<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] tristaniel : <![CDATA[Les fictions de Mortysya]]></title>		<link>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[Les fictions de Mortysya]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 18:00:40 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Justinien - Vingt-Huitième Chapitre (première partie)]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Ecoutez : <a href=
"http://www.deezer.com/track/97953" target="_blank">Secret Garden -
Song from a Secret Garden</a>(de
préférence, il faudrait que la musique tourne encore
jusqu'à la fin de cette partie de
chapitre)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;">
Une nuit plus tard, le temps froid et sombre semblait triompher sur
l'ambiance générale de la ville. Cette lourdeur
atmosphérique se faisait ressentir jusque dans l'un
des meilleurs lycées, endroit où les
élèves étaient censés chahuter et rire
avec camarades et amis, seulement, la journée offerte
n'était pas de tout repos. Fredric n'avait plus
de nouvelles de Justinien depuis leur baiser devant la librairie,
la veille. Ce fameux baiser angoissant mais tellement bon. Il avait
pu de nouveau frôler le visage tendre et angélique de
son petit ami qu'il avait bien failli perdre. Et dire
qu'à cause de l'idiotie possessive de Lucie,
Justinien s'était enfui en pleurant,
l'empêchant de venir le reprendre dans ses bras et que,
pour couronner le tout, Marien, son frère nerveux et
protecteur s'était aventuré chez lui pour lui
apprendre des réalités éc&oelig;urantes et lui
ordonner de mettre un terme à son aventure avec Justinien.
Non, il n'y avait pas à dire, Fredric n'avait
vraiment pas de chance, c'était certain.
Quoiqu'il en soit, à cette heure-ci, il devait faire
face à une copie de mathématiques, la matière
qu'il n'arrivait pas à exercer sans erreurs, et
la concentration en moins, il n'arrivait même pas
à lire les questions, tout ce qui comptait pour
l&lsquo;heure, c'était Justinien et l&lsquo;attente de
le revoir. Il ne comprenait pas pourquoi son amant était
absent depuis ce matin et pourquoi, dans la même
émotion, le temps était si gris, si lourd. Mais il
allait bientôt avoir une réponse à cette
question effarante. Alors qu'il tentait une dernière
fois de déchiffrer le premier exercice de son examen, la
porte de la salle de classe s'ouvrit avec fracas dans un
mouvement qui fit sursauter tous le monde ici présent.
Fredric, choqué par cette intervention, reconnu en moins
d'une seconde le visage affolé de Chase et de sa
petite s&oelig;ur, Lénaïg. Celle-ci, terrorisée,
le cherchait du regard. Et lorsqu'elle le trouva, elle tapota
l'épaule de son petit ami qui se tourna
instinctivement vers le grand brun assis sur sa chaise, en panique.
Le professeur de mathématiques, intrigué mais en
aucun cas énervé, demanda avec sérieux :

_ Que se passe-t-il ? Pourquoi débarquez-vous ainsi dans ma
salle de classe ?

_ On est venu chercher Fredric, s'écria Chase avec une
angoisse non dissimulée.

_ Comment ça ?

Au moment même où la question fut poser, un
surveillant apparut derrière Chase et Lénaïg, il
regarda à tour de rôle ces deux
protégés, puis le professeur ainsi que Fredric. Et ce
fut ce moment que le jeune garçon aux cheveux châtain
foncés choisi pour annoncer avec faiblesse, tout en
attrapant la main de sa petite amie comme pour parvenir à
tenir debout, la nouvelle terrorisante :

_ Justinien a été poignardé hier soir, il est
à l'hôpital, il faut absolument que Fredric
vienne avec nous.

C'était droit dans les yeux qu'il avait choisi
de dire ces mots. Le brun à qui cela était
destiné se redressa sur sa chaise, manquant de faire tomber
la table en avant, les yeux grands écarquillés, il
balbutia une sorte de « quoi ? » qui ne fut
intercepté que par son professeur qui lui ordonna de prendre
ses affaires et de suivre Chase et Lénaïg. Le reste de
la classe, remué par cette nouvelle commença à
s&lsquo;éveiller par la parole, complètement
retourner. L'un des garçons non loin de Fredric
murmura une phrase qui glaça le sang du jeune homme, <em>il
est peut-être mort</em>, disait-il froidement, le c&oelig;ur
lié à l'angoisse. Sous le choc, Fredric jeta un
furtif regard à celui qui était l'auteur de ces
mots, ne semblant pas tellement bien les encaisser, pour lui, il
n'y avait qu'une seule réalité : cela
n'arrivait que dans les films. Uniquement dans les
scénarios sombres et douloureux, et si par malheur, ce genre
d'événement touchait la vie, et bien,
c'était toujours celle des autres, mais pas la notre.
Logique, non ?
Et c'est sur cette pensée que Fredric empoigna son sac
et s'élança vers Chase et Lénaïg,
cette dernière lui attrapa la main comme pour le retenir si
jamais le sol s&lsquo;ouvrait sous ses pieds pour le faire chuter
dans le néant. Et rapidement, ils quittèrent la salle
et partir en courant jusque dans le bureau du directeur là
où attendait patiemment la mère de Chase, prête
à exploser en sanglot. Celle-ci, en voyant son fils revenir
ne pu s'empêcher de mettre une main sur sa bouche,
puis, dans un accord avec le lycée, elle partit avec les
trois adolescents pour retrouver l'hôpital où
Justinien attendait, peut-être à moitié
mort.

Une fois le chemin entamé dans la voiture, le silence
l'emporta sur tous les individus présent. A
l'avant se trouvait Sandra Blake en compagnie de son fils,
rongé par la crainte, et à l'arrière,
Fredric était monté avec sa s&oelig;ur. Celle-ci,
déboussolée explosa rapidement en sanglot tout en
s'effondrant sur les cuisses de Fredric, qui, dans un
mouvement fébrile, lui caressa les cheveux, ne comprenant
pas tellement que lui aussi, il devrait pleurer avec elle.
Puis, à l'avant, de légères plaintes se
firent entendre au moment même où Lénaïg
s'était écroulée sur son frère.
Chase qui était pourtant fort venait de se mettre à
pleurer, laissant silencieux sa mère ainsi que Fredric. Ce
dernier, toujours aussi choqué ne faisait que regarder par
la fenêtre dans l'attente d'un mot, un geste, qui
lui annoncerait que tout ceci n'était qu'un
cauchemar, une illusion, une paresse mentale de croire au bonheur.
Malheureusement, les seules réponses qui parvenaient
à son ouïe étaient toujours les mêmes,
elles étaient vides et pleine de larmes.

_ Ne vous inquiétez pas, je suis sûre que ça va
s'arranger, laissa entendre Sandra tout
s'empêchant de pleurer, tenant fermement le volant de
la voiture.

_ C'est Justinien merde ! S'écria alors Chase en
prenant sa tête entre ses mains et se penchant en avant dans
la voiture, aussi bas que la ceinture pouvait le lui
permettre.

Sa respiration devint de plus en plus bruyante et
étouffante, en même temps que ses sanglots
redoublaient. Jamais personne ne l'avait vu exprimer un
désarrois si fort, surtout en présence
d&lsquo;individus, proche ou non de son c&oelig;ur.

_ Je t'en prie Chase, calme-toi, lui intima d'une
façon douloureuse sa mère.

Et elle avait raison, si Chase perdait son calme et
s'effondrait encore plus sur lui-même, laissant ses
cris prendre le dessus, il ferait sans aucun doute une crise
d'angoisse, malheureusement, chez lui, ce genre de
problème était redoutable. Et Sandra ne voulait pas
aller à l'hôpital pour son fils mais pour voir
où en était Justinien. S'il tenait le
coup.
A l'arrière de la voiture, Lénaïg pleurait
toujours autant, serrant entre ses poings le bas de la chemise de
son frère qui, lui, était toujours aussi
stoïque. Pâlissant à vu d'&oelig;il, il
devint totalement blanc lorsque la voiture se gara près de
l'hôpital. Sortant tous les quatre de la voiture avec
précipitation, ils accoururent immédiatement vers les
urgences.

Et là, ce fut l'horreur. Tout en mettant enfin les
pieds dans l'établissement, ils aperçurent de
loin Marien, écroulé sur les cuisses de Johanna, qui
pleurait de désespoir. Était-il mort pour que son
frère soit effondré ainsi ? Ce fut là, la
question qui les tirailla tous dans l'instant. Puis une
seconde après que Sandra se soit avancé vers Johanna
et Marien, le jeune homme se redressa, les yeux rouges de fatigues
et de larmes. Epuisé d'avoir trop pleurer, il se
releva avec faiblesse et la mère de Chase le saisi
rapidement dans ses bras, le serrant aussi fort que possible.
Même si elle ne connaissait pas beaucoup Marien, elle avait
rapidement considéré les deux garçons comme
deux autres fils. Et savoir que l'un d'entre eux
était aux urgences et que l'autre pleurait toute les
larmes de son corps ne lui fit faire qu'une chose, un seul
geste d&lsquo;affection. Et Marien, avec l'impression de
retrouver une mère, la pris dans ses bras lui aussi.
C'était instinctif, comme s'il n'avait
jamais oublié cette réaction, Sandra dégageait
le même sentiment qu'il avait en pensant à sa
mère décédée. C'était
comme si elle était de retour et venait le soutenir dans
cette horrible épreuve. Puis, au moment où il crispa
ses yeux dans le creux du cou de la mère de Chase et
qu'il fini par les rouvrir, embué de larmes, il
aperçu au loin Chase qui, toujours en pleure, tenter de se
consoler dans les bras de Lénaïg. Celle-ci, tout en
serrant son petit ami, maintenait la main de quelqu'un, une
main qui semblait faible et qui ne parvenait pas à saisir
correctement la présence Léna. Et à
l'instant où Marien regarda la personne qui tenait
ainsi la jeune fille, il repoussa Sandra et s'avança
avec une haine féroce vers celui qui n'aurait jamais
dû se montrer ici ; Fredric. La mère de Chase,
comprenant immédiatement ce qu'il se passait, accourut
devant le jeune brun et anonça d'une voix claire et
tonnante :

_ Tolères-le Marien ! Tolères-le au moins
aujourd'hui ! S'il te plaît...

L'interpellé, fatigué de devoir
rétorquer quoique se soit jeta un regard glacial à la
petite assemblée et se détourna d'eux pour
retourner vers Johanna qui était tout aussi remuée
que les autres.

_ Mais comment va-t-il ? S'écria soudainement Chase en
s'avançant lentement vers Marien, ne prenante
nullement conscience de l&lsquo;ampleur de cette parole.

Et ce fut là, la question à ne pas poser au jeune
homme. Cette réalité qui engloutit le peu de teneur
qu'avait encore Marien lui fit perdre toutes sa force et sa
rigueur. Il manqua de s'écrouler au sol avant de dire,
sur une voix coupée par ses sanglots et animée par la
détresse :

_ Ils ne savent pas s'il va se réveiller...

Dans une exclamation démentielle, Chase se recula avec une
puissance redoutable et se pencha en avant, le c&oelig;ur lourd,
criant un cri de terreur. Sandra, voyant son fils dans cet
état ne parvint pas à faire prendre un sens
réaliste aux mots de Marien et partie attraper son enfant
avant qu'il ne s'effondre. Lénaïg, dans un
même mouvement s'agrippa à la chemise de Fredric
tout en répétant des « ce n'est pas
possible, ce n'est pas possible » rapides et angoissants. Son
frère lui, comme jeté dans un autre monde resta
debout en simple spectateur. Il ne savait pas comment
réagir, ni comment parler. Tous ses sens avaient disparus
dans la minute. Il se sentait fini et achevé. Et s'il
perdait Justinien, si le garçon pour qui son c&oelig;ur
s'était éprit venait à succomber,
jamais, et il en était certain, jamais plus il ne vivrait
pleinement.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></description>			<link>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1085352/Justinien-Vingt-Huitieme-Chapitre-premiere-partie/</link>			<comments>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/Justinien---Vingt-Huitieme-Chapitre--premiere-partie--23072008-160932-lp-1085352.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1085352/Justinien-Vingt-Huitieme-Chapitre-premiere-partie/</guid>			<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 16:09:32 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Justinien - Vingt-Septième Chapitre]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir, je suis
épuisé. Il n'y a pas à dire, le temps
est froid et m'envoie sans me laisser le temps de
réfléchir, dans mes songes. Je pense furtivement
à Fredric, aujourd'hui, notre amour a
été mouvementé, apparemment, nous nous sommes
retrouvés, mais pour combien de temps ? Je suis
affolé rien qu'à l'idée de risquer
de le perdre. Ce serait une torture si destructrice que je ne
m'en relèverai sans doute jamais. C'est
même triste à dire, et c'est sans doute pour
cela que je suis si fatigué ce soir. J'ai la crainte
d'un sursaut sentimental qui me fasse tomber sans accroches,
sans rien. Lorsqu'il m'a prit dans ses bras et que je
me suis agrippé à lui, j'ai eu
l'étrange conviction qu'il était vraiment
inquiet, vraiment effrayé par quelque chose. Sans doute
Lucie, encore. Si elle a menacé sa propre s&oelig;ur de sang
pour posséder mon amant, c'est qu'elle est
capable de tout apparemment. Capable de tout. Cela me
déprime. Maintenant que j'ai trouvé mon
réel amour, celui à qui je donnerai tout, du physique
au moral, des obstacles se dressent devant nos échanges
affectifs, c'est un jeu cruel. Vraiment cruel. Je suis
amoureux de lui, et la réciproque se prouve facilement,
alors pourquoi, mais pourquoi rien ne se passe normalement ? Il est
mon appartenance à qui j'appartiens, nous sommes
enlacés même à distance, même sans
existence.
Et à force d'y penser, j'ai le sentiment que je
vais finir par me rendre malade. J'ai l'impression que
le sol se fissure entre Fredric et moi, et je ne sais pas ce
qu'il va se passer. Je sais que nous nous aimons, mais
visiblement, les autres ne nous aiment pas de la même
manière, surtout pour notre assemblage. Et j'en ai
mal.

Il est à peine vingt heure du soir, Marien est sorti avec
Johanna. Je ne sais pas où ils sont allés et je ne
tiens pas à le savoir. D'ailleurs,
j'espère sincèrement que mon frère ne me
dira jamais ce qu'il fait avec sa collègue, je serai
trop choqué de me dire qu'il a des relations...
sexuelles. Terrifiant. Cela me rappellerait trop le jour où
j'ai apprit que mes parents avaient couché ensemble
afin de me faire naître. Cette vision dans mon esprit
m'a rendu malade durant de longues années
d'innocences. C'est peut-être à cause de
cela que je suis devenu homosexuel d'ailleurs. J'ai
ressenti un trop lourd dégoût pour les relations
physiques qui se collent parfaitement l'une à
l'autre, comme un puzzle qui s'emboîte.
J'ai favorisé les amours entre hommes.
Sur ces pensées, dans un bruit vibrant, mon
téléphone bougea dans le creux de ma main. Je ne me
souvenais plus que je l'avais gardé ainsi. C'est
con d'être écroulé sur son lit, les yeux
tournés vers le plafond afin d'oublier le monde
autour, pour, finalement, laisser l'un des moyens de
communication avec celui-ci faire rage à porté de
mains. Quoiqu'il en soit, je saisi le mobile et le regarde,
il s'agit d'un numéro que je ne possède
pas. C'est vraiment ennuyant, je me sens obligé de
lire et de - peut-être - répondre à ce
perturbateur de ma tranquillité névrosée.
J'en ai marre de ces gens.

Au moment où les lignes défiles sous mes yeux,
ces-derniers s'écarquillent sans efforts. Comment cela
est-il possible ? Mon pire cauchemar vient de se réaliser.
Ce texto, cet enfoiré de message a été
composé par ma plus grande rivale, Lucie Buxley. Je suis
éc&oelig;uré de m'en rendre compte, elle est
immonde. Cependant, le contenu m'intrigue grandement, elle
vient de me dire, mots pour mots : « Hooper,
déplace-toi jusque dans la ruelle derrière le
cinéma d&lsquo;ici vingt-et-une heure trente, j'ai
à te parler de Fredric, je vais y renoncer, mais je veux
savoir si tu le mérites ». Cela m'a tout
l'air d'être un piège, comment Lucie
accepterait-elle de me laisser l'amour de Fredric ?
C'est irrationnel dans sa normalité à elle.
Mais quoiqu'il en soit, le fou que je suis a très
envie d'aller discuter avec la petite teigne blonde.
Après tout, elle a osé me faire verser de nombreuses
larmes pour me forcer à perdre mon brun amoureux. Je la
hais. Alors autant se déplacer là-bas, si c'est
pour régler des comptes entre nous, et bien tant mieux, je
la détruirai, que cela soit verbal ou physique. Elle est
tellement basse que je me pencherai sur elle pour lui murmurer sa
défaite.



Je me relève donc dans l'immédiat, attrapant
mon T-shirt que j'avais jeté au sol quelques minutes
auparavant, par-dessus, j'enfile une légère
veste noir. Bien sûr, avant de quitter la chambre avec
précipitation en enfilant mes chaussures, je me regarde cinq
minutes dans la glace. Mon reflet semble mal en point, j'ai
l'impression que quelqu'un d'autre est en moi. Je
me rend soudainement compte que j'ai dû grandir depuis
la mort de mes parents, je me sens un peu plus mature.
Après, je ne sais pas si mon comportement suit la
métamorphose, mais quoiqu'il en soit, mon c&oelig;ur a
vieilli, et peut-être que l'amour en est l'une
des causes. Fredric m'a fait prendre conscience de tellement
d'états d'âmes, avant, je me trouvais
simplement désirable lorsque mon reflet se plaçait
sous mes yeux, aujourd'hui, j'ai le sentiment
d'être sa perfection à lui, celle qu'il
désire par-dessus tout, et je me plais simplement en
étant son envie. Je ne sais pas si la vie fonctionne
vraiment comme cela, si, lorsque l'on est amoureux, on ne vit
réellement, que pour l'autre et pour personne
d'autre, mais quoiqu'il en soit, pour le moment,
c'est ainsi que j'existe et que je me décide
à franchir le seuil de la porte d'entrée de la
maison, bravant une nouvelle fois les ordres de mon frère.
Il n'aime pas que je sorte le soir, surtout sans
l'avertir, mais hélas, cette fois-ci, je suis
obligé de le trahir, malgré ma réticence de le
décevoir encore et toujours.

Les heures tournent un peu trop vite à mes yeux. J'en
ai pour un peu plus d'un quart d'heure avant
d'arriver devant le cinéma, et si elle m'a
indiqué la rue à laquelle je pense, je devrais
d'abord prendre l'avenue où se trouve
l'établissement pour tourner dans la ruelle où
il n'y a aucune issues. Aucune issues, l'idée me
fait soudainement rire. Vouloir me faire apparaître dans une
rue sans secours et où il y a une multitude de passants dans
la voie avoisinant, c'est assez grotesque comme piège,
et très peu fin. C'est décevant. Mais peu
importe, j'ai hâte d'arriver et de lui dire,
ouvertement, que je ne renoncerai jamais à mon unique amour
qu'est Fredric. Mon premier et unique amour. Alors elle
pourra bien tenter quelques idioties, jamais elle ne pourra
arrêter mon c&oelig;ur de battre pour lui.</p>
<p style="text-align: center;">


<strong>*    *

*</strong></p>
<p style="text-align: justify;">


Marien venait de sortir de sa voiture, sérieusement, il
rangea ses lunettes dans leur étui et sans un geste, une
main longue et fine vînt saisir la boîte pour la mettre
dans un petit sac noire. C'était Johanna. Elle regarda
son ami droit dans les yeux avec un sourire comme elle n'en
faisait que pour lui. Marien, ravi, lui rendis cette émotion
avant de prendre finalement la jeune femme par la main. Cela
faisait deux ans qu'ils avaient tenté quelque chose
ensemble et aucun d'entre eux ne se lassaient de cette
relation, certes parfois étrange, mais visiblement
sincère.

_ Tu es sûre d'avoir fermé la voiture Marien ?
Demanda Johanna sur un ton mi-soucieux, mi-amusé.

Pour lui répondre, le jeune homme soupira de frustration en
levant les yeux au ciel.

_ J'y retourne, j'en ai pour deux minutes.

Sa compagne ria en le voyant faire demi-tour, heureusement que la
voiture était à moins de cinquante mètres,
sinon, il aurait pu perdre de sa bonne humeur. Qu'est-ce
qu'il pouvait être lunatique tout de même, une
véritable girouette, bien entendu, souvent
c'était la douceur qui l'emportait sur le reste,
du moins avec elle. Pour ce qui était des autres, Marien se
montrait toujours froid et distant, sauf avec son frère,
avec qu'il se montrait souvent intouchable et inquiet. Il lui
laissait paraître une image bien sombre de ce qu'il
était en vrai, mais c'était uniquement pour le
protéger. D'ailleurs, parfois, Johanna trouvait que
son petit ami allait un peu trop loin, son comportement
était proche de la tricherie avec Justinien, elle s'en
était aperçu à plusieurs reprise. Notamment le
soir où elle avait eu rendez-vous chez Marien et que
ce-dernier avait laissé quartier-libre à son
frère. Elle se souvient parfaitement de ce moment où,
de la fenêtre de la chambre d'ami à
l'étage, elle avait retrouvé son beau
châtain clair observer Justinien en bas. Celui-ci
c'était précipité sur un jeune homme aux
cheveux noirs pour l'embrasser amoureusement.
C'était ainsi qu'elle avait prit conscience de
l'homosexualité de Justinien et du jeu
qu'entretenait Marien avec lui. En effet, bien que conscient
que son petit frère aimait les hommes, il ne lui avait
jamais avoué qu'il le savait. Il semblait plutôt
bien accepter le couple que Justinien formait avec ce
garçon, mais la manière dont il laissait son
frère s'inquiéter était assez rude.
Déjà que Marien n'était pas tendre avec
Justinien, mais si en plus de cela, il le surveillait et lui
cachait la réalité, leur lien de sang risquait de
s'amoindrir de plus en plus.

Quoiqu'il en soit, Marien revînt de la voiture assez
vite. Le visage épanoui plus que d'ordinaire, il
agrippa d'une de ses mains le cou de Johanna et celle-ci, en
retour, le prit par la taille. C'était tellement rare
de le voir ainsi, il ne montrait jamais ses sentiments, même
s'ils se percevaient, les démontrer physiquement
était presque impossible. Marien avait des allures
d'homme frigide, mais en fait, il n'était
qu'un grand timide, et cela se prouva encore plus
lorsqu'il prit conscience qu'il avait une jeune femme
magnifique dans ses bras, alors ses joues se teintèrent de
rouge. Le visage gêné, il se détacha rapidement
de Johanna et finit par lui prendre simplement la main et avancer
tranquillement dans la rue qui était désormais
éclairée par des lampadaires. La nuit fragile
était enfin tomber sur la ville, et cette ambiance obscure
semblait si douce dans cette environnement pourtant instable.
Rapidement, les deux jeunes gens marchèrent
jusqu'à arriver au cinéma où ils
devaient regarder un quelconque film passager pour passer le temps
qui les emmènerait jusqu&lsquo;à leur nuit à
eux, celle qu&lsquo;ils ne pouvaient créer
qu&lsquo;ensemble.

_ Alors, on se fait quel genre ce soir ? Demanda Johanna en fixant
Marien de ses grands yeux gris.

_ Apparemment, il y a un peu de tout, romance, horreur, aventure,
fantastique... Personnellement, déjà que je ne
suis pas tellement accro au cinéma, je te propose quelque
chose de calme.

_ Un film d'horreur alors...

_ J'ai dit « calme » pas
« sanguinaire » ! Riposta Marien,
amusé.

_ Oh, et bien, on peut toujours aller voir ce film de romance, mais
je ne sais pas si ça va te plaire, te connaissant, tu vas
encore t'endormir dans la salle.

_ Ce n'est pas de ma faute s'il n'y a pas assez
de lumière là-dedans... Ca endort les
gens...

_ Non Marien, ça n'endort que toi, rigola Johanna en
passant une main dans les cheveux de son petit ami.

En faisant ainsi volte-face à son petit ami et en jetant un
coup d'&oelig;il derrière lui, Johanna fronça
soudainement les sourcils. Une silhouette attira son attention et
elle reconnu en peu de temps l'élégance
même qui saisissait la famille des Hooper, Justinien
était juste là et s'apprêtait à
tourner dans une petite rue sombre qui donna un frisson
d'angoisse à la jeune femme.

_ Marien, ce n'est pas Justinien là-bas ?
Demanda-t-elle, perturbée.

_ Quoi ?! S'emporta immédiatement son compagnon tout
en se retournant pour bel et bien voir son petit frère
tourner dans la ruelle. Mais qu'est-ce qu'il vient
faire ici celui-là !

_ C'est étrange tu ne crois pas ? Nous devrions aller
voir ce qu'il se passe... s'enquit Johanna.

Pour toute réponse, Marien perdit un peu de sa lueur douce
et lâcha sa compagne brusquement. Cela ne la vexa pas, elle
était tellement habitué aux changements
d'humeur du jeune homme que la seule chose qu'elle
parvînt à faire, c'est mettre ses mains dans ses
poches et patienter en attendant les réactions du
châtain.

_ Notre soirée est foutue, restes ici, je vais aller
chercher mon petit con de frère, si je ne reviens pas dans
deux minutes, c'est que je serai en train de lui hurler
dessus... soupira Marien tout en s'avançant vers
la rue, visiblement énervé.

Johanna, quelque peu inquiète resta en retrait et
décida de patienter une ou deux minutes avant d'aller
jeter un coup d'&oelig;il dans la ruelle.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;">

<strong>*    *

*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Je commençais
sérieusement à avoir froid. Le gilet que
j'avais enfilé n'était pas suffisamment
chaud pour moi. Quoiqu'il en soit, je venais d'arriver
dans cette ruelle que Lucie m'avait demandé de
prendre. Il n'y avait aucun lampadaires, les murs
étaient lugubres et l'ambiance me semblait tellement
glauque que s'il n'avait pas été question
de Fredric, je serai reparti d'ici dans
l'immédiat. D'ailleurs, en parlant de
l'immédiat, c'est fou ce qu'il peut
être saisissant. A peine eu-je le temps d'observer les
lieux que trois silhouettes apparurent au loin devant moi. Elles
portaient toutes un grand sweat-shirt avec une capuche
rabaissée sur le visage. C'était assez
effrayant à voir, mais pas suffisant pour me
décourager. Sans aucun soucis je reconnu facilement la forme
mince et féminine de Lucie, elle était entre les deux
autres, dont les apparences dévoilaient sans aucun doute
deux garçons.

_ Lucie, charmant accueil... ironisais-je pour me
décontracter.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Ecoutez</span> : <a href=
"http://www.deezer.com/track/603990" target="_blank">Avril Lavigne
- Slipped Away</a></strong> </p>
<p style="text-align: justify;">Ils se rapprochèrent de moi
assez rapidement et j'en faisais de même pour mieux les
observer et les reconnaître. C'est d'ailleurs
sans difficulté que je vis qu'à sa droite se
tenait Arnold, le sale blond de ma classe et qu'à
gauche il y avait Valéry, cet enfoiré de fils de
riche. A eux trois, ils semblaient assez coriaces et
menaçants, seulement, mon comportement puéril se
fichait parfaitement de cela. Et non sans difficulté, je
compris qu'aucune discussion m'attendait ici et que
j'allais devoir affronter les pires ennemis que je pouvais
avoir.
Alors, sans aucune prudence, je m'élançais
plein de rage vers Lucie, prêt à lui donner mon plus
puissant coup de poings. Bien sûr, c'était sans
compter sur ses gardes du corps qui m'attrapèrent sans
difficulté par les bras pour me pousser avec violence contre
le mur, à côté. Maintenu par deux teignes, je
me retrouvais face à une Lucie très peu loquace qui
semblait pouffer de rire en me voyant si impuissant. Elle
s'approcha alors de moi avec une finesse de femme et me donna
un violent coup au visage.

_ Tu es vraiment lâche, il faut que ces deux tâches me
tiennent pour que tu me frappes ? Et tu penses vraiment être
apte à mériter l'amour de Fredric ? Tu es
pitoyable Lucie, sincèrement, la rembarrais-je avec la seule
arme qui me restait : les mots.

Cela dû l'énerver car elle me redonna un coup
encore plus fort qui me fit crier de surprise. Je sentis rapidement
du sang quitter mon nez amoché pour venir
s'écouler sur mes lèvres et tomber sur mon
gilet.
Des deux idiots qui me maintenaient, le plus fort était
Arnold, sa haine à mon égard était bien plus
puissante que je ne l'aurais cru. Valéry, à
l'opposé perdait sa dureté à chaque
secondes, les deux coups que Lucie m'avait donné le
faisant baisser un peu plus sa garde. Si je devais
m'échapper de là, je n'avais qu'une
solution, frapper avec haine Arnold pour qu'il me lâche
tout en me dégageant de l'emprise de Valéry.
Etrangement, je n'eus pas le temps de mettre à
exécution mon plan qu'une voix qui
m'était horriblement connue vînt se perdre entre
nous quatre. Tout en tournant la tête vers la gauche je
reconnu Marien qui venait de faire irruption dans la ruelle.
Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire ici ? Je n'en
avais aucune idée. Quoiqu'il en soit, lorsqu'il
comprit que j'étais maintenu par deux types et
qu'une autre personne semblait dangereuse devant moi, la
fureur de mon frère ne mit pas longtemps à arriver.
Il s'élança avec haine vers nous et Arnold me
lâcha avant même que je ne fasse un geste, en moins de
deux secondes, il se heurta avec une puissance effrayante à
mon frère qui le bouscula avec hargne. Il venait de
réveiller l'animal qui était en Marien et que
moi-même, je redoutais plus que tout.
Valéry, choqué se recula de moi et regarda autour de
lui pour trouver une issue, il semblait anéanti de se tenir
ici. Mon regard croisa le sien pour finir par le suivre et tomber
sur l'image immonde de Lucie. C'était le moment
où jamais de l'attaquer et lui faire payer son
comportement. Je profitais donc de l'intervention
inopinée de mon frère pour foncer droit sur la jeune
fille, oubliant sans regret la présence de Valéry qui
restait cloué sur place.
Seulement, je n'avais pas remarqué l'ombre noir
de ce tableau vengeur, au moment même où je
m'apprêtais à lui bondir dessus, elle
lâcha toute sa haine dans un cri immonde et dans un unique
geste. Tout en arrivant à sa hauteur, je n'avais pas
remarqué ce qu'elle tenait dans ses mains depuis peu
de temps, mais à défaut de ne pas l'avoir vu,
je le sentis s'enfoncer avec rage dans mon ventre.
Paralysé sur place durant de longues secondes, je
n'eux le temps que de voir le regard de Lucie plein de folie
qui, avec une violence sans limite tourna la lame glaciale qui
venait de me transpercer l'abdomen. Sentant ce couteau bouger
en moi, je parvins à me dégager de son emprise, et
dans un hurlement intérieur qui m&lsquo;appartenait, ce qui
venait de m'empaler sorti de mon corps douloureusement.
Reculant lentement, les choses devinrent moins bruyantes autour de
moi. Et pourtant, en tournant ma tête vers Marien, je
l'aperçu plein de colère, mettre un terme
à son combat avec Arnold en lui déboîtant
l'épaule dans un hurlement épais des deux
hommes. De l'autre côté, j'entendis
Valéry qui poussait lui aussi un cri puissant en voyant le
couteau couvert de mon sang dans la main de Lucie et en constatant
ma frêle marche-arrière pour me voir toucher le mur de
mon dos.
Puis, ne prêtant plus aucune attention à la blonde qui
semblait être en transe, je mis ma main contre mon ventre, et
un flot de sang vint la colorer de rouge. La voix de Valéry,
dans un éclat de sanglot atteignit tous ceux qui
étaient présent en cette seconde. Il venait
d'hurler avec un désespoir visible
« Justinien est blessé ! », et dans
cette appel douloureux, le visage rouge de haine de mon
frère passa immédiatement au blanc. Lui qui
s'apprêtait à achever Arnold daigna jeter un
regard sur moi, qui, doucement, glissais le long du mur tout en
maintenant la plaie qui saisissait mon abdomen.
Alors que les sons devenaient de moins en moins vibrants, je vis,
dans une lenteur extrême, Marien s'élancer vers
moi et, dans la même seconde, Lucie et Valéry partir
en courant, fuyant la scène dont ils étaient
responsables sans daigner prendre avec eux Arnold, totalement
détruit par cette bagarre violente. Tout en
m'effondrant au sol, mon frère,
désemparé vint s'écraser à genoux
à mes côtés.

_ Justinien ! Justinien ! Cria-t-il dans une totale détresse
que je pensais ne jamais voir au travers de son regard.

Dans un déluge de douleur, je vis ses yeux verts se rougir
de larmes et, alors qu'il me murmurait diverses choses dont
seulement quelques mots me venaient à l'esprit,
Johanna apparu derrière, un téléphone à
l'oreille, sans doute en train d'appeler une ambulance.
Puis, tandis que je cherchais à dire quelque chose à
mon frère, du sang gicla de ma bouche au lieu de mes mots.
Marien, dont les larmes coulaient désormais à flot,
me tenait la main et l'embrassait comme pour faire venir son
souffle jusque sur ma peau et me donner une nouvelle chance de
tenir le coup. Son visage se teinta alors rapidement du sang qui
n'avait pas encore séché sur mes mains. Il
était couvert de ce liquide rougeâtre qui quittait mon
corps avec danger. Puis posant à son tour sa propre main sur
mon ventre arraché, il poussa un sanglot bruyant en
constatant tout ce sang qui se déversait de moi pour
s'écouler jusqu'au sol. Me tuant à petit
feu.
C'était donc ainsi que je devais finir ? Que la vie
allait me donner un dernier coup de grâce. Mourir poignarder
par la honte même. Qu'est-ce que cela
pouvait-être regrettable. Dans des cris déchirants,
j'entendais et je parvenais à voir Marien se bercer
au-dessus de moi, serrant ma main de plus en plus fort. Et il
m'ordonnait encore des choses - pour changer. Il
m'ordonnait de ne surtout pas fermer les yeux, que je
n'avais pas le droit de les fermer, sinon, jamais il ne me le
pardonnais. Et il parlait aussi de nos parents, comme quoi,
même si j'en mourrais d'envie, je ne devais
surtout pas tenter de les rejoindre. Il me criait que je ne devais
pas l'abandonner, sous aucun prétexte, sinon, il ne
tiendrait pas le coup. Seulement à mesure que ses mots se
perdaient dans ma conscience, du blanc venait éclairer son
visage et aveuglait avec vivacité mes pupilles, qui, se
sentant agressées, se fermèrent sous le poids de la
lumière, effaçant l'image de Marien en train
d'hurler mon nom de douleur et pleurer comme jamais je ne
l'avais pleurer. Et là, dans un bruissement sourd,
même mon ouïe me quitta, me murant à jamais dans
un silence macabre qui me volait tout. Amant, ami, famille. Je
venais de tout perdre par amour. Et mes parents me manquaient
encore plus maintenant.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Image : Angel Sanctuary... comme
d'hab...</em></p>

<p style="text-align: center;"><strong>A
Suivre...</strong> </p>
<p style="text-align: center;">OMFG... Je
n'ai pas grand chose à dire à part que... Et bien, en
fait, c'est vraiment difficile de briser ses personnages lorsqu'ils
représentent une part de notre propre survie morale.
Il ne reste plus que <strong>deux chapitres</strong> avant la fin
et <strong>un épilogue</strong>. Je pense
accélérer le mouvement, mais ça me tracasse
tellement de mettre fin à cette histoire...</p>
<p style="text-align: center;">Enorme calins
à ceux qui viendront et aux autres aussi.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>A
bientôt...!</strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
]]></description>			<link>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1083319/Justinien-Vingt-Septieme-Chapitre/</link>			<comments>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/Justinien---Vingt-Septieme-Chapitre-21072008-153848-lp-1083319.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1083319/Justinien-Vingt-Septieme-Chapitre/</guid>			<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 15:38:48 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Coeur Sacré - Deuxième Chapitre]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;">Un petit
chapitre en direct de <strong>Paris</strong> où je passe de
très belles journées ! 
Peut-être que je pourrais écrire mon chapitre de
<em>Justinien</em> avant mon départ, pour vous, mais quoi
qu'il en soit, j'me donnerai à fond dés la semaine
prochaine (sauf si je décide de geekiser en regardant des
films jusqu'à 7h du mat').

Brefouille, <strong>Valéry a l'honneur ce
soir.</strong>
Chapitre pas très intéressant, mais ça va
venir. Je met en place les relations </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Coeur
Sacré</span>

<span style="text-decoration: underline;">Chapitre
Deux</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">    C'est
littéralement morne et sans soleil de devoir attendre dans
une ruelle sombre l'élu de son c&oelig;ur.
Glacialement en attente, je reste debout, le dos
écrasé contre le mur avec l'espoir
réalisable de voir Fredric Buxley débarquer et
m'embrasser avec une passion peut-être
dévorante, ou peut-être d'une façon aussi
fade que le décor gris qui compose les lieux. Triste.
Quoiqu'il en soit, je reste ainsi, les mains derrières
le dos, soupirant et manquant le début de mon cours de
chant. Mais ce n'est pas très important, j'ai
déjà averti le professeur que je serai en retard, et
vu mon niveau, cela ne le dérange pas. Après tout, je
suis sans aucun doute l'un des plus doués, si ce
n'est le plus doué de la ville. Voir même de la
région. J'ai, pour ainsi dire, gagner trois concours
régional ces trois dernières et je tente, d'ici
quelques jours, un concours international. Je ne m'angoisse
pas tellement, je sais parfaitement que mes concurrents ne
disposeront pas de ma voix ni de mon talent. Je leur suis,
d'emblée, supérieur. Ingénieux de nature
et de toute manière, suffisamment riche pour obtenir tous
cours supplémentaires, je sais pertinemment que je gagnerai
sans avoir à pousser très loin la chansonnette. Une
chansonnette qui sera en intégralité
dédiée à l'amour de ma vie. A mon
Fredric que j'aperçois enfin, au loin, pointer le bout
de son nez. Ou d'autre chose.

    Il arrive vers moi avec précipitation,
comme ravi. A l'inverse, bien que mon c&oelig;ur se soit mit
à palpiter lorsqu'il s'est montré,
j'avance vers lui d'un pas froid et un regard
très peu engageant. Comme si sa présence était
d'une moindre importance. Me touchant du bout des doigts, il
vient caresser tendrement ma joue avant de se pencher vers moi et
m'embrasser avec délicatesse. Il est vraiment touchant
comme garçon. Physiquement, j'ai sept
centimètres de moins que lui, c'est-à-dire que
je fais un mètre quatre-vingt un. Ce n'est pas pour me
déplaire, bien que, j'aurais aimé être
plus grand que mon partenaire, d'un point de vue narcissique,
mon égo en aurait été flatté. Mais
visiblement, entre Fredric et moi, je ne souhaite pas faire un
concours de beauté, je sais que je perdrai très
facilement. Il est tellement séduisant, l'icône
parfaite du beau garçon. Quant à moi, mon
côté bourgeois et hautain bloque une grande partie de
ma sensualité. Je suis plus apte à porter des
vêtements chics et coûteux plutôt que des tenues
à la mode et sophistiquées. Du moins, j'ai
été habitué à être ainsi. Je ne
me plains pas non plus de cette aperçu de mon physique, mais
malgré tout, je me sens souvent en retrait par rapport aux
autres. Et c'est sans compter sur mon comportement et mes
manières sourcilleuses qui en rajoutent beaucoup. Je suis
assez détestable auprès des gens communs. C'est
assez effarant lorsque j'y pense. Mais peu m'importe
actuellement, Fredric est là, le monde peut donc bien crier
famine, je ne l'entendrais pas.

    _ Alors Valéry, comme ça, tu
loupes tes cours de chants rien que pour moi, me dit-il tout en
m'enlaçant, saisissant ma taille entre ses
mains.

    _ Je peux me le permettre, je suis
doué.

    Il me souri bêtement. Il a fini par
s'habituer à mon côté dédaigneux.
Je ne l'exaspère plus comme je peux exaspérer
la moitié des idiots qui fréquentes
l'établissement. Bien que, vu la maîtrise de mon
langage, ils n'ont jamais osé par deux fois se
méprendre sur mon caractère et ma
colère.

    _ Lucie est venue avec toi ? Demandais-je sur un
ton plutôt agréable.

    _ Oui... me soupire-t-il en guise de
réponse.

    Lucie est la s&oelig;ur aînée de
Fredric. Elle a des tendances psychologiques assez contraignantes.
A ses yeux, son frère lui appartient et il doit respecter la
moindre de ses envies, qu'elles soient dans le domaine du
caprice ou de l'ordre sexuel. Fredric doit toujours
s'exécuter devant elle. Surprenant, mais moi, je
l'aime bien. Elle m'a plutôt bien accepter, me
laissant profiter de mon petit ami de temps en temps et
s'imaginant qu'il serait incapable d'aimer
quelqu'un d'autre qu'elle. A ses yeux, la
conception de l'amour homosexuel est impossible. Je suis un
passe-temps. Et elle est à mille lieux de la
vérité.
    En fait, elle est carrément à
l'extrémité de la vérité.
C'est elle le joujou de Fredric, du moins, elle est celle
pour qui il n'aura jamais de sentiments. Et il ne lui
obéis que par contrainte et parce qu'il risquerait
gros s'il n'était pas à ses pieds
constamment. Etant un enfant plus ou moins adopté par les
Buxley, il est dans une famille ou son passé sert
d'argument pour le menacer de choses et d'autres. Il
n'est pas très heureux. Du moins, toutes ses frasques
sont le peu de choses que j'ai daigné retenir de sa
vie. Le reste, ses sentiments, ses émotions par rapport
à cela, je ne les ai pas soudé à ma
mémoire. C'est déjà suffisant à
mes yeux de savoir comment les événements se passent
- en surface - chez lui.

    _ Elle s'est arrêtée à
la boulangerie, elle voulait absolument un croissant, et elle
m'a laissé avancer sur la route pour te retrouver, je
suppose qu'elle...

    _ Valéry ! S'écria une voix
que je reconnaissais parfaitement bien.

    Lucie était arrivée. Cette petite
blonde à la peau bronzée s'avançait vers
moi, un immense sourire aux lèvres et un croissant dans
l'une de ses mains. Son écharpe et son bonnet lui
cachait quelque peu sa flagrante beauté, mais après
tout, en cette période qui se rafraîchissait de plus
en plus, il était normal de voir les premières jeune
femme sortir avec de nouveaux accessoires qui les suivraient une
grande partie de l'hivers qui s&lsquo;annonçait
redoutable.

    _ Bonjour, comment vas-tu ? Lui demandais-je en
lui faisant la bise, abandonnant les bras chaleureux de mon
amant.

    _ Merveilleusement bien, Fredric
m'emmène faire les boutiques dés que tu seras
à ton cours de chant !

    _ Je croyais que vous resteriez pour voir mon
entraînement pour le concours de samedi ?

    _ Oh ! Ca m'était totalement sorti
de l'esprit Val ! Je suis désolée !
S'excusa maladroitement Lucie.

    Je tournais donc le regard vers Fredric qui
semblait quelque peu gêné. A en voir sa
réaction, Lucie ne voulait pas rester en ma compagnie
aujourd'hui et avait sans doute prévu une
activité plus... ludique, sans doute, pour mon petit
ami. Formidable. Au moins, la prochaine fois que se sera à
moi de faire de nos occupations un jeu de rôle, il me fera
découvrir un autre Paradis.

    _ De toute manière, nous viendrons samedi
soir, intervînt Fredric, le regard froid.

    _ Heureusement ! Si l'inverse devait
arrivé, je crois que la rupture serait
évidente.

    _ Pour qu'il y ait une rupture, il faut
d'abord une liaison stable, or, toi et Fredric, vous
êtes simplement des amants passagers ? Ce n'est pas ce
que tu me disais encore hier Valéry ? Soupçonna
Lucie, le regard diablement angélique.

    _ Oui, en effet, tu as raison.
Excuses-moi.

    Je sentis très rapidement le regard noir
de Fredric me transpercer comme une coup de poignard dans le dos.
Je savais pertinemment que le fait de ne pas prendre la
défense de notre relation amoureuse le dérangeait
à un point grotesque. Il avait raison, je le concevais sans
ignorance. Après tout, à ses yeux, je devais
négliger notre relation, notre histoire et son amour pour
moi. Et pourtant, je l'aimais vraiment avec insistance, je le
montrais mal, certes, mais mon c&oelig;ur ne battait que pour lui.
Et puis sa gentillesse l'empêchait de me faire du mal.
Alors de toute façon, je pouvais jouer avec cela, il ne me
dirait jamais rien.

    _ Donc je suppose que vous n'allez pas
rester longtemps avec moi ? Continuais-je, faisant mine
d'être attristé alors que, depuis que Lucie
avait dénigré mon entraînement, je
n'avais qu'une envie : rentrer dans la salle de cours
et me casser la voix.

    _ Oui, juste quelques minutes, après on
ira, répondit-elle, le regard fière.

    Elle est mignonne, c'est vrai, il
n'y a pas à dire, du haut de ses vingt et un an, Lucie
est vraiment jolie et semble quelque peu enfantine. Une
poupée en quelque sorte. Mais il y a des mots chez elle et
des comportements qui me font sortir les yeux de la tête.
Elle est vraiment égoïste et tricheuse. Deux
manières que je ne supporte pas. Je préfère de
loin l'égocentrisme à
l'égoïsme et l'impolitesse à la
tricherie. Après tout, ces critères sont un peu plus
sincères que les autres.
    Quoiqu'il en soit, une fois que je serai
dans la salle afin de libérer ma voix, je suppose que le
temps sera nettement plus agréable. Pour le moment,
j'ai cette sensation sombre et vaine qui parcours mon corps
et mon plonge dans une sorte de chaos mental. Intriguant lorsque
l'on me connaît légèrement.
    Je jette un rapide coup d'&oelig;il
à mon bel homme, il a l'air nerveux et ne semble pas
avoir envie de croiser mon regard. Pourtant, moi j'aimerais
bien pouvoir me rassurer dans ses yeux et comprendre enfin que
cette très éphémère
anxiété partira dés ce moment.
Intérieurement je croise donc les doigts pour qu'il me
fixe, mais en fait, il ne semble pas en avoir envie et
préfère détailler le sol plutôt que mon
âme. Dommage. Et c'est bien sûr à ce
moment que je percute le blanc qui nous plonge dans un passage
d'ange le temps de quelques secondes. Rapidement, je sens
Lucie profiter de cela et détruire sur un ton hautain ce
silence gênant qui nous oppressait dans les lieux.

    _ Bon, et bien je suppose que nous allons te
laisser Valéry. N'est-ce pas Fred ?

    _ En effet oui... répondis-je sur un
ton accusateur fixant mon petit ami froidement.

    Il me renvoie d'ailleurs ce regard,
cherchant sans doute à me culpabiliser. Après tout,
il doit avoir raison, ce n'est pas à moi
d'être en colère, c'est lui qui doit
supporter sa s&oelig;ur durant toute l'après-midi pour
réaliser ses souhaits. Donc, ma colère n'a pas
sa place dans ma gestuelle et mes paroles. Lucie est une
véritable petite princesse malsaine et presque incestueuse.
Si Fredric avait été son frère de sang, je
crois que leurs rapports auraient été infectes
à vivre.

    _ Lucie, il faudra que je passe au...
commença mon brun, le visage toujours tourné vers le
sol, sans vouloir m&lsquo;observer.

    _ On verra, coupa-t-elle, me souriant avec
mépris.

    Parfois, elle me donne envie de la haïr
profondément, cette manière qu'elle a de me
rabaisser, je ne le supporte pas. Je ne suis pas un homme que
l'on dédaigne, bien au contraire, je suis en totale
antithèse avec ce comportement. Les gens doivent avoir peur,
s'écraser devant ma personne et cesser de parler
lorsque je l'ordonne. En fait, à bien y
réfléchir, ce n'est pas à Lucie que
revient ce comportement immonde mais à moi, et devoir
accepter de voir sans cesse sa fierté, cela me rend
complètement dingue. Si je n'étais pas,
d'emblée, plus fort qu'elle, je me sentirais
haineux. C'est d'ailleurs pour cela que je
l'apprécie malgré tout, je sais parfaitement
que je vaux plus qu'elle, sur tous les points de vues -
particulièrement sur l'amour avec Fredric.
    En parlant de Fredric, je le sens frustrer, je
crois qu'il ne nous supporte plus, ni elle, ni moi - pour le
moment. C'est un peu idiot de sa part. Nous ne sommes pas
mauvais, nous sommes des conquérants, et lui, ce n'est
qu'un soldat, et de bas rang, en plus. Quoiqu'il en
soit, je décide de m'avancer vers lui pour agacer un
peu Lucie. Elle prend toujours très mal le fait que je
puisse avoir des gestes d'affections à
l'égard de son frère. Mais c'est sans
remord que je l'attrape par la nuque et le force à
m'embrasser à pleine bouche, sous les yeux accusateurs
de la jeune fille. Cet échange ne dure malheureusement pas
très longtemps, Fredric met rapidement fin à cette
rencontre amoureuse et décide par lui-même de
m'abandonner pour que j'aille chanter.

    Chanter quoi ? Chanter ce qu'il ne pourra
jamais supporter que je chante pour lui. Parce qu'il prend
mon âme plus que quiconque et que j'en ressors souvent
le c&oelig;ur lourd. Il ne lui consacre pas suffisamment de temps.
De l'amour oui, mais pas de temps. C'est
peut-être l'une des raisons qui fait que je ne me
montre jamais ouvert à ses yeux. Qui sait ?
    Et c'est donc sans surprise que deux
minutes plus tard je me retrouve seul à contempler
l'espace vide où se trouvait, il y a encore peu de
temps, mon petit ami qui s'éloigne de moi de plus en
plus. Malheureusement. Je me demande ce qu'il en sera le soir
du concours ?</p>
<p style="text-align: center;">

<strong>*    *

*</strong></p>
<p style="text-align: justify;">

    Samedi soir, vingt heure trente, la nuit
commence déjà à tomber, laissant les
lumières se dévoiler aux yeux de tous et se frayer un
chemin dans la salle intimiste où m'attends un public
qui m'exaspère déjà. Il est sans doute
composé des bonnes familles de la ville. Mon père
doit trôner au centre du premier rang, fier d'avoir un
fils comme moi, un artiste qui fera sans doute une grande
carrière dans la musique. Il doit sans doute y avoir aussi
ma mère, indifférente de se trouver ici ou ailleurs.
Juste à côté, je devinerai presque les
associés commerciaux de mon père et leurs familles de
mensonges. Formidable. Mais parmi cette masse, je me sens rassurer
par la présence d'au moins une personne. Je sais que,
à la différence des grands bourgeois de ce monde, il
y a Fredric, capable de me comprendre et de ne pas voir en moi
qu'un bout de viande que l'on expose et dont on se
fiche de l'amour qu'il donne au travers de sa voix.
Lui, il comprendra que les paroles lui sont dédiées,
à lui et à lui seul. Qu'il prend mon âme
pour un meilleur plaisir, un meilleur délice et que
j&lsquo;attends ma mort en le contempler, la lumière dans
les yeux. Il comprendra peut-être que je ne suis pas le petit
enfoiré qui se trémousse devant sa s&oelig;ur pour
attirer ses bonnes faveurs. Peut-être que s'il
écoute les paroles... Qui sait ? Nos deux âmes
seront en parfait accord le temps de quatre minutes et quatre
secondes. </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ecouter : <a href=
"http://www.deezer.com/track/554473" target="_blank">Thierry Amiel
- Prendre mon âme</a></strong>
(la voix que j'offre à Valéry )</p>
<p style="text-align: right;"> </p>
<p style="text-align: right;"><em>Image : Le parfum de Kaori
Yuki</em> 
*l'a acheté à la JE aujourd'hui XD*</p>
<p style="text-align: right;"> </p>

<p style="text-align: center;">Z'avez vu, un
petit chapitre alors que je suis sur Paris chez Camille et qu'on
est vraiment épuisées !!
Je n'ai pas trop envie de développer le sujet de mes
fictions ce soir, tellement de choses à dire sur ces
quelques jours que je passe !!</p>
<p style="text-align: center;">Premier soir
de la Japan Expo passé aujourd'hui ! Mais un peu avant, on a
visité plein de musées (  j'ai tué Camille XD). On est
allées deux fois au musée du <strong>Quai
Branly</strong> (le crâne de cristal  merveilleux !), on est allées au
musée de <strong>l'Homme</strong> (on a pas trop aimé
=X), et puis, on a visité <strong>Le Louvre</strong> ! Et
là, je peux vous dire que c'était d'une extrême
beauté ! J'étais émerveillée devant
tout ! Tellement que j'y retourne avec ma maman le mois prochain !
Il faut qu'elle puisse admirer ça ! C'est elle qui m'a
donné un sens artistique, je ne peux pas ne pas l'emmener !
</p>
<p style="text-align: center;">Quelques
petites photos pour vous ? Pas trop trop, juste deux trois (sur
plus de 400 depuis le début de la semaine ). J'vais surtout en mettre une de notre
rencontre à Camille et moi avec <strong>Elfira</strong> !
 (que j'embrasse très fort
imméditament et que j'ai hâte de revoir !! ).</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dans
l'ordre : Elfi - moi - Caminou</strong>
On allait bientôt au Louvre sur cette photo ! </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La
Venus de Milo</strong> 
J'étais émerveillée devant ! C'est
impressionnant à voir ! o_o</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La
Joconde...</strong> *sans voix*
Difficile de l'approcher ! Mais elle est vraiment intense à
regarder ! Il y avait du monde, mais c'était tellement
fantastique à voir que la foule ne me perturbait plus !
Pourtant, j'ai des tendances agoraphobes..</p>
<p style="text-align: center;">Quoiqu'il en
soit, c'était une expérience assez fulgurante de voir
autant d'oeuvres différentes et toutes plus
éblouissantes les unes que les autres.
Le jeu des couleurs, la grandeur, l'âge, l'histoire,
l'interprêtation, tout était ... infatiguable
!</p>
<p style="text-align: center;">Voilà,
c'était le petit moment photos de nos rencontres !
Il y en a beaucoup, mais je ferai un article ou je ne sais quoi
bientôt là-dessus.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bisous
et à bientôt pour le prochain chapitre de Justinien
!</strong> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
]]></description>			<link>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1070764/Coeur-Sacre-Deuxieme-Chapitre/</link>			<comments>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/Coeur-Sacre---Deuxieme-Chapitre-04072008-201200-lp-1070764.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1070764/Coeur-Sacre-Deuxieme-Chapitre/</guid>			<pubDate>Fri, 04 Jul 2008 20:12:00 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Dessin qui a trop la classe qui tue *_*]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Et ouai, un article spécial
pour <strong>ce superbe dessin magnifique et adorable</strong> que
l'on m'a fait sur Justinien.
<strong>Eve</strong>, tu sais ce que j'en pense, j'étais
tellement heureuse de l'avoir que j'ai failli tomber de ma chaise !
Et dire que j'ai failli le louper parce qu'il avait atterit dans
les courriers indésirables !!! </p>
<p style="text-align: center;">Il est <strong>extrêmement
beau</strong> et maintenant, je laisse les gens l'admirer, il vaut
tellement la peine d'être là !! Il a sa place sur ce
blog !  Une jolie place !</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Mon Nowel avant l'heure</span>
:</strong> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">J'espère que vous avez tous
reconnu la scène !
Ce dessin irait à merveille avec le <strong>chapitre
25</strong> ! </p>
<p style="text-align: center;">En tout cas, encore un
<strong>immense merci à toi Eve</strong> !! C'est vraiment,
mais vraiment adorable d'avoir fait mon petit Justy-prout !!
<strong>Sublime !</strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
]]></description>			<link>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1056320/Dessin-qui-a-trop-la-classe-qui-tue/</link>			<comments>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/Dessin-qui-a-trop-la-classe-qui-tue-----19062008-161006-lp-1056320.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1056320/Dessin-qui-a-trop-la-classe-qui-tue/</guid>			<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 16:10:06 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Justinien - Vingt-Sixième Chapitre]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Soulmate - Natasha
Bedingfield</strong></p>
<p style="text-align: center;">Première partie du chapitre à la
troisième personne du singulier. Seconde partie reprise par
Justinien  Juste pour vous prévenir.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Marien, l'état
d'âme de la cruauté, la représentation
parfaite de la froideur mais aussi de la protection. Un homme
exemplaire par son travail, son courage et son comportement
consciencieux qui font de lui ce qu'il est : un
influençable. Il est le type même du professionnel,
celui qui n'a le temps d'avoir, ni une vie amoureuse,
ni une vie de famille, simplement une réflexion accrue pour
seule conscience morale. Du moins, ces caractéristiques ne
sont représentatives que de ce qu'il laisse
paraître, car Marien n'est pas aussi sérieux, ni
aussi stable que cela. Il cache une certaine part d'ombre
qu'il est le seul à pouvoir maîtriser et
à exercer de temps en temps, c'est pourquoi, alors
qu'il est tranquillement assis devant son bureau de travail,
une paire de lunette glissant sans cesse sur son nez qu'il
s'oblige à retrousser afin de les remonter, et une
coiffure à peine négligée par un gel quelque
peu mal placé, une chemise blanche fraîchement
repassée, ainsi qu'une frustration
recroquevillée en son intérieur, il tapote sur son
clavier à la recherche d'informations purement
personnelles qu'il ne peut trouver que sur les serveurs
privés de la ville. C'est une compétition
idiote qu'il s'est forcé à prendre en
lui, mais peu importe, maintenant qu'il ne lui reste plus
qu'à cliquer sur « ok » pour
lire toute la vie d'une personne, il ne s'en priverait
plus, et si cela peut protéger son cadet, et bien tant
mieux, il le ferait. Et c'est d'ailleurs en
découvrant le contenu de ce dossier si spécial,
qu'il s'exclame, le regard vif et les gestes quasiment
robotiques, saccadé en fait :

_ Le petit fils de pute !

Fidèle à lui-même, dans son énervement,
il se leva avec fureur, attrapant les clés de sa voiture et
sortant avec précipitation de son bureau. Dans le couloir,
il croisa Johanna qui lui demanda avec douceur où il allait,
mais elle n'eut pas le temps de finir sa question que Marien
avait déjà ouvert la porte de la cage
d'escalier. Cela ne la perturba pas, après tout, elle
le connaissait depuis deux ans maintenant, et il avait toujours
été aussi lunatique. Cela dit, sa rapidité
donna une légère angoisse à la brunette qui se
demandait bien pourquoi son bien-aimé pouvait courir aussi
vite. Il avait certes tendance à être
impétueux, mais de là à s'envoler comme
un oiseau sauvage, c'était assez peu commun.

Quoiqu'il en soit, Marien se retrouvait d'ores et
déjà dans sa voiture et avait démarré
en trombe sans se soucier des autres, manquant de peu de percuter
une Toyota, il s'excusa furtivement au conducteur et
décolla vers le quartier bourgeois où logeait le
jeune Fredric Buxley. Celui qui allait enfin découvrir la
colère de Marien Hooper qui semblait comprendre
désormais la manipulation et le grotesque de ce sale brun
qui était responsable des larmes de son petit
frère.

Il conduisait sans aucune délicatesse, désirant
arriver très rapidement devant la maison de ce gamin.
C'est d'ailleurs, lorsqu'il commença
à perdre patience qu'il parvint à trouver la
grande allée où habitait la famille Buxley avec leurs
deux filles et leur fils adoptif. Alors, rapidement, Marien sorti
de sa voiture et alla d'un pas assuré
jusqu'à la porte d'entrée. Il toqua
suffisamment fort pour que quelqu'un lui ouvre au bout de
quelque seconde. Une femme se dressa devant lui, sans doute la
mère de famille, une petite dame blonde à la peau
jaunie par le soleil, elle portait un châle sur ses
épaules et avait l'air fort épuisé.
Marien, décidé, lui demanda :

_ Est-ce que Fredric Buxley est ici ? Je suis Marien Hooper,
j'ai sa paye à lui remettre.

_ Il est dans sa chambre, répondit-elle, dévisageant
le châtain qu&lsquo;elle ne semblait pas
connaître.

_ Puis-je y aller ? Il faut vraiment que je lui parle.

_ Bien sûr, dit-elle en s'écartant de
l'entrée pour laisser un passage à Marien,
c'est au fond de ce couloir, la dernière porte
à gauche.

Elle avait accompagné son accord d'un geste faible
où elle indiquait avec son index le couloir qui semblait
couper la maison en deux, juste derrière les escaliers. Tout
au bout se trouvait d'ailleurs une grande porte en verre qui
donnait sur le jardin. Tout en arrivant devant elle, Marien,
pressé, toqua à la porte que lui avait indiqué
la mère adoptive de Fredric. En quelques secondes, celui
qu'il aurait voulu tabasser dans la seconde apparu devant ses
yeux, la mine fatigué, il avait un regard tellement triste
que Marien eut, durant un instant, pitié de lui.

_ Fredric, je crois qu'il faut qu'on discute.

Le jeune homme regarda le frère de son plus bel amour droit
dans les yeux, sans craindre sa froideur. Ce dernier,
déterminé, entra dans la chambre du brun et referma
la porte derrière lui, les murant dans un jeu de rôle
où l'aîné se retrouverait très
vite gagnant étant donné l'épuisement
visible de Fredric.

_ Je vais te remettre une partie de ta paye, cela mettra un terme
à ton contrat avec Justinien, il est hors de questions que
tu continues de fréquenter mon petit frère,
déclara Marien sur un ton ferme.

_ Comment va-t-il ? Demanda Fredric, ne prêtant aucune
importance à l'argent qui était en question, ni
à l'ordre de cet homme aux cheveux
châtains.

_ Arrête de faire comme si tu te souciais de lui ! Et ne me
prend pas pour un con non plus.

_ Comment va-t-il ? S'entêta le jeune brun.

_ A cause de toi, je dirais qu'il va très mal, tu es
ravi ?

_ Comment savez-vous que c'est à cause de moi ?
Soupira Fredric, le visage pâlissant à mesure que
Marien plantait son regard en lui.

_ Oh ! C'est bon ! Je ne suis pas fou ! Depuis que tu as
franchis le pas de la porte j'ai immédiatement comprit
qu'il se passait quelque chose entre toi et Justinien !
S'exclama naturellement le frère aîné de
Justinien.

_ Vous ne pouvez pas comprendre... répondit le
garçon, semblant ignorer Marien.

Celui-ci, commençant à perdre son calme
s'avança avec rage vers Fredric et le chopa par le col
de sa chemise, le forçant à se mettre sur la pointe
des pieds. Le brun, perturbé par ce geste, plaqua violemment
ses mains sur les poignets figés de Marien, le
dévisageant avec colère. Leur lutte était dans
leurs yeux et n'importe qui en serait affreusement
effrayé s'il ne connaissait pas la froideur naturelle
des deux hommes en conflits.

_ Si ! Je comprend parfaitement que toi et Justinien, vous
êtes des amants, je ne suis pas con, mon frère est gay
depuis un petit bout de temps déjà ! Mes parents me
l'avaient dit lorsqu'ils l'avaient
découvert dans les bras d'un jeune homme il y a plus
d'un an désormais. Mais je ne suis pas ici pour juger
de l'homosexualité de mon frère, il fait ce
qu'il veut, c'est sa vie et c'est son cul. Si je
suis ici, c'est parce que tes origines familiales ne me
conviennent pas, mais alors pas du tout !! S'énerva
Marien en poussant Fredric qui se cogna fortement le bas de son dos
dans le coin de son bureau.

_ Comment ça « mes origines
familiales » ? C'est quoi ce délire
?!

Cette fois-ci, Fredric, haineux avait reprit très rapidement
du poil de la bête. Il se posta sans faiblesse devant Marien,
ne montrant pas le mal qu'il avait à devoir faire face
au frère de Justinien. L'homme aux yeux de glace, ne
résista pas longtemps à l'envie de lui dire
toute la vérité, tout ce qu'il avait
découvert sur lui.

_ Regina Wahrman !! Tu es Fredric Wahrman ! Le fils de cette
cinglée de bonne femme ! S'exclama Marien en
saisissant le brun par la gorge. Et je suis parfaitement sûre
que tu savais très bien que ta mère était
liée à notre famille ! N'est-ce pas, hein ?! Tu
en as toujours eu conscience ! Petit con !

_ Vous êtes malade... Je ne... Je ne connais
presque pas ma mère et je ne sais rien sur elle...
répondit en guise de défense Fredric, ayant quelques
difficultés à parler sous la pression
qu'exerçait la main de Marien sur son cou.

_ Menteur ! Tu sais très bien que cette folle dingue est
allée en prison pour avoir battu un gamin de huit ans il y a
un peu plus de seize ans maintenant !

_ Bordel de merde ! S'écria soudainement Fredric tout
en parvenant à se dégager de l'emprise de
Marien.

Il se recula du châtain et le dévisagea quelques
secondes avant de saisir ses cheveux entre ses mains et de lever
les yeux au plafond, comme si le fait de mettre sa tête dans
cet axe lui rendit la mémoire, il clama, perturbé
:

_ Hooper ! Les Hooper ! Vous êtes Marien Hooper ! Le gamin
que ma connasse de mère a martyrisé quand elle
était plus jeune !

Il plaqua rapidement son bras sous son nez, cachant sa bouche,
gêné de savoir qu'il faisait face à
l'homme qui avait subi les pires colères de Regina
Wahrman. Il ne s'en était jamais rendu compte,
pourtant, au fond de lui, il savait parfaitement que le nom des
Hooper lui était connu, son père lui en avait
parlé plus d'une fois. Or là, il
s'était mit dans une magnifique galère, et
comme il ne possédait pas son véritable patronyme, il
avait été camouflé par les Buxley.

_ Ecoutes-moi bien Fredric, signala Marien, le regard vert
encré dans la haine de voir ce gosse devant lui, je ne sais
pas pourquoi tu es né, ni comment c'est arrivé,
mais une chose est sûre, c'est que si jamais tu
t'approches encore une seule fois de mon petit frère,
je te tuerai de mes propres mains ! Et crois-moi s'en capable
!

Sur ces mots, il tourna les talons et repartit de la maison. La
colère lui arrachant le c&oelig;ur, il regrettait de devoir
le menacer simplement. Mais par amour pour son petit frère,
il ne se permettrait pas de le descendre maintenant ou de
s'en débarrasser dans l'immédiat. Il
avait parfaitement conscience que Justinien s'en était
aveuglement amouraché, et tant que les choses seraient
ainsi, il ne pourrait jamais détruire complètement
Fredric Wahrman, ce fils de pute. Même s'il ne semblait
pas savoir exactement le mal qu'avait fait sa mère, il
connaissait leur nom et avait quand même tenu le cran de
faire face aux Hooper et de séduire Justinien.
D'ailleurs, en pensant à lui, Marien eut envie de
faire demi-tour et de fracasser le crâne de Fredric. Ce
dernier l'avait fait pleurer, il avait anéanti son
petit frère. Il ne savait pas comment, mais quelque part, le
simple fait de savoir que Fredric avait arracher des larmes
douloureuses à son frère lui donnait une bonne raison
de souhaiter l'extinction de la lignée
Wahrman.</p>
<p style="text-align: center;">

<strong>
*    *

*</strong></p>
<p style="text-align: justify;">

Planté comme un piquet dans la cuisine, je songeais à
tout ce qu'aurait pu être cette journée si
Fredric ne m&lsquo;avait pas humilié au lycée.
Marien m'a autorisé à rester à la maison
aujourd'hui, après m'avoir vu et entendu pleurer
toute la nuit, il a sans doute eu pitié de moi et m'a
ordonné de me reposer dans mon lit et de guérir. Il
m'a dit tout cela en m'ébouriffant
affectueusement les cheveux avant de partir au boulot.
C'était assez choquant comme comportement,
après tout, il n'était pas censé
être aussi doux avec moi. Mais cela m'avait rendu un
peu plus paisible, le fait de savoir que j'avais un
frère compréhensible me soulageait grandement. Il
était un peu plus tendre qu'auparavant, et rien que
pour cela, je baignais dans une claire-voyance qui me disait que le
soleil de ce matin me réparerait tout au long de la
journée.

Accoudé devant la cafetière, je patientais sagement
que mon liquide préféré s'écoule
enfin dans la tasse pour que je le vide intégralement en
quelques secondes dans ma bouche. Me brûlant la gorge avec
plaisir. Amer.
Il n'était pas encore dix heures du matin,
j'avais beaucoup de devoirs à faire et mon cerveau,
étalé sur la flemmardise d'un
je-m'en-foutiste, ne se brusquait pas pour travailler un peu.
Je n'en avais pas envie après tout, et tant pis si une
mauvaise note me pourrissait la vie, de toute manière, cela
ne m'empêcherait pas de vivre. Sur cette pensée,
je me mit à trouver très affligeant le fait de savoir
que l'espèce humaine passait son temps à
s'angoisser pour des futilités. Je trouvais que nous
nous enfermions un peu trop dans l'organisation, comme si
s'empêcher d'exister était le synonyme de
la liberté. C'est vrai cela, les jeunes
d'aujourd'hui passent plus de temps à se foutre
en l'air et à se bâtir un pseudo-avenir alors
qu'en réalité, l'avenir, ce n'est
pas demain qu'il sera là, mais plutôt dans
l'instant présent. On le vit constamment,
l&lsquo;avenir. C'est tellement absurde. Je
préfère donc faire tout au hasard, ne pouvant pas
quitter le chemin que les Hommes se sont tracés parce
qu'il rentrait parfaitement dans la norme et que, de toute
manière, on était obligé de le faire. Une
belle liberté, n&lsquo;est-ce pas ? Loin de la
métaphysique et des interrogations brutales qui effraient.
C'était tellement plus simple de se voiler les yeux,
seulement, lorsque l'on est aveugle, cela en devient
très largement exaspérant. Et moi, en grand borgne
que je suis et en refus du masque, je suis là, et
j'admire avec tristesse ces individus crétins qui
s'engagent dans leur quotidien lassant, à la
manière de Sisyphe. Absurde.

Quoiqu'il en soit, sur ces pensées me faisant presque
sombrer dans l'anarchie qui m'est fort personnelle.
J'en viens à remonter dans ma chambre, ma tasse de
café vidée dans mon estomac. Je savais que dehors,
alors que les lycéens se précipitaient à
l'intérieur de l'établissement scolaire
entouré de barreaux gris, une librairie du centre ville
m'attendait avec la dernière et réelle forme de
liberté qu'il restait sur ce monde : la lecture en
accord avec l'écriture.

Pressé, j'enfilais donc un jean sale et une chemise
vert pastel qui éclaircissait quelque peu mon teint
halé et faisait encore mieux ressortir mes yeux quasiment de
la même couleur. Une fois mes chaussures misent, et mon sac
sur l'épaule, je sorti avec hâte de la maison,
essayant d'aller le plus vite possible pour que Marien ne
repère pas ma fausse fugue. Il m'en voudrait sur ce
coup, que je m'enfuis ainsi de la maison alors qu'il
m'a accordé une journée de repos. Mais peu
importe, il y a un livre en librairie qui m'attends je le
sais. L'auteur est encore toute jeune et elle relate la
névrose passionnel d'un jeune homme de mon âge.
J'ai hâte de découvrir son histoire, je sais que
trois livres sont prévus et qu'ils seront tous aussi
puissants les uns que les autres. L'histoire d'un
maître, et d'une conscience. Et ils seront magnifiques
à dévorer et à comprendre, j&lsquo;en suis
persuadé.




J'arrive en quinze minutes à la librairie du centre
ville, et elle a le malheur d'être fermée pour
le moment. Cela m'exaspère quelque peu. Mais je sais
qu'elle ouvrira à dix heure trente, c'est
indiqué sur la porte coulissante. Je reste donc ainsi,
collé au mur du magasin, écoutant mon Ipod et
évitant par-dessus tout L'Hymne à l'amour
d'Edith Piaf. La dernière fois que je l'ai
entendu, mon amour m'a trahi. Et c'est d'ailleurs
en pensant à cela, qu'au loin, une image douloureuse
me fait couler de nouveau dans mon c&oelig;ur éclaté
par mes sanglots. Fredric est juste devant moi, et je sais
qu'il m'a vu. C'est trop con le hasard.
Je détourne les yeux, ne voulant pas qu'il plonge les
siens dans les miens. Je ne veux pas qu'il m'approche.
Il est mon réciproque qui m'a blessé,
c'est comme si je m'étais écorché
moi-même, et je ne souhaite pas avoir de miroir de
l'âme devant moi pour le moment. Mais bien entendu,
c'est sans compter sur Fredric qui s'approche
malgré tout de moi, l'air totalement
perturbé.

_ Justinien...

Je l'ignore, montant le son de mon Ipod dans mes oreilles,
évitant toujours son regard. Mais il approche sa main de
moi, tirant sur mes écouteurs, les faisant sortir de mes
oreilles.

_ Justinien... S'il te plaît, regarde moi.

Je refuse, m'obstinant dans cette ignorance. Quand je sens
pointer au bout de mes yeux, une légère brise qui me
les pique. Et je suppose qu'il doit s'agir de la
respiration de Fredric, il n'y a que lui ici qui est capable
de m'arracher cette immonde larme que je sens glisser sur ma
joue. C'est d'ailleurs cette même larme qui est
recueillie par le pouce de Fredric qui se met soudainement à
me caresser le visage. Tout en le laissant faire, je tourne mes
yeux vers lui, un air de reproche gravé dessus. Mais ans me
plonger dans son regard pour autant. J'ai trop peur d'y
mourir encore.

_ La manipulation. Elle a menacé Lénaïg. Et
j'aime ma petite s&oelig;ur contrairement à son
aînée. Alors Justinien, par pitié pour notre
histoire d'amour, pardonne-moi, se justifie-t-il sans que je
ne lui demande quoi que se soit.

Je sais qu'il y a quelque chose qu'il me dit pas. Son
ton est trop hésitant pour être complètement
sincère. Il semble avoir peur de quelque chose en me
touchant, ou de plusieurs chose. Comme si une autre charge que
Lucie pesait sur notre histoire.

Je n'ose pas lui répondre. Aucune des deux solutions
ne veut sortir de ma bouche. Je ne parviens pas à le chasser
et je ne peux pas lui pardonner, simple question d'orgueil.
De plus, même s'il dit vrai et que Lucie a tout fait
pour que cela se produise. Quelque chose s'est brisé
en moi hier et je me sens incapable de lui sauter au cou comme dans
cet ordinaire qui me semblait si éternel s&lsquo;il ne
s&lsquo;était pas métamorphosé en
malchance.
Mais peu lui importe ma réponse visiblement, il
s'approche de moi et me dépose un baiser sur le front,
comme une protection. Ses bras entourent mon corps et je le sens
respirer mon odeur, alors que moi, toujours stoïque, je le
laisse faire sans oser faire un geste vers lui. Mais bien
sûr, lorsqu'il parvient à tourner mon visage
vers ses yeux, je ne peux m'empêcher de craquer et de
fondre dans ses yeux de la couleur de l'océan. Et je
l'embrasse parce que la seule chose qui me manquait depuis
cette erreur, c'était ses lèvres, ses bras, ses
yeux, son c&oelig;ur et sa présence tout entière. Et
ce soleil, qui me soigne quelque peu, je le sens froid sur ma peau,
mais chaud dans son geste. Alors, sans trop tarder, je me met
à pleurer dans le creux de son cou, plongeant mon
désir de lui en vouloir dans l'oublis et me serrant
contre lui pour que jamais il ne m'échappe à
nouveau. Et c'Est-ce moment que la librairie choisi pour
s'ouvrir. Nous abandonnant au milieu de la rue, moi
sanglotant dans les bras de l'homme que j'aime, et lui
soupirant de cette crainte nouvelle qui se répand sur son
aura qui noircie et noircie de peur à mesure qu'il me
touche. Comme s'il était en contradiction avec de
quelconques ordres.

_ Je t'aime de trop Justinien, je n'ai jamais ressenti
cela auparavant, pardonne-moi pour tout... Je t'aime, je
t'aime... me dit-il, sa voix s'évanouissant
dans l'étreinte qu'il me procure, le ton
baissant à mesure qu'il m'enlace avec
puissance.

Je ne veux plus jamais qu'un seul obstacle tente de nous
séparer. Lui et moi, c'est bien plus que la vie,
c'est l'Humanité entière qui tient en nos
doigts soudés les uns aux autres. Ma vie m'importe peu
si elle n'est pas encrée dans son existence.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Image : Angel
Sanctuary</em></p>

<p style="text-align: center;"><strong>
Chapitre 26 publié.</strong> Pfiouuu... Je l'ai bien
aimé celui-là. Pourtant, il était parti pour
ne pas me plaire. Mais finalement, les retrouvailles de Justinien
et Fredric sont plutôt agréables.
Ba ouai, comme s'ils allaient rester longtemps
séparés ? 
Il ne faut pas oublier qu'ils sont de véritables âmes
soeurs !!
Mais bon, diverses menaces pesent sur eux. J'espère que vous
avez peur. Si non, sachez qu'il vaudrait mieux.</p>
<p style="text-align: center;">Le chapitre 27
devrait être très très long. Ou court. En fait,
je ne sais pas trop. Mais il sera crucial. Je ne vous en dit pas
plus, mais achetez-vous quelques mouchoirs </p>
<p style="text-align: center;">Pour la mise
à jour d'Iwant, je pense essayer de la faire ce week-end,
mais avec la fête de la musique ça va être dur
dur ! </p>
<p style="text-align: center;">Et dire que
demain, à cette heure-ci, je serai encore devant ma copie de
BAC... Et dire que je n'ai toujours pas réussi à
correctement réviser. Ce n'est pas grave, je ne passe que le
30 à l'oral, c'est à dire dans 11 jours !! \o/
.... </p>
<p style="text-align: center;">Bises à
tous et merci pour vos impressions ! <strong>
Vous êtes trop les meilleurs lecteurs qui existent
!!</strong> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
]]></description>			<link>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1056284/Justinien-Vingt-Sixieme-Chapitre/</link>			<comments>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/Justinien---Vingt-Sixieme-Chapitre-19062008-155910-lp-1056284.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://tristaniel.blog.jeuxvideo.com/1056284/Justinien-Vingt-Sixieme-Chapitre/</guid>			<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 15:59:10 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>