air
d'un bon gros western urbain que je vais aller le voir, ce
film !</p>
<p class="MsoNormal">Un film de genre Français, qui plus est
un peu burné, ça ne se refuse pas.</p>
<p class="MsoNormal">Rendez-vous le 11 juin pour la
suite !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span style=
"text-decoration: underline;"><em><strong>2-L'attaque de la critique (14 juillet
2008)</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal">La réalisation est parfois un peu
molle, et alors ? Le jeu des acteurs n'est pas toujours
à la pointe, et alors ? Les scènes
d'action ne sont pas toujours-toujours à la hauteur de
ce que l'on était en droit d'attendre, et
alors ?</p>
<p class="MsoNormal">J'ai pris mon pied en voyant ce film.
<strong>Les insoumis</strong> est très exactement ce
qu'il promet d'être lorsqu'on en voit la
bande-annonce : un bon vieux polar à l'ancienne,
avec son héros torturé revenu de tout, ses ripoux en
demande de rédemption, son ambiance western du bout du
monde, et ses méchants aux sales gueules. <strong>Richard
Berry</strong> fait des merveilles en vieux flic peu loquace.
Agissant comme un catalyseur sur la mauvaise conscience de ses
collègues du commissariat, qui à son contact
cherchent à retrouver ce qu'ils ont oubliés
d'être depuis longtemps : de vrais flics. Rien de
bien nouveau donc, on reste dans le polar classique.</p>
<p class="MsoNormal">La petite touche supplémentaire de ce
film, c'est l'esthétique western. Pour le coup,
ils n'y sont pas allés avec le dos de la
cuillère : le décor est une zone industrielle
glauque et désertique,<span> </span> les personnages
utilisent leur bagnole comme les <strong>cow-boys</strong> leur
cheval, le héros est un <em>drifter</em>, un type sans
attache qui débarque dans un patelin isolé pour y
rétablir la justice, le film se conclue sur un assaut digne
(façon de parler) de <strong>Rio Bravo</strong>... et
les hommes on un sens de l'honneur et de la rédemption
qui ne démérite pas face à n'importe
quel western. Je ne serais pas surpris si les américains
avaient d'ici peu l'idée de faire un remake de
ce film. Si c'était le cas, d'ailleurs,
j'irais le voir sans hésiter : des variations sur
ce thème là, je m'en farcis volontiers tous les
jours !</p>
<p class="MsoNormal">On sent bien cependant que le
réalisateur, <strong>Claude-Michel Rome</strong>,
réalisateur de téléfilms, a voulu être
un peu ambitieux, notamment avec ces scènes où
l'on voit <strong>Berry</strong> discuter au
téléphone avec une femme issue de son passé,
qui nous révèle au compte-goutte des informations
permettant de reconstituer le traumatisme de son personnage. On
sent que le réal aurait aimé en faire une sorte de
matérialisation de la conscience au travail du personnage,
mais ça ne prend pas. Ça ne peut pas prendre :
le reste du film est tourné comme un bon vieux
<strong>Belmondo</strong> des années 80, on ne peut pas se
plonger dans un état d'esprit maladroitement arty au
beau milieu de ces saillies macho ! Pas grave. On ne peut pas
tout avoir, et ce film n'était pas taillé pour
être un chef-d'&oelig;uvre. Juste un bon film
d'exploitation, et c'en est un !</p>
]]></description>			<link>http://hoke.blog.toutlecine.com/4137/Les-insoumis-vont-chevrotiner-des-gueules-MIS-A-JOUR/</link>			<comments>http://hoke.blog.toutlecine.com/Les-insoumis-vont-chevrotiner-des-gueules---MIS-A-JOUR--14072008-195315-lp-4137.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://hoke.blog.toutlecine.com/4137/Les-insoumis-vont-chevrotiner-des-gueules-MIS-A-JOUR/</guid>			<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 19:53:15 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Phénomènes ? Ou pas. (MIS A JOUR)]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style=
"text-decoration: underline;"><em><strong>1 Un nouvel espoir
critique (3 juin 2008)</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal">Dans un paysage cinématographique dont
la moindre histoire est devenue prévisible, où les
bande annonces dévoilent des mois à l'avance
toutes les articulation des scénarios, et où
l'idée même de la surprise semble vouloir
être bannie du système marketing, <strong>M. Night
Shyamalan</strong> fait un peu figure de messie. Car c'est
bien le seul à encore chercher à garder au spectateur
la sensation de mystère jusqu'au bout dans ses
productions.</p>
<p class="MsoNormal">Alors, bien sûr, chez lui, la
révélation passe par un twist final, qui est devenu
pratiquement un cliché de sa filmographie. Bien sûr
aussi, le réal, plus ou moins seul dans sa partie, a
commencé il y a quelques années à
réellement se prendre pour le messie du film à
suspense, et ça (les studios, les journalistes, les
critiques, et pas mal de spectateurs) c'est volontiers
retourné contre lui. Bien sûr, ses films courent
toujours en équilibre sur la très fine
frontière qui sépare la croyance du ridicule,
nommée « la suspension
d'incrédulité ». Mais avec des films
comme <strong>Sixième sens, Incassable, Signes et le
village</strong>, qui tous survivent très bien à des
revisionnages répétés (ce qui est rarement le
cas des films à twist), <strong>Shyamalan</strong> a toute
ma confiance. Bien sûr, la jeune fille de l'eau
m'a moins enthousiasmé que ses autres films...
mais on ne peut pas appeler ça un faux pas, car
c'était un film de bonne tenue.
L'apprécier relevait non pas d'un jugement
objectif, mais purement subjectif.</p>
<p class="MsoNormal">La première critique de
Phénomènes parue dans <strong>Ecranlarge</strong> est
absolument assassine, bien qu'il y ait très peu de
choses à lire si l'on ne veut pas se gâcher la
surprise (le texte est rempli de spoilers). Mais le peu que
j'en ai lu confirme que l'auteur de la critique
n'a pas accepté la résolution de
l'histoire, comme il n'avait pas accepté celle
de Signes à l'époque : « trop
tiré par les cheveux ». (Depuis, la critique a
disparu du site pour une raison inconnue...) Et ben moi, bien
qu'Athée, j'avais adoré le finale de
Signes, qui du reste est l'un des films à suspense les
mieux réalisés depuis...
<strong>Hitchcock</strong> ? Soyons généreux,
depuis Les dents de la mer. Je vais donner une chance à
Phénomènes, parce que la <a title="phenomenesba"
href="http://www.ecranlarge.com/movie_video-view-10817-1797.php"><strong>
bande annonce</strong></a> est
terriblement attirante, glauque, remplie de possibilités
dont on espère que <strong>Shyamalan</strong> sera capable
de les développer.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span style=
"text-decoration: underline;"><em><strong>2
L'attaque de la critique (12 juillet
2008)</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><em>J'ai pris un peu de retard sur les
critiques trilogiques, occupé que j'étais
à m'extasier ou m'esclaffer sur les films de
Chuck Norris... mais depuis, j'ai vu
Phénomènes, Speed Racer et les Insoumis. Il est temps
de rattraper le temps perdu : commençons par
Phénomènes.</em></p>
<p class="MsoNormal">La première moitié de
<strong>Phénomènes</strong> est plutôt
réussie, presque à la hauteur des meilleurs films de
son auteur. <strong>Shyamalan</strong> fait graduellement monter la
tension, et nous enserre dans une ambiance étrange qui ne
veut pas nous lâcher. Les personnages sont mieux
définis que ce qu'en disaient la plupart des
critiques, et quoi qu'on en pense, <strong>Mark
Wahlberg</strong> est plutôt crédible en prof de
lycée. Il est plutôt bon, même. Ce n'est
pas évident de se coltiner un rôle presque totalement
passif, et de lui donner un peu de charisme. Il le fait. Les
critiques américaines et certaines en France
écrasaient <strong>Wahlberg</strong> en disant qu'il
jouait comme un pied, mais je ne crois pas que ce soit sa faute.
C'est la combinaison entre un personnage passif et la
réalisation très répétitive de
<strong>Shyamalan</strong> qui desservent son
interprétation. En effet, le réalisateur fait
régulièrement des gros plans sur lui regardant le
hors-champ avec l'air inquiet et perdu. Au bout du
quatrième ou cinquième plan identique, on commence
forcément à avoir l'impression qu'il joue
toujours pareil. Mais c'est pas sa faute! c'est son
réal qui lui demande de toujours faire la même
chose ! Il est étonnant de la part d'un
réalisateur aussi scrupuleux que <strong>Shyamalan</strong>
de tomber dans la répétition dans un même film,
et c'est bien dommage. Mais ce n'est pas la plus grosse
erreur qu'il ait commise sur
<strong>Phénomènes</strong>.</p>
<p class="MsoNormal">Avoir casté <strong>Zooey
Deschanel</strong> EST la pire erreur qu'il ait jamais
faite : elle est et restera probablement dans ce film un
exemple de ce qu'il faut faire pour acquérir le statut
peu envié de pire actrice du monde. Je n'avais jamais
vu une actrice être si fausse dans toutes les émotions
qu'elle a à exprimer : elle roule les yeux sans
arrêt, elle est en décalage constant avec les autres
acteurs, elle pense à autre chose au lieu de jouer...
cette fille est une vraie catastrophe imprimée sur
pellicule. Un critique américain disait avec humour
qu'elle donnait l'impression de s'être pris
un camion en pleine gueule avant chaque prise. Pourtant, elle avait
une présence intéressante en instit du personnage
principal dans <strong>Le secret de Térabithia</strong>,
mais avec sa contre-performance de
<strong>Phénomènes</strong>, elle vient de mettre
probablement définitivement fin à sa carrière
d'actrice. Il paraît qu'elle fait de la musique,
tant mieux pour elle : elle pourra faire autre chose de sa
vie, elle ne nous manquera pas.</p>
<p class="MsoNormal">L'idée de personnages ayant peur
de souffles de vent me plaît. Elle est très
intéressante, mais au final pas très bien
exploitée. Et évidemment, comme souvent
chez<span> </span> <strong>Shyamalan</strong>, la suspension
d'incrédulité est sauvagement prise à
partie, et cette fois elle y laisse quelques plumes :
l'explication donnée au fait que les plantes
s'attaquent aux humains lorsqu'ils sont en groupe
d'un certain nombre minimum est un peu tirée par les
cheveux.</p>
<p class="MsoNormal">Mais surtout, c'est la classification R
(interdit aux enfants de moins de 17 ans non accompagnés)
qui me pose problème : on sent bien que Shyamalan
s'est poussé à faire un film gore,
« avec du sang et tout »... mais il
détourne quand même presque toujours la caméra
de la violence, ou s'arrange pour que les gerbes de sang
soient en image de synthèse mal foutues, ce qui neutralise
vite l'angoisse ou le dégoût.
L'ambivalence des scènes est donc
étrange : il se détourne, mais il regarde le
sang couler. J'ai du mal à trouver ça
convaincant.</p>
<p class="MsoNormal">Mais je suis un peu chiant : au final,
<strong>Phénomènes</strong> n'est pas
l'immense merde immonde que prétend
<strong>Ecranlarge</strong>. C'est un film moyen, qui
commence bien, et qui finit un peu bizarrement, avec la pire
actrice du monde dedans, mais avec un acteur qui fait ce
qu'il peut pour rattraper le coup. Un film fantastique aux
images frappantes, qui ne tient pas<span> </span> tout
à fait ses promesses.</p>
]]></description>			<link>http://hoke.blog.toutlecine.com/4109/Phenomenes-Ou-pas-MIS-A-JOUR/</link>			<comments>http://hoke.blog.toutlecine.com/Phenomenes---Ou-pas---MIS-A-JOUR--12072008-141154-lp-4109.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://hoke.blog.toutlecine.com/4109/Phenomenes-Ou-pas-MIS-A-JOUR/</guid>			<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 14:11:54 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>