<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://hoke.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://hoke.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Plein la gueule (Anthologie du film bourrin)]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://hoke.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-07-01T11:47:38+02:00</updated>		<entry>			<title>Chuck contre lInvasion des USA</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Jugez plutot: un mechant
russe defigure gardant un souvenir traumatise
de sa derniere confrontation avec <strong>Chuck</strong>,
decide d'organiser un debarquement
Sovietique aux Etats-Unis et d'envahir le
pays.Mais c'est sans compter avec
<strong>Chuck</strong>, qui n'a pas dit son dernier
mot...</p>
<p>Un pitch totalement improbable, un
mechant caricatural, un heros indestructible et un
alignement de scenes d'action toutes plus marrantes
les unes que les autres, <strong>Invasion USA</strong> est sans
conteste LE chef-d'oeuvre de <strong>Chuck
Norris</strong>. Sans rire: de tous les films avec lui que
j'ai pu voir jusqu'a present, c'est
pour le moment le seul que je peux revoir avec plaisir. Ceci dit,
je ne les ai pas encore tous vus... il y a peut-etre
d'autres perles dans sa filmo qu'il me faut encore
decouvrir.</p>
<p><strong>Invasion USA</strong> est en tout cas
tres representatif de la vague de heros
d'action bodybuildes a la mode dans les
annees 80. Avec sa chemise grande ouverte, son jean moulant
et son holster en cuir marron, <strong>Norris</strong> s'est
cree un personnage-type dont je m'etonne
encore qu'il ne l'ait pas repris dans une ou plusieurs
suites. Pour le coup, je le regrette, car le film est plutot
bien foutu et ses punchlines sont particulierement
nombreuses et savoureuses. A voir evidemment en VF, pour
profiter encore plus de l'immediatete de ces
phrases (d'autant que les traducteurs ont fait de tres
gros efforts pour rendre les textes spectaculaires).</p>
<p>Chuck n'a aucun point faible dans ce
film c'est aussi ce qui en fait le charme, comme
<strong>Schwarzenegger</strong> dans <strong>Commando</strong>
(sorti la meme annee): l'hypocrisie qui
consiste a creer un suspense de courte duree
en essayant de nous faire gober que le heros court un
quelconque danger regulierement dans le film, est
totalement abandonnee. Le realisateur se concentre
donc sur la maniere dont Chuck dessoude les mechants,
rendant le film bien plus sincere dans sa demarche,
et plus spectaculaire dans ses actions.</p>
<p>Jusqu'a nouvel ordre
(peut-etre le premier <strong>Delta Force</strong>ou
les <strong>Porte Disparu</strong> me feront changer
d'avis ?), <strong>Invasion USA</strong> (<strong>Joseph
Zito</strong>, 1985) est le film de <strong>Chuck Norris</strong>
qu'il faut voir. Je vous le recommande fortement.</p>
				</div>			</content>			<id>http://hoke.blog.toutlecine.com/3924/Chuck-contre-l-Invasion-des-USA/</id>			<link href="http://hoke.blog.toutlecine.com/3924/Chuck-contre-l-Invasion-des-USA/" />			<author>				<name>hoke</name>				<uri>http://hoke.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-01T11:47:31+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Critiquons en choeur, mes frères! (façon de parler)</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong><span>Le temple d'or
(Firewalker, Jack Lee Thompson, 1986)</span></strong></p>
<p>Le grand Chuck Norris dans ses basses
oeuvres. Le temple d'or est un sous <strong>Allan
Quatermain et les mines du roi Salomon</strong>, qui est
lui-meme un sous <strong>Indiana Jones</strong>. Filme
n'importe comment, il nous donne droit a un alignement
ridicule de scenes idiotes. Pas la moindre punchline
Norrissienne provocatrice a se mettre sous la dent, la
blonde de service est plus maligne que les deux acolytes
heros du film (Chuck et Louis Gossets Jr.) Meme les
bastons sont molles, c'est dire!</p>
<p>Meme pas drole, l'ennui
prevaut. Je passe.</p>
<p></p>
<p><strong>Superman III (Richard Lester,
83)</strong></p>
<p>Je ne suis pas tres fan de
<strong>Superman</strong> dans tous les cas: je le trouve
falot et chiant, et puis je n'arrive pas a admettre
que ce type puisse changer d'identite et
surtout ne pas etre reconnu- en se contentant de chausser des
lunettes. Le troisieme opus de la serie originelle
avait une sale reputation, la faute a des producteurs
sans scrupules qui avaient recupere les droits
et fait un film a moindre cout pour s'en mettre
plein les fouilles... et force est de reconnaitre que ce
film est encore plus ridicule que les precedents. Les
situations sont abracadabrantes et les effets speciaux
a vomir. Ceci dit, pris au 8000e degre,
c'est assez savoureux (il faut voir le serieux de
<strong>Christopher Reeves</strong>, volant le bras tendu en avant
sur fond de matte-paintings foireuses!) Mais a tout
prendre, il vaut mieux voir autre chose.</p>
<p></p>
<p><strong>Truands (Frederic
Schoendorffer, 2007)</strong></p>
<p>C'est cruel de revenir sur ce ratage
complet, dont on dirait qu'il a ete
realise par un etudiant qui n'aurait pas
ecoute ses cours de cinema. D'autant que
les deux premiers longs du realisateur etaient
plutot exceptionnels. Dans celui-la, rien a
sauver: le jeu des acteurs est ridicule (le pompon absolu
a <strong>Philippe Caubere</strong>, l'homme
pour qui les termes <em>surjeu</em> et <em>cabotinage</em> ont
ete inventes), les rares scenes
d'action sont filmees en pensant a autre chose,
les transitions sont d'une maladresse a faire peur, et
la conduite du recit est, au mieux, totalement a
cote de la plaque. Et encore, mon jugement n'est
pas dicte par la deception car je n'attendais
rien de ce film, vu les critiques assassines qui l'avaient
accueilli a sa sortie.</p>
<p></p>
<p><strong><span>A sound of thunder (Peter Hyams,
2003)</span></strong></p>
<p>Probablement le film le plus maudit du
debut de ce siecle. Des l'etape
de la pre-production, il a eu du mal a se
monter: des retards, des desistements, <strong>Pierce
Brosnan</strong> qui devait avoir le role principal, puis qui
s'est desiste. Probablement la decision
la plus sage de toute sa carriere. Une fois filmee
avec Edward Burns a la place,
l' a eu encore un
tas de problemes, des coupes dans<span></span> le
budget, d'autres retards, qui ont fait que tout le monde a
prefere le mettre au placard plutot que
de le sortir. Le studio a fini par nous le donner en pature
en <em>direct-to-video</em>, et on en comprend la raison: les
effets speciaux ne sont pas termines! Les trois
quarts du film contiennent des effets numeriques, et ils ne
les ont pas finalises! Il arrive souvent qu'on
ait d'ailleurs l'impression qu'ils ont
laisse les images de previsualisation dans le
montage... ce film est une berezina
complete, et pourtant, en le voyant, je me suis dit que
s'il avait pu etre termine, il aurait pu
etre pas mal... le scenario, bien que tres
tire par les cheveux (c'est de la SF a base de
voyage dans le temps, a peut pas etre rationnel de
toute fa!) est equilibre, les
personnages sont assez interessants, et les
peripeties bien realisees, si on ne
tient pas compte des effets speciaux completement
restes au stade embryonnaires. Dommage, au fond.</p>
<p></p>
<p><strong>Quatre etoiles (Christian
Vincent, 2006)</strong></p>
<p>Une comedie romantique,
Franaise de surcroit, ce n'est pas un film vers
lequel on se dirige avec facilite. On s'attend
a voir surgir la reflexion sociale a tous les
coins de plan... Mais o miracle! Que voila
une histoire rondement menee, avec peu de roles
differents, mais tous savoureux et tres-tres
bien incarnes par leurs acteurs respectifs. Isabelle
carre, abonnee aux roles de jeunes filles
etherees et nevrosees,
s'eclate dans celui d'une jeune femme lumineuse
decidant de faire fi des conventions sociales le temps de
profiter d'un petit heritage en claquant tout son fric
sur la cote d'Azur. La-bas, elle croise un homme
dont le comportement exuberant l'intrigue et
l'attire irresistiblement. Elle entreprend de le
seduire par tous les moyens, quand bien meme il ne
montre pas le moindre signe d'attirance pour elle.
Jose Garcia est lui dans un registre qu'il
connait par coeur, et fait des merveilles en parvenant
a donner chair a un personnage d'escroc sans
passe et sans avenir, qui vit et n'existe qu'au
jour le jour.</p>
<p></p>
<p><strong>Seuls two (Eric  Ramzy,
2008)</strong></p>
<p>Pas tres marrant. Un peu chiant.
Filme comme un telefilm France 3. Si peu
d'enjeux dans l'histoire que la tension a tendance
a s'evanouir tres vite, ne laissant
place qu'a un joli concert de baillements. La
liste des defauts est longue. Celle des points positifs
l'est moins: oui, les images de Paris totalement vides sont
impressionnantes, oui c'est rigolo de voir <strong>Eric et
Ramzy</strong> cabotiner en jouant avec le mobilier. Cinq minutes.
L'histoire commence vraiment-vraiment tres tard
a pointer le bout de son nez, et les paupieres sont
deja tres lourdes a ce
moment-la. Tous les acteurs sont mauvais, et les principaux
aussi: ils ne jouent pas, ils jouent a jouer.
C'est tout le probleme de leur humour
infantilisant: on ne peut pas construire de personnages
credibles dessus. Un peu de distance, c'est marrant,
trop, c'est chiant.</p>
<p>Et la, comme dans leurs autres films,
c'est chiant. Mais je n'ai pas encore vu
<strong>Steak</strong>.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://hoke.blog.toutlecine.com/3843/Critiquons-en-choeur-mes-freres-facon-de-parler/</id>			<link href="http://hoke.blog.toutlecine.com/3843/Critiquons-en-choeur-mes-freres-facon-de-parler/" />			<author>				<name>hoke</name>				<uri>http://hoke.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-06-29T01:33:35+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Chuck remercie la seconde équipe pour Delta Force 2</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Je rattrape mes carences en Chuck, en ce
moment. Tout ce qui passe et qui contient un peu de Chuck dedans,
je regarde. C'est un monument du cinema bourrin, et je
connais vraiment trop peu ses deboires! Impardonnable.
<span><strong>Delta force 2: the colombian
connection</strong> (<strong>Aaron Norris</strong>, 1990)</span>
fait apparemment partie de ses chefs d'oeuvre, ce qui
nous donne une indication tres precise sur le niveau
de mediocrite absolue de sa filmo (et Pourtant, je
suis coulant avec les vieilles gloires du cinema
d'action.<span>)</span></p>
<p>Le plus impressionnant dans ses films,
maintenant que j'en ai vu assez pour me faire une idee
assez correcte de ce qu'a ete sa filmo,
c'est de voir a quel point<span></span> ils sont
representatifs d'une maniere de fabriquer le
film d'action dans les annees 80.</p>
<p>En premier lieu, toutes les
scenes<span></span> de baston repondent
religieusement au precepte de montage dominant de
l'epoquesi tu veux que le coup
porte ai l'air plus violent, ralentis le plan qui
precede le coup pour augmenter le
contraste. Il n'y a pas une seule exception dans
tout le film: a chaque mandale, a chaque coup
de feu, on a droit a notre Chuck / tireur / sniper /
castagneur / adversaire / mechant / acolyte au ralenti dans
le plan d'avant.</p>
<p>L'autre trait dominant des films de
Chuck Norris et a fortiori ce DF2, c'est qu'il
est extremement aise de faire la difference
entre les plans tournes par l'equipe principale
et les plans de la seconde equipe de tournage. C'est
bien simple: partout ou l'action ne contient pas
Chuck a l'image, a a ete filme
par la seconde equipe. La scene a ete
filmee sous plusieurs angles, certains au ralenti, on ne
voit pas ou peu le visage des acteurs, et souvent ce sont des plans
de types qui sautent sur un trampoline pour donner
l'impression qu'ils ont ete
souffles par l'explosion du plan d'avant. Et
parfois, dans un elan de bravoure cascadesque, ils font un
plan AVEC l'explosion derriere, comme vous pouvez le
constater sur la photo ci-dessus.</p>
<p>Les plans sur Chuck, c'est le
realisateur qui s'en est charge. Chuck scrute
l'horizon, mefiant, ou traverse le decor
d'un air concerne, ou lance un grappin, ou encore
prend un mechant a revers en lui mettant un coup de
tatane bien place.</p>
<p>Resultat, les regards personnage /
objet regarde, explosion /
reaction,<span></span> les types dans
l'helicoptere / les types qui tirent sur
l'helico, les champ et les contrechamp sont tous
filmes separement. Le tout monte nous
offre de grands moments d'incoherence: les
acteurs ne regardent pas souvent au bon endroit, ou ont des
reactions etrangement artificielle au regard de
l'evenement majeur auquel ils sont en train de
participer ou d'assister...</p>
<p>Pour toutes les scenes d'action,
le real n'oublie jamais de faire un gros plan de
reaction de Norris. Et c'est incroyable de voir
a quel point il joue faux. Pourtant, il n'y a pas
grand-chose a faire: reagir a une
explosion qu'il a souvent lui-meme provoquee,
regarder la direction a prendre, ou des trucs dans le
genre... mais il est ultra faux: ses reactions me
font penser aux acteurs de Star Wars Episode 1 jouant sur fond vert
et ne sachant pas quoi fixer du regard. Sauf que Chuck, lui,
meme s'il n'a pas vraiment l'objet du
contrechamp devant lui, est au moins dans les decors!
Meme a ne lui permet pas de jouer
correctement.</p>
<p>Alors imaginez une seconde Chuck Norris jouant
devant un fond vert... !</p>
<p>Le seul et unique chef d'oeuvre de
Norris que j'ai vu a ce jour reste donc
<strong>Invasion USA</strong>. Un film mythique, a prendre
au quinzieme degre, mais vraiment genial. Il
faudra que j'en fasse une chronique un de ces
jours...</p>
				</div>			</content>			<id>http://hoke.blog.toutlecine.com/3787/Chuck-remercie-la-seconde-equipe-pour-Delta-Force-2/</id>			<link href="http://hoke.blog.toutlecine.com/3787/Chuck-remercie-la-seconde-equipe-pour-Delta-Force-2/" />			<author>				<name>hoke</name>				<uri>http://hoke.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-06-26T19:08:48+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Il faut le voir pour le croire: Tomb Raider 2</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Ce foutage de gueule!
Decidement, <strong>Jan de Bont</strong> n'aura
fait qu'un seul bon film dans sa vie de real:
<strong>Speed 1</strong>. Et tout le monde sait pourquoi
maintenant: c'est <strong>John McTiernan</strong> qui
avait bosse dessus avant lui, avant de passer la main,
pensant que finalement un film avec un bus lance a
toute vitesse, a risquait de ne pas faire une seule
entree... Depuis, De Bont n'a fait que des
daubes: <strong>Speed 2</strong>, <strong>twister</strong>,
le remake de <strong>la maison du diable</strong>. <strong>Tomb
raider</strong> premier du nom n'etait
deja qu'un alignement de scenes
d'actions mal foutues, poseuses et ridicules, filmees
avec douze cameras par le tacheron <strong>Simon
West</strong>. Au montage, il a du se trouver incapable de
faire des choix coherents, et a donc decide de
mettre TOUS les angles pour chaque scene, rendant le film
totalement illisible en plus d'etre ridicule.</p>
<p><strong>De Bont</strong> fait presque aussi
bien: il se dit qu'il va faire de Jolie une
<strong>James Bond</strong> au feminin. Nous avons donc
droit aux cliches lies a 007: les belles
bagnoles, les cascades les plus tordues les unes que les autres,
les gadgets bizarres, et les 800 decors
differents... mais a ne fonctionne
ab-so-lu-ment jamais. <strong>Gerard Butler</strong> joue les Tomb
raider boys (equivalent masculin de la James Bond girl),
mais il ne sait pas vraiment ou se mettre ni quoi exprimer,
alors il fait le con. Angelina Jolie est pour le coup tres
jolie, toujours filmee sous l'angle le plus
avantageux, ce qui donne lieu a un festival de haussements
de sourcils, de mouvements de levres et de
contre-plongees mettant en avant les parties
proeminantes de son anatomie... mais tout a
n'a pour effet que de nous reveiller de notre
lethargie une fois de temps en temps.</p>
<p>Vous croyiez qu'il etait
impossible de faire pire que <strong>Tomb Raider</strong>?
Voyez <strong>Tomb Raider 2, le berceau de la vie</strong>
(2003).</p>
				</div>			</content>			<id>http://hoke.blog.toutlecine.com/3611/Il-faut-le-voir-pour-le-croire-Tomb-Raider-2/</id>			<link href="http://hoke.blog.toutlecine.com/3611/Il-faut-le-voir-pour-le-croire-Tomb-Raider-2/" />			<author>				<name>hoke</name>				<uri>http://hoke.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-06-20T11:47:54+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Deux jours -hilarants- de massacre</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Qui a aime <strong>Kennedy et
moi</strong> (<strong>Sam Karmann</strong>, 1999) ou <strong>Le
mouton enrage</strong> de <strong>Michel Deville</strong>
(1974) aimera le dernier film de <strong>Jean Becker</strong>, car
le plaisir cathartique du visionnage est exactement le meme.
Dans <strong>Le mouton enrage</strong>, <strong>Jean-Louis
Trintignant</strong> incarnait un personnage qui decidait du
jour au lendemain de mettre de cote sa conscience, et
commenait a faire tout ce qu'il n'osait
pas faire jusqu'alors... il devenait une
veritable bombe sociale, explosant toutes les strates de la
petite societe qui l'entourait. Un film
absolument jouissif, autant que peut l'etre
<strong>Deux jours a tuer</strong>, ou cette fois,
c'est le personnage incarne par
<strong>Albert</strong> <strong>Dupontel</strong>, qui pete
un cable sans raison apparente, et pendant deux longues
journees envoie joyeusement balader toutes les attaches
sociales qu'il avait patiemment construites du haut de ses
quarante deux ans. C'est peu de dire que l'effet est
cathartique de voir <strong>Dupontel</strong> balayer son emploi et
sa boite d'un revers de la main, foutre en l'air
son couple, cracher a la gueule de ses amis...
voila un film qui vous empechera de taper sur le
premier automobiliste venu qui vous aura tendu un doigt bien haut
pour une raison quelconque. Il ne se limite cependant pas seulement
a un alignement de scenes
 (j'ai mis des guillemets
parce que la teneur comique des sequences de destruction
sociale sont probablement une question de point de vue). La grande
reussite de <strong>Deux jours a tuer</strong>
reside dans le talent du realisateur a nous
faire subir la douche ecossaise: autant on rigole dans
la premiere moitie du film, autant on pleure dans la
deuxieme partie. En decouvrant lentement les raisons
profondes du mal-etre du personnage, Becker s'autorise
quelques fausses pistes bien amenees, qui echelonnent
les revelations et permettent d'entrer plus
profond dans la psyche blessee de
<strong>Dupontel</strong>, et provoquant une empathie bienvenue. La
chute finale relativise peut-etre un peu trop la
revolte du personnage, mais on n'en a cure: ce
film fait du bien. Il est d'ailleurs porte par un bon
bouche a oreille, esperons qu'il fera un bon
nombre d'entrees.</p>
<p>Pour finir, une remarque sur la mise en
scene: <strong>Becker</strong> a abandonne ce
qui faisait jusqu'a maintenant sa marque: un
filmage extremement classique, pour ne pas dire parfois
poussif (meme s'il fonctionnait finalement tres
bien sur <strong>Les enfants du marais</strong> et
<strong>Effroyables jardins</strong>), pour s'essayer
a la camera a l'epaule et une
image pas toujours tres nette. Plus dynamique, le film
parait du coup moins enferme dans un ecrin de
mouvements de camera parfaits comme a avait pu
etre le cas dans certains de ses precedents
films.</p>
				</div>			</content>			<id>http://hoke.blog.toutlecine.com/3601/Deux-jours-hilarants-de-massacre/</id>			<link href="http://hoke.blog.toutlecine.com/3601/Deux-jours-hilarants-de-massacre/" />			<author>				<name>hoke</name>				<uri>http://hoke.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-06-17T20:19:19+02:00</updated>		</entry></feed>