<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] sylphideland : <![CDATA[Sylphideland, la magie de l'écriture]]></title>		<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[Sylphideland, la magie de l'écriture]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 20:47:40 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[~~ Drague, jalousie et vengeance - 2 ~~]]></title>			<description><![CDATA[<p>    Une fois entré dans le
bâtiment grouillant de policier en civile et
d'inspecteurs débordés par la paperasse, Daniel
et Tony tentèrent de se fondre dans la masse et de
disparaître. Mais c'était sans compter sur
l'incroyable talent de leur commissaire Philip Starkey: la
vision infrarouge.</p>
<p>- Pérez, Tobias! hurla sa voix stridente.
Vous êtes en retard!</p>
<p>- Sans blague! répliqua Daniel d'un
ton acerbe.</p>
<p>    Un coup de coude dans
l'estomac habilement servi par Tony lui fit brusquement
représailles. Il grimaça et retenta une
tirade:</p>
<p>- Désolé chef.</p>
<p>- Aujourd'hui c'est la
rentrée, compléta Tony, c'était un peu
la panique ce matin.</p>
<p>    Le commissaire Starkey
s'arrêta devant eux et croisa les bras, un sourcil
arqué, ses yeux de miel semblaient lancer des
éclairs.</p>
<p>- Vous essayez de me faire croire que vous
n'êtes pas capable de gérer ça
peut-être? lança-t-il sarcastique.</p>
<p>    Daniel serra les poings et
ouvrit la bouche dans l'espoir d'envoyer un bon
uppercut oral à son supérieur mais un second coup
dans l'abdomen le contraint à renoncer.</p>
<p>- On rattrapera l'heure de retard,
déclara Tony dans un sourire.</p>
<p>- Y'a intérêt, répliqua
Philip en amorçant un demi-tour pour retourner dans son
bureau.</p>
<p>- Hey ça fait plus d'un an
qu'on a pas eu notre journée de repos, coupa Daniel
d'une voix forte, alors votre heure vous pouvez vous la
carrer ou je pense.</p>
<p>    Philip se retourna pour
braquer sur l'inspecteur Pérez un regard meurtrier
mais Tony osa s'interposer et tira Daniel par la veste pour
l'obliger à le suivre dans le couloir.</p>
<p>- Voilà tu l'as sorti ta vanne
t'es content! s'exclama-t-il en soupirant.</p>
<p>    Une fois dans leur bureau,
Daniel lui fit brusquement lâcher prise et chacun se dirigea
vers sa chaise. Tony fit glisser son sac à
bandoulière kaki de son épaule et le déposa
sur le plan de travail, Daniel lui se laissa tomber sur sa chaise
en maugréant. Tony retira sa veste tout en allumant son
ordinateur. La journée démarrait toujours comme
ça, l'inspecteur Tobias allumait son poste de travail
pour se rassurer des mises à jours de ses dossiers et
rapports, tandis que Daniel lui, allumait une cigarette et retirait
ses chaussures.</p>
<p>- Y'en a marre de ce boulot c'est de
l'esclavage! pesta-t-il en tirant une taffe.</p>
<p>- Ouvres la fenêtre, se contenta de
répondre Tony.</p>
<p>    Daniel se leva, la cigarette
au coin de la bouche, et obéit dans un grognement. Il
s'installa alors sur le rebord et suivit une voiture du
regard. Au même moment, la porte du bureau s'ouvrit et
Matt Mayer fit irruption. Tout en faisant abstraction des
protestations de l'inspecteur Pérez, il
s'avança vers Tony.</p>
<p>- On m'a laissé ça pour vous
il y a une demi-heure, déclara-t-il souriant en lui tendant
un dossier, se sont les résultats des traces d'ADN
trouvés sur le lieu du cambriolage de la semaine
dernière.</p>
<p>- Ah merci, répliqua Tony en saisissant
les papiers, ils en ont mis du temps.</p>
<p>- Bah le copain scientifique du médecin
légiste est tombé malade, une bonne grippe, alors
voilà.</p>
<p>- OK merci.</p>
<p>    Matt sortit alors du bureau
dans un sourire. Tony souriait également. Oui, car tout le
monde savait ce que signifiait cette expression de :
« copain scientifique du médecin
légiste ». Doug Pyfrom, ledit médecin,
était gay et en ménage avec Karl Helfino qui, de son
côté, avait été fou amoureux de Tony
lors de ses débuts dans ce commissariat. À
l'époque ou Daniel et son tout nouveau
coéquipier ne pouvaient pas se voir en peinture, on ne
voyait Tony qu'en compagnie de Karl et Alan O&lsquo;Brian.
Deux hommes très peu fréquentables à vrai
dire, jusqu'au jour ou le très râleur inspecteur
Pérez avait brutalement embarqué son jeune
coéquipier dans sa voiture pour ne plus le laisser sortir de
chez lui de la nuit. Et dès lors, Daniel n'avait plus
lâcher Tony d'un millimètre et il était
alors devenu impossible pour Karl Helfino de séduire le
jeune homme. D'autant que celui-ci ne voyait que
Dany.</p>
<p>    C'était alors
devenu un bon sujet de plaisanterie entre collègue, mais
Daniel...</p>
<p>- Y'en a marre de ce Karl!! explosa-t-il en
envoyant valser sa cigarette par la fenêtre.</p>
<p>    Tony ne put
s'empêcher de rigoler.</p>
<p>- Relax ça n'est qu'une
blague, lança-t-il en feuilletant le dossier dans un
sourire.</p>
<p>    Mais Daniel ne trouvait,
à l'évidence, pas ça très
drôle. Tout le monde savait que Karl trouvait toujours le
petit Tony très à son goût et que, parfois, il
n'hésitait pas à lui faire du gringue devant
son amant. Autant dire qu'entre Karl et Daniel, les relations
étaient tendues. Et justement...</p>
<p>- Ah mince, s'exclama Tony en refermant le
dossier, il a oublié le résultats des empreintes
digitales. J'y vais.</p>
<p>    Daniel manqua de tomber
par-dessus le rebord et de s'écraser sur le
trottoir.</p>
<p>- Tu vas où? demanda-t-il en retrouvant un
appuis stable sur le plancher du bureau.</p>
<p>- Bah au labo, répondit simplement Tony en
ouvrant la porte de la salle.</p>
<p>    Daniel se précipita
à sa suite, et son coéquipier sourit car il
était heureux de l'attention que lui portait son
amant, une intention jalouse et maladive. Daniel avait peur
qu'un homme plus rusé que lui ne parvienne à
lui enlever son Tony, car oui, l'inspecteur Pérez
avait réussi à faire tomber son jeune
coéquipier dans ses bras, par la ruse. Bien sûr, il
savait parfaitement que Tony était amoureux de lui, mais
attirer dans son lit un jeune homme pour qui le mot
« plaisir » ne restait qu'un mot,
était une entreprise très difficile, surtout un jeune
homme comme Tony. Ce qu'il ignorait c'est que jamais,
pour tout l'or du monde, Tony ne le quitterait pour un autre.
Mais ça, celui-ci se garda bien de le lui dire, car cette
intention particulière le touchait
énormément.</p>
<p>    Certes, il aurait pu
également se fâcher du manque de confiance que lui
apportait Daniel. Mais ça n'était pas le cas.
Ça n'était pas un manque de confiance selon
lui, c'était de la peur. Daniel avait peur qu'un
autre homme ne profite de la faiblesse de Tony, car
c'était ce que lui-même avait osé. Et
oui, on dit souvent que: qui veut la fin veut les moyens. Daniel
avait les moyens et il avait très faim. Tony se doutait-il
de n'avoir été qu'un
« bonbon » pour lui, au début de leur
relation? Peu importe de ce qu'il avait été, le
simple fait d'être près de Daniel et de pouvoir
l'aimer le rendait heureux. D'ailleurs, lorsqu'il
le lui avait dit, Daniel l'avait serré dans ses bras
pour ne plus le lâcher, jamais. Et depuis ils vivaient
à deux.</p>
<p>    Daniel marchait près de
lui dans le couloir, maugréant comme à son
habitude.</p>
<p>- J'en ai marre que tu joues avec
ça! Karl je le hais! Quoi qu'est-ce que tu veux? Me
rendre jaloux? Bah voilà t'as réussis je suis
jaloux. On peux retourner au bureau maintenant?</p>
<p>    Tony sourit et poussa la porte
du laboratoire avec force. Les néons blancs diffusaient sur
les tables et les ordinateurs un éclat luminescent et froid.
Un homme leur tournait le dos, assit sur un bureau devant un
microscope. Il ne prit même pas la peine de se tourner vers
eux. Tony s'avança, mais Daniel resta en retrait en
croisant les bras sur son torse. Il était toujours plus
effrayant comme ça. Ajoutez à cela un regard aussi
noir que la nuit, et Karl resterait à sa place pour les deux
semaines à venir. Au moins.</p>
<p>- Karl? appela Tony doucement.</p>
<p>    Dieu merci, Daniel ne le
voyait pas sourire. Tony savait parfaitement que se
n'était pas très sympathique de profiter de la
situation mais...qui veut la fin veut les moyens
non?</p>
<p>- Je t'attendais Tony, lança Karl
Helfino sans même se retourner, le dossier qui te manque est
là.</p>
<p>    Il arbora alors une feuille en
la secouant gentiment sans quitter des yeux son microscope. Du
moins, ce que celui-ci lui montrait. Daniel serra les poings. Il se
faisait des idées ou Karl avait fait exprès de
négliger le résultat des empreintes? Karl se tourna
alors vers Tony dans un grand sourire et son regard croisa celui de
Daniel. Son sourire disparut alors très
rapidement.</p>
<p>- J'aurais espéré que tu
viennes seul, dit-il sans lâcher l'inspecteur
Pérez des yeux.</p>
<p>    Tony s'empara doucement
de la feuille des mains de Karl dans un sourire et se tourna vers
Daniel.</p>
<p>- Tu sais comment est mon coéquipier,
lança-t-il en rangeant la feuille dans le dossier, il ne me
lâche pas.</p>
<p>    Daniel soupira, mais le duel
visuel engagé avec Karl ne cessa pas. Toujours à
distance. Mais le jour où ces deux hommes en viendraient aux
mains n'était pas loin, et ça Tony
n'était pas assez prudent pour s'en rendre
compte ou plutôt...il était bien trop content de
voir que Daniel avait peur pour lui, pour s'apercevoir du
danger qui planait. Karl rigola.</p>
<p>- Ouais ça je sais, déclara-t-il la
voix légèrement plus basse.</p>
<p>    Tony le quitta pour rejoindre
Daniel.</p>
<p>- À plus, lança-t-il
joyeusement.</p>
<p>    Passant près de Daniel,
il réussit à ressentir toute la tension et la
colère que celui-ci éprouvait. Et il sourit, encore
et toujours, sans se rendre compte que tout cela était
parfaitement ridicule. Avait-il réellement besoin de
ça? De voir et savoir que son amant le protégeait
encore, de voir et savoir qu'il pouvait encore être
jaloux? Oui, il en avait besoin, mais Tony ne se rendit pas compte
à quel point tout cela était totalement stupide. Du
moins, pas encore.</p>
<p>Ils sortirent alors tous deux du bureau,
l'un souriant, l'autre énervé.</p>
<p>- Non mais tu te rends compte! lança
Daniel dans un hurlement presque bestial.</p>
<p>    Quand ce n'était
pas les grognements de l'ours, c'était ces
rugissements grincheux.</p>
<p>- Non quoi? demanda Tony avec toute
l'innocence dont il était capable.</p>
<p>    Daniel l'attrapa par le
bras pour le tourner vers lui et l'obliger à le
regarder.</p>
<p>- Tu le fais exprès? demanda-t-il presque
dans un murmure.</p>
<p>    Tony sourit. Oui, il ne se
rendait pas compte à quel point tout cela était
stupide, parce que cela lui plaisait. Rendre son amant jaloux,
l'entendre s'énerver parce qu'un autre
homme posait un regard un peu trop insistant sur lui. Oui, tout
cela faisait...plaisir. Le plaisir n'était-il
qu'un mot? Non, il pouvait aussi être source
d'amour ou de colère. Le plaisir faisait toujours
plaisir. C'était ainsi.</p>
<p>- Je suis désolé, reprit Tony en
reprenant la route vers le bureau, mais je ne te suis
pas.</p>
<p>    Daniel soupira en regardant
son amant entrer dans leur salle de travail. Tony était
insouciant, voilà tout le problème. Mais il ne put
s'empêcher de sourire et se frotter nerveusement la
nuque. À vrai dire, lui non plus ne se doutait pas à
quel point cette insouciance pouvait poser
problème.</p>
<p>    Lorsqu'il entra dans le
bureau, Tony était assit devant son ordinateur, relisant et
affinant l'enquête grâce aux résultats
fournis par Karl Helfino. Enquêter sur un cambriolage. Ils
avaient vraiment passé le grade des débutants. Ils se
regardèrent furtivement, et Daniel se
lança:</p>
<p>- Je déteste quand tu mets des
tee-shirt.</p>
<p>    Tony arqua un sourcil alors
que Daniel se dirigeait vers son bureau pour se laisser tomber sur
sa chaise.</p>
<p>- Et pourquoi s'il te plait? demanda
l'inspecteur Tobias en se tournant vers lui.</p>
<p>    Daniel lui sourit. Lorsque
l'insouciance commune règne, il est évidement
impossible de se rendre compte de l'erreur commise. Ce
n'est que lorsque le danger devient trop grand qu'on se
rend compte à quel point nous avons été,
insouciant.</p>
<p>- Parce qu'on voit trop ton
corps.</p>
<p>    Un sourire, un simple sourire,
alors que d'autre toujours plantés dans leur
laboratoire, devant leur microscope, pestait contre la malchance.
La vengeance serait-elle une solution? On dit souvent d'elle
que c'est un plat qui se mange froid. Mais n'est-ce pas
aussi un jeu? Tout cela n'est qu'un jeu. Drague,
jalousie et vengeance. Mais le jeu, lorsqu'on y fait pas
attention, peut devenir dangereux.</p>
<p style="text-align: center;">Premièrement, je vous prie de me pardonner mais
j'ai écris cette partie en regardant l'épisode 17 de
Desperate Housewives donc euh...sans commentaire </p>
<p style="text-align: center;">Bref
bref</p>
<p style="text-align: center;">j'espère que grâce à ce chapitre vous
commencez à cerner un peu la trame principale du
roman?</p>
<p style="text-align: center;">Même si elle paraissait très claire dans le
résumé </p>
<p style="text-align: center;">Enfin,</p>
<p style="text-align: center;">la
prochaine suite sera pour...je ne sais pas en fait </p>
<p style="text-align: center;">Je
suis toujours chez moi alors je ne fais qu'écrire donc
peut-être lundi</p>
<p style="text-align: center;">Allez
Bisous</p>
<p style="text-align: center;">Là je regarde l'épisode 18 </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">JE
VOUS NEM !</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">PS:</p>
<p style="text-align: center;">en
image un beau couple d'amoureux : Daniel et Tony.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p> </p>

]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1081992/Drague-jalousie-et-vengeance-2/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/---Drague--jalousie-et-vengeance---2----19072008-182540-lp-1081992.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1081992/Drague-jalousie-et-vengeance-2/</guid>			<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 18:25:40 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[~~ Drague, jalousie et vengeance - 1 ~~]]></title>			<description><![CDATA[<p>- T'es en retard! s'exclama une
voix.</p>
<p>- Je sais je sais! répliqua Tim,
énervé.</p>
<p>    Le jeune garçon
parcourut les quelques mètres qui le séparaient de sa
salle de classe en courant et s'arrêta devant un
garçon aux cheveux blonds.</p>
<p>- T'aurais fais quoi sans moi hein?!
s'esclaffa celui-ci, arrogant.</p>
<p>- Je me serais perdu et serais mort
d'épuisement, ça te va comme
réponse?</p>
<p>    Le jeune blond se renfrogna
sous le sourire de son meilleur ami, Timothy Pérez. Sali
Solanes était un jeune garçon de treize ans
d'origine Italienne et voisin de Tim. Lors de
l'arrivée de celui-ci, Sali avait été le
premier à venir à sa rencontre, et depuis, ils
étaient amis. Le destin voulu qu'ils soient
acceptés tous deux dans le même collège et
finissent dans la même classe. Depuis, ils étaient
inséparables. Ils passaient leur week-end ensemble, soit
chez Tim soit chez Sali, et en semaine, ils se retrouvaient chez
Tim pour les devoirs. La mère de Sali, Catherine Solanes,
était infirmière et rarement à la maison. Mais
le jeune garçon ne s'en plaignait pas pour autant.
Contrairement à Tim, il était très
débrouillard et le fait de se retrouver seul chez lui le
soir ne le dérangeait aucunement. Il n'avait jamais
connu son père et sa mère ne lui en avait jamais
parlé, peu importe, et il était fils unique. Mais la
solitude n'était pas un problème pour
lui.</p>
<p>    La sonnerie retentit et Tim
soupira de soulagement. Dieu merci, Sali avait pensé
à lui envoyer un message sur son portable pour lui annoncer
qu'ils étaient dans la même classe et lui donna,
par la même occasion, le numéro de salle.</p>
<p>- Pourquoi t'es en retard cette fois?
demanda le jeune garçon en croisant les bras.</p>
<p>    Tim, pour éviter
d'être bousculer par les nombreux élèves
qui se pressaient dans le couloir, se colla au mur et posa son sac
à ses pieds.</p>
<p>- C'est Morgan, elle part en internat mais
elle avait oublié de faire sa valise, répondit-il
simplement.</p>
<p>    Sali sourit. Morgan, la grande
s&oelig;ur de Tim, était une jeune femme assez
spéciale. Sali lui, avait prit l'habitude de la
surnommer: La Sauvage. Elle était très sympathique et
le traitait comme un véritable frère,
s'inquiétant de sa santé lorsqu'elle ne
le voyait pas chez elle. Le fait qu'elle reste en internat
durant une semaine, loin de la maison, allait la rendre bien
vide.</p>
<p>- C'est qui notre prof principal? demanda
Tim en regardant autour de lui.</p>
<p>    Il en profita également
pour visionner quelques têtes de ceux qui seront ses
camarades de classes. Il y en avait certains de l'an dernier,
et d'autres qu'il ne connaissait pas.</p>
<p>- Un prof que je ne connais pas, répondit
Sali en éteignant son portable. Alors au fait ce camping
c'était comment?</p>
<p>    Tim rigola. Oui, il y a trois
ou quatre jour maintenant Daniel et Tony les avaient emmené,
lui et Morgan, faire du camping près d&lsquo;un lac. Ils
avaient dormis dehors sous une tente immense, tous les quatre, et
avaient ri et s'étaient racontés des histoires
effrayantes. Tim n'en avait d'ailleurs pas fermé
l'&oelig;il de la nuit. Mais au matin, un drame les
réveilla, lui, Tony et Morgan très tôt dans la
journée. Bel avait envoyé Daniel dans le lac
gelé. Encore une histoire drôle qu'ils
pourraient tous raconté durant des années.
D'ailleurs, une fois qu'il en eu fait le récit
à son meilleur ami, celui-ci rigola.</p>
<p>- Ce que j'aurais aimé venir!
lança-t-il déçu.</p>
<p>- Désolé, répliqua Tim
sincèrement, la tente n'était pas assez grande
pour cinq.</p>
<p>- Faudra qu'on s'en fasse un de
camping un de ces quatre!</p>
<p>- Tony ne me laissera jamais seul plus de deux
jours tu le sais très bien.
- Il est sympa mais des fois ce qu'il peut être
chiant.</p>
<p>    Tim sourit. Il n'avait
pas envie de se plaindre de cette intention, lui qui avait
été délaissé et seul durant neuf
années. Là qu'il avait trouvé une
famille, il n'avait pas l'intention de s'en
plaindre. Tony était aimant, doux et attentif, Daniel un peu
plus brute et Morgan était une vraie grande s&oelig;ur.
Parfois ils se faisaient tous deux des parties de PlayStation
durant toute une après-midi, ou se retrouvaient tous deux
dans le jardin, lui sur son chevalet et elle avec son appareil
photo. Il les aimait énormément. Tim ignorait qui
étaient ses véritables parents, d'après
ses souvenirs, il avait toujours vécu dans des orphelinats.
D'abord en Roumanie. Mais un jour, il avait alors cinq ans,
un médecin diagnostiqua une maladie grave. Tim perdait
progressivement la vue. Il avait alors été
envoyé en France où on avait accepté de
s'occuper de lui. Cette maladie qui l'avait
terriblement fragilisé l'avait privé de ses
yeux durant plusieurs mois. Il avait dû être
opéré et était resté aveugle un long
moment. Et Daniel et Tony étaient arrivés.</p>
<p>    C'était un matin
à l'orphelinat, Tim était assis dehors sur un
banc, là où une infirmière l'avait
laissé, et d'autres jeunes garçons
étaient venus l'embêter. Lui, ces bandeaux
autour des yeux, n'avait rien pu faire. Les enfants
l'avaient poussé violemment dans de grands
éclats de rire et Tim était tombé la
tête la première sur le sol, trop apeuré par le
noir qui l'entourait pour osé se relever et retrouver
le banc. Alors, une main avait saisit la sienne, et une voix avait
retentit à son oreille. Momentanément aveugle, Tim
avait alors une ouïe passablement fine, et cette voix, il
s'en souviendrait toute sa vie. Daniel, alors à
l'intérieur du bâtiment en train de discuter
avec le directeur, avait vu toute la scène depuis une
fenêtre. Il s'était rué vers le
garçon pour l'aider à se relever. Et deux mois
après, Tim toujours aveugle, faisait ses bagages pour partir
vivre chez sa nouvelle famille.</p>
<p>    Le Français? Il
l'apprit tout naturellement, car dès son
arrivée en France à cinq ans, il avait
été entouré d'infirmières et la
langue lui était venue très naturellement. Encore
aujourd'hui, une sorte de léger accent Anglais
raisonnait dans ses mots. Tim était conscient que son
histoire n'était pas exceptionnelle, mais au fond de
lui, il remerciait cette maladie sans qui il n'aurait jamais
quitté la Roumanie et n'aurait jamais trouvé la
famille Pérez qu'il aimait tant. Oui, il avait eu
très peur en arrivant. Il n'y voyait rien, les gens
qui l'avaient adopté étaient deux hommes, et
une jeune femme vivait déjà dans la maison. Mais
très vite, il fut entouré amoureusement. On
l'aidait, on lui parlait, on était présent tout
autour de lui. L'amour était au rendez-vous, et il
réchauffa son c&oelig;ur. Avant même de les avoir vu,
Tim les aimait déjà. Ils lui donnaient tout le
soutien dont il avait besoin et un jour, le bandage fut
enlevé, et Tim put découvrir son nouveau monde et
quitter l'obscurité.</p>
<p>    Les liens qui les unissaient
tous les quatre étaient difficiles à cerner et
à comprendre. Un jour, Tony le prit à part et lui
dit:</p>
<p>- Tim, j'aimerais que tu appels Daniel
papa.</p>
<p>    Le jeune garçon
s'était sentit soulagé, lui qui ne savait
comment agir. Deux hommes l'avaient adopté, devait-il
les appeler Daniel et Tony ou papa tous les deux? Devait-il en
appeler un...maman? Certes, il avait vite écarté
cette idée. Et lorsque Tony lui avait demandé cela,
Tim avait vite accepté et le soir même, il dit
à Daniel:</p>
<p>- Bonne nuit papa.</p>
<p>    Celui-ci l'avait prit
dans ses bras et serré fort et longtemps contre son
c&oelig;ur. Plus tard, Morgan lui avait demandé de
l'appeler grande s&oelig;ur. Seul Tony n'avait jamais
rien formulé, alors Tim l'appelait simplement par son
prénom, mais c'est envers lui qu'il
démontrait le plus son affection. Bisous affectueux le matin
et le soir pour dormir, de longues étreintes amoureuses sans
raison aucune. Oui, entre Tim et Tony, l'amour se montrait.
Mais avec Morgan et Daniel, c'était différent.
Il faut dire que ces deux-là n'étaient pas
très démonstratifs. Seul Tony pouvait se permettre
quelques câlins et baisers envers Daniel et encore, en
public, ils étaient brefs. Mais Tim aimait sa famille plus
que tout. Pour lui, c'était sa famille de toujours. Il
n'avait eu aucun mal à s'adapter, dès
qu'il fut arrivé, il fut relégué au rang
du dernier de la famille, et ce n'était pas pour lui
déplaire. Il vivait bien ici, avec ses parents, sa grande
s&oelig;ur, et son meilleur ami.</p>
<p>    Ami qui d'ailleurs
était occupé à faire la causette à une
élève de la classe que Tim ne connaissait ni
d'Adam ni d'Ève. Sali était toujours
présent pour une petite drague quotidienne. Il faut dire
aussi qu'avec ses cheveux dorés et ses yeux d'un
bleus clair, les filles l'appréciaient beaucoup. De
plus, il pratiquait le foot depuis son enfance et était
l'un des meilleurs attaquant du club de la ville. Près
de lui, Tim était plus petit de quelques centimètres
et avait une carrure plus fine. Mais il ne se plaignait pas.
Pourquoi se plaindre? Certes, Sali avait plus de succès avec
les filles, ce qui ne voulait pas dire que Tim n'en avait
pas. D'ailleurs, il n'était pas seul. Pas
célibataire.</p>
<p>    Sa petite amie
s'appelait Allison, ils étaient ensemble depuis le
mois de Mai dernier. Ils s'étaient vu de temps
à autre durant les grandes vacances et se verraient sans
doute demain. Elle aussi était en cinquième mais dans
une autre classe. Elle était simple, brune aux yeux marrons,
gentille comme tout, discrète et timide mais Tim aimait
être avec elle. Pouvait-il parler d'amour à son
âge? Ça, il n'en était pas vraiment
certain, c'était sa petite amie, rien de plus. De
là à dire qu'il l'aimait,
c'était impossible à dire puisqu'il
ignorait encore ce qu'était l'amour. Oui, il
aimait Daniel, Tony et Morgan. Mais comme un fils aimant ses
parents ou sa grande s&oelig;ur. De là à parler
d'amour fort et unique pour Allison...Il fallait
d'abord savoir ce qu'était l'amour pour
l'éprouver non? Mais il ignorait encore ce
qu'était d'aimer d'un amour vrai et fort.
Loin de désespérer, Tim s'en fichait.
Après tout, il n'avait que douze ans, il avait tout
son temps.</p>
<p>    Une fois leur professeur
principal arrivé, ils purent tous entrer dans leur salle de
classe. Ils étaient vingt-cinq, vingt-cinq têtes et
paires d'yeux tournés vers un homme âgé
au cheveux blancs qui leur expliquait d'une voix lente et
monotone ce que le programme scolaire et leurs différents
professeurs attendaient d'eux cette année. Tim
n'écoutait cet homme que d'une oreille, perdu
dans ses pensées. L'amour...</p>
<p>    À voir Daniel et Tony
s'aimer si fort, Tim eut comme un souffle au c&oelig;ur.
Certes, il était conscient d'avoir encore tout son
temps pour découvrir ce genre de sentiment profond, mais une
intense sensation d'impatience s'empara de lui. Sentir
l'amour d'une personne totalement
étrangère vous prendre au corps, avoir ce besoin
perpétuel de l'autre à ces côtés.
Tim voulait ressentir tout cela. Oui, il avait du temps devant lui,
mais au fond, il espérait que ce temps arriverait
rapidement.</p>
<p>    Ce que Tim ignorait à
cet instant précis, c'est que ce temps qu'il
désirait si ardemment arriverait plus vite qu'il ne
l'aurait imaginé.</p>
<p style="text-align: center;">Voilà le petit Tim.</p>
<p style="text-align: center;">Sali
deviendra l'un des personnages assez important dans l'histoire de
ce petit Tim adorable.</p>
<p style="text-align: center;">Et
son histoire à lui sera assez...spéciale.</p>
<p style="text-align: center;">Choquante même bon!</p>
<p style="text-align: center;">Je
vous met la suite et ensuite, je vous publie tout
ça.</p>
<p style="text-align: center;">Et
oui, j'ai tout écri, 7 articles en tout, et je vous publie
tout d'un coup!</p>
<p style="text-align: center;">C'est
pour me faire pardonner de ma longue absence.</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">PS:</p>
<p style="text-align: center;">en
image : Tim et Allison ^^</p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1081972/Drague-jalousie-et-vengeance-1/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/---Drague--jalousie-et-vengeance---1----19072008-151817-lp-1081972.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1081972/Drague-jalousie-et-vengeance-1/</guid>			<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 15:18:17 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[~~ Le basketteur et sa démone - 2 ~~]]></title>			<description><![CDATA[<p>- Morgan...?</p>
<p>    Brad n'en revenait pas.
C'était elle, c'était bien elle! Aussi
belle et naturelle que dans ses souvenirs. Il croisa alors son
regard si brillant, si vert. Son c&oelig;ur se mit à
palpiter. Vraiment, il était resté trop longtemps
sans pouvoir la regarder, il en avait oublié comment agir
avec elle. Que lui dire? Allait-elle s'offusquer en
découvrant qu'un inconnu connaissait son
prénom? Qu'est-ce qui lui avait prit aussi de
l'appeler? Il avait sans doute eut peur qu'elle ne
disparaisse à nouveau...stupide oui je sais. Quoi
qu'il en soit, la prochaine fois qu'une idée
pareille lui traverse l'esprit, bâillonnez-le par
pitié!</p>
<p>    Mais en fait, Brad
n'avait pas envie de parler. Il voulait juste la regarder,
encore et encore. Son regard scrutateur et interrogatif posé
sur lui, ces yeux qui le dévisageait durement, comme
s'ils essayaient de voir à travers lui. De deviner ses
pensées. Et lui qui pouvait tout à loisir voir ce
visage, boire ces moindres détails, et ces courbes
qu'il aimait tant, là, juste ici, qui dessinaient ces
hanches. Des courbes fines et discrètes, si
féminine et cette chute de reins si délicieuse que
ses yeux y glissèrent, comme il aurait aimé que ses
mains le fassent. Oui, il avait envie de la caresser, il voulait
qu'elle soit enfin à lui, il avait attendu bien trop
longtemps. Elle était si belle, bien plus belle encore que
dans ses souvenirs. Et ses cheveux qui caressaient son dos, aussi
noir que la nuit, la façon qu'elle avait de tenir si
Canon au creux de son bras, tout cela lui avait manqué.
Cette présence, cette odeur si délicieuse. Comme un
son qu'il aimerait croquer, un fruit défendu
qu'il aurait envie de goûter. L'éternel
interdit qui fait envie.</p>
<p>    Mais étrangement, Brad
restait pétrifié sur place, car il avait peur de la
réaction que pourrait avoir la jeune femme. Elle
était si imprévisible qu'il ne saurait dire si
sa curiosité l'emporterait sur sa gêne, sa
timidité ou même encore sa colère. Oui, la
colère. Car Morgan était une femme capable de
s'énerver de ça. Morgan était une femme
comme il n'en avait jamais rencontré ailleurs,
ailleurs que dans un rêve.</p>
<p>    Soudain, il vit le regard de
la jeune femme s'assombrir, et il retint son souffle. Ce
genre d'expression ne présageait rien de
bon.</p>
<p>- Encore un basketteur sans cervelle.</p>
<p>    La sentence tomba,
meurtrière, et Brad sentit sa motivation avoisiner le
zéro absolu. Cette voix de femme chaude, pleine de soleil et
de contrées sauvages et dorées du sud de
l'Espagne le poignarda en plein c&oelig;ur. Elle ne lui avait
pas adressé la parole depuis trois ans, il se languissait
d'elle, et elle, voilà ce qu'elle lui disait. Il
eut l'impression d'avoir avaler un glaçon, et
pour cause, cela lui était déjà arrivé.
C'était très désagréable. Morgan
lui tourna alors le dos et disparut derrière la porte
battante qui valsa comme les ailes d'un papillon. Il resta
paralysé quelques secondes. Elle lui tournait le
dos...elle lui échappait encore une fois! Il ne la
laisserait pas disparaître encore une fois, il allait la
rattraper, lui saisir la main et l'obliger à le
regarder. Ensuite...il aviserait selon sa
réaction. C'était le mieux à faire,
car le problème avec Morgan c'est qu'il
était impossible de tout prévoir, on devait sans
cesse improviser.</p>
<p>    Il
s'élança alors vers la porte, le c&oelig;ur
battant. Oui, il prendrait le risque de recevoir une autre remarque
méchante, car il voulait la voir, la regarder encore, ne
serait-ce que quelques secondes. Il était arrivé
devant la porte lorsque celle-ci s'ouvrit brusquement. Un
effroyable bruit retentit dans tout le couloir et Brad vit
trente-six chandelles. La porte fut retourné à
l'envoyeur par la force du choc mais celui-ci la retint de
justesse et osa un regard. Il découvrit alors un corps sur
le sol. Brad, étendu par terre, le visage dans les mains,
gémit de douleur.</p>
<p>- Le con! grogna-t-il en ouvrant des yeux
douloureux.</p>
<p>    Dimitri, son petit
demi-frère de deux ans son cadet lui apparu alors souriant.
Habillé de sa redingote noire, chemise impeccablement
blanche ouverte à moitié sur son torse, pantalon
taillé sur mesure et mocassin noire, il ressemblait comme
deux gouttes d'eau au Brad auquel Brad aurait dû
ressembler...</p>
<p>- Bah alors Darby, lança-t-il en
l'aidant à se relever, on fonce dans les portes
maintenant?</p>
<p>    Brad, après
s'être assuré que son nez n'était
pas cassé, leva vers son frère un regard
argenté. Les prunelles noires de Dimitri le scrutaient.
Apparemment, il se retenait de rire, et c'était
vexant. Les cheveux tout aussi blond que lui, son petit
frère semblait être une reproduction de lui mais en
miniature. Légèrement plus petit de taille et de
carrure, il ne maquait cependant pas de présence et de
charisme, comme tout homme d'affaire qui se respecte. Oui,
Dimitri avait reprit l'entreprise familiale après Brad
il y a trois ans, et jamais elle n'avait connu autant de
succès et de richesse. Le plus jeune des Hastings devenu
multimillionnaire faisait la fierté de la
famille.</p>
<p>- Je courais après une fille,
répliqua Brad, vexé. Et j'allais l'avoir
quand tu m'as envoyé la porte dans le nez!</p>
<p>- La brunette que j'ai croisé dans
le couloir? rétorqua Dimitri dans un sourire en suivant son
frère dans la salle de classe encore vide. Qu'est-ce
que tu lui veux?</p>
<p>- Je la veux tout court ça pose un
problème?!</p>
<p>    Dimitri resta muet face
à cette réponse. Généralement, Brad
n'était possessif qu'envers trois choses : son
appareil photo, ses semaines où il gardait China chez lui,
et Peggy. Les femmes, il les avait semblait-il raillé de sa
vie depuis son réveil à l'hôpital.
Qu'est-ce que celle-ci pouvait bien avoir de
particulier?</p>
<p>- Euh non, répondit-il alors, perplexe. Tu
fais ce que tu veux mais...si tu lui cours après,
c'est qu'elle te fuis non?</p>
<p>    Brad soupira. S'il
expliquait à son frère qu'en
réalité, cette fille il l'avait
rencontré en rêve et que cela faisait trois longues
années qu'il l'attendait, évidemment que
Dimitri allait le prendre pour un
frapadingue...peut-être l'était-il
réellement, mais peu importe.</p>
<p>- T'as déjà vu une femme me
fuir toi? demanda-t-il alors en croisant les bras, le regard
meurtrier.</p>
<p>- Non, répondit franchement son petit
frère.</p>
<p>- Alors c'est qu'elle est
unique.</p>
<p>    Sérieusement, Dimitri
s'attendait à tout sauf à cette conclusion. Il
regarda son frère arranger son bureau, perdu dans ses
pensées. Cette jeune femme, lorsqu'il l'avait
croisé, semblait très en colère. Et Brad
disait vrai, jamais aucune femme ne lui avait
résisté. Il secoua alors la tête. De toute
façon, la vie aussi bien sentimentale que sexuelle de son
Darby ne le regardait en aucun cas. Il s'installa alors sur
l'une des tables de la classe et regarda par la
fenêtre. Des centaines d'élèves se
pressaient dehors, certains accompagnés de leurs parents,
d'autres se regroupant entre amis, mais tous souriaient,
discutaient et s'exclamaient haut et fort, heureux de
reprendre un train de vie passionné avec leurs amis
après ces deux longs mois de vacances.</p>
<p>    Mais lui, Dimitri Hastings,
avait passé son temps enfermé dans son bureau
à supporter conférence sur conférence,
ponctuées de quelques réunions hebdomadaire et de
castings, de publicité mensongère et de paparazzi
collant. Avait-il eut un instant de repos? Non, et surtout pas ces
derniers moi. Avant, lorsqu'il rentrait chez,
c'était pour se reposer et revoir sa femme qu'il
aimait. Mais là, c'était pour qu'ils
s'engueulent. Et hier soir, la sentence était
tombée. Il soupira. Et dire qu'il ne
s'était douté de rien. Quiconque suivait sa vie
depuis les journaux pouvait dire qu'il était heureux,
riche, accompagné d'une femme belle et enceinte. Mais
non, ça n'était pas le cas, loin de
là.</p>
<p>    En entendant ce soupir de
désespoir, se tourna vers son petit frère.</p>
<p>- Bah qu'est-ce qu'il se passe
t'en fais une tête! lança-t-il en sortant un tas
de papier d'une chemise cartonnée.</p>
<p>    Généralement,
Dimitri avait un moral d'acier, commun à tous les
Hastings. Oui, ils étaient forts dans la famille de ce cher
Darby. Entre lui qui avait décidé, du jour au
lendemain, de tout plaquer pour devenir professeur dans un campus,
son frère qui se retrouvait à la tête
d'une multinational à dix-huit ans, Kay leur cousin
qui avait perdu sa femme et devait élevé sa fille
seul en parcourant le pays, et Stephan, le petit frère de
Kay qui devait vivre dans l'ombre de tous ces héros de
la famille Hastings. Un professionnel connu mondialement dans le
domaine de la photo, un écrivain célèbre et le
PDG de la plus puissante agence de mannequina du monde. Oui, ils
avaient tous un moral en béton armé. Mais ce
matin-là, qui n'était décidément
pas comme les autres, Dimitri laissa ses larmes couler face
à son grand frère qui, désemparé, resta
figé sur place, ne sachant quoi faire.</p>
<p>    Les pleurs étaient
discrets, silencieux, mais Brad sentit son c&oelig;ur se serrer. Se
retrouver devant un tel désarrois, provenant de son petit
frère de surcroît, était difficile à
supporter. Aussi, il s'approcha de Dimitri et l'obligea
à le regarder en face. Les yeux noirs, habituellement si
sûrs du plus jeune des Hastings étaient baignés
de larmes par cette heure matinale. Brad le questionna du regard,
et Dimitri prit une inspiration tremblante.</p>
<p>- C'est Lisa, dit-il d'une voix mal
assurée, on s'est disputé hier et elle
m'a avoué qu'elle avait un amant.</p>
<p>    Brad se crispa.</p>
<p>- Et qu'elle ignorait si le
bébé était de moi ou de lui, termina Dimitri
en éclatant en sanglot.</p>
<p>    Brad posa sa main sur
l'épaule de son frère et la serra fort, lui
communiquant tout le soutien dont il disposait.</p>
<p>       
« La pute! pensa-t-il plus énervé que
jamais. Si elle est avec lui uniquement pour son argent je la
démoli! »</p>
<p>    Il s'était menti
à lui-même, et avait laissé son frère se
marier avec cette femme, mais il le savait. Son rêve le lui
avait di, son rêve l'avait éloigné de
cette femme, et lui il l'avait refilé à son
frère. Il se maudit intérieurement contre sa
lâcheté. Trop contente de s'en être
débarrasser, il avait laissé son frère se
faire abuser et utiliser par elle...Lisa. Et dire
qu'elle était enceinte de huit mois bientôt.
Dimitri était si heureux lorsqu'il était venu
lui annoncer. Et elle, elle ruinait tout. Elle le trompait, elle
abusait de l'amour qu'il avait pour elle. Elle
n'avait pas changé.</p>
<p>- C'est pour ça que tu es venu?
demanda-t-il à son petit frère dont les pleurs
avaient légèrement diminué.</p>
<p>    Dimitri acquiesça
faiblement et essaya ses yeux d'un revers de
manche.</p>
<p>- J'ai laissé l'entreprise
à Fred le temps que...</p>
<p>    Mais il ne put terminer, car
un nouveau sanglot le secoua. Brad appuya de nouveau son
épaule, pour lui prouver qu'il avait
compris.</p>
<p>- Je ne peux pas resté avec elle plus
longtemps, reprit Dimitri en le fixant, complètement
déboussolé. Elle m'a dit que ce
n'était rien, qu'on avait qu'à
faire comme si de rien n'était pour le
bébé mais je ne peux pas!</p>
<p>    Brad sortit les clefs du
bungalow de la poche de son jean et les tendit à son
frère qui s'en empara, reconnaissant.</p>
<p>- Vas te reposer, lui dit son grand frère
d'une voix dure, les yeux aussi froid que le métal. Et
dès que tu te sens mieux tu rentres et tu demandes le
divorce.</p>
<p>- Quoi! s'offusqua Dimitri, les yeux ronds.
Mais je l'aime! Et si elle se retrouve seule avec
l'enfant...non, je refuse de faire ça!</p>
<p>    Brad serra les poings. Il
comprenait parfaitement que l'amour puisse rendre aveugle,
mais pas qu'il rende un homme stupide à ce
point.</p>
<p>- Elle ne t'aime pas, déclara-t-il
d'un ton froid, les sourcils froncés, de la
colère dans ses yeux d'argent. Si elle est avec toi
c'est pour ton fric, sinon elle n'aurait pas
d'amant.</p>
<p>- Non c'est autre chose!
s'entêta Dimitri, les larmes aux yeux. Elle
m'aime je le sais, c'est juste que j'ai dû
faire quelque chose qui...je l'ai peut-être
négligé! Elle a peut-être besoin que je sois
plus avec elle et moins au bureau!</p>
<p>- Alors pourquoi tu l'as laissé pour
venir ici?</p>
<p>    Dimitri ouvrit la bouche mais
ne trouva rien à redire. Il était chamboulé,
perdu, triste et baissa la tête pour l'enfouir dans ses
mains. Brad soupira et regarda par la fenêtre. La coure
s'était vidée, la sonnerie allait bientôt
retentir et l'année allait pouvoir commencer. Il
secoua doucement son frère.</p>
<p>- Va te reposer je te dis, lança-t-il
durement en repartant vers son bureau pour déposer son sac
à dos sur le sol. T'y verras plus clair une fois que
tu seras calmé.</p>
<p>- Merci, se contenta de dire Dimitri en quittant
la salle.</p>
<p>       
« Non, pensa Brad, attristé. Ne me remercie pas,
c'est moi qui t'ais fais
coulé. »</p>
<p>    Si seulement il n'avait
pas été aussi lâche il aurait tenté de
régler ce problème sans y impliquer son frère!
Mais après tout, comment le persuader qu'une femme
qu'il aimait le traitait comme un objet?! Lisa était
vraiment une femme démoniaque, prête à tout. La
rage monta dans son c&oelig;ur et illumina ses yeux couleur orage.
Oui, l'orage, un orage qui ne présageait rien de
bon.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;">Amour, trahison...voilà qui commence
bien!</p>
<p style="text-align: center;">Bon,
je vous avais bin prévenu que ça ne risquait pas
d'être très palpitant, et le prochain chapitre est du
même genre, et l'autre encore d'après aussi
sûrement, et oui, entrer un semblant d'histoire, les perso et
tout et tout...le prochain chapitre est concentré sur
Tim et sa rentrée au collège et Daniel et Tony
au boulot...donc vous allez revoir Philip, Ryan et
Matt...</p>
<p style="text-align: center;">Voilà voilà</p>
<p style="text-align: center;">Bon,
allez, j'arrête de parler et je m'en vais recopier encore un
chapitre avant de tout reprendre enfin à froid sur
l'ordi</p>
<p style="text-align: center;">YES!
</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">BISOUS</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">PS:</p>
<p style="text-align: center;">en
image, Dimitri</p>
<p style="text-align: center;">Je
mettrais une photo de groupe des Hastings plus tard et vous verrez
que tous, ils se ressemblent</p>
<p style="text-align: center;">Camella est super doué </p>
<p style="text-align: center;">Enfin vu le nombre de fois ou je l'ai di vous devez
commencer à le savoir non?</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">PS2:</p>
<p style="text-align: center;">J'ai
une petite devinette pour vous:</p>
<p style="text-align: center;">De
qui Dimitri était-il amoureux dans <em>"Entre deux
mondes"</em> ?</p>
<p style="text-align: center;">Vous
ne devriez avoir aucun mal à vous en souvenir étant
donné que son nom apparaît dans le
résumé.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>

]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1080707/Le-basketteur-et-sa-demone-2/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/---Le-basketteur-et-sa-demone---2----17072008-205231-lp-1080707.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1080707/Le-basketteur-et-sa-demone-2/</guid>			<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 20:52:31 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[~~ Le basketteur et sa démone - 1 ~~]]></title>			<description><![CDATA[<p align="center"> </p>
<p>    Morgan, après avoir
constaté à sa montre qu'elle avait encore dix
bonnes minutes devant elle, se précipita dans le premier
bâtiment venu. À ça oui, elle avait vu le
numéro de sa salle de classe affiché sous le
préau à l'entrée. Maintenant, restait
à trouver la salle, et ça, c'était une
autre paire de manche. À peine arrivée au campus, la
jeune fille réalisa que s'y retrouver parmi les
nombreux bâtiments présent dans le parc ne serait pas
une mince à faire. Elle qui se perdait dans les
supermarchés, elle errerait ici vingt ans avant que
quelqu'un ne la trouve.</p>
<p>    Elle avait abandonné
Tony à l'entrée en lui assurant qu'elle
s'en sortirait, alors que Daniel, resté
derrière son volant, pestait contre son retard et ne cessait
de grogner, pour ne pas changer. Elle les avait mi en retard. Elle
avait oublié, hier soir, de préparer sa valise. Alors
forcément, lorsqu'elle s'en était rendu
compte ce matin, elle avait paniqué. Mais, Dieu soit
loué, Tony était là. Il l'avait
calmé et aidé à préparer ses bagages
alors que Daniel exprimait son mécontentement en la traitant
de tête en l'air. Au final, elle avait eu le temps de
tout faire, y compris de prendre sa douche, privant Tony de ce
bienfait. Elle s'en voulait mais lui, ne lui en voulait pas.
Lorsqu'elle s'était encore excusé en
descendant de voiture, il lui avait sourit et dit:</p>
<p>- Ne pense qu'à la chance que tu
as.</p>
<p>    Au début, Morgan
trouvait ce genre de phrase inutile et incompréhensible.
Mais, après les années, elle avait fini par
apprécier Tony. Mieux encore, à l'aimer.
Arrivée en France, elle était alors persuadé
de retrouver enfin son frère et surtout, de l'avoir
pour elle toute seule. Mais elle avait découvert en arrivant
que son cher grand frère partageait sa vie avec un autre
homme. Là, pour Morgan, c'était la goutte
d'eau qui faisait déborder le vase. Le fait que Daniel
soit gay ne l'avait pas chamboulé plus que ça,
elle en avait vu d'autre dans la campagne andalouse. En fait,
elle avait surtout été extrêmement jalouse, et
l'avait détesté. Aujourd'hui, elle
réalisait que cette période avait causé un
certain trouble dans le couple. Tony était triste, Daniel en
colère et les disputes étaient nombreuses.</p>
<p>    Mais, petit à petit,
elle s'était rendu compte de sa jalousie. Et elle la
trouva alors très stupide. Pourquoi être jalouse
d'un homme qui rend son frère heureux? Jamais elle
n'avait vu Daniel aussi souriant, autant amoureux. Et elle
s'en était affreusement voulu. Alors, sa jalousie
s'était évaporée, comme par magie, et
elle avait appris à regarder ce couple autrement. Et
c'est alors qu'elle les avait trouver incroyablement
beaux et complices tous les deux. Le matin par exemple, ils
déjeunaient l'un à côté de
l'autre, puis ils partaient travailler ensemble
puisqu'ils étaient collègues, passaient toute
leur journée ensemble. Le seul moment de la journée
où ils se retrouvaient séparé était
durant la soirée. Tony partait plus tôt pour
s'occuper de Tim. Il avait accordé son emploi du temps
avec celui de son fils adoptif, et Daniel rentrait quelques heures
plus tard, son fils et sa s&oelig;ur étaient là pour
l'accueillir, et Tony avait commencé à
préparer le repas du soir. Dès qu'ils se
retrouvaient, même s'ils ne s'étaient
quittés que quelques heures plus tôt, Daniel en
profitait pour prendre Tony dans ses bras, longtemps. Ensuite,
après le repas, ils s'installaient dans le
canapé pour regarder un film, tous ensemble. Tim dans le
fauteuil, qui s'endormait toujours avait la fin, Morgan
assise par terre près de son chien comme elle le faisait
toujours, et Daniel et Tony sur le canapé, dans les bras
l'un de l'autre, amoureux. Toujours.</p>
<p>    Ce câlin du soir, comme
Morgan aimait l'appeler, était sage. Toujours. Tony se
blottissait contre Daniel qui entourait ses épaules de son
bras, et ils ne bougeaient plus, parfois durant des heures. Et un
soir, ils s'étaient endormis. Un seul soir. Ensembles,
sur le canapé. Et Morgan avait gravé cette image dans
sa mémoire, pour toujours. Ce soir-là, elle avait
été gêné de les réveiller. Mais,
à peine avait-elle effleuré son frère que
celui-ci avait ouvert les yeux. Il avait alors prit Tony dans ses
bras, et était monté se coucher. Tony avait eu
l'air si fragile dans les bras de Daniel que Morgan avait eu
peur qu'il ne le brise, et c'est en cet instant
qu'elle compris toute la complexité de leur
relation.</p>
<p>    Daniel le grand maladroit et
Tony, celui sur qui on peut toujours se reposer. Du moins,
c'est ainsi qu'elle vit les choses durant quelques
années. Mais c'était tout l'inverse en
réalité. Tony, loin d'être fort, avait
besoin de se sentir utile pour surpasser cette fragilité.
Alors il était toujours là, toujours présent,
il avait toujours les mots qu'il faut pour vous
réconforter. Faisant passer les autres avant lui. Il donnait
l'impression d'être inébranlable. Et
pourtant, de le voir ainsi porté par Daniel, ou blottit
contre lui, Morgan compris que c'était tout
l'inverse. Tony avait plus besoin de Daniel que Daniel
n'avait besoin de lui. Leurs câlins le prouvaient,
cette tendre complicité où Daniel était
toujours dominant. Mais, sans cette douceur, Daniel serait-il
toujours aussi calme? Car oui, il était calme. Morgan
l'avait connu seul et perturbé, et
c'était quelque chose. Mais là, avec Tony,
c'était comme s'il s'était non pas
assagi, mais calmé. Dès que le ton de voix montait un
peu, il suffisait d'un mot, d'une caresse, pour
qu'il se calme. Alors qu'avant, pour le
calmer...il n'y avait aucune solution. Il se calmait
seul, et cela n'arrangeait rien à son ego. Hors
là, la seule présence tactile de Tony suffisait.
Morgan savait que, l'un sans l'autre, il ne pourrait
plus vivre. L'un c'était trop habitué
à la présence dominante de l'autre, tandis que
cet autre s'abreuvait de la douceur du premier. Ils
étaient indissociables.</p>
<p>    Et la jalousie de Morgan
revint malgré elle. Pourrait-elle un jour vivre un tel
amour? Avoir besoin de la présence de l'autre, au
point d'être invivable ou de se laisser mourir en son
absence? Selon elle, aucun amour ne pourrait être plus fort
que celui qui unissait Daniel et Tony. Et elle enviait cet amour.
Un amour qui leur avait même permis d'adopter un
garçon. Tim vivait chez eux depuis trois ans
déjà, et il était heureux. Lui, orphelin de
toujours, qui avait été adopté par un couple
unis et solide, deux hommes qui l'aimaient
énormément, différemment. Alors que Tony le
serrait tendrement dans ses bras chaque matin, Daniel se contentait
de lui adresser un sourire et une caresser sur la tête. Mais
ils l'aimaient, leur fils. À vrai dire,
lorsqu'ils lui avaient annoncé qu'ils voulaient
adopter un garçon, Morgan s'attendait à voir
arriver un bébé chez eux. Mais, c'était
un enfant de neuf ans qui avait dû se trouver une place dans
la famille. La place du petit dernier, que tout le monde aime et
protège. Morgan avait même fini par voir en lui ce
frère qu'elle avait perdu il y a tant
d'années. Mais cette fois, c'était
à elle de le protéger. Tim avait prit le nom de
Pérez, et Daniel en était fier, cela se voyait dans
ses yeux. C'était son rêve d'avoir un fils
qui porte son nom, et lorsque Tony l'avait su, il avait eu
cette idée d'adoption. Alors Tim appelait Daniel papa,
à la demande discrète de Tony. C'était
ainsi.</p>
<p>    Ce que Morgan avait
trouvé étrange, c'était cette formidable
ressemblance qu'il avait avec chacun de la famille. Il avait
les cheveux d'un noir de jais brillant tout comme Daniel, la
peau pâle et douce, un corps fragile pareil à Tony, et
des yeux vert limpide et clair, les mêmes que les siens. Il y
avait en lui un peu de tous les Pérez, et Morgan avait
trouvé cela marrant lorsqu'elle l'avait
exposé devant eux, devant ces trois hommes avec qui elle
vivait. Daniel avait trouvé ça absurde, Tony avait
sourit et Tim s'était réjouit. Oui, ils avaient
chacun leur caractère, et apprendre à vivre avec eux
trois n'avait pas été une mince à faire.
Mais à présent, Morgan savait qu'elle
était désormais prête à tout endurer.
Rien ne pouvait être pire que ces trois-là.</p>
<p>    Quant à Tim, et bien ce
jeune garçon avait son caractère bien à lui.
Discret et naïf, il n'en restait pas moins farceur et
extrêmement maladroit. Encore un point que l'on
retrouvait en Daniel et Tony, la maladresse et cette habitude de
faire des farces lorsqu'on s'y attend le moins. Comme
de cacher les paquets de cigarettes de Daniel dans le
congélateur pour l'obliger à arrêter de
fumer. Brillante idée. Certes, Tim faisait preuve
d'une imagination créative et débordante par
moment, mais alliez à cela un Tony particulièrement
de bonne humeur et le tout les rendait insupportable. En fait, le
seul point qui l'éloignait de Morgan était
cette naïveté. Alors que la jeune femme, elle, faisait
preuve d'un caractère fort et impulsif, Tim lui, se
sentait toujours coupable et responsable de tout, apeuré par
la moindre petite chose. Il avalait tout ce qu'on lui
racontait aussi absurde soit l'histoire, et ne se plaignait
jamais. Alors que Morgan elle, aimait se plaindre. Mais il souriait
beaucoup. Toujours joyeux et plein de pensées roses et
positives, s'en était parfois exaspérant. Mais
c'était cela, qui faisait tout le charme de cet
enfant. Et Morgan y tenait, à son petit frère
d'adoption. En fait, elle les aimait tous, tous les trois.
Elle était heureuse de vivre avec eux, et rien que de penser
qu'elle allait passer une semaine entière sans le
voir, à vivre ici dans ce campus où elle ne
connaissait personne, ça n'était pas vraiment
réjouissant.</p>
<p>    Mais elle avait conscience
d'avoir eu de la chance, comme le lui avait fait remarquer
Tony. Oui, elle était chanceuse. Car ce n'était
pas avec un BEP secrétariat qu'elle allait pouvoir
trouver une place dans une école d'art
spécialisée dans la photographie. Car pour avoir un
BAC Pro Photo, il fallait d'abord qu'elle entre
à l'école avec un niveau première
générale, ou un CAP/BEP Photo. Hors, elle
n'avait rien de tout ça. Mais curieusement, en voyant
son nom, le directeur avait accepté de lui laissé
passer l'examen d'entrée, et que si elle
s'en sortait avec une note conséquente, elle
était acceptée. Morgan ne s'était pas
posée plus de question et avait accepté. Ayant
obtenue une note plus que suffisante, elle s'était
fait une place dans l'école, enfin, le campus
« Photomaton ». Comme quoi certains
créateurs manquaient cruellement
d'imagination.</p>
<p>    Et aujourd'hui, son
appareil photo dans les mains, sa valise laissée à la
réception, elle cherchait sa salle. D'après la
dame qui l'avait reçu, son professeur principal
s'occuperait de lui donner son numéro de chambre,
là où toutes ses affaires auraient, en toute logique,
été envoyé. Mais là, elle eut
l'impression de s'être perdue. Tous les couloirs
se ressemblaient étrangement, et cela n'était
pas pour lui faciliter la tâche. Elle poussa alors une porte
battante et pénétra dans un autre couloir, perdue
dans ses pensées. Mais l'homme qui faisait rebondir
son ballon de basket devant une salle vide, elle le vit
parfaitement. Morgan n'était pas du genre distraite,
au contraire, elle était très attentive. Sauf en
cours, bizarrement. Sans même oser poser ses yeux sur cet
homme qui ne l'intéressait aucunement, elle passa
près de lui tout discrètement,
légèrement, sans faire une seul bruit. Et se remercia
alors personnellement à avoir penser à mettre ses
chaussures qui la rendaient aussi discrète qu'un
courant. Et puis, l'homme ne la regardait même pas,
pourquoi l'aurait-il regardé? Aucun homme ne la
regardait jamais, toute sa scolarité s'était
déroulé ainsi jusqu'ici. Les hommes
préférait faire attention aux filles qui attiraient
le regard par leur décolleté. Morgan était
certainement trop naturelle et franche pour eux. Elle ne les
intéressait pas. Alors, même si elle avait
l'habitude de ce genre d'ignorance de la part
d'un être du sexe opposé, elle ressentit comme
un mal-être. Il n'avait même pas remarqué
sa présence, et elle aurait pu prendre cela comme une
insulte. Les rebonds du ballon orange parcourut de fines lignes
noires raisonnèrent à ses oreilles et couvrirent ses
pas. Lorsqu'elle passa près de lui, une
délicieuse odeur de pin lui parvint. Une odeur
étrange pour un homme. Quoi que, le shampoing de Tony
était parfumé au kiwi. Peut-être que cet homme
était gay lui aussi? La jeune femme sourit. À force
de vivre avec deux homosexuels, elle voyait des gays partout.
Tendant la main vers la porte battante pour l'ouvrir, elle
fut interrompu par une voix qui s'éleva dans le
couloirs. Se fut comme un murmure parfaitement audible, ou un appel
timide. Une voix particulière qui avait sensuellement
glissé ce prénom à son oreille.</p>
<p>- Morgan...?</p>
<p>    La jeune femme,
envoûtée inconsciemment par cette voix, se retourna.
Ses cheveux glissèrent dans son dos et sur ses
épaules, et ses yeux émeraude rencontrèrent
alors pour la première fois ces deux orbes argentées
qui la regardaient, brillantes d'émotion. Un regard si
froid, mais en même temps si mystérieux qu'il
n'en était pas effrayant, au contraire. Il
était envoûtant. En fait, il était si
ensorcelant que la jeune femme en perdit momentanément le
sens de la parole. Et pourtant, il était très
difficile de la rendre muette, cette Morgan. Alors, incapable
de parler, elle parcourut cet homme du regard, et fut
fasciné par autant de classe. Des cheveux si blond
qu'ils brillaient comme de l'ivoire, et un visage
si...parfait. Une peau qui paraissait si douce que Morgan
sentit sa main lui démanger. L'envie de toucher cet
homme la faisait trembler, et elle sentit son sang dans ses veines
s'affoler. Elle qui n'avait jamais rien ressentit pour
un homme, se retrouva complètement démuni face
à celui-ci. Ou plutôt, face à cet être
parfait venu d'ailleurs.</p>
<p>    Mais, au bout d'un
moment, Morgan se rendit compte que cet homme, aussi parfait
était-il, restait totalement muet. Avait-elle
rêvé cet appel? Ou bien se moquait-il d'elle?
Les hommes aimaient se moquer d'elle
généralement. Il la regardait simplement, ces yeux
couleur de fer toujours aussi intenses. Gênée, Morgan
se replia sur elle-même. En fait, cet homme était un
imbécile, et toute magie s'évapora. La jeune
femme ne ressentit alors plus que du mépris pour lui. Il
n'était plus envoûtant désormais, il
était détestable. Il avait voulu se moquer
d'elle? Très bien.</p>
<p>    Fronçant les sourcils,
Morgan retrouva son assurance et fronça les sourcils.
Pourquoi perdre la parole devant un nigaud pareil! Avisant le
ballon de basket, toujours au pied de cet inconnu, Morgan trouva la
réplique adéquat et s'adressa directement
à lui:</p>
<p>- Encore un basketteur sans cervelle,
lança-t-elle acide.</p>
<p>    Elle tourna alors les talons
et poussa la porte battante d'un geste
théâtrale. Peut-être les hommes ne
l'aimaient-ils pas pour ça, pour son sale
caractère. Oui, Morgan avait très mauvais
caractère, elle en était consciente, mais
n'avait pas l'intention de changer dans le simple but
de plaire. Elle voulait plaire oui, mais plaire à
quelqu'un pour ce qu'elle était, pas pour ce
qu'elle voulait montrer. Elle, elle montrait ce qu'elle
était, et c'était sûrement cela qui
éloignait les hommes d'elle. Et bien tant pis, elle
attendrait celui qui l'accepterait telle qu'elle
était, elle et son caractère de cochon. Mais Morgan
était parfaitement consciente qu'un homme pareil
devait certainement se trouver à des milliers de
kilomètre d'elle.</p>
<p>    Mais jamais elle ne se serait
douter qu'en réalité, il se trouvait juste
derrière elle, de l'autre côté
d'une porte.</p>
<p style="text-align: center;">Mmh...alors, qu'est-ce que vous en dites?</p>
<p style="text-align: center;">On
retrouve bien Brad et Morgan là non?</p>
<p style="text-align: center;">Sauf
que là ils sont âgés de 23 et 18 ans
</p>
<p style="text-align: center;">Sa me
prend vachement de temps de tout recopier </p>
<p style="text-align: center;">Mais
bon, plus qu'un chapitre</p>
<p style="text-align: center;">En
attendant je vais vous publier la suite de celui-là avant de
reprendre mon copiage long et chiant</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">PS:</p>
<p style="text-align: center;">en
image, Morgan</p>
<p style="text-align: center;">L'est
belle hein?</p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1080688/Le-basketteur-et-sa-demone-1/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/---Le-basketteur-et-sa-demone---1----17072008-203600-lp-1080688.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1080688/Le-basketteur-et-sa-demone-1/</guid>			<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 20:36:00 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[MES CHIWIIIIIIIIIIIIS !!!!]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: center;">Ah
ça faisait longtemps que je n'avais pas écris de
petit article de début de page ça fait du bien !
 ( même ce smiley trop niais m'a
manqué  )</p>
<p style="text-align: center;">Bref
bref,</p>
<p style="text-align: center;">vous
vous doutez bien qu'avec cette longue absence, j'en ai des choses
à vous raconter!</p>
<p style="text-align: center;">Premièrement, je n'ai toujours pas trouvé
d'employeur dans une librairie  je désespère, d'autant
que je devais commencer le boulot le 1er Juillet  et on est le 17 </p>
<p style="text-align: center;">Deuxièmement, Gabie a une chérie!
Rencontrée à la Gay Pride, on s'entend super
bien...pour le moment </p>
<p style="text-align: center;">Troisièmement, je sors d'une pharingite
carabinée! La merde, tomber malade alors qu'il fait 30
à l'ombre dehors! Non mais je vous jure </p>
<p style="text-align: center;">Et
quatrièmement, le plus important, j'ai un cadeaux à
faire.</p>
<p style="text-align: center;">J'avais promis une surprise à Gaëlle, une
fidèle lectrice, amie des deux frapadingue Natouly et Marie,
elle est aussi une fervante admiratrice du couple Gay le plus
célèbre de ma trilogie: Daniel et Tony.</p>
<p style="text-align: center;">Oui,
je lui avais promi une surprise, et j'avais dans l'intention de lui
faire une vidéo, malheureusement, mon ordi transformé
en grille pain, il y a eu de nombreux dégâts
. Il a fallu que je réinstalle
Internet et mis à par ça et World, je n'ai plus rien.
Donc, pour la vidéo, je suis désolé
Gaëlle, vraiment, mais ça ne va pas être possible
dans l'immédiat. Mais je te jure sur ma tête que je
t'en ferais une, spéciale Daniel et Tony. De toute façon, je les adore, alors
cette vidéo c'est obligé que je la fasse un
jour.</p>
<p style="text-align: center;">Bref,
donc comme cadeau, j'ai décidé de
t'offrir:</p>
<p style="text-align: center;">Leur
Histoire!</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Oui
je sais, ça ne veux rien dire, mais en fait, j'ai
décidé de te raconter comment m'est venu, à
moi, dans mon esprit tordu, l'idée de ce couple peu banale
de Dan et Tony.</p>
<p style="text-align: center;">Et
bien voilà.</p>
<p style="text-align: center;">En
commençant <em>"Entre deux mondes"</em> ni l'un ni l'autre
n'étaient sensé être gay. J'avais dans
l'intention de caser définitivement Daniel avec Katy
 et de faire de Tony un éternel
Homme Parfait Célibataire.</p>
<p style="text-align: center;">Et
puis un jour, je suis tombé sur une fic yaoi : <em>Sensitiv
yaoi : "Le Stage"</em> de Camella. Et je me suis dis...pourquoi ne
pas mettre des gays dans mon bouquin?</p>
<p style="text-align: center;">Et
bien le premier couple qui m'est venu à l'esprit, attention
accrochez-vous, ce n'est pas celui de Daniel et Tony mais celui
de...Brad et Daniel    Délicate entreprise, je vous
l'accorde. Et puis, plus j'avançais dans l'histoire et plus
je me disais que Brad n'avait rien à faire avec notre Bad
Boy préféré, et que, pour le bien de
l'histoire, Darby se devait d'être homophobe. Donc, j'ai
abandonné cette idée. Et je me suis rabattu sur le
seul mec potable de l'histoire encore libre, et qui ne soit pas un
serial killer en puissance: Tony!</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Et
là, comme par miracle, je me suis rendu compte que leur deux
caractères s'accordaient parfaitement, et que, plus je me les représentait
tous les deux, plus leur caractère diamètralement
opposé s'affinaient et se dessinaient.</p>
<p style="text-align: center;">Et je
me suis dis...ces deux-là sont fais pour être
ensemble! </p>
<p style="text-align: center;">Tony
l'éternel ado farceur et éternellement fou amoureux
de son coéquipier espagnol et doux comme une femme, et
Daniel le ténébreux bourru aussi maladroit
qu'un ours psychopathe dans un magasin de cristal.</p>
<p style="text-align: center;">Autant vous dire que ce couple n'a pas fini d'en baver
</p>
<p style="text-align: center;">Bien
sûr, le fait que je sois sadique y est aussi pour beaucoup
</p>
<p style="text-align: center;">Enfin
bref, tout ça pour dire que, avec ces deux-là, j'ai
vraiment le sentiment d'avoir créer un couple parfait!
 Enfin selon mon point de vu hein
</p>
<p style="text-align: center;">Voilà voilà !</p>
<p style="text-align: center;">Ma
Gaëlle que j'adore, le jour où je pourrais enfin faire
cette vidéo, je te la dédicacerais c promi, alors
désespère pas </p>
<p style="text-align: center;">Maintenant il faut que je recopie deux autres chapitres
sur l'ordi </p>
<p style="text-align: center;">Et
oui, je vous en ai écri trois </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">BIZZ</p>
<p style="text-align: center;">a
tout de suite !</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">PS:</p>
<p style="text-align: center;">en
image, Natouly qui s'est prit pour...Daniel
Pérez!</p>
<p style="text-align: center;">Décidément elle nous aura tout
fait</p>
<p style="text-align: center;">Et
encore, vous l'avez pas vu quand elle se prend pour Jared
Leto!</p>
<p style="text-align: center;">Tro
tro bien!</p>
<p style="text-align: center;">En
fait là, elle s'est pri pour un inspecteur de
quartier</p>
<p style="text-align: center;">Son
blog:</p>
<p style="text-align: center;"><a href=
"http://natouly.skyrock.com">NATOULY</a></p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1080361/MES-CHIWIIIIIIIIIIIIS/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/MES-CHIWIIIIIIIIIIIIS------17072008-143559-lp-1080361.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1080361/MES-CHIWIIIIIIIIIIIIS/</guid>			<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 14:35:59 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>