<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Une année au Japon]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2008-09-15T19:27:49+02:00</updated>		<entry>			<title>Ponyo Ponyo ou le devoir accompli</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Impossible pour tout habitant du Japon d'echapper au phenomene qui touche l'archipel ces derniers temps : Gake no ue no Ponyo, le nouveau film de Hayao Miyazaki.A la tele : des pubs pour Ponyo. Dans le train : des affiches de Ponyo. Au karaoke : des extraits de la B.O. de Ponyo. Et surtout, cette chanson tellement insupportable interpretee par une gamine qui passe en boucle dans votre tete pendant des heures si vous avez eu le malheur de l'entendre par hasard ne serait-ce que quelques instants :on, Sosuke qui la recueille et l'emmene avec lui en promettant de la proteger.Recuperee par son createur/pere, un drole de zigoto a l'allure humaine, Ponyo exprime son souhait de devenir humaine pour rester aux cotes de Sosuke et profite d'une inattention de sa part pour s'enfuir et se changer en humaine grace a ses pouvoirs magiques.A la fin de la seance, j'avais plus sommeil que jamais mais je suis rentree chez moi toute fiere et contente avec le sentiment du devoir accompli. <em>Photo : mamzelle Miho </em></p>				</div>			</content>			<id>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1127594/Ponyo-Ponyo-ou-le-devoir-accompli/</id>			<link href="http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1127594/Ponyo-Ponyo-ou-le-devoir-accompli/" />			<author>				<name>ryuugakusei</name>				<uri>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-15T19:09:08+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Pour ceux qui trouvent encore que les carpes ne sont pas si répugnantes...</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Admirez !</p>				</div>			</content>			<id>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1127240/Pour-ceux-qui-trouvent-encore-que-les-carpes-ne-sont-pas-si-repugnantes/</id>			<link href="http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1127240/Pour-ceux-qui-trouvent-encore-que-les-carpes-ne-sont-pas-si-repugnantes/" />			<author>				<name>ryuugakusei</name>				<uri>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-04T10:32:18+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>&#39746;&#12398;&#26053;&#36335; (tamashii no tabiji)</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Comment pourrait-on traduire le titre de ce morceau de nos amis
de JJJB... Voyage spirituel ?  <strong>Mardi 12 aout : retour dans le Tochigi</strong> La sonnerie crispante du reveil me tire de mes doux songes
vers 8h30 le matin du 12, j'ai encore dormi moins de six heures
cette nuit... Ces derniers temps j'ai vraiment pris la mauvaise
habitude de me coucher a pas d'heure.Je me refugie
derriere le fait que me coucher a 3h passees
m'aidera a me rehabituer a l'heure
franaise (dans le genre excuse bidon... ) J'ai rendez-vous avec Ai et Senpai directement dans le train qui
nous ramenera dans le Tochigi. Ai a tout
note sur un petit bout de papier, elle a meme
gribouille un petit schema pour m'indiquer dans
quelle voiture monter, j'ai un peu l'impression d'etre prise
pour une demeuree mais au fond je suis touchee par
l'intention. J'obtempere sagement aux ordres du petit papier et retrouve
les deux tourtereaux quand le train arrive a Ikebukuro, et
ne tarde pas a fermer les yeux pour tenter de
recuperer un peu de sommeil. Ai et Senpai me croient
endormie et je sens bien que a s'agite autour de moi,
qu'ils se servent de moi pour faire les pignoufs, prendre des
photos, a m'amuse alors je les laisse faire, meme si
j'ai du mal a me retenir de rigoler.  Qu'est-ce que j'envie les gens qui arrivent a s'endormir
n'importe ou a n'importe quelle heure, moi si je ne
suis pas dans un lit...  Bref nous arrivons a la maison a peu pres pour
l'heure du dejeuner : okaa-san nous a prepare
plein de bonnes choses. Ca fait tellement longtemps que je n'ai
rien mange qui ressemble a de la vraie cuisine que
j'engloutis tout a en un temps record tout en savourant
tout de meme chaque bouchee. Trop occupee ces
derniers temps, je survis au niveau alimentaire en alternant les
boui-boui pas cher et les plats tout prepares du
konbini. A peine le temps de digerer que nous voila partis
pour la piscine du coin. J'ai un peu peur : je n'ai qu'un deux pieces de plage, pas
de bonnet de bain : a va passer quand meme ? Sont
tellement tatillons en France, je n'ose pas imaginer ce que
a donne au Japon. Pas de probleme, m'assure Ai, ici ils sont tres
tolerants. En effet, ce que je vois en arrivant pres du bassin me
sidere : des gens sont carrement en train de nager
tout habilles, en short et Tshirt, sous l'oeil du
maitre nageur qui ne semble pas y trouver quelque chose
a redire. Pourtant l'eau n'est pas sale outre mesure et surtout, surtout ! il
n'y a quasiment personne, seulement quelques enfants et leurs
parents dans le petit bain. Nous nous enduisons mutuellement de creme solaire et sautons
dans l'eau (froide !) Senpai est un homme qui aime le danger, qui aime prendre des
risques ! Il deboule dans la piscine muni de son appareil photo
histoire d'immortaliser quelques-unes de nos pignouferies
aquatiques. Puisque on est la, autant en profiter pour faire raffermir
nos chairs molles, je me lance dans quelques longueurs mais je ne
tarde pas a etre stoppee dans mon elan
sportif par une Ai deja fatiguee qui veut
aller faire du shopping. Ainsi soit-il : allons donc faire du shopping, c'est les vacances,
tout me convient (et apres il y en a encore pour me
qualifier de ch*euse, tss... ) Il y a bien longtemps que j'ai renonce a chercher des
vetements susceptibles de m'aller dans ce pays, en revanche
mon frere est grand et sec comme un nippon et c'est
bientot l'anniversaire de ce pignouf : peut-etre
aurais-je des chances de lui trouver quelque chose. T-shirt moulant rose, short faussement use, santiags dignes
des plus grandes rois lionnes de Shinjuku... je ne me ferai
decidement jamais a la notion de
virilite de nos amis nippons... Tiens ! Une chemisette avec
un mont Fuji et des fleurs de cerisiers ! Violette en plus, 100%
style homme de main de yakuza, vendu !  Mais un gara change
beaucoup... Bon, il doit etre gaule a peu
pres comme Senpai, ce dernier propose gentiment de servir de
mannequin, helas a a l'air d'etre un peu juste
et je dois me rabattre sur la taille au-dessus qui n'existe qu'en
vert : c'est rate pour l'effet yakuza ! J'achete quand meme la chemisette, fiere de ma
trouvaille et nous finissons la journee dans un restau de
cuisine franaise pour feter l'anniversaire
d'okaa-san. Le pain est bon, a, oui, je ne leur retire pas, mais la
nourriture... du concentre de gras. J'ai l'impression que je vais prendre cinq kilos rien qu'en
regardant ce " steack hache " degoulinant de
graisse. Est-ce ainsi que l'on peroit la nourriture
franaise ? Je zieute un peu les tables alentours, tout le monde a l'air de se
regaler, je ne vais pas gacher le bonheur familial
quand on me demande si c'est bon et et si a ressemble bien
a la nourriture franaise. " Oui, oui,
reponds-je tout de meme d'une petite voix, surtout le
pain... "  En rentrant a la maison, je prends mon bain et me jette dans
le futon, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi pendant des
jours. Je suis bientot rejointe par Ai et Senpai qui lui dort
dans le lit, tout seul. Une petite visite surprise d'otoo-san qui
doit vouloir s'assurer que sa fille cherie ne partage pas le
meme lit que son copain et nous pouvons nous endormir la
conscience tranquille. Je me reveille en pleine nuit et obtiens une nouvelle preuve
flagrante de mon manque de feminite dans ce pays :
j'etais en train de dormir exactement dans la meme
position que Senpai : sur le dos, main derriere la nuque,
l'autre sur mon ventre, genou replie, il n'aurait plus
manquer que je ronfle... Je suis tentee d'eclater de
rire face a cette similitude (le poil aux pattes au moins
tout de meme...) en nous comparant a Ai si mignonne
qui dort recroquevillee sur elle-meme comme une petite
chose fragile mais a 4h du matin ce serait peut-etre
un peu malvenu... <strong> Mercredi 13 : Edo Wonderland</strong> 7h du matin, otoo-san deboule dans la chambre
(peut-etre encore pour verifier si tout le monde a
bien dormi a sa place...) : debout les enfants ! Dans une
heure on part pour Nikko, on va visiter Edo Wonderland
! Edo Wonderland... Ca me dit quelque chose. Ah oui ! Cette
reconstitution d'un village de l'epoque d'Edo (1603-1868)
ou on peut se balader en louant des deguisements
(brochure en franais ici !) Je m'extirpe peniblement de mon futon. Aie, ouille,
c'est pas la forme, j'ai des brulures d'estomac et un bon mal
de crane, serait-ce deja le stress du
depart ? Vers neuf heures, voila toute la petite famille
arrivee au fameux Edo Wonderland. Le site est
entouree par les montagnes, ce qui n'empeche pas la
journee de s'annoncer plus que chaude. Nous achetons des
ombrelles pour nous proteger du soleil et commenons
notre exploration en croisant diverses personnes qui se sont
pretees au jeu du deguisement et qui se
baladent en samourai, geisha, ninja, des costumes que l'on
peut louer a l'entree du village. Je jouerais bien le jeu moi aussi mais il fait trop chaud pour
porter un costume de ce genre, en plus je suis toujours aussi mal
en point qu'au reveil, j'espere que a va
passer...  Salons de the, exposition d'armures de sabres de
samourai (faux), estampes (fausses elles aussi),
theatre, maison " hantee " sur le theme
des ninjas, les activites et choses a voir ne
manquent pas mais mon attention est vite attiree vers la
riviere ou il semble y avoir de l'action. En effet
une ARMEE de carpes sont en train de se grimper les unes sur les
autres dans un bruit de succion et ouvrent grand leur bouche
immonde dans l'attente de nourriture que leur jettent des
enfants. J'en ai vu des carpes durant mon sejour mais jamais elles ne
m'ont semble aussi repugnantes et surtout aussi
nombreuses. Ai se penche sur le ponton et met son doigt dans leur
bouche, que ces sales betes s'empressent d'essayer
d'aspirer. " Mais arrete, m'ecrie-je indignee, c'est
degueulasse ! - Mais non, rit-elle, c'est marrant, a chatouille, tu
devrais essayer ! - Pas question, jamais !! Beurk, a me donne envie de
vomir. - Elles sont trop mignonnes, j'aimerais bien en adopter une... "
conclue-t-elle en soupirant. Sans commentaire.   Nous continuons notre route et arrivons jusqu'a la place du
" village " ou des ninjas donnent un spectacle en faisant
participer des enfants. Nous choississons plutot d'entrer
dans un des petits theatre ou un spectacle de
magie avec de l'eau va commencer. C'est sympa mais ce qui me marque surtout c'est tout ce
gachis... surtout quand il fait aussi chaud ! Toute cette eau
perdue, qui va s'evaporer sans avoir servi (pour un usage
utile j'entends) quel malheur... A la fin de la representation, nous continuons notre
exploration du village, je m'attarde particulierement sur la
prison ou sont enfermees et torturees
plusieurs pauvres poupees (je suggererais bien qu'on
les remplace par les niards hurleurs...) pendant qu'Ai et Senpai
regardent une petite piece de theatre. Un
monsieur vient gentiment me donner quelques explications sur la vie
dans les prisons a l'epoque. Eh bien mieux valait etre un honnete homme ! Mon chemin m'emmene ensuite jusqu'a la visite d'une "
maison de l'histoire " ou sont mis en scene quelques
evenements historiques importants de l'epoque
Edo : je suis fiere de reconnaitre la plupart sans avoir a lire les legendes.  Mes brulures d'estomac reprennent de plus belle, je lutte
pour ne pas marcher pliee en deux et adopte le visage " tout
va tres bien ", apres tout, il n'y a rien a
faire de toute faa
passe. Nous avons lu sur la brochure que diverses processions avaient lieu
dans la journee, c'est donc sans surprise que nous entendons
vers midi une annonce nous prevenant qu'un mikoshi va
etre porte le long de l'allee principale du
village. Nous sommes enjoints a prendre un bol
trainant au pied de baquets et a le remplir d'eau pour
le balancer sur le mikoshi quand il passera a notre
portee. Peuh, meme pas impressionnee, j'en ai
porte un de mikoshi moi, un vrai d'abord ! Et pas un en bois
Ikea comme celui qui arrive vers nous, balance dans tous les
sens par les porteurs/employes d'Edo Wonderland. Balancer l'eau sur le mikoshi... mon oeil ! Ceux qui sont
trempes des pieds a la tete, ce sont les
porteurs. Je souponne certains nippons de prendre un
veritable plaisir a balancer ainsi des litres d'eau
a la tete de ces pauvres garons, c'est qu'ils
recidivent en plus ! Heureusement qu'il fait chaud. J'ai
tout de meme un peu de scrupule a arroser un parfait
inconnu en plein labeur mais comme je vise mal de toute
faon l'eau que contenait mon bol s'abat sur la tete
de quelqu'un et non pas sur le mikoshi qui est bien plus sec que
ses porteurs.  Nous partons apres a et je pense que c'est une bonne
decision etant donne que le ciel devient
menaant. Ca ne loupe pas : l'orage eclate pendant
que nous dejeunons dans un restaurant de soba perdu au
milieu de nulle part. Ai se tourne vers moi : " tu entends ? L'orage du Tochigi est
different des autres coins du Japon, il est vraiment fort
ici tu ne trouves pas ? - En fait je trouvais plutot que les orages qu'on avait eu
jusqu'ici etaient assez faibles. En France a
ressemble plus a ce qu'on entend maintenant. " Je me sens de moins en moins bien, j'ai tellement mal a
l'estomac que j'en viens a avoir la nausee, j'ai
l'impression qu'on est en train de tirer dessus pour l'entortiller
dans tous les sens, sans compter le mal de crane qui a repris
de plus belle. Heureusement qu'on n'a rien prevu pour l'apres-midi,
je ne peux plus cacher que je me sens mal et des qu'on
arrive a la maison je vais m'ecrouler sur le futon en
grelottant malgre la chaleur. Je deteste etre malade devant tout le monde : les gens
s'inquietent et vous n'allez pas mieux pour autant. Les
parents d'Ai ne savent pas quoi faire pour que j'aille mieux, ils
proposent meme de m'accompagner a l'hopital mais
je ne veux surtout pas : je me rends compte que je veux juste
etre seule et comater tranquillement.  Plus ils sont aux petits soins, moins je me sens bien, a
m'ennuie tellement qu'ils se fassent du souci pour moi. Du coup
j'exprime avec quelque hesitation mon souhait de rentrer
chez moi dans la soiree : j'ai peur qu'ils le prennent mal,
qu'ils soient vexes... Je ne sais pas ce qu'il est en pour
vous mais quand je suis malade je veux juste etre seule :
pouvoir gerer la clim comme je l'entends, manger si j'en ai
envie et a l'heure que je veux. Heureusement Ai comprend tres bien mon sentiment et ne se
formalise pas du tout de ma volonte de les abandonner
lachement, le reste de la petite famille non plus
d'ailleurs. Otoo-san me propose meme de me raccompagner en voiture,
inquiet de savoir si j'arriverais a rentrer chez moi toute
seule. Je le rassure et insiste pour rentrer en train, il
abandonne. Je suis vraiment mal de m'enfuir comme a, surtout que c'est
mon dernier sejour ici mais l'idee de passer encore
une journee dans cet etat et hors de mon cocon me
parait insurmontable... Ils me raccompagnent a la gare vers 19h et okaa-san me
confie un bento pour le diner. Incorrigible okaa-san... je culpabilise encore plus de partir comme
une voleuse.  Arrivee chez moi pliee en deux apres un trajet
qui ne m'avait jamais semble aussi long, je me regale
de ces boulettes de riz preparees avec amour tout en
lisant le sourire aux levres le petit mot qu'a glisse
okaa-san dans le sac pour me dire de vite recouvrir la
sante. Heureusement que nous ne nous sommes pas quittes sur ce
depart precipite, nous nous reverrons la
semaine prochaine pour aller a l'aeroport. J'appelle pour les rassurer et m'endors quelques secondes
apres m'etre glisse dans mon lit. <strong> Jeudi 14 : au revoir les garons</strong> Je me reveille en bien meilleure forme que je ne me suis
couchee hier. Qu'est-ce qui m'est arrive finalement ?
Mystere. Bah le principal c'est que a aille mieux
! J'ai toute la journee pour legumer avant que nous
n'allions avec Lorraine assister a notre dernier concert de
JJJB. Le dernier... je ne percute pas vraiment. Il s'est
ecoule tant de temps depuis le jour ou on
s'est rencontres quand on se les gelait au parc de Yoyogi
? Je m'en souviens encore tres bien. Est-ce que je vais
reussir a ne pas pleurer ce soir ? Et si je pleure, est-ce qu'ils seront genes, est-ce
que je pourrais les prendre dans mes bras pour me consoler ? Je
suis en tout cas quasiment sure qu'ils seront beaucoup moins
affectes que nous. Je passe la journee a glandouiller et arrive le
moment ou on se retrouve devant la salle, puis devant la
scene de la Mama, a Shibuya. Je suis bien contente qu'ils jouent la ce soir, je ne compte
plus les fois ou nous sommes venues dans cette salle. Ca
leur est bien arrive deux ou trois fois de jouer ailleurs,
mais si je devais les rattacher a un endroit, ce serait bien
celui-ci. Lorraine prend quelques photos de la salle et des posters qui
ornent les murs depuis que nous sommes au Japon (et surement
depuis bien longtemps avant meme...) Ce soir JJJB est le dernier groupe a passer, ils sont
finalement arrives a la " meilleure place ", celle de
ceux qui ont le privilege de cloturer la
soiree. Je suis un peu deue : Taro deboule avec
un costume normal alors qu'il m'avait promis de mettre son costume
a fleurs ringard pour nous faire plaisir. La grosse tete se met a chanter, les trois autres
a jouer de leurs instruments, ils enchainent tous les
morceaux que j'aime, l'ordre n'aurait pas pu etre meilleur,
tout pour me pousser aux larmes. Pourtant et contre toute attente, je n'ai pas envie de pleurer.
Lorraine non plus, visiblement. Je suis nostalgique, mais contente
et je n'ai pas le moral dans les chaussettes. Peut-etre que
j'ai accumule trop de fatigue pour realiser. Ils terminent en beaute avec mon morceau
prefere : Saiseisan rock puis quittent la scene, les lumieres
baissent. Alors, a y est ? C'est fini ? Deja... J'ai
envie de crier " encore ", de demander un rappel. Ca ne peut pas etre deja fini. Je ne suis pas
prete psychologiquement ! XD Peut-etre ont-ils entendu mon appel muet, voila
Taro qui revient sur scene et qui annonce : " bon,
c'est pas vraiment un rappel mais il y a une chanson qu'on aimerait
jouer... Vous savez normalement les groupes de rock gardent leur
chanson la plus bruyante pour le rappel, mais la pour le
coup, elle est assez calme... C'est une chanson qui s'appelle Tamashii no tabiji, elle est
dediee aux gens qui voyagent...J'avais envie de la
chanter... Bref, ecoutez s'il vous plait. " Je reconnais cette chanson aux premieres notes, elle est sur
le CD mais ils ne l'avaient encore jamais jouee jusqu'ici,
a aucun de leurs concerts ou nous etions
allees (c'est-a-dire quasiment tous XD). En effet
elle est assez calme, pas terrible pour mettre une ambiance de feu.
Dediee aux gens qui voyagent... Serait-ce possible que... ? Non, je dois me faire des idees.
J'interroge Lorraine, elle pense a la meme chose que
moi. Finalement nous n'oserons jamais leur demander, de peur de
mourir de honte si le fait qu'ils jouent cette chanson
precisement ce soir n'est pas un clin d'oeil qui nous
etait destine. Je me laisse porter par la melodie, en repensant a
tous les moments passes avec eux : nos karaokes, le tour en moto avec Taro, le yakiniku et le debat sur Godard, la soiree jeux video avec la Nintendo Pikachu d'Oi-chan, la bataille de neige, la decouverte du saucisson... Cette fois-ci, les larmes ne sont pas loin mais elles ne sortent
pas, pourtant je n'essaie pas specialement de me
retenir. Peut-etre que j'ai tout simplement enfin compris que ces
derniers jours ici n'etaient pas plein d'adieux mais de
simples au-revoirs. Le morceau se termine mais Taro ne lache pas son micro
: " desole, finalement, ce n'est pas encore fini !
Pour etre un groupe de rock digne de ce nom, il faut qu'on
finisse ce concert sur notre morceau le plus bruyant, c'est
inevitable ! " Ils se marrent et entament les premieres notes de 61
gosen.  Le concert est termine pour de bon. Cette fois c'est bel et
bien fini. Je suis moins frustree que tout a l'heure, maintenant
j'ai meme une sorte de sentiment de devoir accompli,
d'acheve (mais bien sur pas dans le sens ou
c'etait une corvee hein ! XD) Nous sortons de la salle avec Lorraine et attendons devant qu'ils
finissent par sortir. Quand ils nous verront, nous salueront-ils rapidement juste avant
de partir, pretextant qu'ils sont occupes ? Nous
attendons en inspectant une moto garee devant la salle, en
commenant a imaginer son proprietaire : serait-ce un
jeune homme du batiment avec des muscles et sa serviette sur
la tete ? Quelle deception quand nous voyons sortir
d'un immeuble voisin un etranger de type keke
qui chevauche cette moto et y installe derriere lui sa
japonaise aux genoux desarticules. Les minutes passent, se font longues, les garons finissent
par sortir. Nous discutons un peu tous ensemble, je leur ai apporte les
terrines qu'il me restait en stock, ils sont tous prets
a bondir dessus comme des rapaces et decident
finalement de les jouer a pierre-papier-ciseau. Je finis par
me retrouver je ne sais trop comment en tete a
tete avec Ma-chan. " Alors a y est... vous partez... - He oui, c'est venu vite finalement. - Tu l'as dit. Alors tu reviens quand ? Au plus tot. - Ben, je reviens pas en fait. - Ah bon ?? Pas du tout, du tout ? Je croyais que c'etait
prevu ! - Non, je reviendrai surement, mais a dependra
de beaucoup de choses, je ne sais pas... - J'aurais aime qu'on fasse un peu mieux connaissance, je
suis desole de ne pas etre tres sociable
et de n'etre jamais venu boire un coup avec vous. - C'est pas grave, on gardera contact grace au saucisson
maintenant que vous etes accro. Je vous en enverrai, et
n'oubliez de m'envoyer le nouvel album ! - Ca marche, je t'enverrai des gyoza senbei, c'est une
specialite du Tochigi ! Ca donne vraiment mauvaise
haleine mais c'est super bon ! - Ben forcement, si c'est au gyoza... " conclue-je en
souriant. Il ne reste plus beaucoup de temps avant le dernier train mais
Taro propose que nous allions tous boire un verre ensemble,
nous savons bien que c'est pour une occasion speciale,
meme s'il ne prononce pas le mot fatidique... " Pot d'au
revoir " Une fois installes, j'engueule ce naze de Taro pour ne
pas avoir mis le costume que nous aimons tant, il se defend
en pretextant que le pressing ne l'a pas encore
nettoye. Ce soir la copine d'Oi-chan est la aussi. LA fameuse copine
d'Oi-chan. Elle a longtemps attise ma curiosite, je
me demandais quelle genre de japonaise pouvait etre
attiree par Oi-chan et surtout comment elle supportait ses
infidelites (jamais evoquee
explicitement avec nous mais souvent sous-entendue). Finalement
c'est un petit bout de fille normale, discrete mais mignonne
et a l'air assez pose. Je suis bluffee par son sang-froid et son amabilite
envers nous. Comme elle doit nous hair... (moi a sa
place je me serais haie. Si mon copain dormait de temps en
temps avec deux japonaises j'aurais envie de les trucider, c'est
une reaction humaine et parfaitement normale, non ? ) On parle de tout et rien, on rigole comme d'habitude et au moment
de se dire au revoir devant la gare, on prefere se
quitter normalement, sur un " a plus " banal. Pas de longs au revoirs, pas d'ambiance pesante ni de larmes, c'est
bien mieux comme a. Nous reviendrons ! Pour que la boucle soit bouclee, de retour a Sengawa
nous allons avec Lorraine manger au Royal Host, le restaurant qui
reste ouvert le plus tard et celui ou nous avions l'habitude
d'aller apres les concerts de Juke Joint Jive Band. Apres, je ne me souviens plus. Je me rappelle juste avoir
ecoute leur CD en boucle dans la journee qui a
suivi, en me rememorant nos bos souvenirs la banane aux
levres. Je suis vraiment heureuse de les avoir rencontres !  <em>Photo : Oi-chan en star du RnB avec sa bande autour de lui !
XD De gauche a droite : Ma-chan, Yuka, l'amie d'enfance
de Ko-chan, Oi-chan, moi, Lorraine, Taro avec sa
terrine a la main et en bas Ko-chan</em></p>				</div>			</content>			<id>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1122141/BnAi-tamashii-no-tabiji/</id>			<link href="http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1122141/BnAi-tamashii-no-tabiji/" />			<author>				<name>ryuugakusei</name>				<uri>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-15T09:34:01+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>J-2</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Pouaaah je ne pensais pas que j'aurai autant de choses a
faire avant le depart et surtout, que plier bagages pouvait
prendre autant de temps !
J'ai bien envie de vous raconter tout a mais en ce moment
c'est vraiment pas possible, je le ferai une fois rentree en
France quand je serai a nouveau au calme. 
Je n'aime pas ecrire avec trop de retard parce que les
impressions s'estompent et seuls restent les souvenirs, c'est un
peu moins vivant mais je ferai de mon mieux ! 
En attendant, une petite liste des dix choses que je vais
etre triste de quitter et dix autres que je vais etre
contente de retrouver, hormis les gens (c'est si evident que
c'en est pas drole...)

<strong><span>Dix choses que je
vais etre triste de quitter</span> :</strong>
- les konbini : qu'est-ce c'est pratique ce truc, tous les objets
indispensables a la vie quotidienne a portee
de main en permanence. La seule faille que j'ai pu constater en un
an : pas d'ampoule ! La lumiere est-elle donc moins
indispensable a un japonais que les nombreux magazines porno
vendus dans les konbini ? Et comment ils font pour lire leur
magazine s'ils ont pas de lumiere, hein, hein, hein ?
- le karaoke
- le sentiment de securite n'importe ou et
a n'importe quelle heure
- les concerts et les Galbo qui vont avec (des ptits gateaux
au choco qu'on a pris l'habitude d'acheter avant chaque
concert...)
- le Fanta Grape
- le japonais (la langue, pas l'homme ! je vais etre triste
de ne plus pouvoir le parler tous les jours... sans compter que je
vais devenir nulle XD)
- les saisons bien marquees et les paysages magnifiques
propres a chacune d'elles
- le kotatsu, la table basse chauffante qu'on utilise en
hiver
- l'umeshu, l'alcool de prune (je ne buvais pourtant jamais
d'alcool avant de debouler ici)
- les bains publics

<strong>Dix choses que je vais etre contente de retrouver
:</strong>
- de la viande, de la vraie ! 
- des mouchoirs dignes de ce nom avec lesquels on peut
vraiment se moucher et pas juste s'essuyer le nez (les jours de
rhume c'etait affreux... )
- Paris
- l'anonymat : parfois c'etait marrant d'etre connue
de tout le monde a la fac et d'etre observee
dans les lieux publics mais d'autres fois j'aurais aime
qu'on oublie mon existence et me fiche la paix, pour vivre heureux
vivons caches !
- des vetements a ma taille
- un environnement masculin dans la vie quotidienne (je comprends
pas cette obstination qu'ont les Japonais a separer
les filles des gara les aide pas !)
- des temperatures raisonnables (parce que 37a
va bien cinq minutes hein... )
- la lecture : j'ai quasiment pas lu cette annee faute de
temps et de comprendre tous les kanjis mais c'est vraiment un
passe-temps que j'apprecie beaucoup et je compte bien m'y
remettre, pareil pour les DVD
- mon chien (j'espere qu'il m'a pas oubliee et qu'il
va pas me mordre...)
- les soirees a glandouiller devant la
tele avec ma mere et mon frere

Voili voilou, plus de nouvelles plus tard mais en tout cas, sachez
que je suis plutot contente de rentrer alors que je pensais
il y a quelques mois que ce serait la fin du monde ! 

<em>Photo : un purikura pris avec Ai l'an dernier</em></p>
				</div>			</content>			<id>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1112530/J-2/</id>			<link href="http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com/1112530/J-2/" />			<author>				<name>ryuugakusei</name>				<uri>http://ryuugakusei.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-08-19T19:46:09+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Après l'effort, le réconfort</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>En fait ce voyage date d'avant la journee a la
mer, mais on s'en fiche...</em>

Vous remarquerez que je ne me fele pas souvent pour trouver
des titres originaux aux articles de ce blog mais passons...


Les 7 et 8 nous sommes allees passer toutes les trois avec
Lorraine et Miho une nuit a Yugawara, une ville pres
de Hakone reputee pour ses sources chaudes.
Miho y connaissait un ryokan tres bien ou elle
etait venue plusieurs fois avec son copain.
Au programme de cette petite escapade : rien. Le
neant.
Et qu'est-ce que a fait du bien de ne rien faire, de ne
rien prevoir. Juste trainer, se baigner,
trainer, se baigner, trainer... (bref vous avez
compris). 

Dans le train, deja, a sentait vraiment les
vacances : au fil des stations les gens etaient de moins en
moins nombreux et les buildings grisatres remplaces
par de la verdure a profusion et par la mer. Les panneaux au
design sophistiques propres aux lignes JR ont fini par
disparaitre pour laisser place a des panneaux bien
plus delabres.
A ce moment-la, j'ai commence a vraiment me
sentir en vacances (je vous explique comment fonctionne mon cerveau
tordu : panneau JR = Tokyo, grandes villes = quotidien
; panneau delabre = province = vacances.
Desolee je suis peut-etre la seule a
trouver un rapport entre les panneaux delabres et les
lieux de detente... XD)
A notre arrivee a Yugawara vers 15h, les montagnes,
un ciel bleu magnifique, la chaleur et le chant des cigales qui va
avec etaient la pour nous accueillir.

Je voudrais faire une petite parenthese au sujet de ces
fameuses cigales, les " semi " car c'est vraiment un
element indisociable de l'ete
japonais.
Comme tout le reste des insectes de ce pays elles sont
enormes et quand on tombe nez-a-nez avec le bestiau
on comprend pourquoi elles sont aussi bruyantes, pas besoin de
loupe pour les observer, je vous le dis ! 
J'adore les entendre chanter mais j'aime beaucoup moins quand elles
croisent mon chemin. Commes ces trucs-la meurent vite et
qu'ils sont tres nombreux, quand on se balade de nuit c'est
toujours un peu l'aventure ! Il faut faire attention a ne
pas les ecraser sous peine d'en avoir plein la semelle,
parfois on croit ces fourbes insectes morts et on s'approche
pousse par la curiosite scientifique avant de
s'aperevoir que le truc bat encore des ailes, qu'il a
tellement grandes d'ailleurs que a le fait carrement
sauter.
D'autres fois on sort le parapluie pour eviter qu'ils nous
tombent des arbres et quand c'est encore bien vivant il arrive que
a s'agite
contre notre porte attire par la lumiere, nous
empechant ainsi d'aller sortir nos poubelles tranquillement
!
Bref l'ete au Japon c'est un combat de tous les jours
contre la faune locale ! 

Mais revenons-en a nos moutons. A notre arrivee au
ryokan nous avons ete accueillies par une femme
en kimono qui nous a conduit dans notre chambre en nous fournissant
des explications dans un keigo qui m'a donne l'impression de
passer pour une reine. 
Et il n'y avait d'ailleurs pas que cette faon de s'adresser
a nous qui portait a le croire : " mais qu'est-ce que
cette chambre ? Une entree, une premiere petite
piece, une piece principale plus grande que mon
appartement ? Une salle de bain privee et des toilettes avec
cockpit ? Le tout bien sur dans un decor se voulant
traditionnel - tatami, shoji, fusuma, ikebana - (je viens de
me rendre compte que c'est contradictoire avec les toilettes de
l'espace...) pour notre plus grand bonheur a Lorraine et moi
(eh oui car nous restons de pauvres fans attardees du Japon
emerveillees par le moindre pan de porte coulissante
que nous voyons... )

On nous a apporte le the avec un peu de gelee,
avons fait les imbeciles avec la machine masseuse de pieds
et sommes allees profiter du rotenburo, le bain en plein air
qui nous etait reserve pour une
demi-heure.
Au depart j'apprehendais un peu : autant j'avais
trouve les sources chaudes tres agreables en
plein hiver, autant je doutais que a puisse l'etre
quand dehors il fait deja si chaud.
Finalement a l'etait tout autant : en fait on ne
ressent que la chaleur du bain et plus du tout la chaleur ambiante,
meme si la temperature de l'eau est un peu moins
elevee qu'en hiver.
De notre terrace nous avions une vue magnifique sur les montagnes
environnantes dont nous avons largement profite avant de
sortir de notre bain au bout du temps imparti.
Nous avons ensuite decide de nous balader un peu en
ville et sommes tombees sur un magasin de location de DVD.
Il se trouve que la chambre disposait justement d'une
tele et d'un lecteur, nous n'avons pas
hesite bien longtemps.
Plus que l'envie de faire du tourisme ou meme de bouger tout
court, une seule envie dominait : celle de glander.

Nous avons opte pour un film qui nous obsedait depuis
longtemps tant on nous bourre le crane avec a la
tele : Koizora : une histoire d'amour de lyceens bien
culcul la praline comme seuls les japonais savent en inventer. Tant
mieux : ce serait facile a comprendre !
Finalement a la fin nous faisions moins les malignes et
etions presque au bord des larmes !!!
En effet le pauvre Hiro etait malade et se savait
condamne mais le cachait a sa petite amie pour ne pas
qu'elle le prenne en pitie...  (a m'emeut trop ces
betises, pas vous ?)

A 19h, on nous a apporte la premiere partie du
diner. Je dis la premiere partie car c'etait
la un vrai defile qui avait commence et
qui allait durer environ une heure et demie.
La je dois dire que j'ai ete assez malheureuse
: je n'aime vraiment pas la kaiseki,
la cuisine japonaise raffinee et traditionnelle, je lui
prefere de loin la cuisine familiale (c'est
l'echec de mon integration qui me reste en travers de
la gorge XD).
J'ai donc picore a et la ce que je pouvais
manger, prenant au passage quelques photos de ces plats qui
etaient magnifiquement presentes, a
defaut de les manger.
Heureusement que les filles etaient la pour prendre
ce dont je ne voulais pas, un tel gachis m'aurait fendu le
coeur...
Une fois la panse remplie, nous avons entrepris de regarder le
deuxieme film que nous avions loue : Sakuran, adapte du manga du meme nom par
Moyoco Anno.
Ce film raconte l'histoire d'une femme qui devient oiran, le
rang le plus haut que pouvaient atteindre les prostituees
durant l'ere Edo.
Et la... c'etait fichu pour la comprehension.
Tout ce que j'ai compris, c'etait quasiment a partir
des images. Le langage des charretiers de l'epoque d'Edo
n'est pas a ma portee, je suis tout juste bonne
a comprendre les niaiseries d'une lyceenne
mievre ! 
En tout cas a faisait tres longtemps que j'avais pas
glande devant des DVD comme a, j'avais oublie
a quel point c'etait agreable.

Apres avoir ete rendre les films nous avons
ete au bain ou il n'y avait pas un chat
grace a l'heure un peu tardive et c'est toutes rouges
et avec la peau toute douce que nous en sommes sorties pour
retrouver notre chambre ou les futons avaient
ete installes et sur lesquels nous nous sommes
empressees de rouler (il faut savoir cultiver les plaisirs
du quotidien, meme stupides !)
Apres avoir papote jusqu'a assez tard nous
nous sommes endormies comme des bebes et sommes
reparties tranquillement le lendemain matin apres un petit
dejeuner copieux (cette fois-ci dans la salle commune
contrairement au diner luxueux de la veille qui nous avait
ete servi dans notre chambre).

Bref c'etait court mais genial, y'a rien de tel que
les sources chaudes pour se detendre et c'etait
vraiment sympa de partir avec Miho, d'habitude on se retrouve
toujours toutes les deux avec Lorraine vu que les nippons n'ont
jamais le temps ! 
Et le tout pour seulement 15 000 yens par personne, ce qui peut
paraitre cher mais ne l'etait assurement pas
etant donne la qualite du service, de la
nourriture et de la chambre elle-meme.</p>
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