<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://acting.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://acting.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Etre / devenir Acteur de Théâtre et de Cinéma]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://acting.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2007-11-30T12:11:33+01:00</updated>		<entry>			<title>JOUER : CINEMA VS THEATRE</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
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<p><strong>Article de Robert Cordier / ACTING
INTERNATIONAL</strong></p>
<p>L'Ecole d'Acteurs de Theatre, Cinema
 Television, fondee en 1980 par Robert
Cordier. Cursus Principal a Paris  Ateliers a
New York et Hollywood.www.acting-international.com</p>
<p></p>
<p><strong>JOUER : CINEMA VS THEATRE</strong> /  2 ou 3
 directives en BLOG a l'usage de
l'acteur, le metteur en scene et le
realisateur</p>
<p>
<strong>Tout d'abord jouer c'est quoi ?</strong>
 Jouer c'est vivre authentiquement l'action
transversale du role dans les circonstances imaginaires de la
piece ou scenario sous la dictee de
l'objectif de la scene ne d'un besoin
vital, -- le Surobjectif. </p>
<p>
<strong>Quelles sont les difference entre le jeu
cinema et le jeu theatre ?</strong>
Les differences sont principalement basees sur la
preparation et les repetitions. Il s' y
trouve l'approche meme du travail. Le cinema,
ou l'on a souvent l'impression de toujours
repeter et de ne jamais jouer, exige de
l'acteur trois choses que le theatre
n'exige pas : Primo, le texte doit etre commis en
memoire, au point d'etre oublie, avant la
toute premiere repetition sur le plateau.
Deuzio, le processus de decouverte du personnage par
l'acteur doit etre accelere afin
que le personnage qui emerge de l'acteur au premier
jour de tournage reste le meme sur toute la duree du
film. Finalement, on joue par petits bouts et l'acteur
confondu avec son personnage doit etre capable de vivre et de
revivre les plus petits moments de vie et, parfois les plus
emotionnels, deconnectes (filmes hors
sequence) durant des jours ou des semaines des moments qui
precedent, d'une faon claire et
vraie.</p>
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<p>
 Par ailleurs, le film n'exige pas de l'acteur
qu'il joue tout le scenario en deux ou trois heures
comme le fait l'acteur qui joue une piece sur
scene. </p>
<p>
<strong>Les temps ont-ils changes ?</strong>
Oui et non. Nous sommes dans une epoque  speed
 Une epoque de
l'Audimat et du souvent vite fait mal fait.
Aujourd'hui, peut-etre plus que jamais, le
cinema et la television  films,
series, telefilms-- et les tournages rapides
definissent de + en + le job et le futur de l'acteur
et du realisateur dans l'acting business. Il est
important que l'acteur comprenne la situation, autant
qu'il est necessaire que les realisateurs
comprennent  l'acteur peut travailler
au mieux, sans necessairement repeter, avec le
realisateur avant le tournage.</p>
<p>
<strong>On ne repete pas au cinema
?</strong>
Au cinema et a la television, on joue
le + souvent sans avoir repete. Le training en
amont est essentiel.</p>
<p>
<strong>Pourquoi le training est-il necessaire
?</strong>
Tout comme un athlete de haut niveau, l'acteur
professionnel de valeur qui travaille regulierement
s'est entraine. C'est un fait : il faut
s'entrainer. En depit des racontars et des
jobards qui insinuent le contraire, tous les grands ont
etudie quelque part : dans de grandes ecoles,
des cours prives et autres, ou sur le tas a travers
une immersion intensive dans le jeu du theatre et du
cinema. C'est la regle. Il y a si peu
d'exception a celle-ci qu'il vaut mieux les
compter comme nulles et non avenues. Ou que ce soit que les
bons l'aient fait, tous ont appris les techniques du
metier.
Ah !
Un aspirant comedien doit considerer
l'apprentissage du metier en tant que la pierre de
base d'un possible succes a venir, car les
acteurs contre qui il devra se frotter, dans les auditions et les
castings se sont entraines. Clairement si un jeune
acteur n'a pas la gueule et la chance de Robert Redford ou de
Brad Pitt ou de Cecile de France et la persistance
d'un Jack Nicholson ou de De Niro qui, eux, se sont
entraines longtemps et bien, il est clair que la
qualite du training choisi sera d'autant plus
importante. Dans le processus du training le fait important est de
comprendre qu'une technique, l'intelligence d'une
technique est necessaire. Et, il faut du talent et du
travail pour saisir cela.</p>
<p>
<strong></strong></p>
<p><strong>Pouvez-vous
me donner une idee de ce que je peux faire en amont
?</strong>
Voici un petit coup de pouce, une combinatoire
eprouvee des methodes de travail de Adler,
Hagen, et Meisner. Ses divers facteurs actifs rodes
sur de nombreux tournages, mettent en avant une juste vie de
l'imagination dans la creation du personnage. A partir
de strategies le posant d'emblee  dans
le moment,  l'acteur mis en situation peut
creer decisivement un personnage evident et
engageant . Devant la camera, il saura cacher son jeu et
voiler l'emotion eprouvee, gardant son
energie derriere les yeux, comme il se doit.</p>
<p>
<strong>Par ou est-ce que commence ?</strong>
Il y a d'abord la necessite pour l'acteur
d'oser se fier a ses propres ressources, souvent mises
en exil, ou, bien le plus precieux de tous il y a son
Vecu ; et s'y trouve son ardeur au jeu de
l'enfance, s'y trouve son sens de l'observation
creative des gens et des betes qu'il aiguisera ;
et s'y trouve l'imagination a laquelle ils
accedera par l'improvisation, et une experience
immediate. L'experience immediate, ses
champs d'attention et l'observation font
reference au monde autour de l'acteur. Ses
souvenirs et l'imagination sont en reference
a la vie du dedans et les metabolismes de
l'inconscient et du corps. Ce qui est critique ici est la
question de l'acces.</p>
<p>
<strong>Voulant dire ?</strong>
Lee Strasberg developpa une strategie de la
memoire affective, ou l'on trouve des exercices
permettant d'acceder aux souvenirs declenchants
et les sentiments et emotions qui en decoulent.</p>
<p>
Stella Adler developpa des exercices et outils facilitant
l'acces a l'imagination, et Sanford
Meisner, lui, developpa le jeu de la
repetition des mots et d'autres moyens
grace auxquels l'acteur entre en contact avec
lui-meme afin de devenir + spontane ; ces exercices
decourageant le besoin meme de penser l'aident
a s'autoriser des reactions honnetes et
immediates, le livrant tout pret et frais
eclot  Il pourra alors
donner une forme evidente et engageante  an acting
form-- a l'eprouve d'un sentiment
: la jalousie, la joie ou le depit par exemple.

Wow !!
Il est bon d'envisager chacun de ces exercices comme
etant un puits de sentiments que l'acteur canalise de
faon ludique et dans l'energie vers la
creation d'un caractere. De cette
energie qu'il a liberee, l'acteur
cree le personnage avec qui il se confondra. Mais avant,
pour l'etoffer, des choix s'imposent,
bases sur la comprehension des tranches organiques de
la vie du role et essentielles a la recreation
d'un comportement humain authentique, lance sur la
voie d'une empathie critique, distanciee parfois mais
toujours veritable et l'articulation de son 
moi-role. Le tout dans l'axe de la
verite preconisee par Stanislavski. Non
seulement la vraisemblance, ni une quelconque
grossierete naturaliste mais un personnage investi
jusqu'a la moelle et vrai. Arme tout a
la fois d'une vie interieure, toute
etoffee d'un second plan, d'une
realite exterieure palpable, et d'une
couche de grandeur spirituelle.</p>
<p>
<strong>C'est tout ?</strong>
Au moment de definition du personnage, il est
egalement utile de prendre en consideration les
obstacles a confronter.</p>
<p>
L'acteur se demande : comment est-ce que le personnage se
comporterait devant tel ou tel fait et gestes de la vie autant que
les obstacles mis sur son chemin. D'accord.
Finalement afin d'entrer dans les mecanismes de
creation du personnage, l'acteur doit
determiner l'importance que 
l'epine dorsale , ou Life Need, comme dit
Lenore DeKoven, de ce personnage possede pour lui et dans
l'axe des intentions de l'auteur. Ce qui implique
qu'il puisse saisir le sujet, le sens et desirs
inherents au sous texte de l'histoire a
raconter, afin d'y croire :  Pour que le spectateur y
croie, je dois y croire moi-meme. Et puis, tout ce travail en
amont que je fais, a me permet d'arriver au tournage
completement pret, ouvert,  dit Viggo
Mortensen.</p>
<p>
<strong>Mais, c'est quoi l'epine dorsale
?</strong>
C'est comme le tronc d'un grand arbre. Les intrigues
secondaires et les Objectifs de Scene des personnages se
ramifient a partir de la. C'est le besoin vital
du personnage. Chez Stanislavski c'est le Surobjectif.</p>
<p>
<strong>En bref ?</strong>
C'est + simplement : l'action principale, le dessein ou
force motrice derriere ce que le personnage veut et veut
faire. Mais, ce dessein ou besoin vital, l'acteur doit le
comprendre de faon pratique et surtout jouable sur la
duree d'une scene ou monologue. Dans son livre
(Directing Actors)Judith Weston, donne l'exemple de Michael
dans  Elle croit, avec raison, que le
besoin vital de Michael, qui sous tend toutes ses actions, mis
a part le fait de vouloir etre un individu qui compte
et son propre chef est : de plaire a son pere. Cette
perception est critique parce qu'au trefonds de son
coeur elle motive le personnage de Michael.</p>
<p>
<strong>D'autres outils ou cles ?</strong>
Objectif, action/intention, sous texte, obstacles, substitution,
vision/ image, decouverte, faits, croyance, vie physique,
activites  specifiques, lieu et
evenements + une ecoute active contribuent
grandement a la creation du personnage. (Cf. Brochure
: 
Les 15 Outils de Base.)

LE BESOIN VITAL-- OU SUROBJECTIF OU EPINE DORSALE-- PEUT ET DEVRAIT
ETRE A LA BASE DE TOUS LES OBJECTIFS DE SCENE, BEATS  ACTIONS
QUI EN DECOULENT DANS CHAQUE SCENE.

<strong>Faut-il toujours jouer l'objectif ?</strong>
Au theatre, oui, presque toujours. Au cinema,
il vaut souvent mieux jouer la decouverte du moment :
 la peur, l'espoir, la surprise, la mort, le
desespoir, la deception, la bonne solution, la peine,
la frustration...  et pas l'objectif.</p>
<p>
<strong>Pourquoi ?</strong>
La camera se concentre, plan par plan, sur des micros
moments. Une scene de 3 pages peut prendre une
journee de 12 heures a tourner ; elle ne sera
vraisemblablement pas tournee en sequence. Le point
de concentration que l'acteur doit maintenir sur ce jeu
 est difficile
a assurer sur la duree. Qui + est, il doit pouvoir
maintenir une continuite physique et emotionnelle sur
chaque prise, dont il y en aura plusieurs pour chaque plan.
L'acteur qui ne joue que l'objectif de scene
aura du mal et risque fort de ne pas rester honnete en son
jeu. Par contre, l'acteur qui joue la decouverte
(discovery) du moment s'en sortira beaucoup mieux
mais...
Mais ?
Surtout, l'acteur capable de jouer et la decouverte
 et l'instant - tout en gardant son objectif de
scene en poche, pour ainsi dire, comme il ferait un flingue
sera au top.
Y a pas photo !</p>
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