<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://bilouff.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://bilouff.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Snakes on a blog - le cinéma qui mord]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://bilouff.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-07-31T13:28:43+02:00</updated>		<entry>			<title>Le court-métrage au Japon</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em></em></p>
<p><em>Toujours dans le cadre du cycle "Cinema Japonais"
initie par wildgrounds, je poste ici un interview
realise lors du Festival International de
Clermont-Ferrand, et deja publie sur le site www.asiexpo.com. Il fait partie d'une
serie de cinq entretiens avec des personnalites du
court-metrage en Asie, et visant a donner un panorama
de la situation de la discipline dans cette
region.</em></p>
<p><em>Pour le Japon, ce
sont Toshiya Kubo, directeur du Festival du
Court Metrage de Sapporo, et Tai Murayama, vice
president de MTV Networks Japan, qui ont repondu
a nos questions.</em></p>
<p></p>
<p><strong>Pouvez-vous nous presenter le Festival du
Court Metrage de Sapporo ?</strong>Le festival
celebre en septembre son troisieme
anniversaire. Nous avons trois competitions : une
competition nationale, une competition
internationale, et une competition entre
realisateurs. Cette derniere est la
particularite de notre festival : on y recompense non
pas un film, mais un realisateur, pour l'ensemble de
son travail. Chaque realisateur decide lui-meme
des films qu'il souhaite presenter, et c'est sur
cette retrospective qu'il est
juge. Nous sommes partis du constat que dans les festivals,
c'est le film plus que l'auteur qui est
recompense. Avec cette competition plus
prestigieuse, et bien sur plus valorisante pour les
realisateurs, nous souhaitons mettre le realisateur,
en tant qu'artiste, en avant. L'idee d'une
competition dediee aux films et d'une
autre consacree aux cineastes nous est venue de
l'industrie musicale. En quelque sorte, la premiere
competition presente des singles, tandis que la
seconde presente un album complet.
Nous avons egalement un marche du film
consequent, et nous organisons un maximum de rencontres
entre le public et les realisateurs.

<strong>D'ou provient l'argent vous permettant
d'organiser le festival ?</strong>
Nous recevons de l'aide de la ville de Sapporo, et petit
a petit, des sponsors prives viennent
egalement nous financer.

<strong>Etes-vous satisfait des deux premieres
editions ? Ont-elles ete un succes
?</strong>
Oui, nous sommes assez contents, nous avons plus de 8 000
spectateurs sur cinq jours chaque annee. En terme
d'affluence, c'est le premier festival de courts
metrages au Japon, et le huitieme festival de
cinema en general.

<strong>Vous pensez qu'il existe un reel
interet pour le court metrage au Japon
?</strong>
Au Japon, le Short Short Festival de Tokyo existe
depuis une dizaine d'annees. Nous travaillons avec eux
depuis la seconde edition, en projetant a Sapporo des
films primes lors de leur festival. Apres 6 ou 7 ans,
nous avons donc decide de creer notre propre
manifestation, afin d'avoir un plus grand controle sur
la programmation, et d'organiser les choses a notre
faon, d'etre independants. Nous savions
qu'il existait a Sapporo un public pour le court
metrage. De plus, aujourd'hui, les courts
metrages sont de plus en plus differents, de plus en
plus creatifs, les gens les voient comme quelque chose de
nouveau, et il existe une vraie demande, peut etre meme
commerciale, pour ce format. Le marche du film de Sapporo
est le seul qui soit consacre aux courts metrages,
mais de plus en plus de compagnies (des operateurs de
mobiles, des chaines de television, des
compagnies aeriennes...) se montrent
interessees.</p>
<p></p>
<p><strong>Comment le court metrage est-il peru
au Japon ? Est-il vu comme un hobby, un moyen de se faire la main
avant de passer au long, ou au contraire comme une forme
d'art a part entiere ?</strong>
Au Japon, on apprecie les courts metrages, notamment
parce qu'en y consacrant le meme temps
qu'a un long metrage, ils peuvent voir de
nombreux styles differents. Le succes est donc
la, mais les courts sont plus vus comme une distraction.
Pour beaucoup, court metrage signifie amateurisme. Ils ne
realisent pas que certains films, comme
Usavitch sont produits de faon
professionnelle, et que derriere ces trois minutes de film,
il y a un enorme travail. Il faut du temps pour qu'une
nouvelle discipline soit reconnue comme une forme d'art, et
le court metrage n'en est pas encore la au
Japon. Je pense que la majorite des realisateurs de
court ont dans l'idee de passer au long des que
possible, et voient surtout ce format comme un entrainement
et une faon de montrer leur talent. Le probleme est
qu'au jour d'aujourd'hui, il n'y a pas
beaucoup d'argent dans le court metrage, il est donc
difficile d'y faire carriere !

<strong>Quel style a le plus de succes dans le court
metrage ? Qu'est-ce que le public a envie de voir
?</strong>
Il y a la encore un parallele avec la musique. En
general, c'est la mauvaise musique qui se vend
le mieux, tandis que la bonne musique ne marche pas tres
bien (rires). C'est pareil avec les courts : certains sont
tres bons, mais tres difficiles d'acces,
et n'ont donc pas vraiment de succes aupres du
grand public. Ceci dit, il est important que le genre soit
tres varie, nous avons besoin de styles
differents : des films d'etudiants, de
professionnels, de l'animation, des documentaires... tout
comme il est important qu'il existe des styles de musique
differents !</p>
<p><strong>Pensez-vous qu'il existe une touche japonaise
dans les courts metrages ? Un style, ou des themes
qui reviennent regulierement ?</strong>Je pense
que l'animation est un style typiquement japonais !
Traditionnellement, c'est un genre tres populaire au
Japon, de plus, il necessite moins de moyens que les films
live. Avec un simple PC, quelqu'un de talentueux est capable
de realiser son court metrage d'animation
depuis sa chambre !

<strong>J'ai ete surpris de constater en
selectionnant les courts metrages pour le festival de
Lyon que nous ne recevions finalement que peu de films en
provenance du Japon. Beaucoup moins en tout cas que de pays comme
la Coree par exemple. Comment l'expliquez-vous
?</strong>
Ce n'est qu'une question d'argent.
L'industrie du cinema est en bonne sante en
Coree. Ils ont des structures solides, de gros studios, de
grandes ecoles, et ils reinvestissent leur argent, y
compris dans les courts metrages. Le systeme est
tres different au Japon. Il n'existe
qu'une ecole publique, les autres sont des
ecoles privees onereuses ou il est
difficile d'entrer. Pourtant, il est difficile
d'acceder aux metiers du cinema sans
passer par ces ecoles. C'est un systeme
complexe. Le fait d'aller etudier le cinema
a l'etranger est egalement
limite, car peu de japonais savent parler anglais.

<strong>Existe-t-il un reseau, une communaute autour
du court metrage ?</strong>
Non, pas vraiment. Internet permet aux realisateurs
d'etre en contact et de creer un cyber
reseau, mais tout cela manque de concret. En
matiere de vie artistique, le Japon est tres faible.
Il y a peu d'initiatives, de structures de type associatif.
Nous faisons la confusion entre art et divertissement. Au Japon,
c'est l'aspect commercial qui prime. Pour qu'une
forme d'art puisse se developper, il faut aussi
qu'elle soit rentable. Le contexte japonais est tres
particulier. Si le succes est au rendez-vous, l'argent
suivra, et ainsi le court metrage pourra plus facilement se
developper. C'est pourquoi il est important que des
films japonais soient projetes dans les differents
festivals internationaux, ou que des gens comme vous s'y
interessent. Si les japonais voient que la production de
leur pays suscite l'interet a
l'etranger, ils vont comprendre qu'il y a
la un potentiel economique (rires)
!</p>
<p></p>
<p><strong>Qui realise des courts metrages au
Japon ? S'agit-il essentiellement de films
realises par des etudiants
?</strong>Pour donner un ordre d'idee, disons
que 5 a 10 % des films sont realises par des
professionnels, generalement a des fins
commerciales, 30 a 40 % par des etudiants
(<em>a titre de comparaison, pres de 60 % des courts
metrages coreens sont realises par des
etudiants</em>), et le reste independamment par des
cineastes amateurs.

<strong>Avant de conclure, pouvez-vous nous dire un mot sur la
serie Usavich ?</strong>
C'est une serie mettant en scene deux lapins
emprisonnes en Siberie, l'un impassible mais
capable de coleres impressionnantes, l'autre doux et
amateur de danse. Chaque episode dure 90 secondes et les met
dans une situation inedite, racontant de faon
humoristique leur vie et leurs relation avec la porte/gardien, avec
un poussin qu'ils ont adopte, avec une grenouille
sortie de leurs toilettes... La serie est produite par
MTV Networks Japan, a destination des chaines de
television et des operateurs
telephoniques. Elle compte a ce jour deux
saisons, et nous travaillons sur la troisieme.
J'espere que vous aurez l'occasion de les
decouvrir bientot en France !


Propos recueillis a l'occasion du 30e Festival
International du Court Metrage de Clermont-Ferrand
Fevrier 2008</p>
<p><em>Vous pouvez
retrouver les autres interviews de cette serie (Amir
Muhammad pour la Malaisie, Chalida Uabumrungjit pour
laThailande, Yuni Hadi pour Singapour et Gina Kang pour
la Coree du Sud) sur le site d'Asiexpo: www.asiexpo.com/club , rubrique
"interviews".</em>
</p>
				</div>			</content>			<id>http://bilouff.blog.toutlecine.com/4344/Le-court-metrage-au-Japon/</id>			<link href="http://bilouff.blog.toutlecine.com/4344/Le-court-metrage-au-Japon/" />			<author>				<name>bilouff</name>				<uri>http://bilouff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-31T13:28:34+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Mon humble avis sur..."le vase de sable"</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><span></span></p>
<p><span>La
police enquete sur le meurtre d'un homme
retrouve dans une gare de Tokyo. Leur seul indice est le mot
 prononce avec
l'accent du Nord du Japon...</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>La
recette de "L'ete du demon" est donc reprise
ici (1): Seijo Mutsamoto pour le
fond, Yoshitaro Nomura pour la mise en forme. Si dans ce dernier
film, la collaboration des deux hommes etait "fusionnelle"
au sens ou il etait difficile de discerner
l'influence de l'un ou de l'autre sur tel ou tel
element, la situation est ici differente. En
effet, une des particularites du "vase de sable"est
selon moi d'etre divise en deux parties bien
distinctes, chacune portant la marque d'un des deux artistes. Dans
la premiere moitie du film, Nomura se place en
retrait, et c'est la patte du romancier que l'on distingue
nettement dans cette enquete meticuleuse, ou
chaque detail compte.Le spectateur est
placed'entree au coeur de
l'investigation, qui rebondit d'une scene
a l'autre au rythme des informations glanees.
Un certain aspect procedurier, ainsi que le flou dans lequel
evolue les inspecteurs, donnent reellement le
sentiment d'avancer a leurs cotes sur
cette affaire. Le film ravira ainsi les amateurs d'intrigue
policiere classique (Matsumoto touch), et serait
deja tres bon s'il se cantonnait
a cet aspect, l'enquete etant
egalement un voyage a travers le Japon, avec une
photographie et des decors naturels de toute
beaute.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Mais
dans la seconde partie, Nomura va depasser ce simple cadre
narratif, se le reapproprier,et surprendre le
spectateur en conferant au film une autre ampleur, assez
inattendue au regard de ce qui precede. Il va en
effet lui donner, au fil de l'explication du crime, une
incroyable dimension dramatique, notamment par l'insertion de
certains themes qu'il affectionne comme la
cruaute de l'etre humain ou la relation
pere / fils. Pendant pres d'une heure, et
quasiment sans dialogues, le drame d'un homme nous est
expose, tandis que, monte en parallele,
celui-ci interprete au piano un concerto inspire de
sa vie, et qui vient donc directement illustrer ce que l'on
voit a l'ecran. Certes, ce
procede peut paraitre facile, artificiel, voire
mievre. Mais il demontre surtout un immense talent de
cineaste, un superbe sens du montage, et il est tres
difficile de ne pas se laisser emouvoir.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Un
film bivalent donc une
partie enquete, une partie drame; une partie qui fait appel
a l'intellect, une qui fait appel aux emotions...mais
surtout au final, un grand film.</span></p>
<p></p>
<p><span>(1):
Pour parler chronologiquement, entre ces deux films, c'est en
realite dans "l'ete du demon"
que l'on retrouve la recette du "vase de sable", le premier ayant
ete tourne en 1978 et le second en 1974. La
premiere collaboration entre les deux hommes remonte quant
a elle a 1958 avec "Harikomi".</span></p>
<p></p>
<p><em>EDIT: Dans le cadre du cycle
cinema japonais, "le vase de sable" est egalement
chronique par LATERNA MAGICA, qui souligne notamment
l'opposition qu'opere le film entre le Japon traditionnel et
le Japon moderne d'une part; le Japon des villes et celui des
campagnes d'autre part. Deux themes qui confirment le
caractere "a double facette" du
film.</em></p>
<p>http://peterpan7bis.spaces.live.com/blog/cns!C1FB58145CFFEBE4!14162.entry</p>
				</div>			</content>			<id>http://bilouff.blog.toutlecine.com/4242/Mon-humble-avis-sur-le-vase-de-sable/</id>			<link href="http://bilouff.blog.toutlecine.com/4242/Mon-humble-avis-sur-le-vase-de-sable/" />			<author>				<name>bilouff</name>				<uri>http://bilouff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-25T15:35:16+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Mon humble avis sur..."l'été du démon"</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>
<em></em></p>
<p><em>(Mieux
vaut avoir vu le film , ce qui suit en devoilant quelques
aspects importants)</em></p>
<p>
<span>Aaah...le
Japon, ce doux pays en forme de banane (si si, un peu)...ses
mangas, sa cuisine...et son cinema dont on peut
regulierement decouvrir ou redecouvrir
certaines perles grace au travail de gentils
editeurs.</span></p>
<p><span>Pour ma part, j'ai
ainsi pu faire la connaissance il y a quelques mois de
<strong>Yoshitaro Nomura,</strong> via la sortie de deux de ses
films chez Wildside. Et bien figurez-vous qu'ils m'ont
tellement plu que j'avais envie d'en dire quelques mots rapides,
meme s'il ne s'agit plus d'une actu toute
fraiche.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Commenons avec
<strong>L'ete du demon</strong> (<em>Kichiku,
1978),</em> film qui remportera en 1979 les recompenses de
meilleur realisateur et de meilleur acteur (pour Ken Ogata)
lors de l'equivalent japonais de nos
Cesars.</span></p>
<p><span>Kikuyo
eleve seule depuisles trois
enfants qu'elle a eu en secret avec son amant Sokichi, homme
marie et imprimeur de son etat. Lorsque celui-ci
n'est plus en mesure de lui verser chaque mois une pension, Kikuyo
se rend a son domicile et lui abandonne les enfants avant de
disparaitre.</span><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Ne vous fiezni au
synopsys, ni au titre du film; ils sont tous les deux
trompeurs.</span></p>
<p><span>En lisant le premier,
on pourrait s'attendre a une comedie dramatique
classique, dans laquelle l'epouse cocufiee et les
enfants vont etre rivaux, avant de se decouvrir,
d'apprendre a s'aimer et de former une nouvelle famille
(final avec des violons, on verse une petite larme
d'emotion, la vie est belle). Que nenni! Nomura choisit ici
une approche inedite, inattendue de cette relation, beaucoup
plus brutale, beaucoup plus cruelle et pessimiste, mais aussi
totalement realiste.</span></p>
<p><span>Quant au titre
franais du film, il pourrait laisser penser qu'il est
ici question de surnaturel, voire d'horreur. Et la
encore, que nenni! Pas au sens "sanglant" du terme en tout
cas. Mais une autre horreur, encore plus terrifiante, est
presente:une horreur bien reelle, ancree
dans le quotidien, une horreur "domestique", dans le traitement que
le couple, en particulierla femme trompee,
reserve aux enfants</span><span>.</span></p>
<p><span>
Pour autant, cette horreur n'est
pas visuelle, ne vous attendez pas a des scenes choc.
<strong><span>L'ete du
demon</span></strong> est avant tout un film
d'ambiance.</span></p>
<p><span>
Des le debut, le malaise
est installe par une scene en plan large et fixe,
dans laquelle la maitresse raconte a la femme
trompee son aventure avec son mari, en presence de
celui-ci. Le spectateur (un peu voyeur) ressent une impression de
malaise devant cette situation etrange et
surrealiste, ou une femme en regarde une autre droit
dans les yeux pour lui raconter le plus calmement du monde comment
elle est depuis plus de sept ans la victime d'une trahison au long
cours. Rien que a. Et sous les yeux du mari s'il vous
plait. L'atmosphere pesante ainsi
creee est renforcee d'une part par le
decor exigu de l'imprimerie ou se
deroule la majorite du film, d'autre part par
la canicule sevissant durant tout le metrage
les personnages, en sueur, semblant toujours
oppresses.</span></p>
<p><span>Cette scene clef sert aussi a nous
presenterla reaction de chacun des trois
personnages, et ainsi leur principal trait de caractere: une
maitresse cruelle et revancharde, une epouse
humiliee (ce qui la poussera a devenir a son
tour cruelle et revancharde), un mari faible et
honteux.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Par la suite, toute l'ambiance du film
residera dans les non dits, l'atmosphere de danger,
la menance qui psesera perpetuellement sur les
enfants. Tout le propos du film est en effet de montrer leur
fragilite face au monde et aux decisions des
adultes.</span></p>
<p><span>Dans la premiere partie du metrage,
ils ne sont jamais filmes comme l'element
central d'une scene, mais toujours dans leur rapport, voire
leur dependance, a l'adulte. C'est toujours ce
dernier qui est sur le devant de la scene, tandis que les
enfants sont la sans etre la. Ils
n'apparaissent pas vraiment comme des personnages a part
entiere, mais plus comme un attribut rattache
a tel ou tel personnage d'adulte. Cela est flagrant dans la
scene evoquee precedemment:
tandis qu'au premier plan, les adultes discutent, les enfants
jouent au second, sans intervenir dans l'action, quand bien
meme il n'est question que d'eux. Ils sont a la fois
l'objet du probleme et de la convoitise, et bien qu'ils
soient innocents et gentils, ils apparaissent comme un fardeau pour
les adultes, et donc constamment menaces.</span></p>
<p>Les premieres scenes
centrees sur les enfants, (et donc d'ou sont
absents les adultes) ne servent qu'a souligner leur
abandon, leur fragilite et leur tristesse. Une image
symbolique revient d'ailleurs de faon
recurrente: celle ou un miroir de fete
foraine renvoie d'eux une image deformee, comme
pour illustrer la menace qui pese sur eux, comme si ce
qu'ils allaient vivre pourraient marquer a jamais des
etres si malleables, si fragiles.</p>
<p>Ainsi donc, les petits ne nous
apparaissent que de deux fa: fardeau, ou
victime.</p>
<p></p>
<p>Et qui dit victime dit bourreau. Ce
role est bien sur tenu par l'epouse
trompee. Celle-ci incarne plus que tout autre le
demon du titre. Ou plus exactement, elle est en proie
a ce demon: le demon de la jalousie, de
l'orgueil blesse, le demon de la
lachete, qui pousse un adulte a s'en
prendre a un enfant.</p>
<p>Les rapports des orphelins avec elle sont
ainsi tout bonnement terrifiants car elle apparait
constamment menaante, voire diabolique, songeant au
meilleur moyen de se debarrasser d'eux. La musique,
inquietante, est d'une grande efficacite
des que le spectateur l'entend, il sait que les
enfants sont en danger. L'attente de ce qu'il va
decouvrir, du sort de ces enfants innocents, est ainsi
rendue encore plus stressante. Cette musique contraste avec celle,
enfantine, que l'on trouve dans les scenes
centrees sur les enfants, et qui vient renforcer
l'impression que ceux-ci vivent dans une bulle, un monde
different de celui des adultes, dont ces derniers ne
possedent pas la clef.</p>
<p></p>
<p>Mais, apres nous
avoir presentes les enfants comme innocents et
victimes des adultes, Nomura va nous surprendre a nouveau,
en inversant les roles. Le plus ages des trois
va progressivement refuser sa condition de victime en faisant
preuve de ressources insouponnees. Un face a
face avec le pere, melant tendresse et
mefiance, va alors s'installer sans que l'on ne
sache jamais comment interpreter l'attitude du jeune
gar: innocence ou machiavelisme.<span></span></p>
<p>Cette reaction de l'enfance,
ce desir de prendre en charge son destin, de ne plus
etre soumis aux adultes, est la seule touche
d'optimisme du film. Nomura place ses espoirsen ce
jeune garon, tandis qu'il nous presente les
adultes comme egoistes, cruels, mauvais, calculateurs,
soit par orgueil (l'epouse bafouee) soit par
lachete (le mari). En effet, ce dernier aime
sincerement ses enfants, et malgre cela, totalement
soumis a sa femme, il va commettre
l'irreparable. Loin de lui accorder des circonstances
attenuantes, cela ne rend son geste que plus
meprisable.</p>
<p>L'espoir place en
l'enfant est cependant ephemere,
puisquecelui-ci va inevitablement devenir adulte (si
si, c'est comme a, c'est la nature), et en
grandissant, etre corrompu par le monde qui l'entoure.
La scene ou le pere raconte comment il a
lui-meme ete victime des agissements de son
oncleest a ce titre tres
explicite. L'adulte et l'enfant nous apparaissant
a ce moment comme une meme personne, a deux
moment de sa vie, l'une encore innocente (ou qui l'a
ete) l'autre corrompue (ou qui va le
devenir).</p>
<p></p>
<p>Le pessimisme de Nomura est
renforce lors de la derniere partie du film:
une escapade du pere et de son fils en bord de mer. Le but
initial de celle-ci est de se debarrasser du petit, mais le
spectateur, trompe par ce changement de decor (on
quitte la ville, l'imprimerie etroite et la canicule
pour de vastes paysages de littoral battu par les vents) et par la
journee idyllique que passe les deux personnages, va se
prendre a croire que le mari va reussir a se
defaire de l'influence de sa femme, et epargner
l'enfant. Sa tentative d'acte meurtrier, finalement
inevitable au regard de ce qui precede,
n'en est que plus choquante.</p>
<p>Le film se clot sur une scene
dechirante ou l'enfant, ayant survecu,
affirme a la police que l'homme qu'il a en face
de lui n'est pas son pere. Le regard dur et
determine du garon contraste avec celui,
implorant et charge de remords, du pere. Cet acte du
fils peut etre interprete de plusieurs
faons. En reniant son pere, on peut penser
qu'il se libere de la menace que represente
celui-ci, ce qui peut laisser esperer qu'il va pouvoir
vivre une vie meilleure. On peut aussi y voir une punition
qu'il inflige a celui-ci pour le traitement
qu'il lui a reserve. Mais on peut
egalement y voir une faon d'epargner
son pere, puisque en se defaisant de lui, il apporte
une solution au probleme que lui meme
representait.</p>
<p>Quoiqu'il en
soitce final est a nouveau trompeur. Certes,
l'enfant se libere de la menace des adultes (pour un
temps), mais pour se faire, il est oblige de prendre une
decision cruelle, difficile et irremediable.
En bref, le genre de decision qui vous fait faire un pas de
plus vers l'age adulte...et l'on a vu que
Nomura ne tenait pas ce monde en haute estime.<span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>L'ete du demon
est donc un film a la fois dur et emouvant, ainsi
qu'une magnifique description de l'enfance, quand bien
meme celle-ci adopte un point de vue tres pessimiste.
Nomura choisit des le debut un traitement surprenant
du sujet, et joue avec son spectateur en effectuant des
retournements de situation, ou en lui laissant l'espoir
d'un retournement de situation. Cet espoir se retrouvera
systematiquement trahi, rendant le message du film encore
plus douloureux a accepter.</p>
<p>Oh, j'oubliais,

est adapte d'un roman de Seicho Matsumoto, souvent
qualifie de , et
dont Yoshitaro Nomura fut en quelque sorte l'adaptateur
officiel, puisqu'ils ont collabore ensemble sur huit
films. Et parmi ces huit films, on trouve<strong>Le vase de
sable</strong> (<em>Suna no utsuwa</em>, 1974) dont
j'essaierai de parler bientot. Si c'est pas de la
transition a...</p>
<p></p>
<p><em>Edit: Coincidence, je poste cet article au moment
ou le cycle cinema japonais lance par
Wildgrounds bat son plein! Merci donc a Michael
d'avoir ajoute ma modeste contribution a tous ces
passionants articles!</em></p>
<p><em>Plus d'infos sur le cycle ici: http://wildgrounds.com/</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span></span></p>
<p></p>
<p><span></span></p>
<p></p>
<p><span></span></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://bilouff.blog.toutlecine.com/4156/Mon-humble-avis-sur-l-ete-du-demon/</id>			<link href="http://bilouff.blog.toutlecine.com/4156/Mon-humble-avis-sur-l-ete-du-demon/" />			<author>				<name>bilouff</name>				<uri>http://bilouff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-30T11:46:01+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le Johnnie To nouveau est arrivé</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Debutmars, Johnnie To etait
l'invite de l'Institut Lumiere a
Lyon, quelques jours apres avoir ete
reu a la Cinematheque
Franaise. Ceux qui ont eu la chance d'assister
a cet evenement ont decouvert un
artiste chaleureux, humble, ouvert et disponible, dont le nom est
a present inscrit sur fond dore rue du Premier
Film, aux cotes des plus grands realisateurs
ayant visite l'Institut. Une nouvelle preuve de la
reconnaissance de son talent, apres les selections de
 a Cannes en 2005, de
Mad
detective a Venise en 2006 et 2007, et de son
petit dernier  (a moins
que le bonhomme, pour qui le terme productif est un
euphemisme, n'ait acheve un nouveau film le
temps que je termine cette phrase) a Berlin cette
annee.</p>
<p>Avec pres de 50 films au compteur,
le systeme To est bien rode: au sein de
sa societe de production Milkyway, il alterne
oeuvres commerciales et oeuvres artistiquement plus
ambitieuses, les premieres, souvent reservees
au marche local, permettant de financer les secondes,
distribuees en occident. Ne connaissant moi-meme que
tres peu sa filmographie pre "The Mission", c'est
dans la peau du spectateur franais moyen, c'est a
dire en considerant ses oeuvres distribuees chez
nous,sur ses dernieres
realisations.</p>
<p></p>
<p>To s'est fait connaitre en
France pour ses films de gangsters, et depuis The
Mission, ceux-ci ont montre une grande
coherence, aussi bien thematique que dans le style.
Sens du sacrifice, mise en lumiere de HK, tendance a
l'absurde et a la derision, utilisation des
medias, multitude de personnages, tours de force technique
donnant lieu a des scenes d'une incroyable
virtuosite, sont autant d'elements
caracteristiques de ses films. Des caracteristiques
tellement presentes qu'au fil du temps, et notamment
a la sortie
d', certains ont
trouve que le cineaste commenait a
tourner en rond, quand bien meme les prouesses visuelles
etaient toujours aussi impressionnantes.</p>
<p></p>
<p>Or, avec le recul,
 pourrait bien
s'averer etre un film charniere dans la
carriere de Johnnie To, celui par lequel il clot son
 films de gangsters, ou tout du
moins, marque une pause dans celui-ci.. Il n'est en effet pas
inexact de dire qu'"Exile" est un condense du style
et des themes chers au realisateur, et pourrait ainsi
etre vu comme une sorte d'inventaire. En ce sens, il
n'est pas anodin d'y retrouver tous ses acteurs
fetiches, ni que le film soit une suite officieuse de
, son film emblematique
en occident. Si l'on en regarde de plus pres le
contenu, et en mettant en parallele la situation du
cineaste avec celle de ses protagonistes, d'autres
indices nous annonaient qu'une page allait se
tourner. En effet, les heros
d' se retrouvent
pour une derniere mission, et lorsque les choses tournent
mal, ils savent immediatement qu'ils sont en sursis et
que la fin est proche. De meme,
 serait-il la derniere
? Les
references a Leone, Peckinpah, et au western
en general y sont nombreuses. La aussi, le
choix de faire un western deguise, soit un genre dont
l'age d'or est derriere lui et qui est
aujourd'hui moribond, est-il une coincidence, ou faut-il
y voir un symbole? D'autres elements
pouvaient nous mettre la puce a l'oreille: en
plaant ses personnages dans des situations on ne peut plus
triviales, en tournant meme parfois en derision la
figure emblematique du gangster, To semblait brocarder
gentiment le genre , et surtout
son propre cinema. Comme s'il etait conscient
d'etre arrive a la fin de sa
demarche, et de risquer de sombrer dans la caricature en
persistant dans ce genre, il prend du recul par rapport a
son oeuvre. C'est ici que la filiation avec<span>The
Mission: le film
etait un polar HK pur jus, et le fait
qu' y fasse
constamment echo donne plus d'impact a la
distanciation operee. C'est une suite, mais
sans en etre une To poursuit son exploration de
l'univers des gangsters, tout en y mettant un terme, au moins
provisoire.</p>
<p></p>
<p>Comme il l'a dit lui meme lors
de son passage a Lyon, le realisateur ne sait pas de
quoi sera fait son prochain film, ni quelle orientation va prendre
sa carriere. Toujours est-il que, comme pour confirmer
l'impression laissee par
, ses deux derniers films
distribues en France marquent un changement par rapport
a ce a quoi il nous avait habitue.</p>
<p>
est en effet un thriller psychologique teinte de paranormal.
L'inspecteur Ho planche sur une affaire de meurtres faisant
intervenir l'arme d'un policier disparu.
Depasse, il demande l'aide de son ancien
superieur pour resoudre cette enquete
epineuse. Ce dernier, considere comme fou par
la plupart de ses collegues, possede le don de
distinguer les differentes personnalites tapies en
chacun de nous. Entraine dans une enquete
a la frontiere du fantastique, Ho va voir ses
certitudes ebranlees...</p>
<p></p>
<p>To reussit a depasser
ce postulat de base somme toute classique en installant une
ambiance crasseuse, derangeante, inquietante,
ou se melent realite et apparences,
normal et paranormal, jusqu'a ce que le spectateur
soit lui aussi desoriente par cette enquete qui
est egalement une incursion dans l'esprit des
differents protagonistes.</p>
<p><span>Le realisateuraime les
histoires mettant en scene des protagonistes multiples, il
aime etudier les interactions entre eux, et la scene
confrontant dans un meme espace ces nombreux personnages,
avec points de vue multiples et une tension generale
alimentee par la somme des tensions individuelles, est un
incontournable de sa filmographie recente (le centre
commercial dans "The mission", la scene finale de "PTU", la
scene dans le petit parc au debut de "Exile",
celle dans le restaurant a la fin de "Triangle"). D</span>e
 a
, il aura montre
qu'il etait un realisateur de
. I<span>l aime avoir de l'espace et profiter
de celui-ci, et meme dans les scenes
d'interieur, sa realisation confere une
certaine ampleur a l'action. De meme, il
s'interesse aux interactions entre les personnages au sein
du groupe, aux rapports entre l'individu et son
environnement, donc a ce qui lui est
exterieur.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Or Mad
detective est un film entierement tourne
vers , vers
l'individu, et vers la confrontation de celui-ci, non avec
autrui, mais avec ses propres demons. Deux scenes,
l'une ou le mad detective se fait enfermer dans une
valise, l'autre ou il se fait enterrer, illustrent
bien ce propos.</span> Cette idee de penetrer
a l'interieur de l'esprit des personnages
est une des clefs du film, mais aussi le pivot autour duquel
s'articule l'evolution du style de To. Ainsi, si
 marque bien une rupture
thematique, le spectateur y retrouve cependant certaines
caracteristiques de la realisation de Johnnie To
(notamment les jeux de lumiere qui viennent souligner
l'ambivalence des apparences). Mais ces
caracteristiques evoluent elles aussi, pour
s'adapter au sujet traite. Le realisateur va
resoudre de faon finalement logique
l'apparente contradiction entre, d'un
cote, un style , qui
requiert de l'espace, et de l'autre cote,
une thematique de
. En effet,
quelle meilleure faon de concilier les deux aspects, mais
aussi d'evoluer dans la continuite, que de
placersa multitude de personnages dans la tete
d'un meme protagoniste! To conserve ainsi des
situations qu'il affectionne, tout en se permettant
d'explorer un contexte different. On retrouve le style
To, mais adapte a ce passage a
l'interieur: une realisation
beaucoup plus sobre, moins ample, comme confinee. Hong-Kong
apparait meme
: de petites
rues sombres, desertes, inquietantes...rien
a voir avec le Hong-Kong de 
par exemple! Une autre scene, symptomatique de cette
evolution, renvoie d'ailleurs a
: celle ou l'on
suit la police dans une cage d'escalier, tandis qu'elle
investit la planque d'un suspect. Alors que dans
, une scene semblable donnait
lieu a un grand moment d'heroisme
outrancier, la realisation est ici on ne peut plus
minimaliste. La plupart des scenes se passent
d'ailleurs en interieur, voire meme dans des
espaces tres restreints, ce qui, couple a la
presence de personnages multiples, donne parfois
l'impression d'etre a
l'etroit (une scene plaant rien moins
que 9 personnages dans les toilettes d'un restaurant, et
surtout la scene finale ou l'impression
d'etroitesse est renforcee par la
presence de miroirs). Encore un changement notable
apres les paysages ouverts de
 et
, ou les larges avenues de
.</p>
<p><span></span></p>
<p><span>Avec , le changement
est encore plus consequent. L'histoire est celle
d'un groupe de quatre pickpockets, qui vont tous se laisser
seduire par la meme femme, laquelle va leur demander
de derober quelque chose de vitale pour
elle.</span></p>
<p><span>La magnifique scene d'ouverture ne laisse
aucun doute, ce To va surprendre son public occidental: on y
voit Simon Yam, dansant et sifflotant, dans une atmosphere
tres 50's. Et en effet, cette fois, les
references du maitre ne sont ni Melville, ni
Leone, mais...les parapluies de
CherbourgThe
sparrow, incroyable condense de
legerete et de bonne humeur, est une
comedie intelligente, elegante et
poetique, qui lorgne du cote de la
comedie musicale et meme du ballet, avec des
scenes tres choregraphiees et une
musique omnipresente (par le franais Xavier Jamaux,
deja a ce poste sur Mad
detective) qui participe a la narration.
L'atmosphere, qui evoque parfois les films
hollywoodiens des annees 40  50 et leurs femmes
fatales, est empreinte de nostalgie, et c'est sous ce nouvel
angle qu'une fois encore, To nous fait (re)decouvrir
Hong-Kong.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Par rapport a la filmographie recente de
To, le changement majeur dans 
est le ton du film. Contrairement a Mad
detective, ou l'evolution
parait plus reflechie et dans la
continuite de ce qui precedait, ce film semble
plus etre un moment de detente, un plaisir que
s'accorde le realisateur. Mais qu'on en
s'y trompe pas, il s'agit bien d'un film de
Johnnie To (et encore un film de groupe!), et en genie
de la forme, il nous prouve ici que sa creativite
demeure intacte en dehors du cadre du polar. Pour preuve: le
ballet de parapluies qui clot le film, magnifique
visuellement et impressionnante techniquement.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Reste a present a savoir quelle
direction va prendre le realisateur, et s'il choisira
de continuer a nous surprendre, ou de revenir vers des
choses plus habituelles pour lui. Les dernieres rumeurs sur
ses projets font etat d'un remake du
 de Melville, et d'un
developpement de l'univers de PTU a travers 5
films (4 pour la video, 1 pour le cinema). Un retour
au To que l'on connait en France donc. Mais
apres avoir brillamment prouve qu'il
n'etait enferme ni dans un style, ni dans un
genre, c'est peu dire que l'on a hate de
decouvrir le traitement que le realisateur
reservera a ses nouveaux films.</span></p>
<p><span></span></p>
<p>
<em><span>The sparrow sortira le4
Juin2008</span></em></p>
				</div>			</content>			<id>http://bilouff.blog.toutlecine.com/3122/Le-Johnnie-To-nouveau-est-arrive/</id>			<link href="http://bilouff.blog.toutlecine.com/3122/Le-Johnnie-To-nouveau-est-arrive/" />			<author>				<name>bilouff</name>				<uri>http://bilouff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-21T13:54:00+02:00</updated>		</entry></feed>