<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[technikart.com] fq : <![CDATA[cinéma de François Quenin]]></title>		<link>http://fq.technikart.com</link>		<description><![CDATA[cinéma de François Quenin]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 12:10:17 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[houellebeck : la possibilité d'un bide]]></title>			<description><![CDATA[<p></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cinéma</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>C'est
sûrement l'un des films les plus attendus de la
rentrée. Attendu au coin du bois. « La
possibilité d'une île », de Michel
Houellebecq sortira le 10 septembre et va être
présenté au festival très cinéphilique
de Locarno du 6 au 16 août. Dès la toute
première projection de presse à Paris le 23 juillet,
il y avait de l'électricité dans la salle
bondée et quelques ricanements au cours des une heure
vingt-cinq que dure le film. « Le fait est que je suis
sincèrement haï par quasiment tout ce qui est culturel
en France », constate, navré, Michel Houellebecq
dans l'interview du dossier de presse. Pourtant de bonnes
fées et de bons princes se sont penchés sur ce film
adapté du best-seller du même nom disponible en livre
de poche. A commencer par Benoît Magimel, rencontré
grâce à l'agent de Houellebecq, François
Samuelson, lors d'une avant-première des
« Chevaliers du ciel ». « Il
était venu me saluer très simplement,
m'expliquant qu'il avait passé un
agréable moment, se souvient l'acteur. Il m'a
donné l'impression d'être en
réflexion à chaque instant, chaque mot
prononcé était pesé et réfléchi.
Il prend le temps, même pour un simple &ldquo;Comment
allez-vous ?&rdquo;. Il se sonde lui-même avant de
répondre qu'il va bien. » C'est sans
doute plus tard que les difficultés sont arrivées,
puisque le comédien poursuit : « Michel ne
se rendait pas tout le temps compte de la difficulté
à transposer l'écriture en images. Toute
l'équipe technique et chacun des acteurs se voulaient
à son service, pour lui permettre de faire le film
qu'il souhaitait. Nous avancions parfois sans
savoir... »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: -49.95pt;">
<span>Le flirt de Houellebecq
avec le cinéma ne date pas d'hier puisqu'il fut
étudiant à l'institut Lumière. Il a
co-écrit le scénario de son premier roman
« Extension du domaine de la lutte »,
tourné en 1998 par Philippe Harel avec José Garcia
dans le rôle principal. Il aurait bien continué avec
le roman suivant, « Les particules
élémentaires », mais c'est le
cinéaste allemand Oskar Roehler qui a soufflé les
droits du livre à Harel. Houellebecq, qui a aussi
réalisé trois court métrages en 1978, 1982 et
2001, était passé en 2004 chez Fayard après
que son agent ait négocié un couplage roman-film pour
« La possibilité d'une
île » alors en écriture. C'est la
filiale audiovisuelle de Hachette, GMT Productions, qui devait
financer le film. Mais en avril 2006, son PDG, Jean-Pierre
Guérin, jetait l'éponge face aux exigences de
l'écrivain qui ne voulait pas changer une virgule au
scénario. Et c'est Mandarins Films, producteur de
« Brice de Nice », « OSS
117 » et « Les chevaliers du
ciel » qui récupéra le
bébé. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: -49.95pt;">
<span>« La
possibilité d'une île » agite des
propos sur le clonage et l'éternité de
l'homme. Avec deux personnages principaux, un gourou qui fait
songer à Raël, et son fils Daniel qui va
connaître grâce au clonage l'immortalité.
A l'actif du film, des paysages étonnants de fin du
monde. Au passif, un bric à brac de décor de science
fiction digne des « Fantomas » des
années 60. « Je pense que j'ai fait une
adaptation fidèle sur le fond, explique Houellebecq, avec
une grosse bifurcation due à l'acteur Patrick Bauchau
qui est beaucoup plus sympathique que Raël, et à la
relation père/fils qui est devenue plus présente
grâce à la relation de Bauchau et de Magimel qui
s'aimaient beaucoup ».<span style=
"mso-spacerun: yes;"> </span> Quant<span style=
"mso-spacerun: yes;"> </span> à la différence entre le métier
d'écrire et celui de filmer, Houllebecq constate
qu'il a eu « des conflits de pouvoir
énorme ». Avec l'auteur de la musique
tonitruante du film peut-être puisque
l'écrivain confie : « Il a fallu
gérer la personne parce que c'est excité ces
gens-là ! Ils mettent de la musique
partout ! » Et voilà pourquoi,
aujourd'hui, il soupire : « C'est pas
mal aussi d'écrire... ».
François Quenin</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: -49.95pt;">
<span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: -49.95pt;">
<span> </span></p>
]]></description>			<link>http://fq.technikart.com/22393/houellebeck-la-possibilite-d-un-bide/</link>			<comments>http://fq.technikart.com/houellebeck---la-possibilite-det-039-un-bide-07082008-102435-lp-22393.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://fq.technikart.com/22393/houellebeck-la-possibilite-d-un-bide/</guid>			<pubDate>Thu, 07 Aug 2008 10:24:35 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[juillet]]></title>			<description><![CDATA[<p><strong>Le 9 juillet

 

&bull; « Le bruit des gens autour », de
Diastème

Pendant le festival d'Avignon, des artistes du In et du Off
vivent comme vous et moi, la vie quotidienne avec ses heurts,
malheurs et ses bonheurs. Après un démarrage curieux,
l'intrigue s'envole, avec Bruno Todeschini, Emma de
Caunes, Léa Drucker... Magnifique. (18/20)

 

&bull; « My name is Hallam Foe », de David
MacKenzie

A Edimbourg, superbement filmée, un ado en rupture de
famille rencontre une jeune femme qui ressemble à sa
mère tragiquement disparue. Polar psychologique et un brin
érotique. (15/20)

 

&bull; « Une épopée », de François
Magal

Un jeune couple français décide de s'installer
en Irlande avec en tête un projet culturel insolite.
L'intégration en milieu rural se fait sans mal. En
revanche le couple subit quelques craquements intimes. Rien
n'est dit. Et ce non-dit est passionnant.
(14/20) 

 

&bull; « Une histoire italienne », de Marco Tullio
Giordana

Deux stars aujourd'hui oubliées étaient au
sommet de l'affiche sous Mussolini. Le réalisateur de
« Nos meilleures années » a raconté leur
histoire tragique dans une grande fresque qui n'a rien de
manichéen. (14/20)

 

&bull; « Le voyage aux Pyrénées »,
d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Après « Peindre et faire l'amour », dans
les Alpes, les frères Larrieu poursuivent leur
traversée du cinéma français avec leurs
histoires sens dessus dessous. Les voici dans Les
Pyrénées avec leurs acteurs
préférés, Jean-Pierre Darroussin et Sabine
Azéma. (12/20)

 

&bull; « Bienvenue au cottage », un film de genre,
comme on dit dans les écoles de cinéma, une histoire
bien saignante où tout le monde finit découpé
(10/20)

 

&bull; Pas vu : « Soit je meurs, soit je vais mieux »,
de Fabienne Fereira Bersosa, une cinéaste qui mérite
mieux qu'une sortie dans les salles désertées
de l'été.

 

 

Le 16 juillet

 

&bull; « Broken English », de Zoe Cassavetes

Après le fils, Nick Cassavetes, qui a réalisé
quelques bons films, voici la fille qui raconte une jolie histoire
franco-américaine, avec Melvil Poupaud. (15/20)

 

&bull; « Voyage au centre de la terre », d'Eric
Brevig

C'est le relief et les effets spéciaux qui donnent du
sel à ce remake. (14/20)

 

&bull; « Lake Tahoe », de Fernando Eimbcke

Histoire simple d'un adolescent qui perd son père et
mise en scène sophistiquée dans les paysages
brûlants du Mexique. (11/20).

 

&bull; « VHS Kahloucha », de Néjib
Balkabhi

Quand des habitants d'une petite ville tunisienne
s'amusent à faire du cinéma, ça
n'amuse pas forcément le spectateur. (10/20)

 

 

&bull; Retour sur « Bienvenue Chez les ch'tis »
:

pourquoi plus de 20 millions d'entrées ?

 

Un directeur de la poste travaillant à Salon-de-Provence est
nommé à Bergues, petite ville du Pas-de-Calais.
C'est la grosse déprime pour cet homme et sa famille,
pour lesquels le Nord de la France commence à Lyon. Mais
très vite, il apprend les joies du quotidien
intransportables ailleurs, le patois, la baraque à frites,
la gentillesse des habitants. « Quand on vient dans le Nord,
on pleure deux fois, lui dit-on, quand on arrive, et quand on
s'en va ». Ce qu'il fera. 

En plébiscitant cette comédie qui a
coûté cent fois moins qu'« Astérix
aux JO », les spectateurs disent leur accord avec le discours
masqué sous la farce. « L'argent est
aujourd'hui ce qu'était le droit du plus fort
autrefois », écrivait Van Gogh à son
frère. C'est l'inverse que raconte le film. Il y
a dans cette équipe de la poste de Bergues des relations
harmonieuses improbables dans la vraie vie. L'univers des
Ch'tis fait rêver à un monde plus juste, proche
de ce mot de Gilbert Cesbron dans « Chasseur Maudit » :
« Je cite l'argent en dernier : à sa place
». 

 

 

 </strong></p>
]]></description>			<link>http://fq.technikart.com/21817/juillet/</link>			<comments>http://fq.technikart.com/juillet-13072008-171001-lp-21817.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://fq.technikart.com/21817/juillet/</guid>			<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 17:10:01 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[25 juin]]></title>			<description><![CDATA[<p><span style=
"font-size: 12.0px;"><strong>&bull; « Valse avec Bachir
« , d'Ari Folman
Que s'est-il passé dans les camps palestiniens de
Sabra et Chatila en 1982 ? C'est la question que se pose le
réalisateur qui accomplissait alors son service militaire.
Comme il a tout oublié, occulté, il fait, vingt ans
après, le tour de ses compagnons d'armes. La
vérité sur ce massacre, commis par des milices druses
alors qu'Israël contrôlait la région,
émergera pour le personnage que le réalisateur a
dessiné et qui le représente. (17/20).
 
&bull; « Au bout de la nuit », de David Ayer
Il y a quelque chose de pourri dans la police de Los Angeles. Un
jeune inspecteur parfaitement intègre va aller
jusqu'au bout d'une enquête périlleuse
où il risque tout bêtement sa vie. Un bon polar
saignant pour l'été. (15/20).
 
&ndash; La semaine prochaine
 
&bull; « Les sept jours », de Ronit et Schlomi
Elkabetz
Pendant la première guerre du Golfe, une famille
israélienne &ndash; frères et s&oelig;urs, belles
s&oelig;urs et beaux-frères, mère et
grand-mère &ndash; se trouve confinée dans une maison
pour cause de deuil, dans l'angoisse des attaques chimiques
venues d'Irak. Mais ce sont les querelles fratricides qui
sont les plus meurtrières. (14/20).
 
&ndash; La semaine dernière
 
&bull; « La capture », de Carole Laure
Le troisième film de la belle Canadienne raconte une
histoire qui fait écho à quelques faits-divers
récents. Une jeune femme se venge d'un père qui
a pourri son enfance, celle de son frère et la vie de sa
mère. Un film violent comme une thérapie
réussie. (15/20)
 
&bull; « O'Horten », de Bent Hamer
Un conducteur de train norvégien part à la retraite
après avoir voyagé toute sa vie dans les grands
espaces blancs. Magnifiques images et très beau portrait
d'un jeune retraité. (14/20)
 
&ndash; Cet été
 
&bull; « Voyage au centre de la terre », d'Eric
Brevig
L'intérêt de ce remake impressionnant du film de
1959 est qu'il est en relief &ndash; lunettes
prêtées à l'entrée de la
séance. (Sortie le 16 juillet - 16/20).
 
&bull; « Babylon A.D. », de Mathieu Kassovitz
Un grand et beau film d'anticipation dans la lignée de
« Blade Runner » pour les décors et du dernier
« Indiana Jones » pour l'action. Avec un plus par
rapport à « Indiana Jones » qui n'est
qu'un film d'action : une réflexion
philosophique sur l'avenir de la planète. (Sortie le
20 août - 17/20).
 
&ndash; A la rentrée
 
&bull; « Coup de foudre à Rhode Island », de
Peter Hedges
Jolie comédie sentimentale et familiale, sorte
d'anti-Desplechin et son « Conte de noël ».
Avec Juliette Binoche. (Sortie le 17 septembre - 15/20).
 
&bull; « Parlez-moi de la pluie », d'Agnès
Jaoui
Toujours impeccables, les histoires de Jaoui/Bacri. Un film
toutefois un peu inférieur au « Goût des autres
». La prestation de Jamel Debbouze en employé
d'hôtel et cinéaste débutant est
exceptionnelle (Sortie le 17 septembre - 16/20).
 
&bull; « Faubourg 36 », de Christophe Barratier
Une belle évocation de l'époque du Front
Populaire à travers la vie d'un music-hall de quartier
à Paris ; mais trop parfaite, trop léchée,
trop reconstitution à l'ancienne. Par le
réalisateur des « Choristes ». (Sortie le 24
septembre - 15/20).
 
&ndash; Le mot de la fin
 
« La presse, c'est la sidérurgie, crise sur
crise, plans sociaux sur plans sociaux. Personne n'a la
clé. Entre les écarts déontologiques, les
exigences de l'investisseur et les conditions de travail, les
journaux se vident de leur substance et on ne peut plus travailler
correctement. S'il n'y a pas de réflexion
collective, les gens vont partir les uns après les autres.
»
Muriel Gremillet, 33 ans, ex-journaliste à «
Libération », directrice de cabinet du
président du Conseil général de
Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, interviewée dans
« Les Inrockuptibles ».
 
 </strong></span> </p>
]]></description>			<link>http://fq.technikart.com/21482/25-juin/</link>			<comments>http://fq.technikart.com/25-juin-26062008-165611-lp-21482.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://fq.technikart.com/21482/25-juin/</guid>			<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 16:56:11 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[docu : le procès fait à "Charlie Hebdo"]]></title>			<description><![CDATA[<p>Festival de Cannes :  La laïcité sur le
grill

Un documentaire français revient, à Cannes, sur le
procès gagné en mars 2007 par « Charlie Hebdo
» qui avait publié des caricatures de Mahomet.

Projeté au festival de Cannes, le documentaire passionnant
de Daniel Leconte, « C'est dur d'être
aimé par des cons », raconte le déroulement du
procès intenté par des organisations islamiques
à « Charlie Hebdo », à cause de la
publication de caricatures anti-islamistes. On se souvient que ces
caricatures, parues dans un journal danois, représentaient
notamment le prophète Mahomet avec une bombe dans son turban
et avaient suscité une immense vague de protestations dans
les pays arabes. Par solidarité avec les confrères
danois menacés de mort, quelques journaux français
avaient diffusé ces caricatures. Non sans problèmes.
Ainsi, le lendemain de la publication dans « France Soir
», le directeur était viré par l'homme
d'affaires qui en était le propriétaire. Quand
« Charlie Hebdo » décida de les publier, avec,
en couverture, un dessin de Cabu représentant Mahomet qui
déclarait : « C'est dur d'être
aimé par des cons », à propos des
intégristes, la Mosquée de Paris, la Ligue Islamique
Mondiale et l'Union des organisations Islamiques de France
attaquèrent le journal en justice. « L'Express
» à son tour entra dans la danse, et c'est
là que se joua un épisode haut en couleur, comme
l'a raconté au procès Denis Jeambar, le
directeur de l'époque, et repris devant la
caméra de Daniel Leconte. Alors que l'hebdomadaire
roulait sur les rotatives, un collaborateur de Serge Dassault
demanda à Jeambar d'appeler l'avionneur chez
lui, ce qu'il fit. « J'espère que vous ne
publiez pas les caricatures », lui dit Dassault. Si fait. Un
dialogue serré s'engagea entre le directeur de «
L'Express » et son actionnaire qui lui apprit
qu'il devait se rendre en Arabie Saoudite la semaine suivante
pour quelques contrats, naturellement. Jeambar tint bond, mettant
en avant sa démission et le risque d'un énorme
ramdam médiatique si « L'Express » ne
paraissait pas. Dassault recula. Jeambar, devenu depuis patron des
éditions du Seuil, souligna que Dassault
s'était assez vite, par la suite,
débarrassé de l'hebdomadaire en le vendant
à un groupe belge. Et Philippe Val, le patron de «
Charlie hebdo » conclut devant la caméra de Daniel
Leconte que pas une ligne ne sortit le lendemain dans la presse
concernant cet épisode incongru raconté avec forces
détail aux magistrats et aux chroniqueurs de presse pendant
le procès. Philippe Val, star malgré lui de ce
documentaire, n'a de cesse de rappeler ce qui est en jeu,
par-delà la liberté d'opinion, tout simplement
la sauvegarde de la laïcité qui est l'un des
fondements de la République. Diverses personnalités,
citées comme témoins, sont venues le rappeler et le
répètent devant la caméra de Leconte. Tel
François Bayrou qui évoque la liberté de
pensée inscrite dans la déclaration des Droits de
l'homme de 1792, suivi par Elizabeth Badinter,
François Hollande et... Nicolas Sarkozy qui envoie un
fax lu à la barre où il est question de
liberté fondamentale (nous sommes au début de la
campagne présidentielle). La plaidoirie de Maître
Malka, l'un des avocats de « Charlie Hebdo », met
les rieurs du côté de l'hebdomadaire satirique.
L'avocat rappelle l'exigence des associations
islamiques qui veulent « l'égalité de
traitement avec les autres religions ». Alors, Malka sort les
innombrables couvertures consacrées au pape qui est
régulièrement caricaturé par le journal
anticlérical. « Vous voulez vraiment une
égalité de traitement ? » demande
l'avocat. Au cours du procès, une sorte de forum
permanent se tenait dans la salle des pas perdus du Palais de
justice où des centaines de journalistes du monde entier
couvraient l'événement. Leconte a filmé
les discussions passionnées, et très
franco-françaises, entre les adeptes de la censure et les
apôtres de la laïcité, comme une sorte de cours
accéléré d'instruction civique, à
l'image des conclusions d'un procès qui vit
heureusement la liberté d'expression triompher contre
l'emprise des fanatismes et des terrorismes de tous poils.
François Quenin</p>
]]></description>			<link>http://fq.technikart.com/21303/docu-le-proces-fait-a-Charlie-Hebdo/</link>			<comments>http://fq.technikart.com/docu---le-proces-fait-a--Charlie-Hebdo--17062008-115751-lp-21303.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://fq.technikart.com/21303/docu-le-proces-fait-a-Charlie-Hebdo/</guid>			<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 11:57:51 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[films de mai]]></title>			<description><![CDATA[&#8226; « Un conte de noël », d&#8217;Arnaud
Desplechin Imaginez un repas de fête de famille où
l&#8217;on se dirait tout. Ce serait l&#8217;enfer. Et autrement
vivant qu&#8217;un repas où l&#8217;on ne se dit rien. Tel
est le nouveau film brillant de Desplechin, une rencontre familiale
un soir de noël où même les morts participent
à la fête. C&#8217;est long (2 h 20), indigeste et
beau comme un roman de Balzac. Pas de juste milieu, on adorera ou
on détestera. (19/20). &#8226; « Indiana Jones et le
royaume du crâne de cristal », de Steven Spielberg Tout
y est : les méchantes bestioles, les passages secrets
mortellement dangereux, les coups tordus des méchants, un
air de déjà vu qui emballe. L&#8217;intrigue est
invraisemblable. Les scènes d&#8217;action sont
éblouissantes. On est là pour ça. (18/20).
&#8226; Pas vu : « Nés en 68 » &#8226; Il faudra
attendre l&#8217;automne pour voir en salles le très subtil
marivaudage de Woody Allen, « Vicky Cristina Barcelona
» projeté à Cannes (18/20) et le formidable
nouveau film de Clint Eastwood, « L&#8217;échange
», qui fustige la corruption de la police de Los Angeles dans
les années 30 ; palme d&#8217;or en vue (20/20). A moins que
le grand Clint, 77 ans, ne se fasse doubler par un jeunot, Steven
Soderbergh, dont le film fleuve, « Che », 4 h 30, sera
projeté jeudi 22. Pour mémoire, Soderbergh a
reçu une palme d&#8217;or en 1989, à 26 ans, pour
« Sexe, mensonges et vidéo », son premier film.
&#8226; « Bataille à Seattle », de Barry Ackroyd
En 1999, l&#8217;OMC tenait un congrès international
à Seattle. Altermondialistes et syndicalistes s&#8217;y
invitèrent. Le maire adjura manifestants et congressistes de
coexister pacifiquement. Mais la venue du président Clinton
fit monter la pression et la Garde nationale entra dans la danse.
Résultat : cinq journées d&#8217;émeutes. La
scénarisation et la mise en scène de ces
événements est remarquable. (17/20) &#8226; «
G.A.L. », de Miguel Courtois Dans les années 80, le
gouvernement socialiste espagnol laissa se créer une police
secrète parallèle, le GAL (Groupe antiterroriste de
libération), pour lutter à armes égales (et
illégales : meurtres et tortures) avec les
séparatistes basques. Des journalistes, dont l&#8217;un est
le producteur du film, enquêtèrent au péril de
leur vie, et obtinrent finalement la démission de hauts
responsables politiques. Un triller politique digne des meilleurs
Costa Gavras. (16/20) &#8226; « Agnus Dei », de Lucia
Cedron Après l&#8217;enlèvement d&#8217;un homme de
77 ans à Buenos Aires en 2002, sa petite fille
découvre ses liens avec la dictature, à travers les
confidences de sa mère, exilée en France, et revenue
spécialement pour aider sa fille dans cette affaire, alors
qu&#8217;elle avait rompu tout lien avec le père. Un film
subtil, plus ou moins autobiographique, sur les relations
dangereuses en politique. (15/20) &#8226; « Loin de Sunset
Boulevard », d&#8217;Igor Minaiev Ce cinéaste
d&#8217;origine russe vivant à Paris a évoqué
son pays natal dans deux films sur la Perestroïka sortis dans
les années 90. Il s&#8217;attaque ici aux années 30
et à Staline pour raconter le monde du cinéma sous
surveillance. Une fresque presque aussi réussie que «
La vie des autres » sur la Stasi en Allemagne de l&#8217;Est.
(15/20) &#8226; « Wonderful Town », d&#8217;Aditya
Assarat Un jeune architecte débarque dans une bourgade
thaïlandaise abîmée par le tsunami. Il loge dans
un petit hôtel et une idylle s&#8217;ébauche avec la
jeune patronne. Etrange et romanesque.(12/20) Pas vus : « Tu
peux garder un secret ? », « Jackpot ».]]></description>			<link>http://fq.technikart.com/20643/films-de-mai/</link>			<comments>http://fq.technikart.com/films-de-mai-27052008-142908-lp-20643.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://fq.technikart.com/20643/films-de-mai/</guid>			<pubDate>Tue, 27 May 2008 14:29:08 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>